Deux cousins (17)


Deux cousins (17)
Texte paru le 2020-06-20 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Template-Books.pngSérie : Deux cousins



Chapitre 32 - Mercredi 15 juillet 1964 - Septième lettre de Frédéric à son cousin
Lieber Daniel,


J'ai reçu ta lettre de lundi. Tu fais durer le suspense, je ne sais toujours pas comment la nuit s'est terminée au camp avec Jo. Ce serait bien que tu me l'écrives, je pourrais le raconter à Koen qui note tout.

Je te rappelle que Jo alias Theo était dans notre chambre lundi soir et que nous allions passer aux exercices pratiques. À la demande de Koen, Theo s'est déshabillé entièrement et s'est couché sur le lit de mon Zimmergenosse, la tête relevée sur l'oreiller, les jambes légèrement écartées. Sa longue queue était encore molle, ce n'étaient pas nos palabres qui avaient pu l’exciter.

Koen nous a fait une de ses théories fumeuses, il nous a dit que l'observateur influençait le résultat de la mesure, il allait donc se mettre en retrait et ce serait moi qui toucherais l'observé qui, lui, resterait immobile. Il m'a demandé d'enlever mon slip et de m'asseoir à côté du lit. Je me suis dit que je serais très sensuel en caressant l'Islandais, en espérant rendre Koen jaloux. Cela n'a évidemment pas marché, il est resté debout, son carnet de notes à la main, une bosse dans le slip, et il a rempli plusieurs pages. Il a posé de nombreuses questions à Theo pendant que je jouais avec son zizi.

Après en avoir terminé avec Theo, j'ai dû presque arracher de force le carnet des mains de Koen pour qu'il le pose et lui baisser son slip pour qu'il se branle aussi avec moi. Je lui ai rappelé que c'était la moindre des politesses de le faire quand on a un invité et qu'on bande. Il s'est excusé et a admis qu'il manquait parfois de savoir-vivre. Theo se marrait, il a dit qu'on pourrait faire un duo comique dans un cabaret. Franz est venu voir ce que nous faisions à 22h50, il s'inquiétait de notre absence lors de la toilette vespérale. Koen s'est excusé et lui a longuement expliqué le but de ses expériences, tout en éjaculant. Franz a eu l'air intéressé, autant par nos queues dressées que par l'explication de Koen.

J'ai demandé ensuite le numéro de téléphone de la prostituée. Franz a été surpris, il ne pensait pas que nous étions hétéros. Koen lui a indiqué que c'était important qu'il connaisse tous les aspects de la sexualité humaine pour ses études. Franz a pris une carte de visite de la dame dans son porte-monnaie et nous l'a donnée. Je n'ai pas osé lui demander s'il touchait une commission, je ne pense pas, c'est surtout pour rendre service aux élèves.

J'étais gêné de jouir devant Franz, mais je ne pouvais plus me retenir. Il nous a remerciés, tout en nous demandant de ne pas tarder à nous coucher après nous être lavés. Il appréciait que les élèves vivent pleinement leur sexualité sans honte. Theo se marrait toujours.

Koen a accepté de me montrer la fiche qu'il avait écrite et je te l'ai traduite en français. Cela te permettra de prendre connaissance de sa méthode de travail. Il aimerait inviter tous les élèves de l'école à passer dans notre chambre pour établir leur profil sexuel, je doute qu'ils acceptent, à moins que Franz ne les motive. Cela ne me déplairait pas, que ne ferait-on pas pour la recherche scientifique ?

Demain, je dois encore présenter nos demandes de congé pour vendredi à la directrice. Pas de souci, d'une part elle sait que je suis le fils de mon père, si tu vois ce que je veux dire, d'autre part Koen indiquera qu'il doit subir un examen médical important, ça nous évitera qu'elle nous fasse la morale au sujet de notre manque d'assiduité au travail. Mais comme je connais mon colocataire, il ne pourra pas mentir et mettra sur le formulaire que c'est pour une analyse de sperme… Je ne pense pas que ça excitera la directrice, elle doit être frigide, à moins qu'elle ne regrette le temps des châtiments corporels, elle nous aurait fessés avec plaisir.

À bientôt.

Mille et six bisous.

Frédéric

Fiche numéro 11 : Theo

Nom complet : Þjóðvarður Æsirson (Theotwart en allemand)

Ville de domicile : Washington, DC, USA puis Berne, BE, Suisse

Date de naissance : 05.01.1948, 16 ans

Particularités physiques : 1 m 77 (estimation), type nordique, cheveux blonds, poils de la même couleur sur le pubis, quelques taches de rousseur, svelte et musclé.

Pénis : 11 cm au repos (mesuré), 18 cm en érection (mesuré), assez fin, gland aplati, légère courbure vers la droite.

Circoncision : faite à 16 ans au Colorado, USA, pour raisons esthétiques, high & tight, cicatrice à 1 cm de la couronne en érection, méthode Gomco. Appréciation subjective : 17/20.

Testicules : moyens, pendants (à cause de chaleur ?).

Sous-vêtement : Adepte des jockstraps, a pris l'habitude d'en mettre en faisant du hockey.

Habitudes de masturbation : première fois à 14 ans, 1-2 fois par jour. Ne l'avait pas fait le jour de notre évaluation et la veille.

Rapports sexuels : première fois à 15 ans, lors d'un camp de vacances aux USA, avec d'autres participants mâles. N'a pas voulu de donner de détails quant au déroulement exact.

Exercice pratique 13.07.1964 / 22:30 : Stimulation manuelle du pénis, des tétons et d'autres zones érogènes par un opérateur, sans lubrifiant, pas de stimulation prostatique. 11 min 47 sec depuis l'érection jusqu'à l'éjaculation. Le sujet semblait un peu crispé. Pas d'émission de liquide pré-éjaculatoire.

Appréciation subjective de l'intensité de l'orgasme : 14/20.

Score sur l'échelle de Kinsey (estimation subjective) : 6

Copyright Koen Grotelul, 1964. Tous droits de reproduction réservés pour tous les pays, y compris pour l'URSS.

Chapitre 33 - Jeudi 16 juillet 1964 - Koen, Frédéric et Gertrud

Koen avait demandé à Frédéric de téléphoner à la prostituée, une certaine Frau Stirnimann, puisque c'est lui qui allait financer la passe pour les deux. Il le fit lors d'une pause. Le téléphone mural en Bakélite noire, dans une cabine, ne devait pas être utilisé plus d'une fois par jour et par élève, pour cinq minutes au maximum, sauf en cas d'urgence. Il y avait un compteur de taxation, il fallait noter le jour, l'heure, combien cela avait coûté et qui avait passé l'appel dans un carnet à couverture bleue, puis mettre l'argent dans une crousille. (NDA Helvétisme pour tirelire)

Frédéric ne respecta pas le règlement puisqu'il appela ensuite la clinique et laissa un message pour Daniel, afin de lui dire à quel train ils arriveraient le lendemain. Il s'assura auprès de la collègue de Dominique que Koen pourrait bien faire examiner son sperme au labo. Celle-ci lui indiqua que son ami aurait aussi des discussions avec des médecins comme il s'intéressait à cette profession. Parfait, se dit Frédéric, je serai un moment seul en tête à tête avec mon cousin.

Frédéric put obtenir un rendez-vous chez la prostituée le jour même à 20 heures. Ce n'était pas nécessaire de demander la permission à la directrice pour sortir en soirée, il fallait seulement informer Franz, lui donner la raison et rentrer avant 23 heures avec un taux d'alcool raisonnable dans le sang. Celui-ci ricana :

— Ainsi vous allez perdre votre pucelage ce soir.

— Ça m'étonnerait, fit Frédéric, mais on ne sait jamais. Frau Stirnimann vous racontera comment cela se passera.

— Pas du tout, je vous assure que cette dame est très discrète.

Pendant le dîner, Koen s'excusa auprès de Frédéric :

— Je suis confus de te faire dépenser ton argent pour ça.

— Pas de problème.

— Ça te coûtera combien ?

— Sais pas, j'ai pas demandé.

Les deux amis quittèrent l'école après le souper. Ils trouvèrent facilement le chalet, situé à dix minutes de marche. Frédéric avait une légère appréhension lorsqu'il sonna. Frau Stirnimann leur ouvrit. Elle était dans la quarantaine, maquillée et coiffée avec soin, vêtue d'une robe noire et des bas résille assortis. Elle n'avait pas cet aspect vulgaire auquel on se serait attendu. Elle les fit monter à l'étage, un appartement coquet et propre, avant de les saluer.

— Bonjour, Messieurs, je vous souhaite la bienvenue.

— Bonjour, Frau Stirnimann, dit Frédéric. C'est moi qui ai téléphoné.

— Tu peux me tutoyer, dit-elle en riant, je m'appelle Gertrud, et toi ?

— Frédéric.

— Et moi Koen, je viens des Pays-Bas, de Gouda.

— Enchantée. Je suis allée voir les fleurs au Keukenhof une fois.

— Et vous aimez le gouda, le fromage ?

— Je préfère un fromage d'alpage de la région. Mais je pense que vous n'êtes pas venus pour parler de nourriture. Nous allons d'abord régler une petite formalité, ce sera liquidé. D'habitude, les élèves de l'école qui viennent me trouver me font un petit cadeau.

— Bien sûr, dit Frédéric. Vous désirez combien ?

— C'est symbolique, vous donnez ce que vous voulez. J'ai du plaisir avec les jeunes, ça me change des vieux gros et impuissants.

— 100 francs ? Ça va ?

Frédéric sortit un billet de son porte-monnaie et le tendit à Gertrud.

— C'est beaucoup trop ! Je n'ai pas de monnaie.

— Prenez, mon père est riche.

— Merci, nous allons prendre notre temps comme vous avez été généreux, vous êtes les seuls ce soir. Je vous offre quelque chose à boire ?

— Volontiers, un verre d'eau, fit Koen.

— Moi aussi, dit Frédéric.

— De l'eau ? J'ai une bouteille ouverte de vin mousseux de Môtiers au frigo.

— D'accord, fit Frédéric, qui espérait que les bulles le stimuleraient.

Frau Strinimann les fit asseoir à une table recouverte d'une nappe rouge et blanche. Après avoir rempli trois cüpli, elle les questionna :

— Vous avez des préférences ?

— Je n'ai jamais eu de rapport avec une femme, expliqua Koen, je pense que la position du missionnaire me conviendrait parfaitement.

— Tu n'es pas si naïf que ça, dit la dame, tu connais les positions.

— Koen connaît tout, dit Frédéric. La même position pour moi.

— Tu es aussi puceau ?

— Euh… oui.

— Vous voulez passer séparément ou ensemble ?

— Ensemble, dit Koen, vous comprenez, je dois observer Frédéric pendant qu'il copule, c'est pour des raisons scientifiques, vous ne pouvez pas comprendre.

— Pas de souci, j'ai l'habitude des clients bizarres.

— Vous n'en avez certainement jamais eu d'aussi bizarres que Koen, dit Frédéric.

— Ça pourrait cependant gêner ton camarade que tu le voies… comment dire… que tu voies sa queue dure, continua la prostituée en s'adressant à Koen.

— Non, je l'ai déjà vue, répondit-il, je connais même ses mensurations. On se masturbe parfois, disons plutôt très souvent, ensemble.

— Oui, Monsieur Franz m'a dit que l'école encourage cette activité. Très bonne initiative.

Frédéric se dit que ce n'était même pas sûr qu'il pût bander.

— Nous allons commencer par nous mettre en petite tenue, dit Gertrud.

Elle enleva sa jupe et son chemisier, dévoilant sa lingerie de dentelle rouge. Un porte-jarretelle tenait ses bas. Koen évalua ses seins au-dessus de la moyenne. Il pensa qu'elle était bien conservée pour son âge, mais évita de le lui dire, Frédéric lui aurait reproché de manquer de savoir-vivre.

— Alors, dit la dame, vous ne vous déshabillez pas ? Vous êtes timides ? Vous savez, j'ai déjà vu des centaines d'hommes nus, toutes les formes et les tailles de bites.

Koen et Frédéric enlevèrent leurs habits et les déposèrent sur des chaises. Ils laissèrent leurs sous-vêtements.

— Ôtez aussi vos socquettes, fit Frau Strinimann en riant, et vos caleçons, ce sera plus pratique.

Elle les regarda longuement, puis leur dit :

— Vous êtes mignons, vos zizis sont aussi très jolis, pas de complexes à avoir. On va faire une petite toilette.

Ils la suivirent à la salle de bain. Elle leur savonna le pénis après l'avoir décalotté, ainsi que les testicules. Ils passèrent ensuite dans la chambre. Elle enleva son soutien-gorge et sa petite culotte.

— Je peux examiner votre vulve ? demanda Koen. Je n'en ai jamais vu de près.

Gertrud rit :

— Tu es bien curieux, mais tu m'amuses. Je te laisse faire.

Koen passa en revue tous les organes.

— Elle te plaît ma chatte ?

— Je préfère les zizis, mais comme je veux devenir médecin je devrai aussi en examiner.

— Tu es homosexuel ?

— Pour le moment, j'ai un score de 4 sur l'échelle de Kinsey. Ça pourrait changer ce soir, vers le bas ou le haut.

— Je ne comprends rien à ce que tu dis, Frédéric a raison, tu es bizarre. C'est quoi ce score ?

— 4, c'est "prédominance homosexuelle, occasionnellement hétérosexuel".

La prostituée se coucha sur son lit et invita les deux puceaux à se mettre à côté d'elle, sur le dos, Koen à sa droite et Frédéric à sa gauche.

— Vous n'avez pas l'air très en forme, observa-t-elle, je vais vous aider un peu.

— C'est l'émotion, fit Frédéric. La première fois.

La dernière aussi avec une femme, pensa-t-il.

Frau Stirnimann s'assit, prit les pénis de ses deux clients dans ses mains et les caressa ; celui de Koen grossit rapidement tandis que celui de Frédéric restait flasque.

— On va commencer par toi avant que tu ne débandes, dit-elle au Néerlandais, tu peux me pénétrer, je te guiderai.

— Attendez, vous n'avez pas de capotes ?

— Ne t'inquiète pas, je suis saine.

— Ouais, mais peut-être pas tous les hommes qui viennent chez vous.

— Je les connais, ils n'ont pas de maladies.

— Vous ne connaissez pas la syphilis ? La gonorrhée ? La lymphogranulomatose vénérienne ?

Gertrud rit :

— La plupart des hommes aiment mieux faire l'amour sans.

Enfin, si ça peut te rassurer.

Elle ouvrit le tiroir de sa table de nuit et en sortit un préservatif qu'elle déroula sur le pénis érigé de Koen. Celui-ci vérifia qu'il était bien mis. Frédéric s'était aussi relevé pour mieux voir le membre de son ami qui l'intéressait plus que le dos de la prostituée. Il était étonné que Koen bandât toujours après cet intermède.

— Voilà, dit-elle. Satisfait ? Tu peux venir dans ma chatte à présent.

— Oui, c'est mieux ainsi.

Koen hésitait, il avait l'air pensif. Gertrud s'était couchée sur le dos, les jambes écartées.

— Viens, tu m'excites, disait-elle en se caressant le clitoris.

Koen finit par rompre son silence :

— Je… je ne sais pas. En fait, je ne crois pas que c'était une bonne idée de venir vous trouver. J'aimerais mieux le faire avec… quelqu'un d’autre.

— Tu me trouves trop vieille ?

— Non, non, pas du tout, mentit Koen, je… je n'ai pas d'explication rationnelle pour le moment, je préfère ne rien dire.

Gertrud se tourna alors vers Frédéric.

— Et toi ?

— Je… je vais aussi m'abstenir. Je ne voudrais pas donner des complexes à mon camarade.

— Et mon étude de la copulation hétérosexuelle, qu'en fais-tu ? s'inquiéta Koen.

Frédéric se retint d'être grossier, pensant que Koen pourrait mettre son étude dans une partie de son anatomie qui aurait pu accueillir autre chose. Il dit :

— Tu demanderas à Laurent et Vreni de te faire une démonstration.

— Vous ne voulez même pas une petite branlette ? demanda Gertrud. Je ne peux pas laisser repartir Koen dans l'état où il est.

Les deux amis acquiescèrent. Elle ôta le préservatif et prit un flacon dans sa table de nuit. Ils se recouchèrent. Frédéric ferma les yeux et pensa à Koen, ce qui le fit bander, il fut ensuite stimulé par l'habileté de la prostituée et sa lotion qui était fort agréable, il se demanda si elle contenait un aphrodisiaque. Il eut un orgasme intense et se dit que, finalement, il n'avait pas dépensé son argent pour rien, plutôt celui de son père. Qu'en aurait-il pensé ? Son fils chez une pute ?

Koen avait aussi joui, des traces de sperme maculaient son ventre et son sexe était toujours à moitié bandé. Gertrud les nettoya avec un mouchoir de soie rouge, puis elle se rhabilla rapidement.

Koen demanda à se rendre à la salle de bain en disant :

— J'ai lu qu'il fallait toujours pisser après avoir éjaculé sans protection pour éliminer les microbes.

— Tu exagères, objecta Frédéric, nous n'avons pas eu un vrai rapport.

Pendant que Koen se soulageait, il s'excusa auprès de Gertrud de leur comportement plutôt inhabituel.

— Pas de problème, je vous ai trouvés drôles. Je me suis même demandé si ce n'était pas un défi entre étudiants, aller chez une prostituée sans la toucher.

— Non, je vous assure que ce n'était pas prémédité.

— Vous pouvez revenir quand vous voulez, vous avez bien aimé la branlette et je fais aussi des massages.

— Pourquoi pas ? Mais je ne vous promets rien.

Koen était sorti de la salle de bain. Il restait nu, les bras ballants. Il demanda à Frau Stirnimann :

— Je peux encore vous poser une question ?

— Certainement, je t'ai dit que j'ai tout le temps pour vous.

— C'est vrai que nous sommes mignons et que nos zizis sont jolis ? Ou vous dites ça à tous vos clients ?

— C'est exact, je ne mens jamais, ou alors par omission, je ne vais pas dire à quelqu'un qu'il est moche. Pourquoi tu me le demandes ? Tu n'es pas sûr de toi ?

— Vous comprenez, d'habitude je regarde les gens d'un point de vue scientifique, je ne regarde pas s'ils sont beaux ou pas. Je me demandais… si je pourrais séduire quelqu'un autrement que par mon esprit.

— Si je peux te donner un conseil, fit Gertrud, sers-toi plutôt de ton corps que de ton esprit pour séduire.

— J'ai pourtant un QI de 132.

Frédéric l'interrompit :

— Allons, rhabille-toi. Frau Stirnimann a bien mérité de terminer sa soirée tranquille.

Une fois rhabillés, les deux amis prirent congé de la prostituée. Elle leur fit la bise.

— Au revoir, je suis sûre que vous serez très heureux ensemble.

— Qu'a-t-elle voulu dire ? demanda Koen une fois qu'ils furent dans la rue.

— Je ne sais pas, ce n'est pas moi qui ai un QI de 132. Quel score sur l'échelle de Kinsey ?

— Je suis à 5 maintenant.

— C'est-à-dire ?

— Prédominance homosexuelle, expérience hétérosexuelle.

— Réussie ou ratée, l'expérience hétérosexuelle ?

— Réussie d'un point de vue scientifique puisque j'ai pu établir mon nouveau score, ratée parce que je n'ai pas pu la pénétrer.

— Et quelle est la suite ? demanda Frédéric.

— D'un point de vue scientifique, il faudra que je fasse de nouvelles expériences, mais pour le moment, je désire t'offrir un verre au bar du Schweizerhof, j'ai besoin de décompresser. Euh… tu pourrais le payer, le verre que je t'offre ? Je te soignerai gratuitement la prostate pour le rembourser.

Frédéric regarda Koen avec étonnement :

— Tu as besoin de décompresser ? Tu ne serais donc pas un robot ?

— Moi, un robot ?

— Oui, échappé d'un roman d'Asimov. Tu connais ?

— Bien sûr, je me suis souvent posé cette question. Suis-je un humain ou un robot ?

— Et tu as la réponse ?

— Non, je n'ai aucun moyen de le découvrir.

Les deux amis rentrèrent juste à temps pour ne pas s'attirer les foudres de Franz. Koen lui signala qu'ils n'avaient que 1,1 mg/l d'alcool dans le sang, c'était raisonnable.

A suivre…