De A à Z: (H)arry


De A à Z: (H)arry
Texte paru le 2010-09-02 par Patrice   Drapeau-qc.svg
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La série "De A à Z" fut la première série d'histoires érotiques à être publiée sur le babillard électronique de Gaynet Canada il y a plus de 18 ans déjà, bien avant que Gai-Éros ne voit le jour en 1998. Nous avons pu les récupérer sur de vieilles disquettes souples retrouvées dans nos boîtes d'archives. À l'époque, Patrice écrivait sous le pseudonyme "Marty B". Patrice a bien voulu revamper les textes et nous les présenter sur internet.
Template-Books.pngSérie : De A à Z

J'étais assis sur le divan, regardant nerveusement la télévision, à côté de Harry qui ne tenait plus en place:

— Es-tu certain que tu ne t'es pas trompé? Demanda Harry.

— Arrête donc de t'en faire, elle m'a dit qu'elle viendrait tout de suite après ses corvées à la maison... Laisse-lui le temps de les finir!

Harry commençait à m'énerver plus que je ne l'étais déjà! J'ai commencé à être nerveux dès que nous avons fait ce pari idiot. Qui de Martine ou Harry avait proposé cet enjeu, je ne m'en souvenais plus mais toujours est-il que le perdant de nous trois devenait alors l'esclave sexuel de deux autres pour une heure... À vrai dire, je ne me souviens même plus d'avoir été d'accord avec tout ceci mais voilà, heureusement pour moi, je n'avais pas perdu le pari et Martine devait donc se plier à nos caprices.

C'est Harry qui avait proposé, ne voulant pas exagérer sur le terme «esclave», que Martine nous taille une pipe chacun; à 15 ans, c'était bien suffisant pour nous rendre heureux de toute façon, notre seule envie étant de ne plus être à 100% puceau! C'est avec une gêne évidente qu'elle avait tout de même accepté, trop fière de tenir parole au lieu de se défiler devant nous. J'avais même tenté de l'encourager à laisser tomber mais elle ne m'avait pas écouté et m'avait tout simplement répondu qu'elle respecterait son pari jusqu'au bout!

— Appelle-là! Lança Harry qui ne tenait plus en place.

— Appelle-là toi même! Rétorquai-je aussitôt.

— On est chez vous, c'est à toi d'appeler...

— Alors on part pour chez toi, comme ça, tu pourras l'appeler pour lui dire de venir nous rejoindre là-bas!

— T'es fou! Ma mère est à la maison.

— C'est toi qui décide...

— Okay d'abord, on va attendre encore...

Agacé, il s'enfonça dans son coin du divan et riva ses yeux sur les images qui défilaient à l'écran. Moi, j'avais cessé de m'en faire et je n'avais pas nécessairement l'intention de tenir rigueur à Martine pour ce foutu pari. Nous regardions la télé en silence depuis à peine trois minutes que le téléphone retentit. Harry sauta sur ses pieds et courut jusqu'au combiné, sautillant sur place en attendant que je le rejoigne...

— Awaille! Plus vite!!!

— Heille, les nerfs! Fis-je d'exaspération.

Je répondis et c'était bel et bien Martine.

— Marc? C'est toi? Mon père avait une petite commission à faire et il m'a demandé de surveiller mon petit frère d'ici à ce qu'il revienne. Il devrait revenir d'ici 15–20 minutes...

— Fais-toi en pas Martine... Tu sais, on peut laisser tomber ce pari idiot... C'était pas très brillant comme idée!

Harry devenait rouge de colère devant moi. Je relevai la main pour lui faire signe de se calmer un peu.

— Oh que non! Un pari est un pari... Vous ne pourrez pas me remettre sur le nez de ne pas respecter mes engagements!

— Ben non voyons! Faut pas pousser...

— Pas question... de toute façon, c'est vous qui avez le plus à perdre dans tout ça... Si vous me niaisez après ça, je pourrai raconter aux autres filles combien vous avez de petites quéquettes! Échauffez-vous bien les gars... regardez un film porno, n'importe quoi... Ça sera pas long, j'arrive!

Sur ce, elle raccrocha. Sa réplique sur la grosseur de nos pénis m'avait fait rire. Malgré tout, elle avait entièrement raison! Je raccrochais le combiné et revint m'asseoir sur le divan et répétai la conversation à Harry.

— Super! En as-tu?

— Quoi donc?

— Des films pornos, nabot!

— Non mais je sais où mon frère cache les siens...

— Cool! Va en chercher un!

— Es-tu fou... S'il me surprend à fouiller, je ne suis pas mieux que mort!

— Il ne le saura pas, tu m'as dit toi-même qu'il rentrait super tard ce soir à cause de son baseball!

Ne voulant gaspiller plus d'énergie à le contredire, je me suis dirigé dans la chambre de mon frère pour aller chercher une cassette VHS dans son garde-robe, sous son équipement de hockey. Comme il ne servait pas de l'été, il devait se dire que c'était l'endroit idéal pour tout cacher ça mais il oubliait souvent combien je peux être fouineux... Ça aurait aussi comme avantage de faire fermer la gueule à Harry qui était trop énervant à mon goût!

Dès mon retour, j'insérais la cassette dans le magnétoscope et mis en marche la vidéo. Deux femmes se caressaient les seins pendant qu'un gars les regardait faire en se crossant.

— Trop bandant! Des gouines! S'écria Harry.

Moi, ce film là, je l'avais déjà vu plus qu'une fois et ça ne m'énervait pas le poil des jambes pour aussi peu. Ce qui me fit rire par contre, c'est que la dernière fois que j'avais emprunté la cassette, elle était positionnée à la séquence d'avant où un joueur de baseball faisait entrer en douce sa copine dans les vestiaires après un match et ils baisaient comme des malades sur le plancher des douches. Mon frère avait donc regardé sa cassette depuis!

Pendant que le film jouait, Harry y allait de ses exclamations et de ses commentaires sur les boules de une ou la chatte de l'autre. J'eus presque pitié de lui, s'il savait combien «looser» il faisait quand il agissait comme ça! Mais à quoi bon... C'était un maudit bon gars pareil et il fallait bien le prendre avec ses qualités et ses défauts, même si parfois, ça devenait achalant...

— Tu vas voir ce que je vais lui mettre à la Martine! Je suis bandé à bloc! Elle va voir c'est quoi une queue de mâle dans sa bouche! Penses-tu qu'elle est gouine, comme dans le film? Penses-tu qu'elle va emmener une amie? Penses-tu que...

— Vas-tu arrêter ça! Un vrai obsédé toé!

— Ben quoi, on peut bien avoir des fantasmes, non? Dis-moi pas que tu y penses pas sans cesse comme moi?

— C'est vrai, j'y pense... Mais je penses surtout que je suis content d'avoir eu le plus haut score de nous trois... Et j'ose pas imaginer ce qui aurait pu se passer si c'était toi qui avait eu le pire pointage!

— Ben là! Pourquoi tu dis ça? J'aurais aimé ça moi la manger, Martine!

— Ouais mais le pari, c'était que le perdant fasse l'esclave sexuel aux DEUX autres... pas juste à Martine!

— Bof, ça tombe bien, j'ai pas perdu, bon!

— Mais ça aurait pu, y'avait juste un point d'écart entre elle et toi... dis-je pour le piquer sur les bords.

— Ben c'est comme Martine, j'aurais tenu parole et je l'aurais fait pareil... Pas toi?

— J'ai gagné, j'ai donc pas besoin d'y penser...

— Mais si tu avais perdu? Questionna Harry. T'aurais laissé une connerie du genre ruiner ta réputation et ton honneur?

— Tu trouves pas que t'exagères un peu?

— Pas du tout! Je veux savoir, c'est tout. Comme ça, si on venait à refaire un pari du genre, je saurais à quoi m'attendre de ta part... Quand on est les meilleurs amis, on se ment pas, n'est-ce pas?

Je restais silencieux, cherchant à éviter ce sujet glissant que j'avais moi-même mis sur la table imprudemment.

— J'attends ta réponse, Marc!

Comme je ne répondais toujours pas, il s'exclama au bout de quelques instants:

— Bon bien au moins, ça aura eu ça de bon... Je sais maintenant à quoi m'en tenir au sujet de ta parole!

— À quoi tu t'attendais, Harry? Tu parles de ruiner ma réputation et mon honneur... À la place, j'aurais eu la réputation d'être un bouffeux de queues! Ça m'aurait fait une méchante belle jambe!

— Je vois toute la confiance que tu as en moi maintenant... C'est très très très intéressant de...

Le téléphone retentit encore une fois. Tout compte fait, j'en étais pas mal heureux car finalement, j'étais carrément en train de me caler et de perdre la face dans cette discussion avec mon meilleur ami.

— Allo?

— Salut Marc, c'est Martine. Tu sais ce que tu m'as dit tantôt, j'y ai repensé et je ne me sens vraiment pas à l'aise avec tout ça. Je dis pas que je ne le ferai pas, mais pas aujourd'hui... Tu me comprends?

— Ben oui, fais-toi en pas... Je vais en parler à Harry... Il finira par comprendre lui aussi...

— Merci, vous êtes vraiment des tops amis!

— Promets-moi d'arrêter de t'en faire avec ça, c'est tout ce que je veux...

— Merci Marc... On s'en reparlera de toute façon. Je te laisse, mon père et ma mère m'attendent pour le souper...

— Bye... Bon apétit...

Et je raccrochai. Harry avait compris à travers les bribes de la conversation que Martine ne viendrait pas. Il prit la nouvelle avec plus de maturité de ce à quoi je m'attendais de sa part.

— C'est correct, dit-il.

— J'avoue que tu me surprends pas mal...

&mdahs; Je crois que tu interprètes la situation dans le mauvais sens, dit calmement Harry. Tu sais, ce qui m'excitait le plus dans ce pari, c'est le fait que nous allions partager ça tous ensemble, tous les trois. On se connait depuis la maternelle, alors je voyais cette première fois comme l'aboutissement de notre amitié sincère, sans devoir prouver quoi que ce soit aux autres car on se connaît trop bien nous trois.

Ses propos me laissaient coi. Je ne savais pas quoi répondre. Harry continuait donc de plus belle dans ses déclarations toutes aussi impressionnantes les unes que les autres:

— Tu sais Marc, depuis qu'on se connait tous les trois, ça fait maintenant 10 ans, je pourrais te dire exactement ce que l'on a fait, jour par jour, depuis nos 7 ans environ car tous les jours, je marquais dans un cahier ce qu'on avait fait dans la journée. Tous nos jeux, nos rigolades et nos mauvais coups sont là-dedans. Y'a qu'à Martine, toi et ce journal à qui je n'ai jamais menti. Et depuis une semaine, c'est d'une seule chose dont je parle ou presque dans mon journal... c'est de cette chance inouïe que j'avais de partager ce moment avec vous deux.

Je l'écoutais parler et je n'arrivais pas à comprendre comment Harry avait pu passer du petit ado polisson à ce jeune homme au langage mature que j'avais devant moi.

— Je le sais trop bien ce que tu te dis... «Qu'est-ce qui lui prend celui-là?» Et bien sache que j'ai toujours combattu ma timidité excessive en projetant l'inverse. C'est ma façade si je peux dire. Tu te souviens pas combien de fois vous êtes venus me chercher, alors que j'étais tout seul dans mon coin à la maternelle... J'aurais toujours voulu avoir votre facilité pour approcher les gens, je ne sais pas comment me faire des amis... Mes seuls amis, c'est vous deux... et même que je me demande des fois pourquoi... En cabotinant de la sorte, ça m'empêche d'y penser et ça «explique» en quelque sorte le fait que j'aie si peu d'amis...

Je le regardais sans dire un mot. Une petite larme coulait maintenant sur sa joue. J'avais la gorge nouée et bien que j'essayasse de lui répondre, aucun son ne sortait. Harry donna le coup de hache qui finit par m'achever. Ce n'est plus une larme qu'il avait sur la joue mais un torrent qui coulait sur sa peau. Il pleurait comme je ne l'ai jamais vu pleurer.

— Ce qui m'a fait le plus mal tantôt, c'est le peu de confiance que tu sembles m'accorder. Est-ce que j'ai déjà fait quoi que ce soit qui aurait pu te faire penser de la sorte?

Plus rien ne pouvait l'empêcher désormais de vider son sac. Il ne me regardait plus, parlant dans le vide, fixant rien de précis soudainement.

— J'vais te dire ce que j'ai écris dans mon cahier le jour où nous avons fait ce stupide pari! C'est vrai que c'était stupide mais le soir, en y pensant, bien que je ne me l'avouait pas encore, j'espérais presque perdre afin d'être celui qui vous servirait d'esclave sexuel. Vous êtes ceux que j'aime le plus au monde. Pour moi, rien ne pouvait nous séparer. Il allait de soi que c'était avec vous que je voulais m'abandonner. J'aime Martine... et je t'aime... Quoi faire alors? J'aurais pu me forcer pour perdre mais j'ai finalement décidé de jouer franc-jeu pour ne pas te faire faire quelque chose que tu aurais regretté par la suite. J'suis pas fou tu sais, mes cousins, d'autres gars à l'école que j'ai entendu parler de petites aventures avec d'autres amis ou cousins, question de se découvrir entre potes. J'ai jamais osé faire le premier pas avec toi. Je me disais que si ça venait de toi, ce serait normal... Je ne l'ai jamais fait non plus avec Martine pour les mêmes raisons. J'avais peur de passer pour un gars anormal. Mais est-ce que c'est de ma faute si je vous aime? J'y peux rien!

Son regard se ficha alors dans le mien et le plus sérieusement du monde, poursuivit:

— Criss que c'était difficile à cracher le morceau mais c'est fait. Dis rien s'il te plaît. Enfin, pas pour tout de suite. Faut que j'aille jusqu'au bout.

Harry se leva et retira son chandail, son pantalon et ses bas. Toujours sous le choc de sa confession, je demeurai figé sur place au moment où il retira son caleçon et que debout devant moi, flambant nu, les bras ouverts, il dit finalement:

— Et voilà Marc, toi, tout comme Martine, je vous ai dans la peau. Chaque petite parcelle de mon corps n'a qu'une seule envie, c'est de tout partager avec vous deux. Oseras-tu encore dire que ma confiance en toi n'est pas infinie? Je pourrais difficilement me «mettre à nu» plus que je ne le suis en ce moment.

Et il se tût, demeurant immobile au milieu du sous-sol, entre la télé qui jouait toujours le film porno de mon frère et moi qui était toujours assis sur le divan. Malgré la solennité de la situation, je souriais bêtement devant Harry qui me regardait d'un air incrédule. S'il avait su ce qui avait pu me passer par la tête à cet instant, il se serait rué sur moi. Alors qu'il venait de se confesser de ses pensées les plus intimes, moi, je m'étais étonné à regarder son pénis flasques entres ses cuisses et à me surprendre de sa petitesse par rapport aux nombreuses fois où je l'avais vu, dans les douches à l'école ou aux sports.

Reprenant sur moi-même, je me suis relevé et sans trop savoir pourquoi, j'ai retiré mes vêtements un à un, jusqu'à me retrouver complètement nu moi aussi.

— Harry, avec ce que tu viens de me dire, c'est à mon tour de me dévoiler, de me mettre à nu devant toi.

Harry baissa les bras mais resta sur place.

— Je n'ai jamais manqué de confiance en toi, crois-moi. C'est que par ton attitude, quelques fois, je trouvais ça difficile de prévoir tes réactions et tes agissements. D'ailleurs, ce qui vient d'arriver ici vient prouver ce que je te dis. Je ne sais vraiment pas quoi te répondre si ce n'est que je doute ressentir la même chose que toi, bien que je t'aime beaucoup, autant que j'aime Martine... Mais je vous aime d'amitié, je n'ai jamais envisagé d'amour entre Martine et moi, et pardonne-moi, encore moins entre toi et moi. Je suis face à de l'inconnu pour moi mais j'espère que tu as la preuve de ma transparence en ce moment.

L'oeil de Harry laissa couler une larme et je fus pris d'un désir soudain de le rassurer. Je me suis rapproché de lui et j'ai serré son corps nu contre le mien. Il s'effondra en larmes au creux de mon épaule; je décidai de le laisser aller au bout de son stress.

Quand il fut calmé, il se sépara de mon étreinte et recula quelques pas en fixant le plafond.

— Tu avais raison pour une chose cependant, ajoutai-je. Quand tu m'as posé la question tantôt et que je n'ai pas répondu, c'est que je ne savais vraiment pas quelle aurait été ma réaction. Maintenant, je le sais...


Sur ces mots, je me suis agenouillé face à lui et tout en posant mes mains sur ses cuisses fermes, j'ai englouti ses couilles dans ma bouche.

— Heille, tu fais quoi là? Me demanda Harry.

Libérant ses bijoux de famille, je répondis seulement:

— Je te montre que mon honneur et ma réputation ne sont pas des enjeux quand il s'agît de mes deux meilleurs amis... Tu voulais savoir si j'aurais tenu parole, je pense pouvoir dire que oui maintenant...

Et sans dire un mot de plus, mes lèvres s'attaquèrent à sa queue rabougrie qui se releva fièrement au bout de 30 secondes alors que je massais sa hampe avec ma bouche. Je me suis alors senti bizarre avec ce sexe bandé en bouche. L'idée déformée que je me faisais en pensant à deux gars en train de baiser me paraissait bien stupide en ce moment. Je n'éprouvais certes pas d'excitation comme telle à baiser avec mon meilleur ami, mais je ressentais au plus profond de moi ce désir de partager cette amitié particulière avec lui, le défi de lui rendre tout l'amour qu'il me portait. J'étais dans un monde où il n'y avait que nous deux.

Je n'eus pas à attendre longtemps, sa queue m'éclaboussa le palais par des jets puissants de sperme visqueux et salé. L'effet de surprise m'obligea même à réfréner quelques haut-le-cœurs. Harry s'en aperçut et me relevant par les épaules, m'enjoignait de recracher...

— Enwaille, pas pour être malade!

La surprise passée, et m'étant habitué à cette texture bizarre en bouche, sans compter du mélange causé par la salive qui diluait le tout, c'est en le fixant droit dans les yeux que j'avalai son jus. Il sourit et alors qu'il s'agenouillait à son tour devant moi, je tentais de le retenir.

— T'as pas à faire ça, je l'ai fait parce que je le voulais.

— Et tu penses que moi, je vais me forcer encore pour le faire? J'en rêve depuis si longtemps tu sais...

— Justement... Ce serait injuste de te donner de faux espoirs...

— N'aies pas peur... Laisse-moi juste savourer ce moment avec toi jusqu'au bout, permets-moi de découvrir tout comme toi l'effet d'une pipe... S'il te plaît, laisse moi partager...

Je le poussai du bout des doigts pour l'encourager à descendre devant mon sexe qui me surprit à être bien gorgé et développé, à défaut d'être entièrement bandé. La douceur de ses lèvres et la chaleur de sa bouche eurent tôt fait de donner toute sa consistance à mon sexe et c'est en me laissant aller complètement aux sensations merveilleuses de ses caresses buccales que je me suis à mon tour déversé dans sa bouche.

Il se releva, me regarda dans les yeux alors que lui aussi avalait mon liquide.

— Merci... dit Harry tout doucement.

Je trouvais que répondre «bienvenue» ou «de rien» manquait aux circonstances. Je ne répondis rien et déposai un tout petit baiser amical sur ses lèvres encore brillantes de sa salive et de mon sperme.


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