De A à Z: (N)icolas


De A à Z: (N)icolas
Texte paru le 2015-02-08 par Patrice   Drapeau-qc.svg
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Copyright: © 2015 Patrice Boucher La série "De A à Z" fut la première série d'histoires érotiques à être publiée sur le babillard électronique de Gaynet Canada il y a plus de 23 ans déjà, bien avant que Gai-Éros ne voit le jour en 1998. Nous avons pu les récupérer sur de vieilles disquettes souples retrouvées dans nos boîtes d'archives. À l'époque, Patrice écrivait sous le pseudonyme "Marty B". Patrice a bien voulu revamper les textes et nous les présenter sur internet.
Template-Books.pngSérie : De A à Z

La chaleur était insupportable. Depuis cinq jours, la canicule frappait la province. Dehors, dans les rues, personne ne se promenait, aucun bruit d'enfants qui jouent dans les ruelles, aucune maman qui crie "Marco, Sylvie, venez manger, le dîner est prêt!". La ville s'était comme endormie sous le poids de la chaleur.

Nicolas ne faisait pas exception. Allongé sur son lit de tout son long, entièrement nu, n'arrivait même pas à ne pas souffrir de la chaleur. Il ne dormait pas, mais n'était pas éveillé non plus... Il était dans un état de somnolence permanent ou presque, se relevant que pour aller aux toilettes ou boire de l'eau pour compenser la déshydratation causée par la chaleur intense. Parfois, il profitait de quelques moments de vitalité après avoir mangé et bu, pour lire sa bande-dessinée. En temps normal, il serait dehors en train de faire du vélo ou encore à la piscine municipale en train de s'amuser avec ses amis, mais là, même cette dernière option, aussi rafraîchissante fut-elle, ne l'intéressait pas: il devrait se rendre à pieds, ce qui représentait une marche de près de 45 minutes ou encore s'y rendre à vélo en dix ou quinze minutes. Il n'avait pas le cœur à faire cet effort. il se contentait donc de prendre quelques douches pour s'empêcher d'attraper un coup de chaleur.

Somnolant à nouveau, la tête sur les pages ouvertes de sa BD, il n'avait même pas entendu la porte d'entrée s'ouvrir. Même s'il l'avait entendue, il n'aurait probablement pas réagi plus vivement. Un poids soudain sur ses cuisses le ramena cependant à la vie... Il n'avait pas la force de se relever ou se retourner. Il n'était même pas certain qu'il n'imaginait pas tout cela. Cependant, lorsqu'il senti des mains parcourir son dos et ses fesses, il douta que tout cela ne fut que dans son imagination.

— Tu fais quoi, là? demanda-t-il d'une voix à peine audible.

— Rien de spécial, entendit-il. Je te trouvais trop beaux comme ça...