De A à Z: (A)lexis


De A à Z: (A)lexis
Texte paru le 2005-07-01 par Patrice   Drapeau-qc.svg
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Copyright: © 2005 Patrice Boucher La série "De A à Z" fut la première série d'histoires érotiques à être publiée sur le babillard électronique de Gaynet Canada il y a plus de 13 ans déjà, bien avant que Gai-Éros ne voit le jour en 1998. Nous avons pu les récupérer sur de vieilles disquettes souples retrouvées dans nos boîtes d'archives. À l'époque, Patrice écrivait sous le pseudonyme "Marty B". Patrice a bien voulu revamper les textes et nous les présenter sur internet.
Template-Books.pngSérie : De A à Z

J'habite une petite ville à plus de 150 km de Montréal et c'est là que j'ai fait la connaissance d'Alexis. Il faisait du vélo, je m'occupais de mes plates-bandes à l'extérieur. J'entendis soudainement un coup de klaxon suivi d'un bruit de dérapage d'une voiture sur l'asphalte. Relevant alors la tête, tout ce que j'aperçus, c'est une voiture qui reprenait la route tant bien que mal et ce jeune homme par terre, un vélo à ses côtés.

Je me précipitai vers lui alors que déjà, quelques habitants sortaient sur leur perron pour voir ce qui s'était passé.

— Ça va? criais-je au jeune homme. Es-tu blessé?

— Euh, non, répondit-il doucement, visiblement encore sous le choc.

— Que s'est-il passé? demandais-je nerveusement. La voiture t'a renversé?

— Oh non, pas du tout. J'ai juste perdu l'équilibre et le chauffeur en me voyant tomber, a dû donner un coup de roue pour ne pas me frapper. C'est de ma faute, pas de la sienne.

— Il aurait quand même pu s'arrêter, le bougre!

Je l'aidais à se relever. Il boitait quelque peu et il avait le genou éraflé. Son vélo ne semblait pas abîmé.

— J'ai eu un coup de chaleur je crois. J'ai juste besoin de me reposer un peu à l'ombre. Si vous permettez, je vais m'asseoir sur votre véranda et laisser un peu de temps passer...

— Pas de problèmes. Mais pour l'instant, occupons-nous de ton genou. Viens, suis-moi.

Quelques enfants du voisinages s'étaient déjà regroupés autour de nous pour voir de quoi il retournait. Je reconnus parmi eux le fils de mes voisins et lui demandai d'amener le vélo jusque chez moi, et il nous emboîta le pas. Il le déposait sur le terrain alors que j'aidais le jeune homme à grimper les marches, et il regagna la rue où ses copains l'attendaient. Je fis entrer le petit blessé dans la cuisine et je l'installai sur une chaise pendant que j'allais chercher la trousse de premiers soins. Quand je revins, il avait déjà meilleure mine.

— Je ne savais même pas que quelqu'un habitait encore ici! lança-t-il d'un ton surpris. Depuis la mort de la vieille Gertrude l'automne passé, je n'avais jamais vu personne.

— La "vieille Gertrude" comme tu dis, c'était ma grand-mère. Et elle m'a légué sa maison, c'est pourquoi j'ai décidé de venir passer mes vacances ici, ça me repose de la ville.

— Ah! Je comprends maintenant pourquoi vous êtes propriétaire si jeune. Désolé pour votre grand-mère, je ne savais pas.

— Y'a pas de quoi, répondis-je en désinfectant son genou.

— Aïe! hurla-t-il.

— Bouge pas. Ça ne sera pas long, je pourrai te mettre un pansement. Ce n'est qu'une éraflure, alors rien de bien bien grave.

— Merci. Comme ça, vous venez de Montréal? Ça doit être drôlement plus actif qu'ici? dit-il, intéressé à poursuivre la conversation.

— Non, je viens de Québec, Ste-Foy pour être plus précis. Québec n'est pas aussi grouillant que Montréal mais l'été, avec tous les touristes et les vacanciers de partout au Québec, ça devient étouffant pareil!

— J'imagine... Mais j'aimerais quand même mieux ça que ce patelin!

— J'avoue, répondis-je en riant et en terminant d'appliquer le pansement sur son genou. Et voilà, comme neuf! ajoutai-je.

— Merci encore.

— Au fait, je ne sais même pas ton nom?

— C'est Alexis, j'habite la maison juste en arrière d'ici.

— Et bien, enchanté Alexis. Et ça m'a fait plaisir.

— Et vous? C'est comment?

— Félix et arrête de me dire vous, j'ai même pas encore 24 ans!

Et sur ce, j'allai lui remplir un grand verre de thé glacé que je lui apportai pour qu'il puisse se rafraîchir un peu.

— Tiens, prends ça, ça va te redonner de l'énergie. Moi je vais sortir car je dois absolument terminer mes plates-bandes et finir de déplacer les plantes de ma grand-mère car ils viennent installer la piscine demain.

— Une piscine! Wow! s'exclama-t-il.

Et je sortis pour terminer mon travail. Dix minutes plus tard, Alexis sortait sur le perron et s'offrait gentiment pour m'aider. Je lui ai alors indiqué où se trouvaient les plantes et les fleurs à l'arrière et qui devaient être transférées sur le devant de la maison. À deux, ça nous a pris l'après-midi. Heureusement qu'il m'a donné un coup de main sinon je n'aurais jamais eu le temps de terminer à temps.

Une fois rentrés, je l'invitais à partager une pizza que je voulais commander. Il a appelé ses parents et il acceptèrent qu'il reste à souper avec moi. Je passai un rapide coup de téléphone à la pizzéria et je dis à Alexis qu'il pouvait regarder la télé pendant que j'allais prendre une bonne douche pour m'enlever la sueur et la terre que j'avais partout sur moi. Il me sourit et s'installa au salon pendant que j'allais à la salle de bain. Je n'étais pas dans la douche depuis deux minutes qu'Alexis me rejoignait, nu comme un ver, dans la baignoire. Abasourdi, je ne trouvais rien à dire. Il dût lire la surprise sur mon visage car il s'approcha et moi et chuchota :

— J'ai deviné tout de suite que nous aimions les mêmes choses, dit-il en collant son corps contre le mien.

Je sentais son sexe pointer contre ma cuisse, me faisant bander sur-le-champs par la même occasion. Je ne trouvais rien à dire à ce petit mignon sans tabous, alors je le serrai contre moi et engouffrais ma langue entre ses lèvres. Il répondit à mon baiser et nous passâmes quelques minutes à nous embrasser tendrement. Je descendis doucement en embrassant chaque parcelle de son corps en passant par ses tétons durcis et son ventre excité. À peine avais-je dépassé son nombril et me dirigeais vers son pubis, que je l'entendis crier et je sentais plusieurs salves de sperme qui s'éclataient contre mon cou. Sa queue encore raide dégoulinait encore quand je suis arrivé à celle-ci et je pus récupérer quelques gouttes de sperme au bout de son gland alors que son corps était toujours en proie à de violentes secousses de jouissance.

Je me suis relevé et lui ai souri. Il rougissait.

— Désolé, c'est venu tout seul. C'est pas évident de trouver quelqu'un dans ce trou pour explorer les désirs sexuels quand on préfère les gars.

— Quoi, c'était la première fois?

— À part quelques crossettes entre amis quand j'avais 14-15 ans, oui. À 18 ans, si j'essayais de faire la même chose, je me ferais vite pointer du doigt!

— Je vois, lui répondis-je en souriant. Vite, terminons de nous laver, la pizza va arriver.

Tout en mangeant, je lui racontai mes premières expériences et je lui promis de lui montrer tout pleins d'autres trucs intéressants pendant l'été que je passerais dans ce petit village.


Au fait, quand l'été fut terminé, Alexis m'a rejoint à Québec moins d'une semaine après mon départ. Il s'ennuyait et j'avoue que moi aussi, je m'ennuyais drôlement de mon petit mec. Il s'est trouvé un travail ici en ville et nous vivons ensemble depuis. Il aura été un élève très doué qui a beaucoup appris et qui surtout, excelle en "travaux pratiques"…