Dressé, formaté, exploité. (03)


Dressé, formaté, exploité. (03)
Texte paru le 2020-12-22 par Jerome3140   Drapeau-be.svg
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Template-Books.pngSérie : Dressé, formaté, exploité.

Louis est entré à quatre pattes et une fois la porte refermée sur lui, il s’est mis à genoux, le corps bien droit et tenant la laisse entre ses dents.

Le client, vêtu tout de cuir, s’est approché de lui et a tâté chaque partie de son corps et Louis, bien sûr, formaté comme il l’était, n’a pas bougé d’un iota. Il lui a ôté la laisse de la bouche. C’était une grosse laisse en cuir tressé qu’il a défaite du collier et la prise en main comme une cravache.

— Comment t’appelles-tu, petit ?

— Louis, monsieur.

— Raconte-moi, en quelques phrases, ta vie jusqu’à présent.

Ce que Louis fait en parlant de son père trop strict, la prise en main par Alexis et sa formation qui se termine ici. Et le mec de résumer :

— Si je comprends bien, ton père t’a dressé, Alexis t’a formaté, et dans ces lieux-ci, on va t’enseigner comment tes maîtres pourront t’exploiter au maximum, tirer le plus de fric possible de ton cul, de ta bite, mais aussi du reste de ton corps, car ici tu vas souffrir un max ; car ici c’est le lieu de rencontre, le repaire de tous les sadiques de 100 km à la ronde… et j’en fais partie !

Et Louis de répondre sereinement :

— Que puis-je vous dire monsieur ? Mon dressage, mon formatage m’ont appris à me taire, à obéir et à souffrir en silence, monsieur.

— Je vais vérifier cela immédiatement.

Et sans plus, Louis toujours agenouillé, reçoit son premier coup de cravache de son premier client durant sa première heure de sa nouvelle expérience, de sa nouvelle vie qui sera consacrée à satisfaire tous les caprices, les excentricités, les extravagances, les sévices ou les tortures de ses clients sous forme de blâmes, châtiments, corrections, raclées, coups, fessées, gifles et comme instrument la main, le fouet, la cravache, le martinet, la schlague et le tout au bon plaisir du client qu’il doit servir.

La première correction que le gars lui a administrée, simplement parce qu’il en éprouvait le besoin ou l’envie, a duré plus d’un quart d’heure et s’il est vrai que Louis chialait comme un gamin, il n’a pas bougé d’un millimètre et à aucun moment il ne s’est plaint ; et quand vers la fin, le gars l’a obligé de compter les coups, les mots sortaient de sa bouche dans les secondes qui suivaient la morsure sans qu’aucune intonation de peur, de peine ne se fasse entendre.

Heureusement pour Louis, le reste du temps, malgré encore quelques baffes et des coups de pied au cul, la séance a comporté pas mal de bondage et son cul a reçu la visite de pas mal de godes et plugs de toutes les tailles, mais aussi d’autres objets détournés, il est vrai, de leur utilisation première.

Quant au corps du maître, il en connaît toutes les parties pour avoir dû les lécher, les triturer, les sucer. Que ses tétons, ses couilles, sa bite et son cul ont été maltraités, visités et qu’ils ont soufferts entre les mains expertes de son maître, Louis le ressentait en fait comme une sorte de récompense ; c’est ainsi qu’il concevait les choses après être passé par les mains de son père et celles d’Alexis.

Les deux heures furent vite passées aussi bien pour le maître que Louis. Et comme récompense, l’esclave a pu prendre sa douche avec son premier client, mais après les 2 heures pile, un cerbère venait déjà le récupérer.

Louis se voyait déjà à nouveau dans la vitrine, mais le cerbère l’a amené dans une pièce arrière où une sorte de toubib l’a examiné sous tous les angles, a soigné quelques ecchymoses, l’a fait prendre un nouveau lavement et après avoir reçu de quoi se sustenter et avoir dû boire plus de 2 litres d’eau pour assouvir sa soif. Louis a été remis en vitrine.

Il a fallu moins d’un quart d’heure pour que le numéro 33 soit à nouveau booké et cette fois son client était nettement plus âgé et en le jaugeant, Louis sentait déjà qu’il allait passer des moments bien plus désagréables qu’avec son client précédent.

Et il ne se trompait pas. Comme Louis avait tout à fait répondu aux exigences de son premier client, le patron avait décidé que bien qu’il soit novice, on pouvait l’utiliser aussi dans le donjon ou dans les catacombes et son deuxième client va l’amener donc dans les catacombes.

Dans ce club-ci, la différence entre donjon et catacombes n’est pas grande ; la seule différence c’est que leur donjon est totalement privé tandis que leurs catacombes comportent certains endroits où, contre rétributions évidemment, des spectateurs sont admis pour zieuter ce que le dominant fait subir à son esclave.

Il parait que c’est, pour la marchandise, le lieu idéal pour se faire connaître et apprécier par la clientèle et, dans la plupart des cas, rapporter plus de fric à son maître ou à son dominant ; ce club-ci comportant moins de 5 % de soumis libres.

Cette fois, dès qu’il est sorti de la vitrine, on a harnaché Louis comme le désirait le client :

1. Une cagoule totale en cuir, serrée autour de son cou par un gros collier en cuir, mais dont les parties couvrant les yeux sont amovibles comme celle de la bouche, mais qui, en outre, peut recevoir des compléments comme un bâillon, un entonnoir et bien d’autres choses selon les désirs du dominant.

2. Un séparateur de couilles en métal doublé d’un parachute à pointes et d’une laisse permettant au maître de guider son esclave.

3. Les pieds menottés et reliés entre eux par une très courte chaîne interdisant tout mouvement brusque.


Un cerbère l’a amené à petits pas jusqu’à l’entrée des catacombes où son maître l’attendait, vêtu uniquement d’un short et d’un gilet en cuir, chaussé de bottines hautes tiges et portant des gants tout aussi noirs. Il a demandé au cerbère :

— Est-ce qu’il a un prénom ?

— Pour nous, c’est le 33, sans plus !

A répondu le cerbère qui leur a ouvert la porte et le maître et l’esclave s’enfonçaient dans ses lieux lugubres, où régnait une chaleur humide et oppressante. On sentait que des choses bestiales se passaient à tout moment, car les bruits de fouets, les cris des esclaves et les suppliques se faisaient entendre.

Louis, d’une certaine manière, était soustrait à tous ces stimuli négatifs grâce à sa cagoule complète. Par contre, Xavier, le maître, était déjà bien excité par cette effervescence et cette excitation sonore.

Aussi, dès les premiers pas de Louis dans les couloirs étroits reliant les différentes étapes de son chemin de pénitence, Xavier n’a cessé de le frapper avec la large cravache qu’il avait en main.

Cette fois, dès le départ, Louis s’est mis à gémir au travers de sa cagoule ; il faut dire que durant le bref débriefing qui avait suivi après sa première passe et avant sa remise en vitrine, son mentor du moment, lui avait conseillé, à l’avenir, de crier et de supplier ses tortionnaires, même si lui supportait les coups !

— Cela les fait bander et enflamme leur ego, petit ! Et ainsi tu les fidélises !

Louis avait retenu la leçon. Le long couloir qu’ils avaient parcouru aboutissait sur un endroit où, ceux qui connaissaient les lieux, savaient que cette placette ronde cachait une douzaine de peep-box individuels où les mecs se caressaient en voyant le spectacle que leur offraient le maître et l’esclave.

Xavier avait demandé d’avoir à sa disposition sur la petite estrade ses instruments d’immobilisation préférés. Cette petite tribune permettait aussi que tous puissent profiter au maximum du spectacle à la différence de Louis que ne savait pas ce qu’il pouvait attendre, aveuglé comme il l’était.

Son maître du moment l’a fait mettre à genoux et quand il a senti qu’on décadenassait la partie qui libérait sa bouche, il pouvait enfin respirer plus profondément… pour quelques instants.

Mais déjà la bite de Xavier était dans sa bouche et elle ne demandait que de grossir pour le plaisir du maître, mais cela n’était qu’un échauffement. Alors, Louis, toujours à genoux, a dû prendre place à quatre pattes au-dessus d'un pilori SM et très vite, grâce à l’aide de son maître, il a trouvé les endroits où mettre ses mains et ses chevilles.

Quand Xavier lui a fait baisser la tête et qu’elle s’est retrouvée immobilisée par une sorte de collier fixe, Louis se doutait déjà qu’il passerait des moments difficiles.

Ensuite, on lui a fixé et immobilisé les chevilles et les poignets aux endroits ad hoc. Louis était à la merci totale de son dominant !

Ne ressemblait-il pas au Sphinx d’Égypte sauf la tête qui, chez lui, était baissée ? Et, pour corser le tout, Xavier lui a encore fixé sur l’ouverture de sa bouche un entonnoir. Pour Louis, qui ne pouvait que se fier que sur les sensations, ce ne devait être qu'une sorte de bâillon avec une partie dans sa bouche…

Le jeu de massacre pouvait commencer !

Muni d’abord d’une tawse bien large, il a frappé les fesses de sa victime durant dix minutes au moins. Louis essayait d’échapper aux coups, mais en vain. Puis muni d’une cravache, il a concentré les coups sur les couilles et la queue qu’il avait fixées avec un pilori pour couilles, de telle sorte que son service trois-pièces se trouve derrière ses cuisses.

Maintenant, Louis hurlait, pleurait, tout en tentant de parer les claques, ce qui n’était pas faisable. Mais plus il recevait de beignes, plus l'instrument de torture bougeait et avait quasi fait un demi-tour. Alors, pour divertir encore mieux les voyeurs, Xavier s'est approché du peep-box qui était le plus proche de la tête de Louis. Xavier a invité l'occupant du box à le rejoindre sur l'estrade.

Le mec était complètement à poil et ne bandait plus très ferme… à cause de l'effet de surprise sûrement. Xavier l’a invité à pisser dans l’entonnoir et à régaler Louis qui semblait surpris ; il ne s’attendait pas à cela. En tout cas, il lui était totalement impossible de ne pas avaler la pisse qu’on l’obligeait de boire. Et quand deux autres gars se sont précipités sur l'estrade, Xavier n'a rien fait pour les en empêcher.

Ensuite, Xavier a libéré Louis et ils se sont déplacés vers le second et le dernier endroit où Xavier allait faire souffrir son esclave, cette fois-ci devant bien plus de monde. L'endroit ressemblait à une piste de cirque avec tout autour deux rangées de bancs.

Tous les voyeurs devaient être nus et ils avaient payé 100 balles pour pouvoir voir le spectacle, mais certains, les privilégiés du premier rang, avaient été invités par la direction pour qu’ils puissent admirer la nouvelle acquisition, le tout jeune Louis.

Lui ne se doutait de rien, toujours aveuglé par sa cagoule. Louis a été attaché, le torse contre la croix de Saint-André, les bras et les jambes écartées, et la roue sur laquelle était montée la croix s'est mise à tourner. Après que Xavier ait chauffé durant quelques minutes avec un fouet de dressage, le maître du moment a proposé à tous les spectateurs du second rang de venir se défouler sur l'esclave.

Tous, sans exception, ont profité de l'aubaine. Ils avaient à leur disposition : fouets, cravaches, palettes, tawse, grosses ceintures et ceinturons ; et ne sont pas fait prié pour faire souffrir ce beau jeune homme. Quand tous ont regagné leur place, le calvaire de Louis n'était pour autant pas terminé.

Après que Xavier ait libéré Louis, il lui a offert un temps de répit, le temps que certains invités du patron lui pissent dans l'entonnoir et qu'il avale leur offrande. Puis il a été attaché sur la croix, mais cette fois le dos contre la croix et crucifié et on lui a ôté son masque, mais surtout son bâillon plus que spécial.

Il voyait enfin son public et semblait un rien effrayé. Alors les invités du premier rang se sont levés à tour de rôle munis d'une cravache. Ils pouvaient arrêter la roue quand ils voulaient et certains se sont fait sucer pendant qu'ils frappaient la queue et les couilles de l'esclave, d'autres lui ont pissé dans la bouche, certains ont enfoncé la cravache dans le cul.

Un seul s'est contenté de frapper la plante de ses pieds et deux autres n'ont pas pris la cravache et se sont contentés d'embrasser profondément Louis, pour le beau spectacle qu'il leur avait offert. L'un d'eux a même murmuré à l'oreille de Louis qu'il réservera souvent l'esclave numéro 33 !

Durant cette semaine de formation voulue par Alexis, Louis a été demandé, choisi, sollicité, réservé jusqu’à 10 fois par jour et, le jour où son maître devait venir le reprendre, comme Serge d’ailleurs, une terrible nouvelle attendait Louis.

Dû, peut-être à son emploi du temps bien rempli, Louis ne s'était pas rendu compte que le stage d'exploitation était bientôt fini. C'est Serge, qu'il avait croisé dans l'étalage ou plutôt sur l’étal de la viande humaine, qui l'avait informé qu'ils vivaient leurs dernières heures de formation et que dès demain, Louis serait de nouveau aux pieds et au service de son maître, Alexis.

Quand le lendemain dans la matinée, le patron a fait sortir Louis de la vitrine et l’a emmené tout nu jusqu'au le bureau, une désagréable surprise l'attendait. Devant lui, son acolyte Serge, fringué avec des frusques apportées par Alexis et pour lui : rien !

De par son dressage et son formatage, il est resté les bras le long du corps en attendant des ordres. Il avait envie de s’offrir à son maître, mais cela lui était interdit. Et une conversation est née entre Alexis, le propriétaire de l’esclave et le propriétaire du bordel.

— Je vais être clair et franc avec toi, Alexis : ton esclave vaut de l’or. Tant pour toi que pour moi. Aussi, je te fais une offre pour que tu me le laisses jusqu’au mois de janvier.

Louis fait vite le compte : soit 150 jours avec une moyenne de 8 passes par jour ! 1’200 mecs qui vont passer sur lui, qui vont le punir, qui vont lui pisser dessus… Tiendra-t-il le coup ? En tout cas, malgré tout son dressage il se jette aux pieds d’Alexis et lance :

— Maître, s’il te plaît ! 8 maîtres par jour à satisfaire, durant 150 jours ! Je ne serai plus rien après ! Je ne survivrai jamais si je suis tellement longtemps loin de toi maître ! Et qui va faire mes tâches à la salle de musculation, maître ?

La réaction d’Alexis ne se fait pas attendre ! Il attrape Louis par le cou et lui donne un coup de manchette en plein visage que le garçon en tombe par terre. Il est presque K.O.

— Et ce prêt jusqu’à la fin janvier, cela me rapportera ?

Le gars du bordel, prend Alexis par le bras et ils sortent de la pièce. Quand Alexis entend le pactole qui l’attend d’ici la fin de l’année, il n’en croit pas ses oreilles. Ce qu’il doit à son frère sera facilement remboursé et il gardera encore plus du double pour lui.

Puis, il demande :

— C’est net au moins ? Plus de frais annexes pour l’entretien de mon esclave ?

— Si je ne dois payer le petit pour cent qui revient à Louis — ici il s’appelle tout simplement 33 —, il mangera à sa faim tous les jours et dormira dans un bon lit… sauf si je reçois une remarque des clients. Alors, comme tous les autres, pain sec, eau, dormir à la dure dans un cachot.

— Prépare le contrat, pour que je le signe !

Alexis ne s’est même plus occupé de Louis qui moins d’un quart d’heure plus tard était à nouveau louable sous le numéro 33. Il était franchement déçu qu’Alexis ne lui ait pas donné une seule explication. Du patron du bordel, il savait seulement qu’il passerait les réveillons de Noël et Nouvel An dans cette maison close pour hommes.

Le patron avait tenu parole : Louis mangeait à sa faim et souvent des plats raffinés qui étaient réservés pour la bonne clientèle, mais aussi aux esclaves lucratifs. Et, quand il était au repos, il partageait sa chambre avec Axel, l’autre star de 25 ans.

Louis n’avait encore jamais eu une seule plainte de la part des clients et il avait la pleine confiance du patron. Au point où il pouvait assez régulièrement accompagner un client fidèle pour un week-end. Il a ainsi voyagé à Venise, Londres et Rome et ses services d’escorte étaient aussi appréciés. De par son dressage, son formatage ses patrons pouvaient l’exploiter de différentes manières et il obéissait toujours à l'entière satisfaction de ses michetons.

La seule chose qui le faisait râler c’est que les cadeaux qu’il recevait de ses clients étaient toujours confisqués, même les fringues et surtout les montres et bracelets.

La vie d’escorte lui plaisait beaucoup : toujours des hôtels de luxe, des repas dans les meilleurs restaurants et des nuits souvent agitées avec des gens très intéressants.

Vers la fin novembre, il commençait déjà à se faire des soucis ! Allait-il se réhabituer à cette vie classique de province avec Alexis ?

Le premier week-end de décembre, avec son ami de chambrée, Axel et quelques autres esclaves, il a été réservé et loué pour participer à une chasse à courre plus que spéciale. Cela se passait dans un grand domaine dans le sud de l’Espagne où étaient réunis des mecs alpha qui voulaient se payer du plaisir.

Tous les esclaves, Louis et Axel compris, sont lâchés nus et sans défense dans le domaine et 15 minutes plus tard, les chasseurs, les alphas, se mettent à lever le gibier. Dès qu’un gibier se fait prendre, il est marqué aux couleurs du chasseur et sera sien jusqu’à la fin du séjour.

Après une heure de chasse, le gibier qui a survécu — qui est toujours le meilleur gibier — est offert au plus offrant. Ne restait qu'Axel et Louis. C’est là qu’ils ont enfin pu faire véritablement connaissance puisqu’au bordel tout est filmé et enregistré, 24/24 heures, 7/7 jours ; même eux n'ont droit à aucune intimité.

Ainsi, Louis apprend qu’Axel vient travailler ici pour lui-même et qu’il n’a ni maître ni souteneur. Et quand il dit à Louis :

— Avec le patron, on fait 50/50 sur tout ! Ainsi ce petit voyage en Espagne, je me fais 15’000 balles en 2 jours ! Et tous les pourboires sont pour moi et je les verse sur un compte pour mes vieux jours.

Louis est effondré. Depuis son arrivée au lupanar, il n’a pas reçu un sou ; tout est partagé entre Alexis et le patron.

— Tu sais, Axel, moi je ne reçois pas un rond ; la seule chose qui a changé, c’est ma bouffetance et mon confort. Même les cadeaux que les clients me font, me sont confisqués !

— Mon pauvre vieux, je te promets que cela va changer dès cette première petite mission que nous faisons ensemble.

Quand ils sont appelés dans la grande salle de bal, tous les mecs alpha sont installés à des tables basses et tout le décor fait penser aux scènes dans les films racontant l’histoire de Rome.

À leurs pieds, leurs gibiers, leurs esclaves. Le maître des lieux prend la parole :

— Chers amis, deux pièces de gibier, et pas des moindres, sont devant vous au naturel, nues, comme le veut la tradition romaine. Ils vont faire l’objet d’une vente aux enchères ; le plus offrant emporte la pièce maîtresse !

C’est d’abord Axel qui est mis à prix et très vite les sommes grimpent à donner le tournis à Louis : quelqu’un a offert 25’500 balles… pour moins de 48 heures d’utilisation.

Puis c’est au tour de Louis, mais là ; les enchères s’emballent et très rapidement il égalise puis dépasse la somme payée pour Axel et Louis est adjugé à 30’500 balles.

Quelles sommes énormes, mais pour le pauvre Louis, cela ne représente rien. En tout cas pas pour l'instant ! Quant à Axel, lui sait qu’en plus de ce que sa réservation lui a rapporté, il va encore encaisser 10 % de ce qu’il vaut grâce aux enchères.

Et puis, coup de tonne dans la salle. Un gars que Louis n’a vu qu’une fois furtivement au bordel se lève et dit très calmement :

— Je mets sur la table pour ses deux splendides gibiers ensemble 75’000 balles ! Que celui qui surenchérit se fasse connaître !

Mais rien ne se passe. Alors, le mec alpha par excellence se lève, se dirige vers le maître des lieux, dépose sur la table la somme en billets de mille, prend Axel et Louis par le cou et les emmène vers l’endroit qui lui est réservé.

Alors, magnanime, il lance encore à ses compagnons sans gibier :

— Je vous en laisserai un peu quand ils commenceront à me lasser.

Après le repas plus que plantureux, ils ont regagné les appartements du mec alpha, Ghislain della Torre, et jusqu’à l’heure du départ, le lendemain en soirée, ils ont dû le servir dans tous les sens du terme et aussi ses amis malchanceux.

Outre le sucer, se faire enculer et souffrir un rien entre ses mains exigeantes, ils ont ensemble ou en solo dû faire quelques prestations en suivant strictement les volontés des gars présents. En tout cas, ils n’ont presque pas fermé l’œil, si ce n’est dans le jet qui les ramenait dans le pays.

Vers la fin du séjour, Axel a demandé la permission de quitter les appartements de monsieur Ghislain avec Louis qu’il voulait présenter à l’un de ses clients privilégiés qui l’a bien aidé au début de sa carrière d’escorte et de gigolo.

Henri Vermeil, un industriel assez important, a compris directement le topo et allait dès son retour s’occuper d’ouvrir un compte pour Louis dont lui tiendrait les comptes. En présence des deux garçons, il prenait déjà contact avec le maître des lieux pour verser entre ses mains la prime de 7’500 balles que les deux escortes se partageront.

Aussi bien Axel que monsieur Vermeil ont donné le même conseil à Louis :

— Ne sois pas timide et taiseux avec tes clients ; ils feront tout pour que tu ne sois pas exploité jusqu’à la gauche et n’hésites pas à leur dire qu’on te confisque les cadeaux que tu reçois, mais que tu as un compte sur lequel ils peuvent te verser un pourboire s’ils sont satisfaits de tes services.

Dès ce jour, Louis faisait passer le message auprès de ses clients au bordel, mais surtout quand il pouvait accompagner certains clients ou quand il était invité — de plus en plus souvent seul d’ailleurs — à des week-ends pour distraire des mecs alpha qui n’avaient pas froid aux yeux.

Ils payaient tellement bien qu’aussi bien Louis qu’Axel répondaient à toutes leurs fantaisies et perversités. Entre-temps ils étaient devenus de vrais amis et ils avaient découvert qu'au boxon, c’est sous la douche et aux toilettes qu'ils pouvaient communiquer le mieux sans être espionné.

C’est lors d’une de ces sessions qu’Axel a informé Louis, qu’il resterait encore toute une année dans ce bordel. Louis était attristé ; il appréciait fortement Axel, mais il savait que d'ici 2 ou 3 semaines, il se retrouverait dans un trou perdu sous le joug de son maître Alexis.

Ils devaient absolument vivre le moment présent et tous les deux étaient bookés séparément pour les jours de Noël et ensemble chez Ghislain et ses amis, dont Henri Vermeuil, pour le Nouvel An. On est venu les chercher au bordel avec un SUV et directement ils se sont retrouvés à poil. Cela a été leur tenue tout le temps, même en pleine nuit lorsqu’ils ont dû sucer tous les invités au jardin pendant que tous admiraient le feu d’artifice.

Avant de partir, monsieur Vermeuil a informé Louis qu’il y avait déjà plus de 16’000 balles sur son carnet dont 1’000 rien que pour son réveillon de Noël et que les pourboires du jour de l’an sont par tradition souvent aussi des sommes à 3 zéros. Et Axel était là pour le confirmer : l'an passé, il s’était fait 4’000 balles de pourboire en sus de ce que le patron devait lui ristourner.

Début janvier, Alexis ne s’est pas montré et le patron du bouge a dit à Louis que son maître avait prolongé le contrat pour un an. En définitive, c’était une très bonne nouvelle pour Louis pour deux raisons : d’abord le fric, souvent la belle vie et les bons pourboires, mais surtout depuis quelque temps l’amour naissant entre lui et Axel.

Louis se parlant à lui-même, explique :

— Non pas un amour traditionnel, mais certains de nos clients habitués qui nous réservaient souvent, avaient vu naitre cette sorte de relation sado/maso ou maître/esclave sur un fond d’amour vrai. Et certains, les plus avisés, profitaient de cette relation pour faire naitre une sorte de jalousie entre nous, mais qui cessait dès que nous avions rempli nos rôles ou si vous préférez, notre tâche.

En tout cas, les mois sont passés à une vitesse grand V ; faut dire que maintenant, au moins 2 si pas 3 fois par mois, seuls ou ensemble, Axel et Louis faisaient du travail d’escorte et durant les mois d’été, Louis a été loué tout le mois d’août par un vieux couple pédé pour les accompagner et les distraire à Tenerife.

Tandis qu’Axel, moins chanceux… peut-être, s’est retrouvé à Paris dans une vieille famille d’aristocrates où le père l’avait engagé pour déterminer l’orientation sexuelle de ses deux fils de 17 et 19 ans avec mission de les exciter un maximum pour qu’ils se dévoilent. Et, ils étaient comme leur père ; tous deux gays… et Axel ne s’est pas embêté !

Par contre en août, ils ont pu accompagner Ghislain et ses nombreux amis durant la croisière qu’ils s’offraient sur la Méditerranée. Mais ce n’était pas de tout repos. Non, puisqu’à eux deux, ils formaient tout l’équipage.

Bien sûr, tous deux devaient être à poil tout le temps et devaient s’occuper de faire à manger 3 fois par jour pour 8 personnes, d’entretenir les 5 cabines et les 2 ponts et évidemment être en outre disponibles pour tous les caprices des mâles alpha.

Deux gars qui étaient apparemment des nouveaux venus dans le cercle d’ami de Ghislain étaient franchement sadiques. À chaque rencontre avec Louis, surtout, il subissait des séries de coups énormes et souvent, ils n’hésitaient pas à le brûler avec leurs cigares.

Le pire que ces deux alphas ont fait subir à Louis sans que Ghislain n’intervienne, c’est de le faire embarquer sur un petit dinghy attaché derrière le bateau. Il était nu et mains menottées dans le dos ; cela durant 24 heures sans manger, mais surtout sans boire. Sous ce soleil brûlant et grâce aux techniques de survie reçues de Rolf, il est parvenu à boire sa propre pisse ; ce qui l’a sauvé !

Après cette aventure en mer Méditerranée, les deux escortes avaient reçu pas mal de pourboire, mais Louis, traumatisé par ce qu’il avait vécu, a demandé et obtenu du patron du bordel de ne plus lui confier des missions d’escorte de plus de 72 heures et surtout uniquement avec des clients connus.

Bien sûr, vis-à-vis de leurs collègues, mais aussi de la direction, ils devaient tenir leur relation le plus secrètement possible, mais tous deux étaient tellement estimés que certains clients les réservaient ensemble pour en jouir, pour les faire souffrir, mais aussi pour les voir s’aimer et s’envoyer en l’air en parfait couple sado/maso.

Quand la fin de l’année est arrivée, Alexis n’avait toujours fait surface et le tôlier a annoncé à Louis qu’il avait reçu par courrier une prolongation du contrat pour une autre année.

Quant à Axel, lui avait quitté le boxon quelques jours avant Noël avec le pactole en main. Tous frais payés, il pouvait s’offrir tout le luxe qu’il voulait et avec tous les contacts qu’il avait, il bosserait maintenant à son compte et encaisserait 100 % de ce que ses michetons lui payent.

N’ayant aucune nouvelle de son ami/amant et ne voulant pas mettre la puce à l’oreille du patron sur ce que les deux avaient comme plan, Axel a fait appel aux services d’un nouveau client. Soi-disant recommandé par Ghislain, il voulait louer les services de Louis comme escorte. Le patron, évidemment, n'a pas refusé !

Ce vendredi soir là, Louis dormait, enfin libre, dans les bras de son amant et le lendemain ils avaient rendez-vous avec Henri, leur financier, qui remettait à Louis sa carte de crédit et l'informait que sur son compte, il y avait un montant de six chiffres.

En fin d’après-midi, après avoir fait quelques achats, ils prenaient l’avion pour les îles tropicales.

Dans l’avion, Louis en revoyant les 15 derniers mois de sa vie a dit, en prenant la main d’Axel :

— De toute façon, je ne me serais plus habitué à ce petit train-train quotidien d’une salle de musculation de province ; cette vie de pute, de gigolo, d’escorte est bien plus excitante… à tous points de vue.

Ils se sont longuement embrassés, Axel serrant fortement les couilles de Louis qui appréciait terriblement, pendant que l’avion prenait son envol.



Fin