Deux frères à la salle de sport (06)


Deux frères à la salle de sport (06)
Texte paru le 2022-07-30 par Linya Jr.   Drapeau-fr.svg
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L’aspirant sapeur-pompier volontaire, Arthur, s’est donc assis sur la chaise face à moi, à environ un mètre cinquante. Entre nous deux, planqué derrière une planche du bureau du capitaine Dumontier, Enzo était toujours à genoux, ses lèvres coulissant le long de ma verge, suçotant tendrement mon gland entre deux coups de langue sur mon frein. Putain, dans quel pétrin est-ce que je m’étais fourré ?

Une fois Arthur assis, j’ai pris une grande inspiration afin de reprendre mes esprits. J’avais déjà suivi des cours en me faisant sucer (merci le confinement !), mais mener un entretien en face-à-face alors qu’un jeune ultra canon était planqué sous mon bureau et me pompait délicieusement, c’était d’un autre niveau ! Contrairement à moi, Enzo ne se démontait pas et continuait son office comme si de rien n’était, faisant rouler mes couilles entre ses doigts experts, les léchant avec vigueur, les aspirant parfois légèrement dans sa bouche, avant de remonter lentement le long de ma queue, d’envelopper mon gland de sa langue, de jouer avec le frein, et finalement de faire coulisser l’engin jusqu’au fond de sa gorge, lentement. Mais Enzo prenait garde à ne pas faire le moindre bruit, pour ne pas éveiller les soupçons de mon interlocuteur.

Très vite, sous ses caresses, j’ai repris confiance, et d’angoissante, la situation est devenue pour moi particulièrement excitante. Quoi de plus excitant que de prendre son pied devant quelqu’un qui pense être dans une situation banale, et qui n’a aucune idée des vagues de plaisir qui déferlent en nous ? J’ai esquissé un sourire malicieux à cette idée, et Arthur m’a souri en retour. « Le pauvre », me suis-je dit, « il doit prendre ça pour de la bienveillance innocente ! S’il savait… »

— Alors… Arthur… Bulin, c’est ça ?
— Oui, monsieur. Je sais ce que vous allez me dire…
— Ah bon ? lui ai-je répondu. Et comment çAaaaaah… ?
— Ça va, monsieur ? m’a demandé Arthur, surpris par le gémissement de surprise que je venais de pousser suite à une gorge profonde inattendue.
— Oui… oui oui… un peu fatigué, ai-je répliqué en feignant un bâillement. Désolé… Mais du coup, comment ça, « tu sais déjà ce que je vais dire » ?
— Ben oui, je ne suis pas idiot non plus. J’ai bien vu que je ne suis pas foutu comme les autres mecs. J’ai bien vu que j’étais le plus lent sur les exercices physiques. Quand j’ai vu Enzo tout à l’heure, je me suis dit : c’est foutu, je n’ai aucune chance de devenir pompier volontaire.
— Mais non, Arthur ! l’ai-je rassuré. Moi, au contraire, j’ai vu quelqu’un de… déterminé, d’endurant… de concentré… qui ne lâche… jamais.

« Il n’y a pas que toi qui ne lâches jamais, Arthur », pensais-je à cet instant. « J’en connais un autre qui fait preuve d’endurance depuis cinq minutes… et si ça continue, c’est moi qui vais finir par tout lâcher dans sa petite gueule ! »

— Certes, ai-je ajouté, tu n’as pas été le plus… rapide. Mais tu ne t’es pas démonté et tu… es allé jusqu’au bout… de l’exercice. C’est ça, le plus… important.
— C'est vrai ?
— Évidemment ! Oui, c’était limite au niveau… du temps, mais tout ce qui était technique… tu l'as réussi : tu as traversé… l’échelle suspendue, pas forcément vite, mais toi au… moins, tu n’es pas… tombé. Tu as déroulé… le tuyau de 100 et tu l’as… raccordé sans problème… Je préfère largement un volontaire qui… prend un peu plus de temps que les autres… mais qui fait les choses bien, plutôt que quelqu’un qui se précipite… et qui fait des conneries.

Discrètement, j’ai passé ma main sous le bureau pour appuyer sur la tête d’Enzo et lui faire signe d’accélérer. D’une part, parce que je prenais tellement mon pied que je ne pouvais pas faire des phrases complètes d’une seule traite, que ça s’entendait et que ça risquait d’attirer les soupçons ; donc même si sa pipe était délicieuse, nous devions en finir rapidement. D’autre part, parce que l’idée de gicler dans la bouche d’un petit jeune pendant qu’un autre me regardait droit dans les yeux, sans se douter que depuis le début de l’entretien, je me faisais pomper bien comme il faut, ça m’excitait plus que tout. Comme lorsque j’ai vu Enzo se prendre l’immense matraque de son frère aîné Mathéo dans le cul, je prenais mon pied à vivre une situation taboue. Cette fois-ci, Enzo a compris mon geste et s’est mis à empaler sa glotte sur mon chibre.

Arthur était rassuré par ce que je venais de lui annoncer. Je lui ai alors demandé de me raconter ce qu’il avait comme expérience dans le domaine sportif, associatif ou caritatif, histoire de voir s’il avait le goût de venir en aide aux autres. En vérité, cette question ne servait à rien : j’avais son formulaire de candidature sous les yeux, il avait déjà répondu à ces questions. Je me foutais complètement de sa réponse. Mais au moins, il parlerait tout seul pendant deux minutes, ce qui me laisserait le temps de juter sur le visage d’Enzo, dont la langue me faisait doucement basculer vers le point de non-retour.

Alors qu’Arthur évoquait tour à tour ses exploits au club de badminton, son engagement chez les éclaireurs et son implication dans le comité de jumelage entre notre petite ville et une obscure bourgade du fin fond de la Thuringe, mon esprit était happé par le plaisir que me procurait Enzo, agenouillé depuis pas loin de dix minutes sous mon bureau pour m’offrir une des meilleures fellations qu’il m’ait été donné de recevoir depuis que j’avais découvert qu’une bouche ne servait pas qu’à manger ou à parler. Je pouvais sentir la sève monter en moi, mes couilles s’alourdir de plus en plus dans la main qui les soupesait et les faisait rouler délicatement entre ses doigts. Lorsqu’Enzo s’est mis à donner des petits coups de langue rapides sur le bout du gland en masturbant vigoureusement ma queue, il ne m’a fallu que quelques secondes pour atteindre l’extase.

—… et c’est comme ça que j’ai décidé de devenir sapeur-pompier volontaire, a conclu Arthur, satisfait d’avoir pu exposer ses motivations à une oreille qu’il croyait attentive.
Aaaaaaaaahhh ! ai-je crié en me cramponnant au fauteuil de bureau du capitaine Dumontier, tandis que je crachais six longs jets de foutre dans la bouche d’un Enzo qui, assoiffé par un tel effort, les a avalés sans broncher, avant de me nettoyer la bite de sa langue experte.
— Ça va, monsieur ? s’est inquiété Arthur. Depuis tout à l’heure, vous avez l’air… bizarre…
— Oui… lui ai-je répondu dans un souffle. Oui… rassure-toi… C’est juste que comme je te l’ai dit, je suis un peu fatigué, et comme je ne m’étais pas bien échauffé pour la démonstration du parcours tout à l’heure, j’ai une crampe au mollet maintenant.
— Vous êtes tendu dites-donc ! Vous voulez marcher un peu ? Ça me fait toujours du bien quand j’en ai une aux entraînements de badminton… a alors proposé Arthur, bondissant de son siège pour m’aider à me relever.
— Surtout pas ! ai-je aussitôt crié, paniqué à l’idée qu’il puisse passer derrière le bureau et découvrir le pot aux roses. Non, c’est très gentil Arthur, mais ça va mieux. Je suis en train de tendre la jambe pour soulager la douleur.
— Vous avez raison, m’sieur. C'est pas bon d'être tendu. Et ça fait toujours du bien d’étirer sa crampe.

Soudain, le doute m’a assailli. Pourquoi avait-il choisi une expression aussi bizarre ? Se pouvait-il qu’il sache que… ? Non… mais enfin, si c’était le cas, j’étais vraiment dans la merde. Je devais vite détourner l’attention et changer de sujet.

— En tout cas, je vois que tu connais les premiers gestes en cas de problème musculaire ! C’est au sport que tu as appris ça ? C’est bien de pratiquer le badminton depuis si longtemps.
— Oui… mais enfin, quand même, ça m’inquiète un peu : je n’ai pas la même carrure que les autres candidats, je n’ai pas de muscles, pas d’abdos ou de pecs comme les autres mecs… Est-ce que je suis vraiment à ma place ?
— Tu sais, l’ai-je rassuré, la carrure n’est rien si on ne sait pas s’en servir. Comme je t’ai dit tout à l’heure, c’est l’endurance que nous cherchions surtout à tester. Et cette endurance, tu l’as… Pour ce qui est de la carrure, ne t’inquiète pas, ça se construit petit à petit. Inscris-toi à la salle de sport, vas-y régulièrement, et je suis certain qu’en quelques mois, ça ira beaucoup mieux !
— Vous croyez ?
— Si je te le dis !
— Du coup, ça veut dire que… je suis pris ?
— Écoute, c’est une décision que je dois prendre avec l’adjudant-chef Berthier, mais de mon côté, il n’y a pas de raison que je sois contre.
— Oh, merci, merci beaucoup m’sieur !

Il a bondi de sa chaise et s’est approché du bureau pour me serrer la main. Sans me lever (j’avais le pantalon et le boxer sur les chevilles et la queue à moitié bandée, encore luisante de la salive d’Enzo !), j’ai tendu la main vers lui, m’assurant de garder le contact avec ses yeux pour éviter que son regard ne porte ailleurs que vers le mien.

— Tu peux y aller, maintenant, Arthur. Pas la peine de prévenir le candidat suivant : je vais prendre une ou deux minutes pour marcher dans le bureau tout seul, et j’irai le chercher après.

Arthur s’est dirigé vers la porte à reculons, en me remerciant à nouveau, puis l’a ouverte. Mais alors qu’il s’apprêtait à sortir, il s’est retourné vers moi :

— Euh, dites, m’sieur… je crois qu’Enzo a oublié ses affaires dans votre bureau.

Sous le bureau, j’ai senti Enzo se crisper. Merde, il avait raison ! Son sac de sport était là, près du mur du fond, sous une photo du capitaine Dumontier en uniforme d’apparat. Mais Enzo était censé être parti depuis un bon quart d’heure… comment allais-je m’en sortir ?

— Ah, oui effectivement, ai-je constaté en tentant de me donner un air confiant, à mille lieues de l’inquiétude qui me traversait à ce moment-là. Ce n’est rien, je vais passer chez lui tout à l’heure pour lui rapporter. C’est gentil à toi de l’avoir remarqué, Arthur. Tu peux y aller à présent. Bonne fin de journée !

Arthur m’a salué et a refermé la porte. Aussitôt, j’ai poussé un immense soupir de soulagement, reculant la chaise de bureau et me relevant, cul à l’air, pantalon sur les chevilles, pour permettre à Enzo de sortir. Un formidable sourire illuminait son visage. Il avait l’air content de son coup.

— Non mais tu es complètement malade, Enzo ! ai-je paniqué en me rhabillant.
— Ça ne t’a pas plu ? m’a-t-il demandé d’un air faussement candide.
— Bien sûr que si, ça m’a plu. Ta fellation était divine, j’ai pris mon pied comme rarement… mais tu te rends compte qu’on aurait pu se faire prendre ?
— Oh, ça va… a-t-il répondu. Y a rien de grave…
— Pardon ? « Rien de grave » ? me suis-je emporté. Mais si, justement, c’est très grave ! Imagine qu’on apprenne que tu m’as taillé une pipe dans le bureau et qu’après ça, tu deviennes pompier volontaire. Tu crois vraiment que les gens ne vont pas se demander si c’est comme ça que tu as eu la place ?
— Ouais, enfin, c’est pas pour ça que je t’ai sucé, hein, ça n’a rien à voir…
— Je sais bien que ça n’a rien à voir, mais tout le monde n’aurait pas forcément pensé la même chose. Si on s’était fait gauler, c’était fini, la caserne, pour toi comme pour moi !
— Ah bon ? Tu veux dire que j’aurais pu perdre ma place ? Et toi aussi ?
— Et comment ! Donc la prochaine fois, vraiment, fais gaffe !
— OK… désolé Thom, je ne voulais pas te mettre dans la merde, s'est-il repenti d’un air penaud.
— Bon, ça va, ça va… Tiens, ramasse tes affaires, je vais jeter un œil dans le couloir pour vérifier qu’il n’y a personne.

Tandis qu’Enzo récupérait son sac de sport, j’ai passé la tête par l’entrebâillement de la porte du bureau du capitaine. Le couloir était désert. Un rai de lumière filtrait sous la porte du bureau de l’adjudant-chef Berthier : il continuait ses entretiens comme si de rien n’était. J’ai fait signe à Enzo de sortir en silence et d’aller se cacher quelques minutes dans les toilettes du fond avant de partir, histoire de dissiper les soupçons. Il est sorti, m’a délicatement embrassé sur les lèvres, puis a tourné à droite. De mon côté, j’ai refermé la porte, et après quelques secondes, le temps de me remettre de mes émotions, je suis descendu chercher le candidat suivant, et j’ai repris mes entretiens d’une manière tout à fait chaste et ordinaire. Si je m’attendais à une session de recrutement aussi chaude !