De A à Z: (D)avid


De A à Z: (D)avid
Texte paru le 2006-09-26 par Patrice   Drapeau-qc.svg
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Copyright: © 2006 Patrice Boucher La série "De A à Z" fut la première série d'histoires érotiques à être publiée sur le babillard électronique de Gaynet Canada il y a plus de 14 ans déjà, bien avant que Gai-Éros ne voit le jour en 1998. Nous avons pu les récupérer sur de vieilles disquettes souples retrouvées dans nos boîtes d'archives. À l'époque, Patrice écrivait sous le pseudonyme "Marty B". Patrice a bien voulu revamper les textes et nous les présenter sur internet.
Template-Books.pngSérie : De A à Z

J'ai rencontré David dans de bien drôles de circonstances, alors que je faisais un sondage sur le habitudes sexuelles des étudiants de notre cégep. Bien installé dans un petit kiosque dans l'agora, lieu où tous les étudiants se regroupaient pendant les pauses et les périodes libres, j'attendais patiemment que les volontaires se présentent pour un petit questionnaire.

Se présenta alors un petit mec bien foutu: gueule d'ange, cheveux châtains clean-cut, des vêtements relaxes - contrairement à lui qui le semblait beaucoup moins - avec son sac en bandoulière. Je l'invitai donc à s'asseoir et lui présentai le but de ce sondage. Il acquiesça de la tête à mon topo de présentation et prit finalement le questionnaire avant d'aller s'isoler quelques tables plus loin pour le compléter. Tel que je lui avais annoncé, cela ne lui prit qu'une quinzaine de minutes pour le terminer et il me rapporta le tout avant de quitter aussi rapidement qu'il était venu. Je maudissais alors le protocole qui voulait que toutes les enveloppes soient scellées avant de nous les remettre, ce qui m'empêchait donc en ce moment de connaître les premières réponses de ce jeune homme qui se lisaient comme suit :

Notez sur une échelle de 1 (peu) à 10 (énormément) l'excitation que peut vous procurer la vue de:

— Une jolie fille

— Un joli garçon

— Une jolie fille en sous-vêtements ou en bikini

— Un joli garçon en caleçon ou en speedo

— Un sous-vêtement féminin

— Un caleçon

— De beaux seins

— De beaux pectoraux bien définis

— Le sexe d'une femme qui s'offre à vous

— Le sexe d'un homme en érection

J'aurais particulièrement aimé savoir son attirance envers les garçons car j'étais ouvertement gay au cégep (et j'y présidais l'association des gais et des lesbiennes du collège) et cet étudiant m'était tombé dans l'œil immédiatement. Je respectai néanmoins le protocole et l'anonymat de ce questionnaire et résistai à ouvrir l'enveloppe pour y voir ses réponses.

Je fus des semaines sans recroiser mon bel étudiant.

Un beau soir, alors que je replaçais la salle où nous avions eu notre assemblée hebdomadaire de l'asso gais & lesbiennes, ne voilà-t-il pas que mon beau petit mec se tenait là, debout, dans l'embrasure de la porte, le visage cramoisi de gêne. Je le saluai avant de me diriger vers lui:

— Salut! Quelle "belle" surprise! fis-je pour le confronter quelque peu.

— Heu... Salut. Tu te souviens de moi?

Avec une si belle perche qui m'était tendue, il fallait que je passe à l'attaque!

— Comment t'oublier?! J'espère te croiser dans les couloirs à tous les jours que je passe au cégep!

Et vlan! Comme si c'était possible, il rougit encore plus. Je décidais donc que c'en était assez pour le moment, je ne voulais tout de même pas le faire fuir... Mais je voulais tout de même en avoir le coeur net et hésitant, lui posai la question fatale:

— Tu viens t'inscrire au groupe de discussion que je préside?

Il me fuyait du regard, et se sentant coincé, se mit finalement à fixer ses pieds. Au bout de quelques instants qui m'ont paru une éternité, et après m'être auto-flagellé mentalement d'avoir été si prompt, il brisa enfin le silence :

— Je voulais te parler du sondage... Tu te souviens?

— Bien sûr...

— C'est à propos de mes réponses...

— Quoi, tu n'avais pas répondu correctement?

— Non non! Au contraire... Au moment précis où j'ai répondu, tout était bien normal et j'ai répondu clairement à toutes les questions. Sauf que depuis, les choses semblent avoir changé et je voulais en discuter avec quelqu'un car ça me fout la trouille. Aurais-tu quelques instants?

Sa réponse avait été débitée d'un trait, sans aucune pause, rapidement, comme s'il se débarrassait d'un poids trop lourd pour lui.

— Bien sûr... La salle est cependant réservée par un prof de l'éducation aux adultes qui doit arriver dans quelques minutes. Si tu veux, on peut s'asseoir dans l'agora ou la cafétéria?

— C'est comme tu le veux... N'importe où, mais pas trop passant...

— Hmmm... l'heure du souper arrive, alors les deux seront bien passants le temps de le dire. Veux-tu venir au local de l'asso? J'ai la clé...

— Très bien... C'est comme tu veux.

Il n'avait toujours pas cessé de fixer le plancher. Je me demandais bien ce qu'il pouvait avoir sur le coeur, et surtout, pourquoi c'est à moi qu'il désirait parler! Je terminai de replacer les quelques chaises toujours éparses dans la salle et l'invitai à me suivre jusqu'au local de l'association situé au second plancher.

J'ouvris la porte et le précédai dans le local, allumant les lumières au passage, alors que mon beau mec refermait la porte derrière lui.

— Je peux? finit-il par me demander. Je ne voudrais pas que personne ne me voie ici...

— Pas de problèmes, fis-je en m'assoyant tout en l'invitant à faire de même.

Je m'étais assis sur le sofa du local, à une extrémité. Il fit de même, prenant place à l'autre extrémité. J'étais là, à le regarder, mi-étonné, mi-curieux. Il avait l'air songeur et ne disait toujours rien, regardant tout autour de lui, prenant soin de ne jamais me regarder. Allait-il me faire un coming-out comme ça, de but en blanc?

— Alors? Avant de commencer, moi c'est Alex. Et toi, c'est?

— Désolé, j'avais oublié de me présenter... Je m'appelle David.

— Enchanté David, dis-je, rieur, tentant de détendre l'atmosphère. Tu voulais donc me parler de ton sondage. Tu sais que je n'ai consulté aucune des fiches comme tel, j'ai seulement étudié les résultats une fois compilés. Alors je ne sais pas ce que tu avais répondu.

— Ah ok... je croyais que tu savais ce que j'avais répondu.

— Non, désolé. Mais rien ne t'empêche de me le divulguer si tu es volontaire. Et ensuite on pourra discuter de ce qui t'embête. Ça te va?

— Oui... enfin, j'imagine...

Il fit une longue pause que je pris soin de ne pas interrompre, désirant qu'il soit à l'aise le plus possible pour aborder le sujet de sa manière.

— En gros, j'ai répondu 10 à toutes les questions au sujet des filles et 1 à toutes les réponses concernant les garçons dans le sondage...

— Ok, comme tous les gars hétéros... Rien de bien surprenant dans tes réponses... Pourquoi cela te chavire-t-il de la sorte?

— C'est que jusqu'ici, réussit-il à dire en ravalant avec peine sa salive, je ne m'étais jamais posé de questions quant à mes préférences sexuelles, et voilà que depuis votre sondage, des doutes me sont apparus dans mon esprit...

— Ok, rien d'anormal là-dedans non plus, la curiosité pousse souvent ce genre de questionnement chez les gars. T'as pas à t'en faire tu sais...

— Oui, mais ma curiosité semble malsaine... C'est rendu que je regarde les gars en sous-vêtements dans les vestiaires et non seulement les sous-vêtements m'excitent autant que ceux d'une fille, mais j'ai la tête qui part dans tous les sens au point tel où c'est rendu que je me demande l'impression que ça me ferait de porter la main sur le tissu, frôler une fesse, ou pire encore, même de prendre le "paquet" du gars à pleine main! J'en suis terrorisé, surtout que j'en ai même bandé en plein vestiaire devant les autres gars!

Sur ces paroles, David fondit en larmes...

— J'ai p-p-peur... finit-il par articuler entre deux sanglots.

Je posai délicatement la main sur son épaule et tout naturellement, il tomba dans mes bras et me serra contre lui en redoublant d'ardeurs dans ses pleurs. Bien que mal à l'aise, je l'entourai amicalement de mes bras et le laissai pleurer sur mon épaule. Je ne disais rien, je le laissais pleurer une bonne dose; ça lui ferait du bien. Pendant ce temps, je jonglais à ce que je lui donnerais comme réponse... Quelques minutes passèrent et il reprit finalement la parole:

— Je suis désolé... J'ai même mouillé ta chemise...

— Bah, ne t'en fais pas, ça sèche!

Et vlan, il me sidéra en me demandant à brûle-pour-point:

— C'était comme ça toi aussi quand t'as découvert que tu étais gai?

Je pris quelques secondes pour réfléchir.

— Ho là! C'est ça qui te tracasse tant? Tu crois être gai car tu te demandes quelle sensation ça ferait de toucher une fesse ou encore les parties d'un autre gars?

— Ben quoi? Qu'est-ce que ça peut être d'autre?

— Youhou! Tu peux pas te dire comme ça que t'es gai à cause de ça... T'as juste eu un élan de curiosité, qui d'ailleurs est tellement courant chez les gars, hétéros ou pas... T'as jamais joué à "touche-pipi" quand t'étais jeune? Vous vous êtes jamais "mesurés" en gang au début de l'adolescence, à savoir qui avait la plus longue?

— Heu... non! Jamais... J'étais plutôt solitaire à l'époque... J'étais comme qui dirait un petit "baquet", et je ne sortais pas de chez moi, et je n'avais pas vraiment d'amis avec qui je me tenais...

— Bah, voilà ta réponse... T'es toujours aussi hétéro qu'avant, c'est juste que la curiosité naturelle qui habituellement s'épanche au début de l'adolescence avec les amis proches s'est tout simplement déclenchée maintenant que tu es un peu plus vieux...

Et je lui souris. Ses yeux terrorisés laissèrent peu à peu le calme les gagner et son regard se transforma.

— Euh... toi, t'as fait ça quand t'étais jeune?

— Bah, ouais, comme tous les gars de mon âge...

— Et c'est comme ça que t'as su que t'étais gai?

— Non pas vraiment... je le sentais bien en dedans de moi depuis quelques années... Disons que ça m'a juste confirmé dans ce que je savais et bien que personne d'autre que moi le savait, j'étais pas pour gâcher mes amitiés "particulières" en me dévoilant... J'ai donc profité des élans de curiosités des autres jeunes avec qui je me tenais en quelque sorte...

David fit une pause et se fit penseur... Je ne l'interrompis pas et attendis la suite...

— Depuis le sondage, j'ai souvent pensé aux questions auxquelles j'avais répondu 1... Tu crois que maintenant, c'est seulement une curiosité que j'ai pour ces questions sur les gars?

— Je ne peux en être certain, je suis pas dans ta tête... Veux-tu qu'on discute de chacune des questions une par une? On va peut-être trouver ce qui t'amène à te faire des peurs sur ton orientation...

— Si tu penses que ça peut aider...

Je pris donc un questionnaire que j'avais en copie dans mon sac, malgré tout le temps depuis que l'étude était terminée...

— "Un joli garçon"... Tu répondrais quoi?

— J'sais pas trop. J'ai souvent pensé que j'aimerais être aussi beau que tel ou tel acteur pour pogner avec toutes les filles, mais sans plus...

— Parfait... "Un joli garçon en caleçon ou en speedo" maintenant.

— Ben c'est un peu comme je t'ai dit tantôt... ça me trouble depuis quelques temps... Je ne comprends pas pourquoi.

— C'est vrai, c'est déjà abordé... On y reviendra après les autres si tu veux en parler plus longuement... Maintenant la prochaine, "Un caleçon"?

— Ben ça j'ai testé chez moi avec un des miens... Ça m'a rien fait...

— Un peu normal, vu que tu sais qu'il est à toi. Celui d'un autre?

— Je ne sais pas, j'ai jamais touché à un caleçon qui n'était pas à moi, si ce n'est qu'au magasin en les achetant...

Je me penchai et pris mon sac sur mes genoux.

— Bon ça tombe bien, j'ai des vêtements de rechange ici dans mon sac car je vais me baigner le soir avant de quitter le cégep...

Je plongeai ma main dans mon sac et en ressortis un sous-vêtement que je lui tendis. Il hésita, puis, la main tremblante, prit le caleçon dans sa main. Quelques secondes plus tard, il s'exclama :

— Ça fait tout drôle! J'ai l'estomac qui grouille... Mais ça ne m'excite pas comme tel...

J'allai passer à la prochaine question, mais quand je tendis le bras pour reprendre mon caleçon, il recula.

—... minute! Ça ne m'excite pas comme je l'ai dit, mais ça me fait tout drôle d'essayer de t'imaginer qui le porte. C'est normal? C'est ça le genre de curiosité dont tu me parlais?

— Possible... Il se peut que ta curiosité se manifeste de cette manière...

— Et est-ce que c'est normal d'être là, avec ton caleçon dans mes mains, et d'en être au point d'espérer de te voir pour vrai dedans?

— Peut-être... c'est possible, chaque personne a ses propres idées... Moi quand j'étais jeune, j'aimais regarder les gars dans un speedo tout moulant. On passe à la prochaine question?

— On peut approfondir celle-ci?

— Bien sûr... De quel angle veux-tu aborder le sujet?

Boum! Les deux bras m'en tombèrent en écoutant sa réponse :

— Est-ce que tu le mettrais devant moi pour que je puisse te voir dedans?

Là c'était lui qui me sciait avec sa réponse aussi prompte ! Je déglutis difficilement... Le gars me faisait flasher, c'était un hétéro curieux qui s'offrait carrément à moi, mais je bloquais... Je ne me reconnaissais plus moi-même...

— S'il te plaît? insita-t-il en me tendant le sous-vêtement.

Sans un mot, je me suis doucement levé et j'ai pris le caleçon de ses mains. Une partie de moi me criait à tue-tête de prendre la perche tendue alors que le petit ange me disait de ramasser mon sous-vêtement et d'en finir là. Mais bon, il me le demandait... pourquoi dire non car après tout, n'avais-je pas rêvé d'être son cobaye depuis des mois? Lentement, nerveusement, je défis ma ceinture et mon pantalon que je laissai tomber par terre. Je portais un vulgaire boxer, pas très sexy, et j'en étais gêné. En me retournant dos à lui, je le fis glisser également sur mes chevilles et j'enfilai à toute vitesse le caleçon que David m'avait tendu. Sans en être certain, il m'avait semblé avoir senti un doigt se poser délicatement sur mes fesses pendant que j'enfilais le léger sous-vêtement, ce qui me rendit encore plus nerveux. Avant de me retourner, je pris soin de me placer les parties dans la pochette bien moulante du caleçon en coton, et pour ne pas m'aider dans ma cause, un début d'érection trahissait mon excitation.

Une fois face à David, je le fixai droit dans les yeux. Évidemment, lui me fixait ailleurs sans dire un mot. Toute cette attention vers l'avant du sous-vêtement eut l'effet irréversible de terminer l'augmentation de volume de ma verge et j'affichais désormais une trique d'enfer. David était demeuré immobile et sans voix. J'attendis quelques instants, mais l'inconfort de la situation étant loin de s'atténuer, j'allais me retourner à nouveau pour ré-enfiler mes vêtements quand David, dans un bond incroyablement rapide accompagné d'un "NON!" catégorique, m'agrippa le paquet d'une main, plantant son autre main derrière mes fesses pour m'attirer à lui alors qu'il se plaquait le visage au niveau de mon sexe. D'une voix maintenant sereine, il annonça calmement :

— Je crois qu'il est inutile de passer par la prochaine question qui était "de beaux pectoraux bien définis" car j'ai maintenant la réponse que je voulais avec la question du "sexe d'un homme en érection"...

Tétanisé, je restais là sans bouger alors que David promenait maintenant sa main sur ma verge gonflée à bloc. Du bout des doigts, il fit glisser l'élastique du caleçon afin d'en libérer ma queue prisonnière et avant que j'aie le temps de réagir, il engloutit entièrement mon sexe dans les profondeur de sa bouche. Sa langue virevoltait autour de la hampe et ses lèvres enserrait amoureusement ma tige alors qu'il la faisait coulisser dans son organe buccal. Mon excitation atteignait des sommets, sa pipe était magistrale, à un point tel que je ne pus retenir quelques gémissements d'abandon. J'étais sur le point de jouir quand j'ai finalement réussi à le repousser.

— J'le fais pas bien? demanda-t-il d'un air tout à coup timide.

— Euh... non pas vraiment... j'dirais plutôt le contraire!

— Laisse-moi continuer alors!

— Euh... vois-tu, c'est que j'me sens pas très à l'aise ici...

— J'veux te faire venir... s'il te plaît...

Je n'eus pas à hésiter longtemps... Il me faisait sentir beaucoup trop bien. Je mis une condition cependant:

— Ok, mais toi aussi, à poil... que je goûte à ta queue!

Il sauta sur ses pieds et en deux temps trois mouvements, il était devant moi, complètement nu, la bite en l'air, bien dressée. Je m'en suis approché doucement, et en la maintenant entre mes doigts, je me suis agenouillé devant lui. Plusieurs soubresauts se faisaient sentir dans son sexe; il ne tarderait pas à jouir avec cette première expérience gai! J'ai déposé mes lèvres sur son gland et sans faire autre chose, je n'ai pas eu longtemps à attendre pour que sa tige entière coulisse dans ma bouche à une vitesse d'enfer; ses coups de reins accéléraient et je sentais sa verge se durcir encore plus entre mes lèvres.

C'est donc naturellement que nous nous sommes retrouvés en position de 69, sur le sol du local. Nos queues recevaient ainsi toute l'attention dont elles avaient besoin de la part de nos bouches affamées. Sans aviser, il me déchargea en pleine bouche et alors que je tétais son sexe pour recueillir toute sa sève, je ne pus retenir mon orgasme et je lui jouis à mon tour en pleine gorge.

À peine remis de nos émotions, David se retourna et vint se coller tout contre moi. Nous nous sommes embrassés longuement, échangeant spermes et salives, tous deux heureux de cette expérience sexuelle.


Dans les mois qui suivirent, je recroisai David à quelques reprises dans les couloirs. Il me faisait un petit salut de la tête mais jamais il ne s'est approché de moi. Je respectais son choix et n'en fit pas un drame.

Au mois de mai, juste avant la fin de la session, j'eus l'énorme surprise de voir David entrer à la dernière réunion de l'asso du collège; il n'était pas seul. À la fin de la réunion, il vint me présenter Sylvain et Julie, un gars et une fille en couple qu'il avait connus il y a quelques mois et avec qui il sortait depuis, formant un joli trio bi. J'étais bien content pour lui mais j'étais en même temps un peu déçu que mon beau David soit maintenant dans les bras d'un autre...