Dis-lui toi que je l'aime...

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Numéro 131

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 131
Date de parution originale: Août-Septembre 2004

Date de publication/archivage: 2018-01-24

Auteur: Christophe
Titre: Dis-lui toi que je l'aime...
Rubrique: Nous deux

Note: Le magazine Lettres Gay ayant disparu, nous archivons sur Gai-Éros des textes y ayant été publiés au fil des ans, à titre d'archive, notre but premier étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 2602 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Je me réveille paniqué; j’ai eu peur qu’il ne soit plus là, que j’allais trouver mon lit vide. Je me retourne, l’aperçois et le prends dans mes bras. Je soupire. J’essaye de me calmer. J’hume l’odeur particulière de sa peau douce, je plonge mon nez sous sa nuque et sens ses cheveux soyeux sur mon visage. Je le serre fort dans mes bras. Je l'aime, et je sais qu’il m’aime. Ne me demandez pas comment je le sais car seul les véritables amoureux ressentent ce sentiment inexplicable. Je l’écoute respirer, légèrement plus fort que d’habitude. Il dort à poings fermés, il doit être en train de rêver. Comme j’aimerais rentrer dans ses rêves. Nous n’en parlons jamais alors que nous savons que les rêves expriment ce que nous rejetons. Je ne dors plus et je n’arrive pas à me rendormir. Je ne suis pas un lève tard, au contraire. Depuis que nous sommes ensemble, je fais l’effort de rester au lit. Sauf cas particuliers. Aujourd'hui, c’est dimanche et je reste couché, blotti contre lui.

Stéphane a un très beau cul de sportif. Il court régulièrement, se déplace à vélo aussi souvent qu'il le peut

Le soleil est déjà haut et pénètre la chambre à travers les volets fermés à l’italienne. Il fait déjà chaud. Je pense au copieux petit déjeuner que nous allons prendre sur la terrasse. Seul le drap blanc nous couvre. Je le descends jusqu’aux fesses de Stéphane pour que je puisse les admirer. Stéphane a un très beau cul de sportif. Il court régulièrement, se déplace à vélo aussi souvent qu’il le peut et n’hésite pas à les raffermir en salle de muscu. Ses fesses sont sa fierté. Elles sont fermes, bombées et elles attirent plus d’un regard. J’en suis fier également. Je sais qu’elles sont à moi et à moi seul. Je ne peux m’empêcher de les toucher, de les caresser. J’effleure ses courbes poilues de mes doigts légers jusqu’à l’entrejambe. Stéphane gigote et éructe des bruits de succion. Dort-il encore? Je l’observe, je fixe ses paupières. Oui, il dort toujours. Il doit sûrement rêver. Je plaque ma main sur ses pecs également développés. J’adore les caresser. C’est vrai que c’est bien mieux un mec aux lignes bien dessinées. Ses pecs se contractent au passage de ma main dont la paume frôle ses poils. Ça me fait sourire. J’ai envie de le réveiller car j’ai une envie subite de lui faire l’amour. Cependant, nous nous sommes couchés tard hier soir. Nous avons reçu des amis qui se sont pacsés. Personnellement je suis contre le pacs et le mariage homosexuel. Stéphane et moi, nous n’en parlons pas. À vrai dire, ça ne nous intéresse pas.

J'ai envie de le réveiller car j’ai une envie subite de lui faire l’amour...

Mon sexe est tendu et fier comme Excalibur qu’on exhibe. Je dépose un baiser sur sa nuque. Il bouge la tête. J’en dépose un autre plus long cette fois. Aucune réaction. Avec ma main, je parcours ses abdos et descends vers son sexe. Je caresse ses poils pubiens très épais et très fournis. Il n’aime pas les tondre, mais, à ma demande, il se rase les couilles et le cul. D’ailleurs c’est moi qui le fait. C’est toujours l’occasion pour s’envoyer en l’air divinement. À ma surprise, il bande. Le salaud, il ne dort pas. Je lui caresse les jambes et remonte ma main par l’intérieur. Je sais qu’il est très chatouilleux à l’intérieur des cuisses. Il sourit. Quel beau sourire! Il m’enchantera toujours autant. Je plaque ma bouche sur sa nuque comme un vampire. Puis, par une déferlante de baiser, je rejoins son téton gauche aussi ferme qu’un grêlon. Je te lape précieusement puis le mordille doucement. Il se retourne et se met sur le dos. Sa queue bandée dresse le drap tel le chapiteau d’un cirque. Il plonge sa main pour se caresser. L'autre disparaît derrière sa tête.

Fougueusement, je lèche sa poitrine et m’abaisse lentement jusqu’à l’entre jambe. Je prends son mandrin épais dans ma main et le branle doucement juste de quoi décalotter son gland. Je dépose mes lèvres sur le bout luisant et lèche le filet de mouille qui s’étire jusqu’à son pubis. Il soupire de plaisir. J’adore l’entendre prendre son pied. Et quand mes lèvres emprisonnent sa bite, il lance un « oh ouiii » rauque de bonheur. J’avale sa queue au fur et à mesure que je la lubrifie de ma salive. Enfin, je l'enfourne dans sa totalité et la bloque ainsi au fond de ma gorge quelques secondes. Ses mains puissantes se posent sur ma tête et m’obligent à rester encore quelques secondes de plus. Au bord de l’étouffement, j’entame mes va-et-vient d’abord très lentement en prenant soin de bien enserrer sa tige puis je l’avale de nouveau dans sa totalité. La première fois que j’ai sucé Stéphane, c’était dans une backroom. Je l’avais trouvé divin et je n’avais pas attendu midi à quatorze heures pour le rejoindre dans le coin sombre. Il m’avait embrassé comme un dieu et, lorsque j’avais baissé son fute pour libérer sa queue, j’avais été tout bonnement impressionné par sa taille. Pourtant, je n’en étais pas à ma première pine!

Je lui écarte les fesses, me mets entre ses jambes et continue de lui laper la pastille humide jusqu’à ce que ma queue semble d’acier...

Ma salive s’écoule le long de sa verge gorgée de sang. Ses veines bleues serpentent sur toute sa longueur. Elle est juteuse, épaisse, un vrai délice lorsque je la prends en pleine bouche. Il écarte les jambes et m’oblige à lui bouffer les couilles. Je m’applique car je sais qu'il aime ça. C’est également une zone érogène. Je sens qu’il ne va pas tarder à me demander de lui laper la rondelle. Au départ, il était totalement contre un bon bouffage de cul. Il trouvait ça sale. Petit à petit, je l’ai convaincu de se raser en premier temps puis, lorsqu’il a senti la douceur de sa pastille une fois rasé, il s’est laissé happer le trou. Et depuis, il aime ça. Avant, il prenait systématiquement une douche mais dorénavant, il se laisse faire car la confiance entre nous s’est installée depuis. Il écarte ses fesses avec ses mains. Une invitation à lui manger la rondelle. Elle luit et semble très ouverte. J’étire ma langue et la pénètre au plus loin que je peux. Puis, je la bombarde de petits coups. Stéphane ondule sous mes coups de langue et gémit de plaisirs. Quand je sens qu’il est bien chaud et bien préparer, je le retourne pour le mettre sur le ventre. Je lui écarte les fesses, me mets entre ses jambes et continue de lui laper la pastille humide jusqu’à ce que ma queue semble d’acier et prête à lui défoncer le cul.

Enfin, je pointe mon dard à l’entrée de son fion, m’équilibre bien sur mes genoux et d’un coup sec, enfonce mon gland. J’arrache un cri à Stéphane. Il n’est pas à proprement parler passif mais pour moi, il s’est laissé convaincre. Je sais qu’il le fait pour mon et son plaisir est non forcé. D’ailleurs, c’est lui qui me le réclame à présent. Une fois la douleur passée, j’entame un léger pistonnage tout en plongeant les derniers centimètres. Son cul s’ouvre à mon passage. C’est chaud et je me délecte de lui violer son intimité. Je le bourre jusqu’à la garde. Il lance sa tête en arrière et râle comme un vieux lion qui vient de pénétrer sa femelle. J’attaque sans tarder mes coups de boutoir assez violemment et lui défonce le cul ave fougue tellement j’aime être en lui, tellement il m'excite. Ses muscles ondulent sous mes coups. Je prend mon pied en voyant ma bête de quatre-vingt-dix kilos de muscles se faire tarauder le cul.

Le miroir de l’armoire reflète notre défonce comme si nous étions face à notre téléviseur en train de mater un film de cul

Je le retourne et le mets sur le saillant. Je lui lève la jambe et j’enfourne de nouveau mon sceptre bien profond. Le miroir de l’armoire reflète notre défonce comme si nous étions face à notre téléviseur en train de mater un film de cul. J'adore me voir faire l’amour à mon mec. Deux bêtes de muscle en pleine action comme dans les films X. Je prends mon temps pour enfoncer mon braquemart, le temps de la voir disparaître sur le miroir. Je sais que mon égo et le sien sont démesurés mais c’est notre plaisir à tous les deux. Nous aimons entretenir notre apparence et c’est avec un naturel des plus simples que nous nous donnons à fond lors de nos entraînements sportifs. Nous aimons lorsque les mecs nous regardent avec envie. Nous aimons lorsque les mecs nous complimentent et nous draguent. Ça fait partie du jeu, un jeu érotique bien sûr.

La sueur commence à perler sur mon front et mes épaules. Je couche Stéphane sur le dos et lui relève les jambes. En équilibre sur lui, je continue de le défoncer avec la même rage, la même fougue. Quand je sens que je vais jouir, je me retire et je me finis en m’astiquant au-dessus de son visage. Lui aussi se polit le manche avec frénésie tout en gesticulant comme une marionnette empêtrée dans ses fils. Je râle. Je sens ma jute monter et, je crache ma sauce sur ses pecs et sa pomme d’adam développée. En même temps, il libère sa semence blanche et épaisse sur ses abdos. Il comprime bien fort la base de sa queue pour bien cracher la dernière goutte alors que sa bouche happe mon gland pour l’essuyer.

Il nous arrive de jouir dans la bouche de l'un ou de l’autre. C’est moins fréquent, mais de temps en temps j'aime bien aller jusqu’au bout...


Oui, nous baisons sans capote et il nous arrive de jouir dans la bouche de l’un ou de l’autre. C’est moins fréquent, mais de temps en temps j’aime bien aller jusqu’au bout. C’est un fantasme commun. Bien sûr, nous avons attendu un an avant de pouvoir le faire, nous avons fait nos tests, et la confiance est le maître mot de notre relation. Stéphane et moi sommes ensemble depuis quatre ans et jusqu’à aujourd’hui rien n’a entaché notre bonheur malgré la jalousie des autres mecs et de nos amis. Nous sommes fidèles et nous croyons fortement à l’amour. D’ailleurs nous conseillons aux mecs de s’attacher à un seul mec et non à plusieurs. Avoir un mec à ses côtés, c'est pouvoir faire tout ce qu’on veut, où ça nous prend et à n’importe quel moment de la journée. Être amoureux et se sentir aimer reste la plus beau des sentiments...


Je me réveille dans mon lit. Il est vide comme d’habitude. Mon chat est à mes pieds et ronronne. Tous les matins c’est la même chose, le même rituel. J’ai encore rêvé de cet être qui me manque cruellement. La solitude est la pire des expériences. Ne pas parler, ne pas écouter, ne pas caresser, ne pas baiser... Il m’arrive d’oublier la sensation de tenir un mec dans mes bras. Il parait que ça revient comme la bicyclette. J’ai pas envie d’oublier. Lorsque je me branle, je garde ma bouche en 0 comme si je suçais une grosse bite. Je fantasme tellement que parfois, j’ai réellement l’impression d’en avoir une.

Mon érection me fait mal et je remarque que j’ai joui quelques gouttes. Je crois que je vais encore me branler sous la douche! Qu’il est dur de se réveiller et de se coucher seul! Comment peut-on vivre sans amour? Le lit est si froid lorsqu’on rentre sous les draps. Je ne désespère pas de le rencontrer. Et cette fois-ci, j’en suis sûr, ça sera le bon !

Alors si un lecteur se reconnaît à travers mon rêve, mes attentes et mes envies, qu’il écrive au journal qui transmettra à leur tour. J’aimerai savoir comment les mecs vivent leur solitude. Que font-ils pour ne pas y penser? Après tout, on peut toujours rêver. D’ailleurs, ne dit-on pas que les rencontres fortuites sont les meilleures? Qui sait, peut-être que je rencontrerai l’amour grâce à ce magazine... En attendant, je vous souhaite bonne route à toute l’équipe.

Big Bisous à tous et à toute l’équipe

Christophe, 37 ans, des Landes.