Chroniques des Forests ou le Monde de Lucas (11)


Chroniques des Forests ou le Monde de Lucas (11)
Texte paru le 2004-07-11 par Urbain   Drapeau-fr.svg
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Lucas - Voilà des années que j'attendais ce retour aux Forests! Je voyageais dans l'Audi TT que je venais d'acheter avec Stéphane à qui j'avais passé le volant pour son plus grand plaisir. Avec Stéphane, notre relation a débuté avec son bizutage pourtant très soft, qu'il avait mal supporté et je l'ai consolé. J'ai eu envie de lui offrir la tendresse qui m'avait tant manquée et qu'il attendait. Malgré le peu d'années qui nous séparaient, je suis devenu père et amant! Il avait besoin de moi pour un oui ou un non et je me complaisais dans ce nouveau rôle! La jeunesse de Stéphane, son côté emprunté, lui donnaient un genre un peu efféminé (surtout sans l'uniforme) tendre et faible, mais passionné et généreux et j'en suis tombé amoureux!

Aux Forests, j'avais prévu de rester trois mois pour y rencontrer mes amis et puis me reposer en visitant la région avec Stéphane et ceux de mes amis qui seraient libres. Ils voulaient tous me recevoir et pour ne vexer personne, j'ai loué une maison sur les bords du Loir.

Stéphane était timide, mais résolu à me faire le plaisir d'être présenté à tout le monde. J'en étais très fier mais pas seulement sur le plan physique! Il avait plu à Marcel et Charles qui l'avaient chaleureusement reçu à Fontenay et Marcel m'avait dit en aparté:

— Celui-là, c'est le bon! On devine le partage commun de votre relation. Tu pourras construire quelque chose avec lui!

Charles avait rajouté:

— Et en plus il est vraiment mignon, on dirait Marcel à 18 ans!

Plutôt que d'aller rendre visite à tous et de porte-à-porte, j'ai invité tout mon monde à une soirée, Marcel et Charles nous avaient rejoints. D'ailleurs Marcel venait souvent aux Forests en sa qualité d'administrateur en mon nom.

Stéphane (coquet) m'avait suggéré une soirée habillée et Aurore, Clémence et Véronique étaient resplendissantes! Les hommes s'étaient habillés en habit avec veste blanche, nœud pap obligatoire. La fête qui ne ressemblait en rien à celle organisée chez Marcel pour mes galons, fût particulièrement réussie et j'ai savouré le bonheur de retrouver tous mes amis. Les quatre papillons se sont retrouvés et ont décidé de se revoir tous les quatre au bord du Loir, un soir prochain!

— Mon chéri, j'ai quelque chose de très important à te dire, mais qui ne regarde que toi et moi, m'a dit Aurore d'un ton mal assuré au moment de prendre congé. Rendez-vous au petit pont romain, demain dimanche à 15 heures et viens seul.


Elle fut joyeuse la soirée rassemblant les amis de Lucas, mais, du plus ancien au petit nouveau, Stéphane, chacun s'efforça néanmoins de rester digne et de ne pas tomber dans une beuverie et une luxure qui avaient bien souvent été l'apanage des réunions précédentes et, au moment de se séparer, les employés qui assuraient le service auraient pu penser que cette assemblée n'était composée que de personnes réservées et ne se seraient pas risqués à imaginer Marcel et Charles dans leur moment de gloire, l'imitation de Sheilla, couettes, string et minijupes écossaises, à chanter "L'Heure de la Sortie" debout sur la table sous les applaudissements d'une coterie rigolarde à la vue du cul poilu des deux quinquagénaires.

Le lendemain Stéphane et Lucas se réveillèrent assez tard, le petit câlin du matin mena les deux amants aux alentours de midi alors, toilettes faites ils partirent déjeuner dans un restaurant de campagne récemment rénové. Passant près d'une rivière, Lucas indiqua à Stéphane qu'il s'y trouvait un pont de l'époque de César et que l'empereur y aurait même séjourné à la tête de ses troupes.

— J'y ai rendez-vous à 3 heures avec Aurore, il faudra que je t'abandonne un moment mon cœur.

— Ne me rends pas plus jaloux que je suis, c'est quoi ce rencard?

— Ce n'est pas un rencard, Aurore veux me dire quelque chose.

— Cette fille est amoureuse de toi, tout le monde peut s'en apercevoir qu'elle passe son temps à t'admirer, et en plus, elle est belle...!

— C'est parce que moi aussi je suis beau mon cœur... Allez ne commence pas à bouder, tu ne risques rien, je ne vais pas tromper l'amour de ma vie.

— C'est moi l'amour de...

— Oui... Bon... Je vais te raconter toute l'histoire avec Aurore.

Lucas passa une bonne demi-heure à raconter sa jeunesse aux Forests, les Bertrands, Kévin, Farid, Mauvoisin, Manu et... Aurore... Son amour pour lui.

— Pour finir j'ai couché avec elle plusieurs fois tu sais je l'aimais bien Aurore mais pas au point de vouloir faire ma vie avec elle et avoir des enfants.

— C'est bien baiser avec une femme?

— C'est autre chose, c'est doux de partout, et ces petits seins qui s'écrasent sur ton corps, et cette chatte frémissante...

— Salaud...! J'suis sûr que t'as bien aimé...?

— Oui, j'ai aimé, elle m'a entraîné et j'ai participé, comment résister à une beauté comme Aurore décidée à te faire sombrer dans ses bras, mais ses cuisses, ses seins, son sexe me sont restés étrangers même si je l'ai pénétrée et que j'ai joui dans son corps. Je suis comme un homme qui force une clôture pour entrer dans verger qui n'est pas la sien pour en voler les plus beaux fruits, une fois la récolte épuisée et mangée, il part et regagne son domaine... Mon domaine c'est toi mon cœur.

— J'ai bien compris, Aurore c'est marqué propriété interdite pour toi.

— C'est tout à fait ça, inaccessible et qu'on doit admirer d'assez loin mais il est arrivé que je franchisse l'interdit et me retrouvant trop près d'elle... Elle m'a dévoré...

Stéphane rajoutant en se marrant:

— Comme la chèvre de Monsieur Seguin...

— T'es vraiment trop con...

Lucas redémarra et quelques minutes plus tard parquait la voiture dans la cour gravillonnée. Il choisirent une table en terrasse et se firent servir une bouteille de Vouvray, moelleux, de celui qui réjouit si bien les cœurs dont celui du roi François 1er dit-on. Au cours du repas, la douceur du breuvage d'or, sa quantité, eurent tôt fait d'émoustiller le jeune Stéphane beaucoup plus habitué au Coca, alors, repassant dans sa tête le film de la jeunesse de Lucas, il éclata d'un sanglot qu'entrecoupaient des paroles à peine intelligible.

— Faudra prendre des cours de picole chez Marcel et Charles mon cœur.

Après avoir réglé c'est un Stéphane hilare que Lucas déposa sur le siège droit, position couchette, de l'Audi pour qu'une sieste bénéfique efface les méfaits de l'alcool. Les clefs de contact dans la poche, il gagna le vallon apercevant, dans le lointain, le pont romain où Aurore l'attendrait. Il était 2 heures et demie, il pouvait prendre son temps.


Lucas - J'étais intrigué par le secret qu'Aurore voulait me faire partager. J'ai pensé un moment qu'elle avait des problèmes avec Jules, que peut-être l'avait-elle trompé ou pire encore qu'elle connaissait sa liaison avec Manu!

Partager un petit secret avec ma tendre Aurore, cela ne pouvait que me ravir, d'autant que cela avait exacerbé une petite jalousie de Stéphane et j'en étais flatté.

Aurore patientait assis sur le rebord du pont! Elle était vêtue d'une petite robe style directoire qui lui allait à ravir! Quand elle m'a vu, son visage frais et délicat s'est illuminé.

Aurore s'est précipitée dans mes bras et m'a embrassé un peu trop près de la bouche suivant son habitude qui était loin de me déplaire, mais cette fois-ci, nous n'avions pas de témoin et ses lèvres ont glissé sur les miennes!

— Voilà! Je voulais te parler du petit Lucas - mon Lucas - m'a dit Aurore d'une voie tremblante en restant serrée contre moi.

— Je t'écoute, lui ai-je répondu soudain inquiet.

— Pourquoi crois-tu que je l'ai appelé Lucas.

— Parce que tu m'aimes beaucoup, en souvenir de notre grande amitié et de nos bons moments!

— Des bons moments en effet! Lucas est ton fils, m'a répondu Aurore d'un ton plus ferme.

— Comment? ai-je bredouillé.

— Tu ne te souviens pas de nos... ébats mon Luc?

— Bien sûr que si! Une première avec capote et la seconde tu m'avais assuré prendre la pilule!

— Oui, Lucas, je t'avais menti! Je t'aimais Lucas, je voulais un enfant de toi et d'ailleurs je t'aime toujours!

— Tu l'as fait exprès! T'es un peu dégueulasse Aurore! Je ne voulais pas te faire d'enfant! Tu le savais, je suis pédé! Merde! J'ai fait l'amour avec toi uniquement pour te faire plaisir, même si j'ai bien pris mon pied! Tu sais combien j'avais de sentiments pour toi! Tu n'avais pas le droit! Tu m'as volé ma semence!

— Ta semence! Tu déconnes...! Arrête un peu! Tu la mettais n'importe où! Et je suis poli! Et ne me fais pas croire que tu n'as jamais eu de doute! Lucas, ton fils c'est tout ton portrait! Tu l'as vu en photo plusieurs fois non?

C'est vrai que l'idée m'avait effleuré. Mais j'avais voulu l'oublier! Jules c'était un ami! Un papillon! Jules avait épousé Aurore, enceinte, il est vrai! Jules il était loin d'être con!

— Et Jules! Il sait?

— Bien sûr! Tu me connais Lucas quand même! Tu crois que je lui aurais fait ça? Je lui ai dit bien avant notre mariage!

— Que pense-t-il de tout ça?

— Il a voulu être son père!

— Tu ne me demandes donc aucun rôle? Même de père?

— Non! Sinon, il y a longtemps que je l'aurais fait! Pourquoi tu en veux un?

— Je ne sais pas Aurore! Pour moi la paternité était quelque chose d'exclu! Je ne sais pas ce que je dois faire! Je sais juste que je ne suis pas un salaud et que je ne foutrais pas la merde pour toi, pour Jules et pour ce... gamin! Maintenant que je sais... je voudrais juste le voir un peu mieux et un peu plus longtemps! Mais qui est au courant à part Jules?

— Personne! Pas même le petit Lucas!

— Aurore! Pourquoi t'as fait ça? Aurore, du sperme, comme tu dis j'en ai foutu partout! Dans des bouches, dans des culs! Mais dans ton ventre à toi, dans le ventre d'une femme! Non! Tu étais vierge et moi assez innocent tout compte fait! Mais je t'avais demandé! Je ne sais plus rien! Je ne pourrais pas garder ça pour moi seul! Tu sais, avec Stéphane, je crois qu'on s'aime, on se pacsera un jour où l'autre. Au moins à lui, il faudra le lui dire!

Je crois, j'en suis sûr, je me suis mis à pleurer, Aurore aussi.

J'ai entendu un craquement derrière moi. Stéphane nous regardait l'air ravi!


Comme un gamin qu'on oblige à faire une sieste qui lui semble imméritée, Stéphane n'était resté que quelques instants dans la voiture. Du parking il aperçut Lucas dans le bas du vallon et se dit qu'après tout il pouvait se permettre de le suivre de loin pour lui faire une surprise au moment du retour, l'effet euphorisant du vin lui laissait penser que c'était une idée excellente qui ravirait son ami. Il avait alors suivi la silhouette de bosquet en bosquet, s'était trompé de chemin à plusieurs reprises alors que Lucas disparaissait dans la végétation, avait rebroussé chemin, était revenu sur les bonnes traces, occasionnant une assez longue balade à suer et éliminer les traces alcooliques, à un moment, surpris, il s'était retrouvé à quelques dizaines de mètres d'Aurore et de son ami.

De l'herbe où il s'était assis, Stéphane entendait la conversation clairement, il n'avait pas suivi Lucas pour l'espionner mais il se retrouvait dans la situation de l'indiscret qui écoute aux portes craignant de se découvrir de peur de donner à penser qu'il moucharde.

Quand Aurore avait annoncé que Lucas junior était le fils de son ami, Stéphane avait bondi d'une telle joie, lui enfant unique adorait les gosses, que la suite de la conversation lui était apparue confuse, il n'avait repris l'écoute que lorsque Lucas parlait de se pacser avec lui, alors, bondissant, il s'était levé, aussitôt aperçu par le couple.

— Tu m'espionnes maintenant, je n'aurais pas pensé ça de toi!

Mentant un peu Stéphane rétorqua:

— Excuse-moi, je ne voulais pas vous déranger, j'arrive juste maintenant et j'entends que tu envisages de pacser avec moi alors ça me rend heureux.

— T'as entendu ce qu'Aurore m'a dit avant?

— Oui... Aussi... Désolé... C'était pas volontaire... Tu sais il est sympa ce p'tit gamin, perso je trouve ça plutôt bien d'être père.

— C'est sympa à condition d'être conscient de le faire en plein accord avec sa mère... Et cette demoiselle ne m'a pas demandé mon avis.

La demoiselle se rebiffa:

— Mais je ne te demande rien Lucas, je te le dis par honnêteté et parce que je suis très attaché à toi mais Lucas a un père qui l'aime et nous subvenons très bien à ses besoins.

— Sais-tu que je suis déjà frustré d'avoir un fils si je n'ai aucun droit. Il ne porte d'ailleurs pas mon nom et il ne saura jamais que je suis son véritable père.

— Il ne saura pas dans l'immédiat mais plus tard, qui sait si nous ne pourrons pas décider de le lui dire et à sa majorité, tu pourras même l'adopter.

— Et Jules?

— Jules est ton ami, il connaît la vérité et il t'aime comme il aime le petit Lucas, il ne fera jamais rien ni contre toi ni contre ton fils.

— Quel bordel dans ma tête quand même... Et toi petit con qui a entendu que je voulais me pacser, je vais être obligé de te demander en mariage..?

Stéphane jubilait:

— Tu crois que la Royale est prête à accepter les gays vivant en couple?

— On verra bien, on le fera et le Ministère pourra toujours nous virer après coup, je m'en fous maintenant, ma vie est ici, à côté de mon fils et de mes amis.

Aurore sembla fâchée de la tournure que prenait la conversation:

— Pas d'emballement quand même Lucas, c'est ton fils mais c'est avant tout l'enfant d'une famille, je te promets que nous ferons tout ce que nous pourrons pour que tu puisses vivre très proche de lui mais je ne veux pas causer le moindre chagrin à Jules ou au petit frère de Lucas.

— Je comprends ma belle, d'ailleurs je dois conquérir son cœur avant de me réjouir, et s'il me détestait?

— C'est le plus doux et le plus beau des enfants, il te ressemble beaucoup, il va t'adorer, d'ailleurs je lui déjà parlé de toi "tonton Lucas".

Les deux bras levés et s'esclafant Stéphane proclama alors:

— Moi je dirais plutôt tata Lucas...!

— C'est ça... Bonjour la déconne... en attendant, avec toi, ça fera deux gamins dont j'aurai la responsabilité!

Le trio se sépara en s'embrassant et en se serrant très fort dans les bras. Aurore invita alors le couple de garçons au dîner.

Vers les 20 heures, le cœur tremblant, Lucas cognait à la porte de l'appartement d'Aurore, Jules ouvrit et fit la bise aux deux invités:

— Quelle histoire hein... Mon vieux Lucas...

Et appelant dans le corridor:

— Lucas, vient dire bonjour à tonton Lucas et à Stéphane.

Un petit diable bronzé surgit dans le couloir, souriant, demanda:

— Tonton, fais-moi montrer ton papillon!

Alors, soudain la tension se lâcha, une émotion saisit Lucas, elle le submergea comme pour le noyer et occasionna une suffocation qui ne put se terminer qu'en sanglot. Il saisit son fils, le souleva le cajolant et l'embrassa sur les deux joues:

— Tu sais qu'on t'aime déjà beaucoup toi...!

Ce fut, juste après, des bises au petit Emmanuel, tout mignon et qui, déjà petit garçon, portait en lui tous les germes de l'immense beauté de son père... Jules avait réussi là un pur chef-d'œuvre.

Ce fut une soirée comme on en passe rarement dans la vie, calme, sereine, décontractée, le vin chatouillait juste les esprits rendant encore plus conviviaux ces moments de bonheur. Au dessert, Stéphane se fit kidnapper par les garçons afin de leur montrer les jouets que les jeunes gens avaient apportés. Au bout de longues minutes, Lucas Jr, sortit triomphalement de sa chambre torse nu, montrant à qui voulait le voir un superbe papillon dessiné aux feutres sur l'épaule par un Stéphane hilare, jetant à l'adresse de Lucas:

— C'est lui qu'a demandé, je l'ai fait de tête... T'as vu y ressemble bien au tien.

— Facile enfoiré... t'as toujours le nez dessus.

  • * *

Lucas - Stéphane m'avait bien surpris ce jour là. Le jeune garçon s'était montré un homme dans ses conseils et attitudes quand j'ai appris ma surprenante paternité. Ce soir là, je fus encore un peu plus amoureux et ma proposition de PACS prit encore plus de valeur. Il était bien jeune, avait une allure de gamin, mais c'était un vrai petit mâle.

La nature, l'avait bien gâté, une gueule d'ange, un corps de minet. Mais le minet cachait bien un bel appât dans son caleçon dont il savait très bien se servir et qui semblait inépuisable.

Je l'avais remarqué sur le pont lors d'un exercice. Le jeune marin exécutait sa tâche avec justesse et fermeté malgré son jeune âge. Nos regards se sont croisés pendant le rapport à la fin de l'exercice. Il a soutenu mon regard, c'est lui qui a eu le dessus. J'avais l'impression d'être nu devant lui.

Quelques jours après, je le revis au cours de son bizutage qu'il eut du mal à supporter. Je l'ai trouvé quelques heures après dans les coursives, il pleurait... Je l'ai gentiment et paternellement consolé et sans profiter de la situation.

C'est plusieurs semaines plus tard, à terre au cours d'une escale en Méditerranée alors que nous mouillons en rade de Palerme que je l'ai abordé. En fait c'est lui, malgré notre différence hiérarchique qui a pris toute les initiatives.

En sortant de la vedette qui nous avait emmené à terre avec d'autres marins:

— Mon lieutenant, on pourrait faire un tour ensemble? m'a-t-il demandé timidement.

— Pourquoi pas, mais nous sommes en perme et en civil, jusqu'à demain soir, alors, plus de grade et on se tutoie.

Nous nous sommes promenés en ville tout l'après-midi en visitant tous les monuments, de la basilique au château des Normands.

Stéphane était très sexy avec son tee-shirt gris près du corps et son étroit jeans blanc qui moulait son petit cul et surtout sa braguette prometteuse. Il me harcelait de questions, se montrait très affectueux, bref me draguait discrètement. Il trouvait tous les prétextes pour se frotter contre moi et lors de la visite d'un musée, je l'ai senti derrière moi et sous prétexte de regarder dans une vitrine, il m'a collé sa braguette sur les fesses.

La nuit tombée, je lui ai offert le resto, après, nous sommes allés faire un tour sur une plage à la sortie de la ville. Nous avons marché assez longtemps en chahutant comme des gamins.

Je me suis laissé conduire jusqu'à un endroit isolé dans de petites dunes éclairées par la lune.

Là, tout s'est passé très vite. Il m'a enlacé brutalement et m'a roulé une pelle d'enfer à laquelle j'ai plus que répondu. Tout en l'embrassant, je l'ai caressé. Puis, il m'a déculotté, poussé sur le sable à plat ventre. Je sentais sa braguette dure sur mes fesses. Il l'a ouverte, a sorti sa bite que je sentais ferme et grosse. Il s'est dégagé un instant pour enfiler une capote. Il m'a enfilé violemment, j'ai cru que mon cul allait éclater. Stéphane m'a niqué avec frénésie. Sa grosse queue frottait à tous mes endroits sensibles et je prenais mon pied. Il m'a fait relever pour me masturber tout en me bourrant. Il a joui en poussant de petits cris et moi j'ai éjaculé dans ses doigts, mais c'est sa queue qui avait eu raison de mon plaisir.

— Lucas, j'avais tellement envie de toi! m'a-t-il déclaré. Maintenant que je t'ai baisé, je vais pouvoir te faire l'amour!

Nous avions réservé des chambres dans un bel hôtel en ville, nous n'en avons utilisé qu'une... Mon étalon m'a fait l'amour une bonne partie de la nuit et à son tour m'a montré comment il pouvait faire la chatte...

À suivre...



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