Comment j'y suis venu (05)


Comment j'y suis venu (05)
Texte paru le 2019-01-14 par Charly Chast   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Comment j'y suis venu




'''Épisode 5 : L'APOCALYPSE'''




Bon d'accord le titre peut faire peur mais il ne faut pas avoir peur. Moi, j'ai peur de rien sauf que… Si quand même un peu ! Je ne me sentais pas encore prêt à annoncer à qui que ce soit mon petit fantasme, c'est vrai que ce n'était plus un fantasme depuis que je le vivais vraiment pleinement comme je le faisais en ce moment (même si pleinement' est un mot un peu excessif). En fait, le mot apocalypse signifie Révélation et c'est bien d'une révélation que je parle…

Quoi vous pensiez à une quelconque fin du monde ? Mais enfin ce n’est pas la saison ! La dernière fin du monde annoncée c'était seulement le mois dernier et puis… Hé, hé, hé… On est toujours là. Remarquez, moi ça m'arrange parce que les fins du monde, ce n’est pas trop mon trip mais je suis en train de sortir du sujet là… J'ai l'impression…

C'est en fait, à cet instant que j'ai vraiment compris qu'un jour ou l'autre, si je continuais à délirer comme je le faisais avec le dispositif de chasteté, il faudrait l'annoncer à mes copines de baises… L'annoncer ! Le révéler… Bon, il y en a un qui n'a pas compris…

Annoncer… Révéler ! Révéler… Révélation ! Révélation… Apocalypse !

Non je ne me moque pas, mais il y en avait un au fond qui n'avait pas compris ! J'vous jure. Bon maintenant ça y est ! En fait ces commentaires ridicules que j'écris depuis plus de trois paragraphes ne sont là que pour masquer un certain embarras de ma part…

Il faudra bien un jour ou l'autre que je l'annonce à mes proches et je ne savais pas du tout comment faire ni comment ils allaient réagir. Benoît va se foutre de ma gueule mais là je m'en fous. Benoît, c'est une connasse (je dis ça mais c'est avec beaucoup de tendresse) Mais les autres… ?

Je m'étais arrêté où moi ? Ah oui ! Donc on sonnait à la porte… C'était mon copain Francis qui passait me voir sans prévenir. Je paniquais un peu, je n'avais pas prévu de mettre quelqu'un au courant de mes fantaisies. En tout cas pas aujourd'hui, ni demain… Ni après-demain… Ni… Pfff...

J'allais ouvrir.

— Francis : Ça va ma grosse ? Tu ne devineras jamais ce qui m'arrive. J'ai plus d'internet.

— Moi : Ah !

— Francis : Il n'y a plus rien qui marche dans mon quartier !

— Moi : Ah !

— Francis : Tu sais l'orage d'hier ?

— Moi : Euh ?

— Francis : La foudre est tombée juste à côté de chez moi !

— Moi : Oh !

— Francis : Le poste de raccordement à cramé !

— Moi : Ah !

— Francis : Le téléphone ne marche plus, mais ça ce n’est pas grave !

— Moi : Bein !

— Francis : Remarque le téléphone on s'en fout, il reste le portable.

— Moi : Bééh !

— Francis : C'est surtout pour Internet… Ça marche plus !

— Moi : Eh !

— Francis : Je peux utiliser ton ordinateur ?

— Moi : Bééh !

— Francis : Tu m'as l'air en forme toi aujourd'hui, tu n'arrêtes pas de parler !

— Moi : … E… !

— Francis : À part ça, ça va toi ?

Il me faisait la bise et se retrouvait devant mon ordinateur avant que j’aie le temps de refermer la porte.



Quelques instants plus tard, je l'entendais rigoler… '' Et merde! j'avais oublié de fermer mon navigateur… '' Il était ouvert sur la dernière page consultée.

Vous avez deviné ? Même au fond, celui que ne comprenait rien tout à l'heure ? Je déconne, faite pas gaffe, j'étais… Comment dire… embarrassé ? Oui c'est à peu près ça '' Embarrassé '' !

J'étais embarrassé ! J'arrivais juste derrière Francis, il regardait le site que j'avais visité avant son arrivée. Ça l'amusait.

— Francis : Là tu as trouvé quelque chose, c'est le délire ce truc. Je ne savais pas que ça existait ! Remarque ils ne savent plus quoi inventer ! Tu sais tu es vraiment un marrant toi, tu trouves de ces trucs sur Internet ! Ça ne te dérange pas si je ferme la page ?

Je ne bougeais pas, je ne répondais rien et Francis qui est plus futé que j'en ai l'air se retournait et me regardait droit dans les yeux. Il fronçait les sourcils.

— Francis : Tu as l'air bizarre toi aujourd'hui !

— Moi : Euh… Non ! Tu peux fermer le navigateur si tu veux !

Il retournait rapidement le regard vers l'écran puis continuait en me regardant toujours droit dans les yeux.

— Francis : Tu es plus bavard toi d'habitude !

— Moi : Moi ?

— Francis : Bein oui toi ! Il n'y a personne d'autre ici ? Ça va j'ai compris ! Tu n'es pas tout seul et je te dérange.

— Moi : Euh… Non !

— Francis : Je ne te connais pas alors !

— Moi : Non mais…

— Francis : C'est une fille ! Tu étais avec une fille ! Je n’y crois pas ! Dis-moi que ce n’est pas vrai je ne suis pas sûr de te croire !

Il est plus futé qu'il en a l'air François, il a tout compris, depuis le temps qu'il me connaît et qu'on baise ensemble. Il sait que je préfère me faire enculer que d'enculer. Mais là je suis hors sujet !

Il me regardait en souriant. '' Tu es vraiment sûr que ça va ? ''. Je regardais l'écran, son regard passait de moi à mon écran, avec son doigt il montrait l'écran et se retournait ver moi avec un regard interrogatif. Sur l'écran il y avait en gros la photo du dispositif qui m'avait inspiré mon modèle perso !

En tremblant, je lui répondais enfin… '' Oui d'accord, je… '' Puis je baissais mon pantalon, je baissais aussi la tête. J'étais embarrassé, mais quand je dis embarrassé…

— Francis : Approche s'il te plaît, je voudrais voir ça de plus prêt.

Je m'approchais, il avait un sourire amusé, il me caressait les couilles. Quelques secondes avant il y avait de la place dans la cage mais soudainement elle se retrouvait pleine et se relevait. La pression montait.

Il avait toujours ce sourire quand il se relevait. Il me regardait avec un regard rieur en baissant son pantalon et le laissait tomber sur ses chevilles. Il avait visiblement l'air amusé en ouvrant sa chemise et en se rasseyant…

— Francis : Vas-y suce moi la bite.

Il bandait déjà bien et je ne l'obligeais pas à se répéter. J'avais fantasmé sur cet instant depuis déjà un long moment. J'en avais rêvé. C'était ça la frustration que je recherchais, faire jouir un pote de baise tout en restant enfermé dans une cage de chasteté, ne même pas pouvoir bander pendant qu'il m'enfoncerait sa queue dans la gorge. C'était entendu je ne demanderais rien, je ne suggérerais rien, je me contenterais de faire tout ce qu'il me demanderait et de le faire au mieux !

J'avais une furieuse envie qu'il m'encule. Il le sait lui que j'aime quand il m'encule. Mais il allait faire quoi là, maintenant… Il allait s'amuser… Tester la situation, expérimenter mes réactions… Il aime bien rigoler et je sentais qu'il ne s'en priverait pas.

Je le suçais en m'appliquant de mon mieux…

— Francis : Ouah ! Mais c'est une impression ou quoi ? Mais tu suce de mieux en mieux !

Je ne m'arrêtais pas, il me caressait les cheveux et tirait ma tête vers lui pour m'obliger à avaler sa queue sur toute sa longueur (comme si c'était nécessaire de m'obliger à avaler !).

Au bout de dix bonnes minutes il repoussait doucement ma tête, se relevait, envoyait balader son pantalon plus loin, ainsi que ses chaussures et chaussettes, suivait ensuite la chemise...

— Francis : Si tu retirais tes fringues…

On se retrouvait nu. Il s'installait à mon bureau et me faisait signe de passer en dessous. Je ne me faisais pas prier, il écartait les cuisses, et commençait à faire son truc sur Internet pendant que moi je le suçais. Par moment je me tapais la tête au bureau, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de place là-dessous. Il m'encourageait à continuer, il avait baissé le siège au maximum pour me laisser un peu plus de place.

Il était concentré sur ce qu'il faisait mais m'encourageait, je l'entendais taper sur le clavier. Il s’arrêtait régulièrement pour me caresser les cheveux. Il avait un mot gentil '' Tu t'améliores ma grosse, tu t'améliores… '' ou encore '' Si tu continues je te garde sous clé en permanence… '' ! Ça c'était censé m'encourager je suppose…

Je sentais ses réactions, il appréciait et se dandinait sur le fauteuil, il écartait encore plus les cuisses et se laissait glisser sur le fauteuil et avec une main me retenait la tête au moment où il me giclait dans la bouche. Il maintenait la main encore et je ne pouvais pas retirer ma tête, je n'avais pas le choix, j'avalais…

— Francis : Reste comme ça tu seras mignon, je n’ai pas fini mon truc.

J'avais décidé de faire tout ce qu'il me demanderait aussi je ne bougeais pas, je gardais sa queue dans la bouche sans bouger. J'étais bien installé, ma position n'était pas inconfortable aussi… S'il n'y avait que cela pour lui faire plaisir !

Je ne sais combien de temps je suis resté dans cette position mais au bout d'un moment je sentais sa queue qui prenait à nouveau du volume. C'était marrant, je ne faisais rien, ou presque rien. Il fallait bien que je respire et que j'avale ma salive, ça produisait forcément des mouvements dans ma bouche, des mouvements de ma langue. Il bandait de nouveau !

Je recommençais un mouvement de succion, doucement puis plus rapide. Plus sa queue prenait de place dans ma bouche plus je m'activais. De nouveau sa queue s'enfonçait jusque dans ma gorge. Je retirais ma tête, il me rattrapait et d'une main il me tirait vers lui. Ça me stimulait et je recommençais à le sucer.

— Francis : Ça y est j'ai fini !

Il se retirait et faisait rouler le fauteuil en arrière. J'étais sous le bureau et je le regardais.

— Francis : Fais voir ton truc.

Je me relevais juste devant lui et lui montrais, il me caressait les couilles longuement, je le laissais faire. Avec une main il se masturbait, ça m’excitait à mort et dans ma cage je bandais comme un fou. La peau ressortait par les trous d'aération et faisait comme l'autre jour des bourrelets, un peu comme des bulles de peau. Ce n’était pas franchement désagréable mais pas pour autant agréable…

— Francis : Suce-moi s'il te plaît !

Je n’ai jamais su refuser ça à un mec qui dit ''s'il te plaît''. Je retombais à genoux devant lui et m'activais comme je savais faire, j'y mettais tout mon cœur. Je m'attendais à ce qu'à un moment il allait se lever me demander de me retourner, de me pencher en avant et m'enculer bien à fond comme j'aime. En attendant je m’appliquais. J'avalais sa queue sur toute sa longueur, relevais ma tête et sa queue ressortait, je la masturbais en léchant le gland puis je recommençais.

Sans prévenir il attrapait ma tête avec les deux mains et me tirait fermement vers lui. Mon visage était écrasé contre le bas de son ventre, il me tenait bien plaqué ainsi et giclait à nouveau dans ma gorge en poussant des râles de plaisir. Là encore pas le choix… J'avalais !

Il me lâchait alors et je retirais ma tête. Je me relevais devant lui et le regardais, il avait l'air satisfait, mon dispositif de chasteté se relevait… J'avais le souffle court, mon cœur battait fort, j'étais… Frustré ! Lui aussi il avait le souffle fort, son cœur battait fort, il était satisfait !

— Francis : Si on parlait de ton truc. Tu sais les autres vont trouver ça complètement dingue…

— Moi : Ne leur dis pas !

— Francis : Tu ne veux pas leur raconter ?

— Moi : Pas encore, c'est trop récent.

On parlait un moment, je lui racontais toute ma démarche, je lui racontais tout. Et de toutes façons c'est juste des essais, je ne garde pas le truc trop longtemps. C'est juste pour expérimenter de nouvelles sensations.

— Francis : Et la frustration ? Ça marche la frustration ?

— Moi : Je suis complètement frustré là moi !

— Francis : Bon, c'est Ok je ne dis rien à personne, je ne raconte rien à personne mais à une condition…

Je le regardais, je ne savais pas quoi répondre. Il allait me dire quoi ? Sa condition… Lui il me regardait avec un sourire de travers comme celui qui prépare un mauvais coup.

— Moi : Alors. Parle. C'est quoi ta condition ?

— Francis : Je prends le contrôle de ta période d’entraînement. Tu me donnes les clés, on s'installe ensemble, chez moi ou chez toi et tu deviens mon esclave !

— Moi : Non mais tu rêves ! Je ne suis pas un esclave ! Ça ce n’est même pas négociable ! Non mais tu rêves !

— Francis : Tu passeras l'aspirateur, la cuisine et…

— Moi : L'aspirateur c'est dans le cul que tu te le prends si tu veux m'obliger à le passer et la cuisine, je te garantis que la choucroute c'est sur la tête que tu vas la recevoir !

— Francis : Ok ne te mets pas en colère, il doit bien y avoir un terrain d'entente…

On discutait un bon moment puis on finissait par se mettre d'accord. On vivrait ensemble et il aurait le contrôle sur mon plaisir… Je lui donnerais donc les clés, on dormirait ensemble et je m'engageais à ne pas m'amuser avec des godes ou des plugs. Je serais bien son esclave pendant tout le temps où je porterais ce truc mais son esclave sexuel seulement… son vide couille quoi. Je le suce quand il me le demande, il m'encule quand il le désire (le plus souvent possible). On fixe un délai maximum pendant lequel je devrais garder le truc. Il est en plastique donc facile à retirer en cas d'urgence mais pour cela il faudrait le détruire et je ne pourrais pas le lui dissimuler.

— Francis : Un mois, tu le gardes au moins un mois !

— Moi : Non pas un mois c'est la première fois que je porte ce truc.

— Francis : Et alors ! Tu me dis que c'est confortable.

— Moi : C'est confortable mais je ne l'ai jamais gardé plus de quelques heures !

— Francis : Mais toi tu es un pro et puis tu es un enculé toi pas un enculeur.

— Moi : Facile à dire, on voit que ce n’est pas toi qui es à ma place !

— Francis : Tu me propose quoi alors ?

— Moi : On est mercredi… Disons jusqu'au week-end…

Il pouffait de rire.

— Francis : Non mais tu rigole, deux jours, c'est tout ce que tu vises… Deux semaines. Mais c'est uniquement parce que tu commences. Ensuite tu fais un break et tu y retournes !

— Moi : Disons jusqu'à la fin de la semaine prochaine.

— Francis : Tu me fais rigoler là, tu n'es pas sérieux ?

— Moi : Je commence !

— Francis : Tu ne sais pas ce que tu veux !

— Moi : Si mais je… Euh…

Il insistait lourdement mais je ne lâchais rien, on finissait par se mettre d'accord et on fixait quelques règles. Je le porterais jusqu'à la fin de la semaine suivante mais ce serait renouvelable… Je ne sais pas pourquoi j'ai dit oui. Il va rajouter deux semaines c'est sûr. Je sentais ma queue presser contre ma cage de chasteté en pensant à ça. Pas de douleur. Et si c'était en fait ce que je voulais, et si j'avais envie d'être un peu poussé, un peu contraint et pas seulement encouragé. Je bandais à fond dans ma cage et je me disais que finalement…



Après son départ je me demandais ce qui s'était passé. Pendant un moment je ne comprenais plus rien, je n'avais pas rêvé. Francis était au courant de mon délire, il m’avait vu à poil avec ce truc, je l'avais sucé (bon ça ce n’était pas la première fois), et c'est lui qui avait les clés. Il allait revenir, il dormirait avec moi ce soir (ça non plus ce n’était pas la première fois).

Mais il y avait un petit truc… Je m'étais engagé à être son esclave sexuel. Sexuel uniquement je ne passais pas l'aspirateur et ne lavais pas les vitres. Sexuel donc mais… Je devrais lui obéir tant que cela ne révélera pas mon secret… Pourquoi il avait voulu absolument ce dernier point de détail ? Il avait insisté en plus… '' Tant que cela ne dévoilera pas ton secret ''. Il l'avait dit de plusieurs manières…

Finalement j'ai commencé ce texte par tout un laïus sur le mot Apocalypse et je me demande si au final on ne devrait pas le prendre au sens populaire, au sens simple… C'est la fin !

Je vous ai déjà fait le coup ! Ce n’est pas la fin de l'histoire, c'est juste la fin, pour moi, je suis mal quoi. Franchement me retrouver dans cette situation, j'ai vraiment des idées de fou quand je m'y mets moi !

A suivre…