Djé (93)


Djé (93)
Texte paru le 2020-06-25 par Charly Chast   Drapeau-fr.svg
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À son tour la série Djé tire sa révérence. 93 épisodes ; il ne devait y en avoir que 5… Aucune suite n'est prévue aujourd'hui, mais qui sait… Nous aurons peut-être de temps en temps des nouvelles de Djé ou de David…

Template-Books.pngSérie : Djé

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ÉPISODE 93 : ÇA DÉCOLLE

Les derniers mois d'école se faisaient à mi-temps si j'ose dire. Je faisais trois stages dans les bureaux de la PK, les nouveaux bureaux, là où la future présidence allait s'installer. Ils se trouvaient au dernier étage d'un immeuble de vingt étages, c'était le plus haut bâtiment de la ville. Il ne faut pas oublier que c'est une petite ville. Tout au-dessus, il y avait une terrasse avec une piste d’atterrissage pour hélicoptère léger.

Quand je m'installais à mon bureau pour la première fois, ça me faisait tout drôle de me dire dans ma tête… Mon bureau… Le premier jour où j'étais venu, devinez qui je rencontrais dans le hall de l'immeuble qui sortait de l'ascenseur…

Luc !

Moi : Mais tu es partout toi ! Qu'est-ce que tu fais ici ?

Luc : Je prospecte…

Moi : Qu'est-ce que tu as encore inventé ?

Luc : Nous sommes dans un immeuble de bureaux ? Exact ?

Moi : Exact !

Luc : Et bien, je pense que je vais installer mes bureaux d'édition ici…

Moi : Bureaux d'édition ? Mais tu n'es pas éditeur !

Luc : Et si, et ce n’est pas nouveau… Ça date de la semaine dernière ! Déjà, comme le temps passe. Chuis pas un débutant dans le métier, moi !

Moi : Pour ce qui est de dire des conneries non plus !

Luc : Pffff !

Moi : Je ne sais pas si c'est normal, mais j'ai comme une migraine qui monte là.

Luc : Petite nature, va !

Moi : Et tu vas éditer quoi ?

Luc : Je ne sais pas moi ! Des livres, des fascicules, des revues… Enfin tout ce qui peut s'imprimer et se diffuser… Et toi, tu fais quoi toi ici ?

Moi : Je viens voir Sophie…

Luc : Et tu as vu ses bureaux ? Ils sont extra, je veux les mêmes.

Il montait avec moi dans l'ascenseur, j'avais pourtant l'impression qu'il s'en allait quand je suis arrivé, mais enfin, on sait qu'avec Luc, il ne faut pas toujours chercher la logique. On arrivait au dernier étage en quelques instants.

Sophie : Luc ? Te revoilà, tu as oublié quelque chose ?

Luc : Non, mais je voulais te présenter le nouveau !

Sophie : Tu me feras toujours rire, Luc. Salut Djé, tu vas voir, c'est tout nouveau, c'est tout beau, tu auras le bureau là. Si la déco ne te convient pas, tu pourras toujours la changer par la suite.

Je faisais le tour des bureaux, Luc me suivait…

Luc : Tu as vu ça, c'est chouette. Moi j'aime bien. C'est beau. Sophie m'a donné l'adresse du décorateur !

Moi : Au fait, tu m'avais dit que tu n'avais presque plus de sous, toi ?

Luc : C'est de l'histoire ancienne ça ! J'ai vendu trois reportages depuis…

Finalement Luc nous laissait.

Sophie : Il est mignon ton petit frère !

Moi : Tu t'entends bien avec lui ?

Sophie : Oui très bien, et tu as vu, en affaires, il s'en sort bien. Il a trouvé deux partenaires pour ouvrir ses nouveaux bureaux…

Moi : Deux partenaires ?

Sophie : Ben oui, Bob et Liam, ils ont gagné pas mal d'argent avec leurs défilés ! Ah, tu n'étais pas au courant !

Moi : Mais c'est qu'il ne m'a pas tout dit le petit bonhomme, il faudra que je tire ça au clair.

Un peu plus tard je m'installais à mon bureau. Une fraction de seconde, j'avais l'impression d'être le maître du monde ; de mon bureau, j'avais une vue imprenable sur tout le centre-ville. Sophie me laissait un peu de temps pour rêver puis m'appelait.

Le reste du stage je la suivais partout, je lui servais de chauffeur, de secrétaire, je restais en retrait, mais rien ne m'était caché. J'observais, j'apprenais… Finalement, c'est pas mal à conduire aussi les voitures comme celle qu'a mon frère.

On m'avait donné deux secrétaires, deux hommes, dans le bureau d'à côté, dans celui de Sophie, il y avait deux secrétaires, deux femmes… La semaine passait vite, j'ouvrais le courrier et triais les informations en fonctions de leur importance. Ça a l'air facile, dit comme ça, mais en fait ce n’était pas si simple. Vers la fin de la première semaine, Sophie me confiait…

Sophie : Tu sais Djé, ce que tu fais en ce moment n'a absolument aucune importance, on te fait juste trier des documents ou des informations qui l'ont déjà été.

Moi : Alors ça sert à quoi ? C'est juste pour m'embêter ?

Sophie : En fait, c'est pour te familiariser avec l'entreprise. Les informations et les documents sont réels.

Pendant mon second stage, je voyais passer des documents incroyables. Un contrat de production de dix avions de ligne, petits porteurs pouvant transporter une cinquantaine de passagers sur huit mille kilomètres. Des courriers qui parlaient de la production d'un bateau. Pfff, un bateau… Oui, mais celui-ci faisait deux cent cinquante mètres de long…

Ce n'était là que quelques-unes des activités du groupe PK. Cinq ans plus tôt, cette entreprise n'existait pas. C'est nous Antoine et moi qui avions imaginé le nom de cette entreprise. Les autres entreprises existaient déjà elles. Un seul propriétaire ou presque… La PK était en fait juste une image de marque, juste une façade, un bureau de direction qui concentrait le contrôle de tout le groupe Le Comte. Sa nièce en prenait le contrôle, son frère qui ne s'intéressait pas à la gestion d'un tel machin pour reprendre ses propres mots lui laissait plein pouvoir.

Finalement, la section Dispositifs de Chasteté par laquelle nous avions découvert ce groupe ne représentait pas grand-chose dans le chiffre d'affaires total, là, on comptait encore en millions. Trois sous quoi !

Pour la fin du deuxième stage, Sophie m'invitait à aller voir ailleurs…

Sophie : On est vendredi soir, si tu prenais ton week-end, dans un hôtel par exemple ?

Moi : Euh oui, pourquoi pas ?

Sophie : Tu mets Liam dans tes bagages et tu passes les deux jours qui viennent sur le bord du Pacifique…

Moi : Moi je pensais partir en voiture, c'est ce que je fais d'habitude…

Sophie éclatait de rire.

Sophie : Il y a un jet qui n'attend que toi et ton copain, il vole à une fois et demie la vitesse du son, en une nuit il te conduira à l'autre bout du monde. Dans le plus grand confort, tu descends de l'avion parfaitement reposé et il te redéposera lundi matin pour aller à ta fac… L'hélicoptère attend, tu téléphones à Liam tout de suite.

Je n’en revenais pas, je savais que la PK avait des moyens énormes, mais là on m'offrait un week-end sur le bord du Pacifique, mais c'est que ça fait de la route tout ça surtout que nous, nous sommes sur la façade Atlantique, Atlantique Est… Le Pacifique ça c'est sûr, j'y serais pas allé en voiture !

Liam ne traînait pas, je lui avais téléphoné, il avait alors sauté dans la Mercedes et il arrivait. Il sifflait d'admiration en voyant les bureaux, c'était la première fois qu'il voyait mes bureaux. Sophie arrivait. Lui faisait la bise.

Sophie : Bon les garçons, je vous laisse, vous pouvez laisser la voiture au parking il est surveillé. Et… amusez-vous bien ! Votre taxi est sur le toit !

Liam : Elle veut dire quoi par-là, notre taxi est sur le toit ?

Je le prenais dans mes bras, lui faisait un câlin rapide et l'entraînait sur le toit. Comme prévu, il y avait un hélicoptère. Liam ne cachait pas sa surprise, mais ne disait rien. Quelques instants plus tard, on arrivait à l'aéroport, le jet attendait.

On s'engouffrait dans l'avion, Liam ne disait toujours rien, mais je voyais à sa tête qu'il n'en revenait pas. C'était un petit salon qu'il y avait dans l'avion. Derrière une porte une chambre, petite, mais très luxueuse. L'avion décollait.

On nous servait un repas léger, homard, caviar, foie-gras et quelques bricoles de ce genre. Ensuite, on regardait un film (écran géant aussi large que la cabine), puis on allait se coucher. On ne ressentait aucune vibration, un petit écran indiquait notre vitesse, nous devions être à environ mille six cents kilomètres-heure environ. Pas le moindre bruit ne venait nous gêner.

Liam bâillait longuement. Je lui sautais dessus.

Moi : Et tu t'imagines que je vais te laisser dormir.

Il me recevait dans ses bras. D'un mouvement énergique, il me retournait sur le dos et se retrouvait sur moi. Puis c'était avec tendresse qu'il me couvrait de baisers en me retirant mes vêtements. Je le laissais faire, il me chatouillait et me faisait rire. Je ne me défendais pas et si un morceau de peau passait à ma portée j'y déposais un baiser.

Il avait ouvert mon pantalon et déposait un baiser sur le bas de mon ventre.

Liam : Je vois que tu voyages toujours léger…

Je lui répondais par un baiser sur la bouche. Il tirait alors sur mon pantalon pour me le retirer. Je soulevais les fesses pour l'aider et me retrouvais rapidement complètement nu. Il avait toujours ses vêtements et était allongé sur moi. Je passais mes jambes derrière ses fesses, il se laissait retomber de tout son poids, je l'enlaçais, je l'embrassais, je le caressais longuement avant de lui retirer également sa chemise…

La pression dans nos dispositifs PK était intense, nos souffles se synchronisaient. Le désir montait, une certaine frustration aussi, mais nous savions comment la gérer, nos torses étaient devenus particulièrement tactiles, le moindre contact avec la peau de l'autre était terriblement sensuel et si je ne pouvais pas me tripoter la queue ni la sienne d'ailleurs, je pouvais caresser, tâter chacun de ses muscles, et il en avait, il en avait partout.

Mes mains se promenaient sur son corps, mes lèvres elles se limitaient en premier à son visage, avant d'aller plus loin… Mes mains se glissaient dans son pantalon, sur ses fesses.

Moi : Je vois que toi aussi t’aimes voyager léger…

Il me répondait par un sourire puis un baiser. J'ouvrais son pantalon et le faisais glisser, il ne se débattait pas et se retrouvait nu à son tour. Il y avait toujours le contact froid, dur, sans pitié de nos PK entre nous. Mais la peau de tout le reste de nos corps était brûlante… Douce et brûlante.

Je passais mes jambes autour de lui, je le retenais fermement contre moi et ce n'était plus que caresses et câlins. Il me caressait et me massait les couilles, je plongeais et lui gobais les lui gobais. Il en faisait de même. Nous avions pris instinctivement la célèbre position du chiffre sacré… Soixante-neuf (année érotique… Pom, pom, pom)…

Je glissais mes doigts entre ses fesses, juste là dans sa plus grosse ride, sa seule ride. J'insistais longuement sur la petite ouverture, la massais avec un mouvement circulaire, mais sans essayer d'entrer. Je le sentais réagir, il appréciait. En réponse, il me caressait les cuisses et le torse. Il avait replié ses jambes, une légèrement, et j'avais posé ma tête dessus. L'autre complètement repliée et reposée sur moi me laissait librement un accès à son anus.

Je le lubrifiais, et le massais avec plus de force maintenant. Je gardais toujours ce mouvement rotatif, mais j'appuyais plus fort, il faisait plus de bruit en respirant. J'appuyais alors fort et mon doigt glissait doucement dans son cul. Doucement, lentement, mais complètement, bien à fond.

Sans attendre plus, je lui massais la prostate avec à la fois force et douceur. Il gémissait de plaisir, et je sentais son corps se détendre totalement, tous ses muscles se relâchaient et il gémissait de plaisir.

Il me caressait les fesses avec douceur. À son tour, il glissait son doigt entre mes fesses puis c'est deux doigts qui me glissaient dans le cul. C'était bon, je sentais ma queue se contracter dans sa prison, elle voulait sortir, là aussi c'était bon.

Il me massait la prostate avec la force de ses deux doigts. Je passais moi aussi à la vitesse supérieure et c'est avec force que mon doigt frappait contre sa prostate. Par moment il se contractait, il convulsait, il gémissait en même temps, par moment, c'est moi qui gémissais et convulsais.

Il passait une main sur mes testicules et je tremblais de plaisir. Ma queue poussait contre sa cage et c'était une sensation agréable de la sentir ainsi parfaitement confinée, sans douleur, le plaisir montait depuis l'intérieur de mon urètre, un peu comme si j'allais éjaculer. Je frissonnais de plaisir, de ce plaisir qui ne se manifestait pas encore, mais s'annonçait…

Liam tremblait, gémissait, et je le sentais jouir, il éjaculait, un long filet de sperme coulait de son dispositif. Sa respiration redevenait plus lente, mais plus longue. Il ne bougeait plus, je me détendais. Il avait laissé des deux doigts dans mon cul et c'est quelques instants plus tard qu'il reprenait le mouvement, il ne prévenait pas et y allait avec force.

Je me ressaisissais de nouveau, tous mes muscles se tendaient, mon souffle redevenait rapide et de nouveau cette sensation de plaisir naissant au cœur de ma queue. Je tremblais, je respirais fort, je gémissais et finalement je jouissais et jutais longuement.

Plus personne ne bougeait.

Un peu plus tard, on se retrouvait face à face, on se tenait bien serrés dans nos bras et c'est dans cette position qu'on s'est endormi. Nous étions alors quelque part au-dessus de l'océan Atlantique.

Je me réveillais brusquement, il m'avait semblé ressentir un choc dans mon sommeil. J'avais l'impression qu'on roulait. Je prenais le téléphone pour me renseigner, le steward me rassurait en m'expliquant qu’en effet nous roulions, nous faisions une escale technique, pour faire le plein de carburant.

On me disait de ne pas nous inquiéter, je ne m’inquiétais pas. Un peu plus tard avant de me rendormir, je sentais l'avion rouler puis une légère secousse puis de nouveau je sentais qu'on volait. Liam ne s'était pas réveillé, je me blottissais tout contre lui et me rendormais.

On était réveillé le lendemain matin. Une limousine nous attendait juste à côté de l'avion, pas de douane, pas de contrôle d'identité. C'est ce jour que j'ai fait connaissance avec l'administration Le Comte, elle savait s'occuper efficacement de ce genre de détails.

On nous conduisait directement à l'hôtel, on nous y servait un petit-déjeuner de fou. Surtout que ce n'était pas le matin. On était parti le soir et comme on avait volé presque à la même vitesse que le soleil, il faisait donc nuit, surtout que sous ces latitudes la nuit tombe très tôt…

Qu'importe, nous allions vivre une journée et demie à l'heure de la ville de départ. On a commencé par faire la fête toute la nuit. À l'aube, nous dînions, c'était l'heure où les locaux prenaient leur petit-déjeuner, mais nous on dînait léger dans un restaurant vingt-cinq étoiles (je sais, ça n'existe pas, c'est une façon de parler) enfin le genre de restaurant que mon petit frère saurait apprécier. Plus tard dans la matinée, on allait se coucher avant de remettre ça dans la soirée, nous avions droit à une visite touristique de nuit…

Et c'est donc un peu avant le lever du soleil, je vous avoue qu'on était un peu perdu, mais je suivais sans me poser de question. Ils doivent avoir l'habitude de gérer ce genre de situations. Comme prévu, on remontait dans l'avion, où on passait une nuit de repos utile et, comme prévu, c'est reposé qu'on se retrouvait à l'aéroport de départ, c'est dans les délais que l'hélicoptère nous déposait, on prenait notre voiture et on se retrouvait à l'appartement.

Nous avions pris le petit-déjeuner dans l'avion, on retrouvait Luc et Bob.

Bob : Vous n'êtes pas en avance si vous voulez prendre votre petit-déjeuner.

Liam : Non ça va, on l'a pris dans l'avion !

Luc : Dans l'avion ! Et vous étiez où ?

Liam : Mexique !

Luc et Bob nous regardaient avec des yeux tout ronds. On entrait dans ma chambre pour nous changer et prendre une douche. Quand on en ressortait quelques instants plus tard, ils nous regardaient toujours avec des yeux tout ronds.

Luc : Mexique ?

Moi : Ben oui !

Liam : Bon c'est l'heure d'aller à l'école, finalement au niveau timing c'était bon, on n'est pas en retard. Tu viens avec nous Bob ou bien…

Luc : Mexique ??

Bob ne comprenait plus rien, mais nous suivait. Luc restait sans bouger la bouche ouverte, il n'avait pas l'air futé là, il faut dire…

Liam et moi étions assez contents de nous… Il a bien sûr fallu leur raconter.

A suivre, peut-être...
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