Chroniques des Forests ou le Monde de Lucas (6)


Chroniques des Forests ou le Monde de Lucas (6)
Texte paru le 2004-04-18 par Urbain   Drapeau-fr.svg
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Le lendemain Aurore est sortie, à midi, quand elle est revenue, Lucas s'apprêtait à partir à la gare, Kévin l'accompagnait. Elle a attiré Lucas dans sa chambre et a tenu à lui dire au revoir par un french-kiss passionné.

— Merci mon amour pour hier soir. Maintenant, tu as ma promesse, je vais devenir sage, je suis allée voir Jules pour lui demander de m'emmener au ciné ce soir. Je vais suivre ton conseil, après tout être aimée doit être très confortable.

— C'est un très chouette copain, je te souhaite d'être heureuse avec lui. Et puis, tu sais, tu penseras un peu à moi quand tu seras avec lui, vous deux, c'est mon idée.

Lucas essuya les larmes d'Aurore avec son pouce, il sentait bien que quelque chose se brisait avec son départ, il n'avait pas l'intention de revenir avant longtemps mais Aurore, malgré les yeux rougis, affichait dans son regard une lueur de satisfaction, une flamme semblait l'animer et un étrange sourire ne la quittait plus. Elle donnait l'impression à son amant qu'au fond d'elle même, c'était elle qui triomphait dans ce départ et il se fit une réflexion: "Peut-être, au fond, ne m'aimait-elle pas autant qu'elle semblait l'affirmer?"

Le train, la gare d'Austerlitz, le métro, le bus, tout cela occupa l'esprit de Lucas la durée du voyage. Charles lui avait expliqué le chemin à suivre pour atteindre son "antre" avait-il dit. Mais, le long du quai d'arrivée du train de Tour, Lucas eut la surprise d'apercevoir Marcel qui l'attendait. Celui-ci l'embrassa sur les deux joues comme on accueille un cousin de province un peu niais, qu'on a peur de voir se perdre dans le métro parisien.

Lucas se laissa donc guider jusqu'à l'antre... en matière de taudis on avait fait pire. Charles et Marcel habitait une villa, dans une rue calme, qui possédait un vaste jardin et une piscine, pas très grande, mais permettant à Charles de frimer un peu disait Marcel.

Marcel me présenta ma chambre, me disant de me mettre à l'aise, il m'attendait dans la véranda qui longeait la maison. Lucas se mit en maillot de bain et sortit prendre l'air. C'était un petit paradis ce jardin, verdoyant, avec un coin de plantes potagères que Marcel soignait de ses propres mains.

— Pépère rentre assez tard, vers les 21 heures, si t'as faim, je te cuisine un petit quelque chose.

— Qui c'est Pépère?

— C'est Charles, j'l'appelle comme ça pour le charrier, ça l'fout en rogne et moi ça m'fait marrer... J'suis salaud... Alors t'as faim?

En l'absence de réponse Marcel rentra dans la cuisine et revint avec un plateau de charcuterie et un gros pain.

— Ça c'est pour toi, moi j'ai pas droit à la charcuterie, Pépère y dit que ça m'fait grossir.

— Mais non Marcel t'es bien pour ton âge...

— "Pour ton âge", ça aussi faut pas le dire au Charles, ça l'fout en boule. Lui y voudrait pas qu'on l'voit son âge...

— Il pense à ta santé, tu sais Victor il se goinfre de pâté et de rillettes, eh bien il est tout violet et il a du cholestérol...

Marcel était pile-poil l'homme que Lucas aurait désiré comme père, au petit soin mais pas trop quand même, attentif à ce qu'il disait pour ne pas le froisser, toujours intelligent dans ses réflexions... Un amour de papa...

Il ne travaillait plus depuis le début de l'année: "J'ai été licencié comme un malpropre car la boîte délocalisait la production. Tu vois Lucas, j'aimais mon métier, l'ambiance de l'usine, les copains... et on m'oblige à m'arrêter... et tu les entends avec leur retraite à la noix... Moi j'voulais bosser... On m'vire..."

Il disait cela en brandissant l'Huma et en gueulant contre les patrons comme avaient dû le faire ses ancêtres prolos.

Charles rentra un peu plus tôt que prévu. Fringué comme à la ville, il en imposait un peu, on devinait là un prof de médecine connaissant ses qualités et qui avait une grande habitude de diriger son personnel.

Passé par sa chambre, c'était le Charly de la plage qui descendait l'escalier, bermuda, vieux sweat pourri aux manches, il en imposait un peu moins.

Il était, dans sa vie et dans son comportement, l'archétype du "bobo", de gôche comme on dit pour rigoler. Son idole politique était le Badinter de la suppression de la peine de mort.

— Marcel tu fais péter les bouteilles en l'honneur de notre invité.


Lucas - Installé chez Charles et Marcel, j'ai eu un peu peur que mes deux amis veuillent profiter de la situation avec moi. En Vendée, le soir de la fameuse soirée, Charles m'avait bien tripoté le cul! Mais non! C'est même Charles qui m'a dit devant Marcel:

— Tu es notre invité mon petit Lucas, en tout bien tout honneur. Ton hébergement est gratuit, tu vois ce que je veux dire?

— C'est vrai qu'on aimerait bien te faire un petit câlin! - a ajouté Marcel - mais c'est pas parce qu'on aime bien les jeunots comme toi, qu'on est des profiteurs!

J'étais très heureux, car ces deux là, surtout Marcel, je les aimais comme des grands frères et niquer avec eux ça ne m'intéressait pas du tout.

Ils m'ont préparé un super repas! Après le dîner, Charles m'a proposé d'aller prendre un bain dans la piscine avec eux. Ils se sont foutus à poil. J'étais un peu gêné et j'ai hésité à aller mettre un maillot de bain. Mais ils étaient si gentils que j'ai pris le risque de me baigner nu. Après tout, je pouvais bien leurs faire ce plaisir. Je n'ai pas regretté, ils ont été sages et pourtant comme ils se tripotaient sous la flotte ils avaient tous deux la gaule en sortant!

— Ça te dirait de finir la soirée au Dépôt? - m'a proposé Charles - tu y rencontrerais des jeunes de ton âge.

J'ai dit oui. Le Dépôt, les trois Parisiens en parlaient l'été dernier. L'idée me plaisait, j'avais entendu parlé de l'ambiance et des backrooms!

Dans la voiture, une BMW conduite par Marcel, Charles m'a donné du gel et des capotes.

— Là-bas! fais gaffe! - s'est-il contenté de me dire.

Ils m'ont suivi un peu sur la piste. Il y avait quelques autres mecs vieux. Mais mes amis c'était les mieux. Ils s'étaient habillés moderne et ne dénotaient pas du tout. C'était marrant de ne voir que des mecs danser! des mecs complètement excités, au look pas possible! Je me suis fait draguer par un beur pas mal du tout, Farid en mieux. Il s'appelait Kamel. Il a compris que j'étais un bleu dans cette boîte et il m'a fait visiter après m'avoir offert un coca au bar. Naturellement cette visite s'est terminée au sous-sol au hammam. On a retrouvé un pote à lui allongé sur un matelas dans une piaule, un blond avec une queue de cheval. Quand je dis ça, c'est que l'élastique de ses cheveux était tout ce qu'il lui restait de vêtement. Il avait un beau cul et une queue très longue. On s'est tous trois roulés des patins et Kamel après m'avoir bien peloté m'a déshabillé. Il s'est foutu à poil aussi. Il avait une sacrée grosse bite! J'avais vachement envie de le sucer et me faire prendre! Le blond aussi! Je les ai sucé tous les deux. Kamel m'a pompé aussi pendant que le blond me léchait le cul! Après j'ai enfilé le blond pendant que le beur me prenait! Je n'ai pas oublié les capotes! Quel pied j'ai pris! Ensuite, je suis remonté voir mes amis!

— T'as l'air de t'amuser! m'a dit Marcel. T'aurais pas été faire un tour en bas?

J'ai passé un moment avec mes amis en sirotant du champagne. J'ai vu Kamel sur la piste et j'y suis retourné. Kamel était torse nu, la braguette ouverte sur son ventre plat. On voyait le début de ses poils. Il n'arrêtait pas de me frotter. J'étais super en forme et on est redescendu au sous-sol... Là, je me suis payé un Black, une première!

J'ai dormi longtemps le lendemain. L'après-midi, allongé dans un transat au bord de la piscine, j'ai pensé à Manu et aux autres et j'ai eu un petit cafard.

Le soir, Charles et Marcel m'ont invité dans un beau resto du Marais. Il y avait plein de mecs, des couples surtout même des jeunes qui avaient l'air amoureux et j'ai retrouvé le moral.


Marcel est resté aux petits soins pendant les deux jours suivants. L'humeur de Lucas alternait sombre et lumière, quand il pensait à Manu il en aurait presque pleuré et les coups de fils que les deux amis s'échangeaient se terminaient toujours par des larmes.

Pour l'occuper, Marcel lui parlait, racontait son passé et ses début dans la "pédalerie" comme il disait en parlant de sa jeunesse du tout début 60, la chasse aux vieux beaux dans les boîtes huppées, quand il avait treize-quatorze ans, les adresses qu'ils s'échangeaient avec ses copains pédés, ici, on recevait le soir, là, par contre, un acteur en vogue accordait ses faveurs aux jeunots l'après-midi. C'était des rencontres pleines de mystères où le pourboire obligatoire se recevait après avoir cédé aux exigences du maître des lieux.

— Tu faisais un peu ta pute Marcel?

— On pourrait dire ça aujourd'hui mais avec le recul faut savoir qu'à cette époque il y avait tellement peu d'endroit pour se rencontrer entre homos que c'était un peu un passage obligé, on rencontrait des jeunes à ces occasions-là.

— Tu continuais à bosser quand même?

— Oui, je travaillais de nuit, dans la presse. Au matin on allait aux Halles pour draguer le bourgeois, c'est là que j'ai dégotté le Charles, j'avais 18 ans, il était de sortie avec les internes de Bichat. C'était quelque chose Charles à cette époque, un peu Brad Pitt en mille fois mieux, un corps de rêve et une gueule à y revenir. Quand je dis que je l'ai dégotté c'est lui qui est tombé amoureux de moi. Il était marié à l'époque...

— Non...?

— Si...! Enfin, bref, le Charles vlà qu'il me dit qu'il me veut, qu'il veut quitter sa femme pour moi, qu'il s'en balance du scandale... Un fou furieux.

— Et vous avez fait quoi?

— Ben il l'a quitté comme il a dit et il est venu habiter chez moi, j'te raconte pas la nana, une furie, elle venait presque tous les jours sur le palier et elle gueulait qu'on était des pédales. C'était un immeuble rue Rambuteau, qu'existe plus maintenant, crasseux, une sorte de taudis. L'Charles il a tenu le coup pendant six mois lui le mec coincé, il a vécu comme un ouvrier, subissant les quolibets de la concierge et les moqueries des voisins. Après l'immeuble a été démoli quand on a construit Beaubourg, Charles a fait un prêt et moi comme j'avais quelques économies on a acheté à Fontenay, ici.

— Y avait déjà le PACS...?

— Tu rigoles, non on a acheté en commun, même qu'un premier notaire, c't'ordure, comme il a vu qu'on était pédé il voulait pas nous faire l'acte, a fallu en changer.

— Tu crois que Charly est toujours amoureux de toi?

— Des fois, le soir avant de dormir, y m'le dit...

— Marcel se tut et tourna le visage pour éponger un œil qui devenait humide.

— Et moi comme un con... j'ai tendance à le croire... Et puis... j't'avoue, j'aime bien quand y dit ça...


Pour Lucas vint le jour des tests. Il était convoqué au Ministère de la marine, rue Royale. Il se présenta le matin et toute la journée se passa en des séries de questionnaires, des jeux diaboliques, des exercices de physique, de math, on demandait si la recrue savait à quoi sert la défense nationale, quelles étaient ses motivations. Après une longue pause chaque futur marin passait devant un médecin psychologue. Il y en avait deux, Lucas sut tout de suite devant lequel il allait passer, les candidats étaient appelés par ordre alphabétique et comme toute la journée s'était déroulée dans cet ordre, il connaissait sa place.

À l'ouverture du bureau il jettait des regards furtifs pour voir la tête de celui qui allait le recevoir. Il était encore jeune et son air sympa effaça toutes ses craintes.

Quand arriva son tout, Lucas était presque endormi. Il pénétra dans la pièce nonchalamment et resta debout devant le bureau.

— Lucas Guimarch, c'est pas Breton ça comme nom de famille?

— Oui, c'est le nom de mon père, je l'ai pas connu mais ma mère m'a dit qu'il était de Brest.

— Eh bien moi aussi. Je suis le capitaine de vaisseau Pustoc'h, bien que je sois en civil, je suis marin. Asseyez-vous Guimarch.

— Merci M'sieu.

— Voyons les résultats... À mon avis c'est excellent, vous deviendrez un excellent marin. Vous avez le bac S, super, il faudra être studieux et à mon avis vous pourrez même devenir officier. Tout ce que vous avez fait est au-dessus de la moyenne, vous êtes content?

— Oui Monsieur.

— Il faut dire: oui commandant, enfin ce n'est pas grave vous ne connaissez pas encore les grades.

— Non commandant.

— J'ai encore quelques questions personnelles, vous répondez, vous répondez pas. Vous avez une petite amie, si oui elle est d'accord avec votre départ.

— Non commandant rien de tout cela.

— Un petit ami?

— Pardon?

— Vous avez compris la question, vous avez un petit ami?

Lucas sentit le rouge monter aux joues.

— Bon je ne repose pas ma question. Vous savez la marine ne demande pas exactement si vous êtes homo, mais si vous l'étiez sachez que les relations sexuelles de toutes sortes sont proscrites pendant le service. Quand vous embarquerez vous aurez aussi des collègues féminines, alors il faudra être très sage si vous êtes hétéro... et si ce sont les garçons qui sont votre choix, pas de petits câlins, un navire c'est pas un bordel. Libre à vous en dehors de votre vie militaire d'avoir les aventures que vous désirez. L'armée ne veut pas le savoir.

Lucas acquiesça:

— Oui comandant, j'ai compris, je vous promets de retenir ces conseils.

— Voilà Guimarch, bienvenue dans la marine, vous serez convoqué officiellement à Hourtin pour vos classes dans trois semaines, vous avez une adresse à Paris ou c'est toujours celle qui est indiquée?

Lucas donna l'adresse de Charles et remercia l'officier, en sortant il s'enhardit et lança:

— Vous savez commandant, je suis homo, si ça pose un problème je pense que le mieux est de refuser mon engagement.

— J'avais bien vu. Non Guimarch, je suis sincère, tu feras un excellent marin.

Lucas remercia et tourna les talons, il eut un peu de mal à retrouver la sortie. Il était 16 heures, il traversa, entra chez Maxim's, s'installa à une table et commanda un Perrier, il sortit de son sac à dos des cartes postales et commença sa correspondance, une pour les Bertrand, une pour Aurore, une pour Kévin, etc, etc. Il en avait une longue liste.

Trois Perrier plus tard, la pile de cartes était terminée, il s'était écoulé une heure et il paya et franchit la porte de verre. Au même moment le commandant Pustoc'h franchissait la rue pour entrer au bar déguster son demi de bière:

— Guimarch, encore dans le quartier! Entrez avec moi je vous offre un verre.

Lucas accepta l'invitation. Il ne savait pas encore qu'il aurait le privilège, le soir même, de baiser son premier officier de marine.


Lucas - Ma première journée de tests au Ministère de la Marine s'est bien passée. Le capitaine de Vaisseau Pustoc'h avait été sympa. Je l'ai rencontré en sortant d'un bar rue Royale et il a tenu à m'offrir un verre. Il était pas mal malgré ses quarante ans bien sonnés.

— Guimarch, c'est bien Lucas votre prénom? m'a-t-il demandé après que nous nous soyons assis à une table isolée.

— Oui commandant!

— Bon, écoute, on ne se reverra pas. Alors ce soir tu me tutoies et tu m'appelles par mon prénom Arsène.

J'ai rigolé à cause du prénom!

— Te moques pas! C'est le prénom de mon grand-père, Dieu ait son âme! Alors comme ça t'es homo? T'as un copain?

— J'ai un copain, mais on s'est quitté pour que je puisse m'engager!

— Et pendant cinq ans tu vas lui rester fidèle?

— Je ne sais pas!

— Je t'ennuie avec mes propos?

— Non... Arsène, je te trouve sympa et assez attirant pour un vieux!

— Arrête... Je n'ai que 40 ans. Bon, c'est vrai quand j'avais ton âge je pensais comme toi! Ça te dit de venir dîner avec moi, au resto?

— Oui, mais dis-moi, toi aussi tu es homo?

— Je suis bi! Je suis marié, mais ma femme est partie en vacances avec les enfants. Je t'invite... Tu n'es pas obligé de baiser avec moi après!

Arsène était vraiment cool! On s'est promené sur le bas des Champs-Élysées. Il m'a montré le palais de l'Élysée. Et puis, vers 20 heures, il m'a invité dans un beau resto dans le quartier Montorgueil, un resto où il n'y avait que des mecs qui me regardaient comme dans le Marais.

Arsène a tout voulu savoir de moi. Je ne lui ai pas parlé de tout, ni de mes bêtises, ni de mon viol. J'ai évoqué, ma passion amoureuse avec Manu, ma relation sans espoir avec Aurore, mes aventures sexuelles avec Kévin et Farid. J'ai encore évoqué Jules que j'ai conduit vers Aurore! Il m'a parlé de la marine. Il était passionné. Après le dîner, il m'a proposé un verre chez lui, dans le XIIe arrondissement. J'ai encore dit oui après qu'il m'eut assuré de ses sages intentions.

Chez lui Arsène s'est mis à l'aise, en tee-shirt et en short, il avait un je-ne-sais-quoi qui me faisait bander! Il m'a dit:

— Tu es très beau Lucas et je suppose que tu as une belle queue!

— Tu veux la voir?

— Oui, s'il te plaît!

J'ai ouvert la braguette de mon jeans et j'ai sorti ma bite toute raide. J'ai bien dégagé le gland! Le capitaine était tout rouge! Il a hésité un peu, a approché la main pour me caresser la queue! Puis il l'a sucée!

Il s'est déshabillé entièrement! Il était plutôt bien foutu! Il triquait. Il s'est mis à genoux sur le canapé et m'a montré son cul en me disant:

— Je t'en supplie Lucas, baise-moi!

— Tu veux que je t'encule? - ai-je osé lui dire et sans attendre sa réponse je me suis foutu à poil.

C'était la première fois qu'un mec voulait que je le domine! Avec Manu je faisais la pluspart du temps le papa, mais c'était un échange amoureux. Là, j'allais enfiler un mec, un capitaine, le baiser comme une fille, lui jouir dans le cul et pouvoir faire le macho!

Il m'a tendu une capote! Je me suis protégé et j'ai dirigé ma bite sur son trou.

J'ai baisé un commandant! Il gémissait comme moi quand je faisais la femelle pour Farid ou Kévin! Il a joui comme moi quand je me suis fait violer par deux fois par Raoul! Je me suis vidé les couilles via la capote avec rage dans son cul! J'étais devenu un homme avant même l'armée!

Il m'a fait des câlins et je l'ai pompé à mon tour. J'avais baisé avec Arsène pas par amour, mais pour un vrai plaisir partagé.

— Ça représente quelque chose ce beau papillon sur ton épaule, mon petit Lucas chéri?

— Oui, l'union entre Manu, Aurore, Jules et moi! Pour qu'on ne s'oublie jamais!

— Tu es trop craquant Lucas, beau et romantique! a conclu le beau commandant.

Arsène, le lendemain, il m'a téléphoné chez Marcel et Charles! Il m'a remercié sans préciser de quoi et m'a dit qu'il me recommandait à mes instructeurs! Il m'a même offert ses services pour suivre ma carrière dans l'armée.

Arsène avait rejoint Marcel et Charles dans le clan des vieux sympas qui ne pensaient pas forcément qu'à mon cul, Arsène, lui, ne pensait plutôt qu'à satisfaire le sien!



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