Chroniques des Forests ou le Monde de Lucas (5)


Chroniques des Forests ou le Monde de Lucas (5)
Texte paru le 2004-04-15 par Urbain   Drapeau-fr.svg
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Lucas - Le premier trimestre se passa sans encombre, Manu était encore plus charmant et me donnait encore plus de plaisir! Mes relations furtives avec Aurore m'avaient montré que je pouvais me comporter en homme. Kévin et Farid m'avaient baisé comme une fille en me faisant jouir mais sans m'offrir leurs culs! Manu lui m'offrait tout et j'avais grand plaisir à tirer ma crampe dans son cul en le faisant crier et prendre son pied comme une meuf! Et puis, à mon tour, je lui tendais aussi mes fesses à la recherche d'une autre jouissance!

Un soir de décembre, Clémence est partie de la maison. Denise semblait contente et Totor aussi! Mais le soir j'ai retrouvé Kévin en pleurs dans notre chambre. J'ai essayé de le consoler et de le raisonner et il a fini par me crier:

— La salope! elle est partie avec Thierry! Regarde! Elle m'a laissé une lettre, lis ça!

Clémence lui disait qu'elle partait avec un vrai mec! Qu'il était bien gentil mais qu'elle n'avait pas confiance en un mec qui pouvait coucher avec un garçon même s'il était beau comme une fille. Merci pour moi me suis-je dit! Mais elle était un peu vache de lui dire ça. D'abord depuis qu'il la connaissait, Kévin ne couchait plus avec moi et Kévin même s'il était un peu brutal, c'était tout de même un bon baiseur!

Kévin était allongé sur son lit en caleçon moulant blanc et sur le ventre. Il continuait de pleurer. Je lui ai parlé gentiment pour tenter de le calmer. Je lui ai fait tourner la tête pour l'embrasser! Je l'ai caressé jusqu'aux fesses! J'ai fait descendre son caleçon.

— Fous-toi à poil toi aussi! m'a dit Kévin soudain autoritaire. Je vais te niquer puisque tu veux me consoler, tu vas remplacer cette salope de Clémence.

Kévin a tenté de se relever, mais sans me déshabiller ni envie de lui obéir, je l'ai bloqué sur le ventre et je me suis couché sur lui. Ça me faisait bander! J'ai eu l'envie de le prendre! Que dis-je! de lui bourrer le cul!

J'ai déboutonné mon jeans et sorti ma bite. Je l'ai frottée dans son sillon.

— Arrête tes conneries! je ne suis pas une femelle moi! m'a-t-il d'une voix faible et sans se dégager pour autant.

J'ai enfilé une capote trouvée sur la table de nuit. Kévin a tenté mollement de me repousser, mais sa dérobade lui a fait écarter les jambes et j'en ai profité pour le prendre! J'ai eu du mal à l'enfiler. Il a crié quand je l'ai pénétré mais s'est laissé baiser en gémissant! Je lui ai dit:

— Je t'encule Kévin! T'aimes ça! Mais moi, mon cul tu ne l'auras plus jamais!

— Je m'en fous de ton cul! Baise-moi, tout compte fait c'est agréable!

J'ai vite joui dans son cul via la capote! Je l'ai retourné en pensant lui rendre mon plaisir en le suçant mais il avait déjà pris son pied, sa belle queue raide, son ventre et les draps étaient pleins de foutre!

Il s'est endormi, j'ai rejoint mon lit.

Le lendemain on a pas reparlé de ça! Le soir, il m'a dit gentiment:

— Toi ce soir tu vas faire l'amour avec Manu! Moi je vais en ville baiser une pute comme Clémence!

J'ai eu peur qu'il ne dise à Manu ce que nous avions fait. Mais la crainte que je dise l'avoir enculé ou tout simplement l'amitié qu'il devait avoir pour moi l'a fait taire.


À Pâques, les parents de Manu m'ont invité aux sports d'hiver à Val-d'Isère dans un chalet qu'ils avaient loué. Je n'avais pas d'équipement bien sûr et Totor me l'a payé en avance sur mon cadeau d'anniversaire! Je n'en suis pas revenu! Lui qui ne m'avait pratiquement jamais rien offert!

Kévin est parti à Amsterdam, faire la fête et baiser des putes (m'a-t-il dit)... Il avait tenté plusieurs fois de coucher avec moi et profitait souvent de l'intimité de notre chambre pour me peloter le cul! Mais c'était plus pour rire! D'ailleurs il m'avait dit qu'effectivement il allait voir des putes avec un mec, un vieux plein de fric qui le regardait baiser. Le vieux parait-il ne le touchait pas et se contentait de se branler et de jouir sur les fesses de Kévin. Il était très généreux avec Kévin qui sortait devant moi des billets de 100 euros!

Mais Kévin était toujours gentil avec moi. À la sortie du lycée, il venait souvent boire un pot avec Manu et moi. Il était toujours sympa avec Manu. Dans la chambre, en aparté, il me disait que j'étais son frère! Souvent il m'embrassait bien tendrement!


Aurore, mignonne petite fée, faisait partie de la classe de Manu et de Lucas. D'un commun accord les deux amants s'étaient entendus pour s'installer sur des places séparées. Pour trouver une tranquillité d'esprit l'un envers l'autre, pensant que s'ils s'étaient côtoyés ils auraient passé le temps à se peloter, et aussi vis-à-vis du reste de la classe. La belle unanimité de juin n'était plus que bon souvenir, et, quelquefois, les deux inséparables se faisaient brocarder, voire insulter par quelques pithécanthropes, racistes et homophobes. Aurore voisinait avec Lucas et Manu conservait son voisin de toujours, Jules, copain parmi les copains, qui se serait laissé dévorer par les lions pour défendre Emmanuel. Son amitié était un peu frustre, très enfantine et, surtout, dépourvue d'ambiguïté: Manu était son idole, son maître...

L'amour de Jules, c'était Aurore mais l'amour d'Aurore c'était Lucas... Jules se morfondait donc avec l'application de l'éternel rejeté, vivant par procuration les joies de ses copains Manu et Lucas, enviant l'un et l'autre pour leur bonheur de s'être trouvés, et jalousant, un peu, Lucas de l'amour que lui portait Aurore.

Aurore, mignonne petite fée, chérissait Lucas. C'était son soleil et celui-ci bénéficiait pour cette raison de toutes sortes d'attention et de prévenance. Aurore était celle par qui les devoirs de classe devenaient simple formalité, les révisions une sorte de jeux, le travail à la quincaillerie, une tâche partagée, la dispensatrice des petits riens qui font toujours plaisirs: friandises, glaces, gâteaux. Rien ne la rebutait à condition que Lucas soit parmi les bénéficiaires.

Chacun à leur mesure, Lucas, Manu et Jules appréciaient Aurore, c'était leur meilleure copine et personne ne connaissait le lien qui avait, il y a quelques mois, uni Lucas et la petite... Le garçon se rappelait à peine, mais... Aurore... de ce jour-là... en conservait un souvenir toujours présent.

Aurore, adorable jeune fille aux seins fermes et aux hanches à peine visibles, possédait un visage d'une beauté sauvage, un peu Manouche. Chacun des garçons aimait et appréciait Aurore différemment: Manu, comme une très bonne copine; Lucas, comme une petite sœur qu'on protège bien qu'on l'ait connue intimement, permettant ainsi une étrange familiarité; et Jules, de l'adoration éternelle du laissé pour compte...

Pour le quatuor d'amis, l'hiver a passé d'une manière étrange, ils se retrouvaient de plus en plus en dehors du lycée. Au cinéma, dans une boîte à la mode dans la ville voisine, chez Manu le dimanche après-midi à se faire deux-trois cassettes ou DVD ou bien écouter le dernier cédé branché. Si bien qu'aux environs du mois de juin, moment des révisions, ils bachotèrent ensemble sous la direction d'Aurore, meilleure parmi les meilleurs élèves...

L'effet de groupe, le bonheur de se retrouver en petite bande, avait atténué les désirs de Manu et de Lucas. Ils se retrouvaient quelquefois ensemble, seuls, mais la joie de la discussion, le plaisir simple de l'autre, là, à côté de son ami, suffisait à les satisfaire. Ils s'aimaient mais la passion du début de leur relation n'était plus aussi présente.

Le soir du 11 juin, rentrant du lycée une lettre d'un notaire attendait Lucas sur sa table de chevet.


Lucas - J'ai été convoqué par Maître Lombart, un notaire de Chartres! En fait, il m'avait adressé une lettre fort aimable commençant par "Cher Monsieur". J'avais un peu la trouille. Totor était intrigué et m'a même proposé de m'accompagner. J'ai refusé aimablement, d'ailleurs le notaire précisait qu'il voulait me voir seul.

Le notaire m'a expliqué que Mamy qui m'avait gardé quelques années avait fait un testament en ma faveur déposé chez lui. La vieille dame était assez riche contrairement à ce que je pouvais penser. Elle m'avait légué sa maison et un petit immeuble de rapport à Vendôme; il y avait aussi une grosse somme d'argent qui serait disponible à vingt ans si je respectais une condition "m'engager trois ans dans la Marine, pour voyager, m'aguerrir et devenir un homme". Mamy avait perdu son mari pendant la guerre et il était marin, d'où certainement cette exigence un peu bizarre. Si je refusais, l'argent serait versé à une œuvre charitable mais je pouvais garder le reste des immeubles.

En dehors de la cagnotte bien tentante, cette perspective de voyage et d'engagement, bien que je n'y aie jamais vraiment songée, me convenait et quand je suis sorti de chez le notaire, j'ai été me renseigner sur les conditions d'engagement à la gendarmerie. Il me fallait avoir dix-huit ans (dans quelques jours) et le bac si possible.

Rentré aux Forests, j'ai immédiatement été voir Manu. Il a été heureux pour moi mais quand je lui ai parlé de mon possible départ, il a eu les larmes aux yeux. Mais il m'a dit:

— Lucas, tu sais que je t'aime! Mais moi, tu le sais je vais à Tours faire mon droit. Il faut suivre nos destins. Je crois que je serai obligé de me marier un jour ou l'autre! Tu es la première personne que j'ai aimée, que j'aime! Peut-être seras-tu la seule! Il faut faire quelque chose! On va quitter aussi Aurore et Jules!

— Un tatouage! Un papillon identique sur notre épaule droite! Signe de notre union et de notre envol vers la vie d'adulte! On pourrait le proposer aussi à Aurore et Jules? lui ai-je suggéré.

— OK! Mais des ailes vertes au papillon et si les autres ne suivent pas on le fait juste tous les deux!

On a fait l'amour sur le lit de Manu. Quand je suis rentré chez les Bertrand, Totor m'attendait dans la cuisine. Il m'a souhaité bonne chance! Je suis passé par la chambre d'Aurore, elle aussi m'attendait. Elle a un peu pleuré, j'avais la gorge serrée, elle a presque crié "oui" pour le papillon. Je suis resté toute la nuit avec elle, enfin dans son lit...


Lucas se souciait de son futur départ et la tête de Manu quand il lui avait annoncé son intention le torturait déjà. Aurore également lui causait du tourment, la petite était effondrée mais elle faisait face vaillamment assurant pour ses amis la direction des révisions du bac. Jules... Jules... Quand il apprit la nouvelle fut fidèle, une fois de plus à son personnage, il tomba en larmes dans les bras de Manu qui tentait de le consoler du mieux qu'il pouvait et seuls les bisous fraternels d'Aurore eurent raison de son gros chagrin de bébé.

Le mercredi qui suivit, les compères s'en allèrent à la ville, direction le tatoueur, ils choisirent un magnifique papillon, d'une taille discrète. Les chamailleries surgirent au moment du choix de la couleur, le vert avait été suggéré par Lucas et Manu mais Jules détestait cette teinte, il craignait encore plus les piqûres et se faire tatouer c'était se faire piquer... beaucoup...

Manu eut l'idée de lui mentir:

— Mais Jules, tout le monde sait bien que les pigments verts sont ceux qui brûlent le moins?

— Tu déconnes Manu, c'est pas vrai?

— Si, demande au tatoueur, tu verras bien?

Brutus, l'opérateur en tatouage ainsi qu'il lui plaisait de se faire nommer, mesurait dans les 2,10 mètres avec un nombre de kilos qui frisaient, eux aussi un record.

— Elle va se décider la p'tite poule... Moi je dis vert, ça ira bien avec son air de tafiole...

C'était une tentative de plaisanterie... Il partit alors d'un éclat de rire communicatif pour les spectateurs, sauf pour Jules qui riait aussi, mais d'une politesse un peu trop respectueuse, de celle qui fait qu'on doive toujours trouver drôle la blague d'un monstre qui pèse le quadruple de votre poids.

Jules fit graver son épaule gauche ainsi qu'Aurore, Lucas et Manu choisirent la droite.

Le soir, sur les bords du Loir, la petite troupe se réunit pour sceller un pacte solennel, les bras autour des épaules, chacun jura aux trois autres amitié et fidélité éternelles. Lucas et Manu se roulèrent une pelle excitante, Aurore bisouilla chacun, Jules embrassa, rougissant, Manu puis Lucas, et, dans une extrême confusion, Aurore, objet de ses rêves les plus intimes que tout le monde devinait.

Lucas reprit le scoot de Kévin, il lui en avait abandonné la propriété depuis qu'il avait son permis, Aurore prit place à l'arrière et, enlaçant son ami, le couple reprit la direction de la quincaillerie.

Manu et Jules se retrouvèrent seuls au bord de l'eau. Il faisait trop chaud pour Jules qui venait de bouillir au seul contact de la joue d'Aurore, proposa:

— On sa baque un petit coup pour se rafraîchir?

— Allons-y!

Puis comme quand ils étaient gamins:

— Le dernier à la flotte est un mouille-cul...

Ils nagèrent dans l'eau courante, la pleine lune éclairait le tableau et on distinguait, selon la position des garçons, là des fesses ivoires, là une toison noire qui tâchait le corps blanchâtre.

Remontés sur la plage, côte à côte, les adolescents se firent sécher, se frottant dans l'herbe, s'en servant comme une serviette. Et c'est au court de ses roulades que la peau de Jules caressa celle de Manu:

— S'cuse-moi je t'avais pas vu.

— Y a pas de mal Jules, tu sais je suis habitué aux contacts masculins.

— Pas moi... Aux contacts féminins non plus j'dois dire.

— Ah... Oui... Aurore...! Là tu fais fausse route mon ami. Elle est pour Lucas.

— Tu déconnes, Lucas c'est pour toi?

— Elle attend... Elle attend... Elle pense que Lucas lui reviendra tôt ou tard. Quand je serai marié par exemple.

— Toi marié. Tu déconnes. T'arrêtes pas de dire que les mecs c'est ce qu'il y a de plus beau et que Lucas c'est l'amour de ta vie.

— C'est vrai Jules mais il faut penser à l'avenir. Lucas et moi on va être séparés par les études et après... va savoir...?

— J'voyais pas ça comme ça... J'ai pas l'expérience mais je crois à l'amour toujours... J'sais que c'est d'un con...

— Toi Jules, un exemple, tu m'aimes bien?

— Oui, je te connais depuis toujours, on peut dire ça comme ça?

— Moi aussi je t'aime bien, et je vais te donner un conseil, ça me fâche de te voir languir pour Aurore alors que t'as aucune chance. Laisse tomber, y a bien une autre personne à laquelle tu penses et avec qui tu aimerais bien faire l'amour?

— Attends... Je réfléchis... Oui...

— Tu vois... C'est un premier pas... C'est qui...?

— Ben... Pourquoi pas toi...


Lucas - "Lucas! Il faut que je te dise quelque chose!" m'a dit Manu d'un air ennuyé le lendemain de la conclusion du pacte avec Aurore, Jules et lui.

J'ai été un peu surpris car sur le moment nous étions en train de rejoindre le lycée pour voir l'affichage des résultats du bac. Je n'étais d'ailleurs pas trop inquiet pour Aurore, Manu et moi. Mais Jules nous avait fait part de ses difficultés pendant l'épreuve.

— J'ai couché avec Jules, on a pris un bain à poil sur les bords du Loir après votre départ.

— Pourquoi? Comment? Qu'est-ce que tu as fait?

— Écoute et te fâche pas! J'ai dit à Jules la vérité sur Aurore, qu'elle était amoureuse de toi! Qu'il n'avait aucune chance! Il en presque chialé! J'ai discuté avec lui pour le consoler! Je l'ai câliné! Il a bandé! Je lui ai fait dire qu'il devait faire l'amour avec quelqu'un, il a dit qu'il préférait le faire avec un pote... Moi!

— Et qu'est-ce t'as fait? Tu l'as sucé? Baisé?

— C'est lui qui m'a pris! C'est pas un homo comme toi et moi! Il m'a juste branlé en m'enculant! Il a mis une capote tu sais! m'a répondu Manu.

J'étais un peu déçu, mais de toute façon je savais bien qu'on allait se séparer, du moins provisoirement et qu'un prochain jour moi aussi, j'irais baiser ailleurs. Jules, je ne lui en voulais pas non plus et puis sexuellement il ne m'attirait pas, bien que beau garçon et donc je n'étais pas jaloux.

Manu, il a pleuré! Heureusement on était seul dans le parc à côté du lycée. Il m'a fait pleurer aussi! On s'est embrassé. J'avais envie de lui et lui de moi et on a été dans les fourrés du parc. On a fait l'amour comme des bêtes! On s'est sucé! Enculé! Je l'aimais toujours!

Nous sommes arrivés en retard pour les résultats du bac. Aurore et Jules étaient là à nous attendre et ils ont crié en même temps: "tous reçus".

Même ce cossard de Kévin aussi a été reçu malgré le peu de temps consacré aux révisions!

Manu a invité tout le monde chez lui pour fêter mon anniversaire qui tombait le surlendemain et nos anniversaires de nos dix-huit ans en général qui intervenaient dans les semaines et mois suivants.

Le lendemain, je suis retourné à la gendarmerie et j'ai signé...


Les premiers contacts entre Lucas et Jules furent plutôt silencieux. Chacun savait que l'autre savait. C'est Jules qui préféra rompre le silence en lançant:

— T'as du bol d'être avec Manu, il est gentil ce mec.

— Je sais... Trop gentil avec toi j'ai un peu trouvé.

— Te tracasse pas, il voulait juste me faire plaisir...

— Lui aussi s'est fait plaisir, il m'a dit que tu étais doué et que t'avais une belle queue, c'est vrai?

— Non... Pas toi Lucas après Manu... Tu ne vas pas me demander pas de coucher avec toi en contrepartie.

— T'es con... C'est pas ce que je voulais dire. Dis-moi Jules... Pourquoi...

— Pourquoi quoi?

— Pourquoi t'as baisé avec Manu?

— Pourquoi...? Pourquoi? Et alors...? Pourquoi pas...? On était là tous les deux, c'est venu naturellement comme si ça allait de soi. Je lui ai dit qu'il me faisait envie... Je voulais pas dire forcément que j'avais envie de lui, juste un câlin peut-être, et puis tu sais ce que c'est, on connaît tous le désir, ça commence, ça monte, incontrôlable, jusqu'à l'explosion finale... D'habitude je m'astique tout seul... J'ai trouvé bien d'être deux pour jouir... Pour partager ce moment aussi troublant... Je t'envie Lucas de connaître cela depuis longtemps alors que moi je l'ai fait hier pour la première fois et qu'il passera du temps avant que je recommence, parce que vois-tu Luc... j'ai baisé avec Manu mais je ne l'aime pas d'amour, lui... La personne que je désire ne me regarde même pas.

— Non Jules commence pas à pleurnicher, je vais te consoler et tu vas finir pas vouloir m'enculer...

— Abruti de pédé tient...!

En riant les deux amis s'embrassèrent en signe de paix.

Après cette discussion Lucas fut pris d'un peu de pitié envers Jules... "En voilà un qu'est trop mal dans sa peau". Il ne comprenait pas ce mal-être, Jules avait des parents, un frère et une sœur et la famille ne connaissait pas les fins de mois difficiles, le père était dentiste et la mère prof.

Jules était ce qu'on appelle communément un beau garçon, bien mieux foutu que Lucas et Emmanuel, bref, il apparaissait comme particulièrement gâté par la vie. Malgré cela, ça tournait pas rond dans sa petite tête... Mal à l'aise, peu sûr de lui, gauche dans les pratiques sportives, rougissant à la moindre gêne... C'était le genre de mec qu'on avait envie de protéger quand on était un peu charitable ou de vanner si on se sentait l'âme du bourreau. Lucas pensa que c'était cela qui avait conduit Manu à s'offrir à lui, un peu comme pour le rassurer et lui faire sentir qu'après tout, il était un ado comme les autres et que son corps était en état de fonctionner et qu'il fallait seulement dépoussiérer un peu l'intérieur du crâne.

Le soir, Lucas alla discuter avec Aurore:

— Aurore ma petite amoureuse...

— Non... Lucas... Commence pas à me charrier...

— Aurore je voudrais te parler de Jules, sais-tu qu'il se meurt d'amour pour toi et que toi... Petite gourde, tu ne rêves qu'à moi, un mec qui pense qu'aux mecs...

— Jules...?

Le visage d'Aurore ne feignait pas l'étonnement il était devenu l'expression d'un ébahissement indescriptible.

— Jules est amoureux de moi? J'aurais jamais deviné.

— Il se morfond de toi le grand benêt, ça le rend malade.

— Jules...? Quelle révélation... Et il est beau mec en plus le petit chéri.

Aurore se trouvait charmée par les révélations de Lucas. Féminine jusqu'au bout des ongles, elle était ravie de penser qu'elle plaisait à un mec qui passait, bien que timide aux yeux des nanas du lycée, pour le top des tops au sondage secret du plus beau garçon, élu numéro 1 avec la note maximale, par les petites pisseuses de sixième aux vieilles de 18-19 balais en terminale, toutes se seraient laissées pécho par l'Apollon des Forests dans le moindre recoin des couloirs.

— Tu sais Aurore, ça te mène à rien de rester amoureuse de moi. Je t'aime vraiment mais c'est surtout de la tendresse, tu devrais essayer de sortir avec Jules... C'est un mec bien...

— Tu serais vraiment pas jaloux.

— Je serais content j'te dis.

— Je vais essayer mais fais-moi l'amour une autre fois.

— Si tu crois que c'est comme ça que tu vas pouvoir te débarrasser de moi.

— Juste une fois.


Lucas - Aurore m'a déshabillé et en quelques instants elles s'est entièrement débarrassée de ses vêtements. Elle était très mignonne, surtout ses petits seins et ses fesses, mais sa chatte poilue, berk! Mais quand je la touchais ça me faisait bander!

— Tu sors les capotes! lui ai-je demandé.

— Pas la peine! Je prends la pilule depuis 3 mois.

— OK, ai-je dit.

Avec Kévin, Farid et Manu, j'avais jamais mis de capotes. Eux non plus, ils ne risquaient pas de me mettre en cloque! Et quand je baisais en faisant le passif j'aimais bien sentir le foutre dans mon cul! Ça me faisait jouir encore plus!

J'ai bien pris mon pied ce soir là et puis Aurore, elle était déchaînée! Elle m'a même léché le cul et m'a sodomisé avec ses doigts pour me faire rebander! Je l'ai niqué à nouveau et j'ai encore joui dans son petit ventre.

J'ai dormi avec elle et le lendemain, je partais en stage faire les tests pour la marine. Totor m'avait dit que bien que majeur, je pouvais rester encore quelques mois sous son toit.

Je suis tout de même parti avec toutes mes affaires essentielles. J'ai salué les Bertrand après avoir passé quelques instants avec Kévin. Il était très ému. Il a pleuré! Je l'ai consolé en gardant mes distances car je n'allais pas coucher avec tout le monde en guise d'adieu!

Je me suis rendu chez Manu. Le soir même il devait partir en Vendée. Au moins là-bas, il devait retrouver, sans doute, nos potes de l'an dernier et ne s'ennuierait pas. Moi j'avais téléphoné à Charles pour demander qu'il m'accueille, chez lui, à Fontenay-aux Roses, la semaine où j'étais convoqué par la Marine.

Je l'ai embrassé, je suis parti en courant sans me retourner, là c'était moi qui pleurait.

À suivre...



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