Christophe, Rémy et Guillaume (3)


Christophe, Rémy et Guillaume (3)
Texte paru le 2018-01-02 par Hélain   Drapeau-fr.svg
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'''3. Longue-tige et Pleureuse'''


Je n’oublierai jamais ce moment. Ces trois érections qui regardaient vers le haut. La longue tige de Guillaume qui portait bien son nom, sa toison d’un brun très foncé et très frisé, son gland très rouge et largement décalotté. Mais c’est celle de Rémy qui eut tout de suite comme un pouvoir magnétique sur mon regard. Ses poils à lui étaient plus clairs, moins frisés. Son sexe ne me semblait pas vraiment plus court que celui de Guillaume, mais un peu plus épais. Il ne décalottait pas tout seul et sur la bouche boudeuse que faisait son prépuce, il y avait comme une perle de liquide cristallin qui commença très vite à grossir et à s’étirer comme un fil. Il fallait qu’il m’autorise à la toucher. C’était comme un désir irrépressible en moi. J’imaginais la peau douce sur la bite dure, la chaleur et la souplesse de son prépuce que je supposais. Tout ce dont j’étais privé.

— Putain, Chris, il est énorme ton gland ! dit Guillaume.

— Ah ouais, carrément, insista Rémy.

La tension dans mon ventre se relâcha subtilement. La peur refluait, seule l’envie d’aller plus loin continuait à me tendre un peu. Je me sentis rassuré par la bienveillance de mes deux copains. Je trouvais mon sexe circoncis ni très long ni très beau. Que leur première réaction soit un compliment et pas une moquerie ou un commentaire gêné me rassurait beaucoup.

— T’as pas de peau dessus ? dit Rémy.

— Non, j’ai été circoncis quand j’étais bébé, je ne sais pas ce que c’est d’avoir cette peau comme vous.

— Mais comment tu fais pour te branler ? demanda Guillaume.

— Ben normal, je sais pas trop comment expliquer.

— Tu veux pas nous montrer plutôt ? dit Guillaume.

— Doucement, Guillaume, tu vas mettre Chris mal à l’aise. On a tout le temps devant nous. Si tu veux pas nous montrer Chris, faut pas que tu te sentes obligé, hein, on est là pour se marrer, alors tu fais que ce que tu as envie ok ?

— C’est juste que tout seul là, j’ai pas l’habitude.

— Attends mon pote, déjà on va se mettre à l’aise.

Rémy s’assit à droite du canapé, m’invitant de la main gauche à venir m’asseoir à côté de lui. Je le suivis avec à peine une hésitation. Guillaume prit la troisième place en silence.

— Je pensais à un truc, reprit Rémy.

— Ah oui, à quoi ? dis-je.

— Ben si t’as plus de prépuce depuis bébé, tu dois être vachement curieux de comment ça fait non. Si tu veux toucher le mien, me décalotter et tout ça, c’est cool pour moi hein ?

J’hésitais, de peur d’avoir eu l’air de n’attendre que cela. Mais au fond, je n’attendais que cela.

— C’est super sympa de ta part, c’est vrai que ça me rend curieux. Et promis après je te montre comment je me branle.

— Nickel.

J’approchais une main droite tremblante de sa bite et y posait timidement trois doigts, commençant à tirer doucement sur la peau souple dont la douceur me chavira alors que la zone de contact était dérisoire. J’avais si peur de lui faire mal que ça le fit un peu rire. Je retirai précipitamment ma main.

— T’inquiète pas mon pote, elle est pas en sucre. Elle est sensible, normal pour une pleureuse, mais pas fragile non plus. Tu peux y poser tous tes doigts. Et prends ton temps, on n’est pas aux pièces.

Je jetais un bref coup d’œil à Guillaume, qui s’astiquait tout doucement en nous regardant, avec des gestes lents. Et ma main revint vers Pleureuse, avec plus d’assurance cette fois. Je la saisis à cinq doigts, profitant pleinement de la sensation dont j’avais rêvée mais qui était tellement, tellement meilleure. J’avais pensé aux impressions que cela me ferait mais comment aurais-je pu imaginer la sensation d’avoir entre les doigts la partie la plus sensible d’un autre garçon, de sentir son souffle tout proche, la chaleur irradiant du reste de son corps. Et il y avait cette sensation humide due à son gland qui mouillait, et ce contact au lieu de me dégoûter comme j’aurais pu le croire, m’excitait davantage. Avoir sur les doigts l’intime liqueur de Rémy me fit mouiller moi aussi, à ma plus modeste mesure. De peur sans doute de briser la magie du moment, c’est d’une voix basse, douce et méconnaissable que Rémy me dit :

— Tu vois, ton gros champignon aussi sait pleurer. On est frères de bite mon pote.

Je le regardais dans les yeux alors que mon exploration manuelle était peu à peu remplacée par les mouvements réguliers d’une branlette. Je voulais faire jouir Rémy, je ne voulais pas juste d’une branlette entre copains chacun de son côté, je voulais que ce soit ma main qui lui donne du plaisir. Et en même temps, je me rappelais ma promesse. Alors sans lâcher son pénis plus dur que jamais, je pris le mien avec ma main droite et commençait à faire aller et venir le peu de peau que le bistouri du chirurgien avait épargné sur la couronne de mon gland. C’est alors que Guillaume dit :

— Je peux essayer sur la tienne ? Je crois que j’ai compris comment ça marche.

Sans répondre, je laissais retomber ma main gauche le long de ma cuisse, laissant à Guillaume l’espace nécessaire pour mener à bien son projet. Sentir pour la première fois de ma vie la main d’un autre garçon sur mon sexe provoqua en moi comme une décharge électrique. Le nœud ans l’estomac revint brièvement pour laisser place très vite à une sensation agréable. Guillaume était maladroit, ses doigts entraient souvent directement en contact avec mon gland, ce qui ne m’était pas agréable. C’était sans doute mieux ainsi, je crois que sinon j’aurais joui instantanément Je sentis que si je me concentrais sur mon plaisir, je n’allais pas tenir longtemps et j’aimais assez ce moment pour vouloir l’éterniser. Je tentai donc une diversion et, le souffle plus court que je n’aurais cru, je dis :

— C’est pas juste pour toi Guillaume, tu t’occupes de moi, je m’occupe de Rémy mais personne ne s’occupe de toi.

— Ne t’inquiète pas trop pour lui, dit Rémy d’une voix tendue par le plaisir, on s’occupera de lui tout à l’heure. Garde bien le rythme Chris, je sens que ça monte et c’est trop bon ce que tu me fais. Continue s’il te plaît, oui, continue comme ça, c’est trop bon.

Rémy fermait les yeux, la tête rejetée en arrière, les jambes tendues devant lui. Un léger tremblement se mit à agiter son corps. Les mots qu’il répétait ne formaient plus de phrases et étaient entrecoupés de soupirs. Son corps cessa tout d’un coup de trembler alors que je sentais sa bite pulser sous mes doigts. Un premier jet vint si haut qu’il tacha le tee shirt qu’il avait pourtant largement relevé, dévoilant un ventre plat à la peau douce et au nombril légèrement saillant. Il y en eut encore trois ou quatre autres, qui inondèrent son joli ventre. Le flot n’était pas encore tari et du sperme continua à s’écouler au ralenti le long de sa queue encore secouée de spasmes, pendant que moi même je jouissais, tachant mon polo à l’épaule et inondant les doigts de Guillaume qui continua à me branler, utilisant mon sperme comme lubrifiant jusqu’au moment où le plaisir devint presque douloureux. Je posais ma main sur la sienne pour le faire cesser. Il arrêta comme à regrets. Rémy s’était levé pour aller chercher une boite de kleenex.

J’aurais adoré pouvoir essuyer moi-même le ventre de Rémy, mais il s’en chargea tout seul et me tendit la boîte pour que je puisse faire de même.

Rémy avait un peu débandé, moi pas du tout. Nos regards se tournèrent alors vers Guillaume et vers Longue-tige qui attendait. Rémy me dit :

— Au point où on en est, je pense que tu ne peux plus être choqué par grand-chose, non ?

Je ne comprenais pas trop ce qu’il voulait dire, mais la moindre réserve aurait risque de briser la magie du moment. Aussi répondis-je hardiment : « non, bien sûr ».

Rémy s’avança vers le canapé et se mit à genoux devant Guillaume qui décalotta Longue-tige au maximum. Et là, devant moi qui n’en croyait pas ses yeux, je vis Rémy mettre toute la longueur de la bite de Guillaume dans sa bouche et les yeux de Guillaume se fermer aussitôt. J’aurais dû être choqué, toute mon éducation catholique aurait dû me pousser à me rhabiller vite fait et à partir de là. Il n’était plus question de potes et de passer un moment cool ensemble, c’était bel et bien de l’homosexualité ce qui se passait dans cette mansarde. Mais une voix plus forte en moi disait « tu adorerais ça. » Mais adorer quoi, exactement, sucer ou être sucé ? Et rien ne me permettait de décider ce que je préférerais. Une évidence se fit jour en moi : j’avais envie des deux. Et s’il fallait choisir, c’était de sucer la bite de Rémy que j’avais envie juste là, maintenant.

La bouche de Rémy allait et venait sur Longue-tige, sa langue tournait parfois de façon apparente autour de la couronne du gland. Il n’en était pas à son coup d’essai, ça se voyait. Et il levait souvent les yeux vers le visage de Guillaume pour mesurer les effets de ce qu’il faisait. Guillaume prenait son pied et son temps, nullement pressé de conclure. Rémy de temps en temps s’interrompait, le souffle un peu court et masturbait fermement le sexe humide de salive de Guillaume. Puis il le reprenait en bouche, tentant d’en absorber toute la longueur. Je voyais que ce n’était pas évident, il avait les yeux humides après plusieurs tentatives.

Je m’assis à côté de Guillaume et commençai à caresser sa peau de pêche, espérant hâter son plaisir. Il ouvrit un œil surpris puis il prit ma main droite dans la sienne et commença à la frotter doucement sur son ventre en faisant des cercles. Je compris ce qu’il attendait de moi et pris le relais de la caresse de façon autonome. D’une voix un peu rauque il dit :

— Si tu fais doucement, tu peux aussi me caresser les couilles.

Il avait les jambes largement écartées. Ses bourses un peu plissées comprimaient ses testicules. Il y avait dans l’air une odeur que je me surpris à aimer. Je me mis à caresser du doigt le sillon qui séparait les bourses de ses jambes et qui était humide d’une sueur particulière, virile et fraîche. Le plus discrètement que je pus, j’approchais mes doigts imprégnés de cette sueur de mes narines et je sentis mon érection repartir de plus belle. Je regardais Guillaume en écoutant son souffle, son sexe et les lèvres de Rémy qui faisaient de petits bruits mouillés. Guillaume jouit soudain, sans prévenir, les premiers jets de sperme se déversant dans la bouche de Rémy qui s’écarta bien vite et laissa la suite du geyser s’écraser sur les abdominaux dorés de Guillaume. Quand la jouissance de Guillaume s’apaisa, il dit : « Tu vois, je n’ai pas perdu au change, hein ? »

J’éclatais de rire, toujours presque nu et bandé. Rémy en se relevant me montra qu’il avait retrouvé toute sa vigueur et qu’à nouveau Pleureuse méritait bien son nom. Je ne reconnus pas comme mienne la voix qui demanda : « Je peux goûter ? » Un sourire renversant illumina le visage de Rémy qui répondit simplement : « Tout de suite si tu veux. » Je lui fis signe d’approcher et lui debout devant moi aussi sur le bord du canapé approcha Pleureuse de mon visage.