De l'autre côté de la rue 01


De l'autre côté de la rue 01
Texte paru le 2020-06-01 par Charly Chast   Drapeau-fr.svg
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DE L'AUTRE COTE DE LA RUE 01

Vous vous souvenez il y a quelques temps Alexandre et son cerbère Isabelle arrivaient dans le quartier. Ils s'installaient dans " la maison d'en face " de celle de François. Là ce n'est pas la suite, c'est juste ce qui se passait alors " De l'autre côté de la rue "



C'était un quartier agréable, calme ça se voyait tout de suite, les maison étaient belles et avaient toutes un jardin gazonné qui donnait sur la rue et un jardin privatif de l'autre côté. L'agent immobilier nous avait dit qu'il y avait de nombreuses piscines privées. Il y avait un petit parc ou on pourrait promener nos enfants mais ça, ce n'est pas le genre d'Isabelle.


Le quartier paraissait chic… Tranquille et chic… Et ça, ça plaisait à Isabelle.


Les déménageurs étaient déjà au travail au moment où nous arrivions. Pourtant quand Isabelle sortait de la voiture elle commençait déjà à donner ses consignes.


— Isa : Alors vous attendez quoi pour descendre les meubles ? Vous voulez peut-être que je vous aide !


— Moi : Mais enfin chérie, laisse-leur le temps de réagir, ils viennent juste d'arriver. Nous étions juste derrière le camion il n'y a pas dix minutes…


— Isa : Raison de plus pour ne pas traîner, et toi non plus ne te tourne pas les pouces, viens avec moi je vais t'expliquer ou je veux voir les meubles.


Je remarquais le voisin de l'autre côté de la rue, il s'occupait de son jardin, la tondeuse était au milieu de son gazon, il était en train de tailler sa haie. Il avait une bonne tête, il nous saluait de la main. Isabelle ne lui répondait pas et allait ouvrir la maison.


— Isa : J'espère que celui-là ne sera pas trop familier et ne cherchera pas à s'incruster. Enfin si c'est le cas je sais comment le garder à distance.


— Moi : Mais enfin chérie, il nous salue c'est tout, tu pourrais lui rendre son salut aussi…


— Isa : On a autre chose à faire, ce n'est pas l'heure des mondanités. Toi je te laisserais faire tu sympathiserais avec tous les inconnus. Heureusement que je suis là !


Je répondais à notre nouveau voisin d'un geste rapide de la main, je ne sais même pas s'il l'a vu et je poussais un grand soupir et suivais Isabelle. C'est une femme magnifique mais c'est vrai qu'elle est assez distante avec les inconnus. Mais n'imaginez pas qu'on vit comme des sauvages, on reçoit régulièrement ses amis. Enfin, de temps en temps...


Il faisait beau, c'est mieux pour déménager. Les voisins devaient tous être au travail, il n'y avait personne dans les rues. Avant notre arrivée la rue était calme mais Isabelle se chargeait de mettre de l'animation. On n'entendait qu'elle.


Isabelle est très organisée, elle sait où elle veut que les choses soient installées. Je sortais, j'entrais, j'aidais les déménageurs, notre voisin d'en face venait me saluer. Je me présentais, moi c'est Alexandre lui c'est François.


— Moi : Nous venons d'acheter cette maison, Isabelle voulait s'installer dans un quartier calme, pour élever nos enfants.


— François : Vous avez des enfants ?


— Moi : Non pas encore. Mais Isabelle souhaite en avoir deux, un garçon et une fille.


— François : On ne choisit pas toujours, en règle générale on prend ce qui arrive.


— Moi : Isabelle à l'habitude d'avoir ce qu'elle veut.


Cette dernière réplique de ma part semblait l'amuser. C'est à ce moment qu'Isabelle arrivait.


— Isabelle : Arrête de traîner Alex, on n'a pas que ça à faire.


— Moi : Chérie je te présente François notre voisin d'en face, il est venu pour proposer son aide…


— Isabelle : C'est très aimable, mais nous n'avons besoin de rien. Pourriez-vous nous laisser s'il vous plaît, nous sommes très occupés !


François n'insistait pas, il nous saluait, je ne sais même pas si Isabelle l'a remarqué, elle s'était déjà retournée et repartait vers la maison. Je la suivais et tentait de la sermonner.


— Moi : Mais enfin chérie, tu aurais pu être plus aimable…


— Isabelle : Tu trouves peut-être que c'est le moment pour des mondanités. Tu penses sans doute qu'il n'y a plus rien à faire. Mon pauvre, heureusement que je suis là pour organiser les choses… Remue toi un peu, j'aimerais que la maison soit présentable avant ce soir !


Isabelle est toujours très décidée, elle sait ce qu'elle veut. Le ton de sa voix peut paraître autoritaire, mais c'est juste qu'elle a de la voix.


Le camion était rapidement vidé. Mais si les déménageurs venaient à se relâcher, ma compagne savait les rappeler à l'ordre. Avec Isabelle on ne se relâche pas… Elle est très active et il faut que les choses avancent.


Elle me faisait courir, je partais les mains vides, je revenais les bras chargés. Rapidement tout prenait forme, le gros mobilier était installé en premier, suivait les petits mobiliers puis les objets plus petits. Quand les déménageurs partaient le travail n'était pas terminé pour autant. Elle ne cessait de me dire : " Fais ceci " puis " Fais cela ", " Viens par ici ", " Viens par-là " … Elle me faisait courir.


A un moment je me souviens, je m'arrêtais quelques secondes devant une fenêtre. Je regardais de l'autre côté de la rue, j’apercevais mon voisin, François, il a l'air sympa François. Il me faisait signe de le rejoindre en me montrant une canette de bière. Je l’aurais bien rejoint, j'aurais bien fait une petite pause mais… Je lui montrais de la main l'intérieur de la maison et, je ne sais pas comment elle fait mais, Isabelle intervient toujours à ce moment. Elle a un sixième sens pour ça. Elle débarque toujours au moment où je vois quelqu'un.


J'entendais sa douce voie qui me rappelait à l'ordre.


— Isabelle : Alexandre ! Tu rêves ? Ce n’est pas vraiment le moment !


Je n'arrêtais pas, certains objets étaient restés à l'extérieur, les déménageurs n'avaient pas tout rentré, ils avaient sans doute craqué et étaient partis. Je ne vous dis pas comment Isabelle a gueulé au téléphone. Mais bon, c'était payé donc… Sinon je vous garantis qu'elle n'aurait pas payé la facture…


De temps en temps je jetais un œil vers la maison d'en face, quelquefois j’apercevais mon voisin, il avait l'air cool. Je devinais à quoi il pensait.


Il était venu nous dire bonjour, il s'était fait jeter par l'amour de ma vie qui n'est pas toujours très accueillante quand elle est occupée. Mais ça ne veut pas dire qu'on vit renfermés sur nous-même. Comme je vous le disais on reçoit régulièrement des amis à Isabelle, enfin ; de temps en temps. Mais François était venu, et je suis sûr qu'il se demandait comment je faisais pour supporter ça. Mes amis aussi me demandaient comment je faisais pour supporter Isabelle, C'est vrai que je ne les voyais plus…


La nuit tombait, je ne m'en rendais même pas compte. Peu à peu les lumières s'étaient allumées, les volets s'étaient fermés, Isabelle s'était calmée, le stresse du déménagement se dissipait, tout était en ordre et pendant que je terminais les détails Isabelle préparait le souper. Plus rien de traînait dehors et une agréable odeur de cuisine remontait jusqu'au premier étage. J'étais épuisé et mon estomac commençait à protester surtout avec cette odeur de cuisine. Isabelle cuisine super bien même si souvent c'est moi qui prépare les repas.


Je descendais les escaliers et j'entendais la porte d'entrée se refermer violemment.


— Moi : C'était qui ?


— Isa : Je ne sais pas, encore les voisins ! Il n'y a vraiment pas moyen d'être tranquille. La femme du voisin je suppose, elle est venue nous proposer un gâteau…


— Moi : Un gâteau ? Mais c'est gentil ça !


— Isa : C'est surtout la certitude de prendre dix kilos. Et puis si on veut être tranquille, il vaut mieux garder les voisins à une certaine distance. Je pense qu'elle ne reviendra pas de sitôt…


— Moi : Tu as été correcte au moins j'espère.


— Isa : Mais enfin trésor, tu me prends pour quoi ? J'ai été très polie, ce qui ne m'a pas empêchée d'être très claire ! On passe à table !


On mangeait en silence. Avec Isabelle on ne discute pas pendant le repas. Elle me laissait nettoyer la table et faire la vaisselle. Elle devait être fatiguée, mon pauvre amour, elle devait être sur les rotules après une journée pareille. Elle n'en laissait rien paraître mais je la connais bien. Elle va aller prendre un bain, se prélasser longuement puis on ira se coucher… Ce n’est encore pas ce soir que je pourrai lui faire un câlin. Ce n’est pas le bon jour !


En plus la journée a été fatigante. "Dans la semaine il faut savoir garder son énergie" elle me dit Isabelle, "Et puis on n'est pas des bêtes", elle dit aussi, "On n'a pas besoin de se frotter l'un contre l'autre tous les jours", et qu'elle rajoute ensuite "De temps en temps on peut se faire un câlin…".


Oui… De temps en temps !


A l'époque où je l'ai rencontrée il me semble qu'elle était moins froide, nous étions jeunes, très jeunes. En fait c'était ma première copine. C'est elle qui a fait le premier pas. J'étais un peu timide, les filles me tournaient autour, j'avais des amis… Isabelle est arrivée et elle a mis de l'ordre dans tout ça !


Oui c'est vrai, au début de notre relation elle était plus câline, bien plus câline. Un peu chaude même. J'aimais bien, je me suis séparé peu à peu de mes amis, les filles n'essayaient plus de m'approcher. J'étais comblé, Isabelle était là et elle prenait soin de moi. On a terminé nos études, j'ai une très belle situation et je gagne très bien ma vie. Heureusement, sinon je n'aurais pas eu le crédit pour acheter la maison.


Isabelle à prévu qu'on se marie pour le printemps prochain. Ce sera plus simple avec les enfants… Et puis dans le cas où il m'arriverait quelque chose, Isabelle pourra disposer de tout, pour les enfants c'est mieux. Pour le moment la maison est à mon nom.


Il commençait à se faire tard. Je restais un moment à la fenêtre, je regardais mon nouveau décor, l'endroit où j'allais vivre. Le jardin ne devrait pas demander trop de travail, la route était toujours calme, peu de voitures passaient à cette heure. C'était décidément le quartier idéal.


Il y avait encore de la lumière dans la maison d'en face. Je voyais le voisin sortir. François serait du genre à traîner le soir ? Je ferais mieux de m'occuper de mes affaires, il va faire un tour, c'est tout. Et puis Isabelle le dit tout le temps, il ne faut pas s'occuper de ce que font les autres.


Isabelle, je ne l'entendais plus, elle devait être couchée. Je me décidais à la rejoindre dans le lit.


Elle était belle, allongée sous une couverture légère. Sa silhouette était fine, toute en longueur et en finesse. Je restais là encore un moment à la regarder, à l'admirer. J'avais envie de glisser mes mains contre son corps.


Mes yeux lui caressaient tout d'abord l'épaule, si fine, et sa peau si douce. Ma main glissait avec légèreté sur son bras, j'aurais voulu qu'elle se retourne alors et me sourit. Je devinerais un reflet dans ses yeux. Elle passerait sa main sur mon torse, je lui caresserais un sein, lui donnerais un baiser sur les lèvres, dans le cou, elle relèverait la tête d'un signe d'invitation.


Mes caresses deviendraient plus intenses mais toujours aussi douces. Du bout du nez je la chatouillerais, du bout des lèvres je l'embrasserais avec passion pour le seul plaisir de la sentir vibrer. Je m'attarderais un long moment sur son ventre alors que mes mains se glisseraient dans son dos, la soulèverait avec force et tendresse. Elle me caresserait les cheveux, je la serrerais contre moi, le visage enfoncé dans sa poitrine, concentré uniquement sur la douceur de mes caresses et sur son plaisir.


Je me glisserais alors entre ses jambes qu'elle refermerait bien derrière moi en les croisant sur mes reins et me tirerait vers elle, je la pénétrerais avec douceur et virilité, je suis bien doté de ce côté-là. Je sentirais sa chaleur, sa douceur intérieure. Je bandais comme un fou, un fou de désirs.


Elle était belle là allongée sur le lit, sa silhouette parfaitement dessinée sous la couverture fine. Je me penchais sur elle et déposais un baiser sur son épaule.


— Isabelle : Ah non pas ce soir, je suis épuisée, laisse-moi dormir !


Voilà ! C'est souvent comme ça avec elle.


Bon je fais quoi moi alors dans un cas pareil ? Si je me couche, c'est sûr je ne risque pas de dormir moi. Ce soir-là je décidais donc d'aller prendre une douche froide.


Ouais ! Froide la douche ce n’est pas cool, rapidement je rajoutais un peu d'eau chaude, puis un peu plus… Finalement je prenais une douche chaude. Je me savonnais vigoureusement. Je bandais ferme et je me frictionnais la queue. Mon cœur battait plus vite, plus fort. Je ne me pressais pas de conclure, je prenais bien mon temps. Je me caressais le torse, je pensais à Isabelle, je me masturbais longuement. J'imaginais la douceur de sa peau contre la mienne, la douceur, la chaleur de ses seins…


J'avais le visage d'Isabelle devant les yeux mais c'est celui de mon nouveau voisin qui apparaissait tel un flash ; au moment où je jouissais !



A suivre…
N'hésitez surtout pas à me laisser un commentaire et à me retrouver sur Twitter… @CharlyChast