Calendrier de l'Avent (7)


Calendrier de l'Avent (7)
Texte paru le 2016-01-15 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Template-Books.pngSérie : Calendrier de l'Avent

1er décembre 2015 : Eau de vie

Les vingt adolescents pubères étaient réunis en cercle dans la clairière sacrée.

Les jeunes hommes étaient presque nus, seul leur pubis était ceint d’un pagne blanc. Ils ne s’étaient pas coupé les cheveux dans l’année précédente. Autour du cou, ils portaient l’amulette de la fertilité représentant un phallus en or rose.

Le Grand Prêtre fit son entrée avec ses deux assistants. Il invoqua le Dieu de l’Amour, tous levèrent les bras en direction du troisième soleil.

La vasque avec l’eau de vie était au centre de la clairière. Un assistant prit une coupelle, la remplit. Les officiants se dirigèrent vers l’un des jeunes puceaux. L’autre assistant enleva le pagne, dégageant le sexe recroquevillé. Le Grand Prêtre prit le pénis dans sa main, décalotta le gland d’un geste brusque. L’adolescent grimaça. Le membre fut ensuite immergé dans l’eau de vie, l’effet fut immédiat, l’adolescent banda pour la première fois de sa vie.

Le Grand Prêtre invoqua à nouveau le Dieu de l’Amour, puis passa au suivant. Le rituel se répéta vingt fois, jusqu’à que tous les adolescents eussent une érection.

Le Grand Prêtre commença alors à se masturber. Les adolescents l’imitèrent et éjaculèrent, offrant leur première semence à la terre sacrée.


2 décembre 2015 : Balade

Le lendemain de la cérémonie, je rencontrai mon ami Hamimdal au bord de la rivière. Je le saluai :

— Salut Hamimdal, que la vie t’inspire-t-elle en ce jour ?

— Salut Dalnounlam, la paix et la sérénité.

— Qu’as-tu pensé de ton premier don de sperme à la clairière sacrée ?

— Quel moment exquis. Et toi ?

— La même chose. Dommage qu’il faille attendre si longtemps.

— Attendre quoi ?

— De rencontrer une fille pour s’accoupler.

— Viens avec moi, allons faire une balade.

Je le suivis. Nous longeâmes la rivière. Les trois soleils étaient en phase transmédiane et il faisait très chaud. Une fois hors de la vue des villageois, Hamimdal s’arrêta et me dit :

— Baignons-nous dans la rivière, l’eau nous rafraîchira.

Sans attendre ma réponse, il ôta sa robe bleue et le cache-sexe rituel noir que nous avions maintenant le droit de porter. Je fis de même et nous entrâmes dans la rivière. Je ne pouvais m’empêcher de regarder son corps, je repensai au moment où sa semence avait jailli. L’eau nous arrivait jusqu’aux cuisses, nous étions face à face, je frissonnai malgré la chaleur.

— Nous n’avons pas besoin d’attendre, me dit doucement mon ami.

Il se rapprocha de moi, très près.


3 décembre 2015 : Bulles

Cela faisait plus trois mois que je dialoguais sur Docti avec mon ami Raphaël et nous allions enfin nous rencontrer physiquement. Nous étions follement amoureux. Au dernier moment il m’annonça qu’il serait à l’hôpital mais que je pouvais quand même faire le voyage.

L’hôtesse m’indiqua le numéro de la chambre à l’étage des immunodéficiences. Je fus très inquiet. Était-il atteint du sida ? Il m’avait pourtant assuré qu’il était vierge et n’avait jamais voulu se branler devant la caméra.

J’entrai dans la chambre et je fus très surpris : il y avait des énormes bulles en plastique, dans chacune d’elles « vivait » un être humain. Je reconnus immédiatement mon ami et je me précipitai vers lui.

— C’est toi Raphaël ? Tu vis… tu vis ici, dans cette bulle ?

— Mais oui, je ne peux pas sortir, j’attraperais immédiatement n’importe quelle maladie.

Le choc était trop fort, je me mis à pleurer.

— Allons, me dit Raphaël, ne pleure pas, est-ce que je pleure moi ?

— Je… C’est tellement inattendu, pourquoi ne m’as-tu rien dit ?

— Serais-tu quand même venu ? Tire le rideau, tu ne vas pas être déçu.

J’obéis et Raphaël commença son striptease. J’eus envie de déchirer la bulle, mais je me retins.


4 décembre 2015 : Ami

Mon ami Raphaël était vêtu d’un tee-shirt noir avec une tête de mort (pour se moquer de sa maladie ?) et d’un pantalon de survêtement, habits qu’il ôta rapidement. Il se caressa quelques instants sur l’étoffe de son slip blanc, puis libéra sa bite dressée.

Raphaël se masturba avec des mouvements lents, j’étais comme hypnotisé, ne pouvant pas retenir mes larmes. C’était magnifique et pathétique tout à la fois. Magnifique de voir le superbe corps de mon ami, pathétique car il me faisait penser à un poisson rouge dans son bocal. Je finis par sortir mon propre pénis qui était à l’étroit dans mon jeans.

Quelqu’un ouvrit le rideau sans prévenir, c’était un médecin.

— Oh, s’exclama-t-il, je suis désolé. Je ne pensais pas que…

— Je suis pubère mon cher docteur, vous devriez le savoir, vous m’avez si souvent examiné.

— Tant pis, c’est trop important. J’ai les résultats. C’est bon, tu peux sortir.

Le médecin me tendit un scalpel.

— Je vous laisse crever la bulle.

Je fis un trou à la hauteur du bassin de mon ami, il comprit et glissa son sexe toujours dressé, je le pris dans ma main, il jouit. Le docteur nous regardait en souriant.


5 décembre 2015 : Fleurs

Je désespérais d’être toujours puceau et ma mère aussi. Elle avait invité à dîner l’une de ses collègues avec sa fille célibataire. Ma mère me briefa l’après-midi :

— Je pense que tu devrais lui acheter quelques fleurs, tu dois mettre tous les atouts de ton côté.

— Et aussi des préservatifs ?

— Pas trop vite, pas le premier soir.

Je sortis. Séduire une fille, quelle corvée, je n’en avais pas vraiment envie. Je décidai d’acheter quand même une boîte de préservatifs.

— Quelle taille ? me demanda la pharmacienne.

— Des XXL je pense, dis-je en rougissant.

Ce n’était pas une fleuriste, mais un fleuriste. Il me montra divers bouquets, rien ne me plaisait. Je vis soudain des roses noires.

— Voilà, dis-je. Mettez-m’en trois.

— Des roses noires ? Pour une jeune fille ? Elle va vous rejeter.

— Je me demande si ce n’est pas cela que je désire inconsciemment. Mais j’aimerais bien perdre mon pucelage.

— Alors offrez-les moi.

— À vous ? Pourquoi pas ? Vous n’auriez pas besoin de préservatifs XXL aussi ? Je crois que je me suis trompé de taille en les achetant.

— Pas de souci, ils iront très bien pour moi.

Le fleuriste ferma son magasin et me dépucela au milieu des fleurs.


6 décembre 2015 : Caviar

Mon ami Michel a reçu un caviar et il l’a raté. Cela nous a déconcentrés et nous avons perdu le match. Michel reste prostré sur le banc du vestiaire, il a l’air affecté. Je suis assis à côté de lui, je lui dit quelques mots d’encouragement puis je vais me doucher. Je n’ai même pas envie de mater les bites de mes coéquipiers comme je le fais d’habitude.

Nous sommes bientôt les seuls, je peux enfin parler librement à Michel :

— Que se passe-t-il ? Ce n’est pas si grave de perdre, ça peut arriver à tout le monde.

— Ce n’est pas que cela, il y a autre chose.

— Quoi donc ?

— Un de l’équipe m’a traité de pédé.

— Ce n’est pas grave. Il ne le pensait pas vraiment. Il était énervé.

— Daniel, puis-je te confier quelque chose ?

— Bien sûr.

— Je suis vraiment… homosexuel. Du moins je le pense.

Je mets mes bras sur les épaules de mon ami et lui dit doucement :

— Ne crains rien, moi aussi.

— Toi aussi ? Homosexuel ?

— Oui, tu vois, tu n’es pas le seul. Maintenant il faut aller te doucher. Je vais t’aider.

J’enlève son maillot puis je lui baisse son short et son slip.


7 décembre 2015 : Neige

La neige était tombée en abondance et c’était le chaos sur les routes alpestres. Sur la place du village un car postal était en panne, un groupe d’étudiants était descendu et faisait du stop. Je reconnus Dominique, la fille de mon ami, jeune fille timide à l’air androgyne. Je la fis monter dans ma voiture.

— Je peux te conduire jusque chez toi ?

— J’ai eu ma mère au téléphone, il y a eu une avalanche, la route est fermée.

— Je t’invite pour la nuit alors.

— Mais je ne sais pas si j’ose.

— Tu sais bien que je suis gay.

— D’accord alors.

La soirée fut très agréable. Je fis une raclette. Il se faisait tard et je demandai à Dominique si elle voulait aller dormir.

— Je n’ai pas de chemise de nuit à te prêter, dis-je en riant.

— Cela ne fait rien, répondit-elle, je dormirai nu.

À mon grand étonnement elle commença à se déshabiller devant moi. Elle enleva son pull-over, ses seins étaient inexistants. Elle baissa ensuite son jeans et je fus surpris de découvrir un énorme pénis déjà érigé. J’étais fasciné et je me déshabillai rapidement.

Le lendemain matin elle était de nouveau une jeune fille timide.


8 décembre 2015 : Massage

On ne vit qu’une seule fois, je voulais passer une fois une nuit dans un hôtel « 7 étoiles » d’une ville de l’Extrême-Orient.

La chambre était assez grande, j’avais pourtant choisi la meilleur marché, un mois de salaire pour 24 heures. J’avais un majordome à ma disposition jour et nuit. J’avais même pu choisir un jeune homme. Je lui dis après m’être installé :

— Could you let me alone, I want to take a bath.

— No problem.

Il resta et me remplit la baignoire.

— Thank you, it’s OK.

— No problem.

Il restait toujours à côté de moi. Je ne pouvais pas m’en débarrasser. Il commença à me déshabiller. Je fus surpris, mais, pour le prix, pourquoi pas ? Après le bain, il me tendit une serviette et me sécha. Il sortit une table de massage d’une armoire et m’invita à me coucher.

— Supine position, please.

Je n’avais pas compris, il m’expliqua. Il me couvrit d’une serviette et débuta le massage par les jambes puis le torse. Je fermai les yeux. Soudain je sentis sa main qui effleurait mes testicules.

— No problem ? me demanda-t-il. It is the welcome free massage.

— No problem.

Par contre le petit-déjeuner me coûta 100 euros.


9 décembre 2015 : Bar

Le massage m’avait donné soif, je montai au bar du 43ème étage. J’évitai de prendre la boisson la plus chère du monde selon le livre des records.

Pour me distraire je regardais quelques photos de célébrités nues sur mon iPhone. Difficile de savoir si c’étaient leur vraies bites ou un montage. J’admirai un jeune acteur qui venait de tourner un space opera. Son pénis était bien proportionné et très attirant. Mon voisin du comptoir m’adressa la parole :

— Beau pénis, n’est-il pas ?

— Oui, en effet, répondis-je sans le regarder.

J’étais confus d’avoir été surpris et je changeai d’application.

— Ne vous gênez pas pour moi, j’aime bien ce genre de photos moi aussi.

Je me retournai vers mon voisin et poussai un cri qui fit sursauter tous les clients.

— Mais vous êtes…

— Oui, je suis bien le modèle de vos photos.

— Quelle coïncidence extraordinaire !

— Vous pouvez le dire.

— C’est bien votre sexe sur la photo ?

— Permettez-moi de faire durer encore le suspense.

Et c’est ainsi que je passai le nuit avec celui dont rêvaient toutes les adolescentes de la planète. Pour préserver son intimité, je ne vous dirai pas si c’est bien sa bite qu’on peut trouver sur Internet.