Et si le téléphone sonne?


Et si le téléphone sonne?
Texte paru le 2000-07-08 par Urbain   Drapeau-fr.svg
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Allongé sur le dos, j'ai du mal à bouger.

Je vis dans un quartier de rupins. Tout autour de chez moi, des pavillons sur des parcelles boisées avec, parfois, piscines. Les Mercedes et les BMW sortent des allées à l'ouverture des portails automatiques qui s'ouvrent et se ferment en clignotant orange. Je roule dans les contre-allées avec mon VTT, il fait chaud et mon short court et mon buste dénudé laisse apparaître un bronzage qu'on peut imaginer intégral.

À l'entrée du numéro 22, le chauffeur de Monsieur ne m'aperçoit pas et je heurte la portière de la voiture qui sortait, je ne vais pas trop vite et je tombe lestement, j'ai quand même rayé le noir vernis de la limousine. À l'intérieur je ne vois rien, vitres opaques où je m'aperçois comme dans un miroir. Dans un bruissement, le miroir descend et je vois Monsieur:

— Alors garçon? Pas trop de mal?

— Non m'sieu, ma bécane n'a pas grand chose, juste la roue un peu voilée, mais j'ai rayé votre peinture.

— Ce n'est rien, passe me voir ce soir après 21h, à moins que tu ne puisses pas te rendre libre si ta petite amie voulait te garder toute la soiré.

Qu'est-ce que ça peut lui foutre à ce vieux con... Et d'abord j'ai plus de petite amie, elle m'a larguée la salope. Et il ajoute:

— Ta roue est cassée, je dois te dédomager.

Là, si on parle de thunes ça m'intéresse:

— OK M'sieu? je passe à 9h. Salut!

Et je rebrousse chemin en poussant le vélo devenu inutilisable. Quel con ce chauffeur, et ce mec, sappé classe quel trouduc, il va voir ce soir, faudra qu'il passe à la caisse... Sûr...

Je dois être paralysé car je ne peux plus remuer un doigt... Et ce portable
qui sonne... Qui sonne!

Quelques minutes avant l'heure prévue, je sonne au 22 faubourg Saint-Georges, interphone grésillant:

— C'est pourquoi?

— La personne que le propriétaire a failli écraser ce matin.

— D'accord, j'ouvre.

Une sorte de laquais me fait entrer et me mène à une dame "très classe":

— Ah... le pauvre chérrrrri. C'est à vous qu'est arrivé ce grrrroooos malheur...

Je me croirais à la télé dans un vieux feuilleton.

— Mon ami va vous recevoir... Si vous voulez patienter... Un verre...?

Et elle nous verse un vodka de grand âge, triple dose... dans des verres qui sonne le cristal. Et elle se l'envoie d'un coup... Je chipote moi... J'ai pas trop l'habitute. Elle s'approche de moi et je respire son haleine qui exhale des odeurs d'alambic, de vieux fûts de châtaigniers et de cave humide. Elle doit avoir pas mal picolé cette grande chèvre et je la devine croqueuse de kid dans mon genre. Je me vois déjà: "Non madame... Pas ça..." Obligé de défendre ma vertu... Quand son ami entre et intervient:

— Ne donne pas d'alcool à ce garçon, c'est très mauvais.

Ouf, enfin quelqu'un de raisonnable.

— Tu vas être en retard ma chérie, dépêche-toi, le chauffeur va t'attendre...

Et il l'accompagne et soutient la pauvre qui voit sa proie lui échapper, jusqu'à la porte de sortie.

Quelque chose m'empêche d'ouvrir les paupières, comme un poid.

Monsieur reviens vers moi:

— Alors ça va mieux que ce matin, tu a estimé à combien se monte ton préjudice?

Je l'examine, il est bien plus jeune que la femme à la vodka, 30-35 ans, il a un petit accent, il roule les "R" comme un Russe, carré d'épaule, gueule agréable et, deux yeux d'un bleu soutenu qui ont une façon de me regarder comme un maquignon qui jauge une bête à acheter. Je lance:

— Ben, j'sais pas trop, peut-être 1000 francs.

Et j'attends la réaction, je demande trop pour une roue de vélo. Il sort alors son portefeuille et extrait deux billets de 500 francs et me les remet.

— Tu as l'air d'aimer les billets, tu voudrais en avoir beaucoup plus?

— Sûr que j'aimerais...

— Je te donne 5000 billets contre une petite chose.

— OK, pas de problème si je dois pas tuer quelqu'un. Faut faire quoi?.

Je bosse, pas de problème, mais mon salaire n'est pas si élevé que ça et je manque cruellement de pognon pour pouvoir m'offrir les fringues ou les sorties que je désire et 5000 francs comblerait en partie ces envies, je m'imagine déjà dépenser tout ce fric. Je regarde Monsieur en attendant la réponse. Ses yeux brillent et il sourit.

— J'aimerais simplement ton cul, tu vois, c'est pas grand chose... Et je te le rends comme tu me l'a prêté.

— Vous me prenez pas pour un pédé des fois?

Je deviens rouge de colère et je sens que les billets vont m'échapper.

— Je me fous que tu sois pédé ou pas, je te veux et je te paye, c'est un marché. Tu as vu la vieille salope de tout à l'heure, je me suis mis avec elle pour son fric, je la baise mais je t'avoue que j'en ai pas trop envie, mais c'est un accord entre nous deux, comme ce sera un marché avec toi. Si tu n'aimes pas, tant pis, laisse-toi niquer pour le fric, tu ne risque rien, je suis sûr que ce n'est pas la morale qui t'étouffe, tu as vu ce que tu demandes pour un petit choc comme ce matin. T'es malhonnête... Comme moi... Faut pas en faire une affaire d'État.

Et il pose une liasse de billets entre mes mains:

— Regarde ce paquet, je ne compte même pas, je suis certain qu'il y a plus que ce que je t'ai dit... Accepte, je te demande une heure, après bye bye.

J'ai vraiment pas envie de me faire sauter, j'ai déjà refusé, dans des bars, à de vieux beaux, mais ils offraient moins d'argent, je devine qu'il a gagné la partie, ce fric me fait trop envie... J'hésite quelques instants... Et... J'empoche, scellant ainsi le pacte avec Monsieur. Je sais aussi que ce ne sera pas la dernière fois qu'il me remettra de l'argent car déjà un plan s'ébauche dans mon esprit. Monsieur m'amène dans sa chambre:

— Déshabille-t-oi." Et il attend les bras croisés.

Je quitte mes vêtements, ça se fait plus simplement que je ne l'aurais pensé, j'ai quand même un certain côté exhibitionniste, je le sais pour l'avoir expérimenté au collège, dans les douches, je me frotte doucement avec le savon, sensuellement, et je lorgne quelques regards de petits mecs mal décoincés qui jalousent mon corps parfait, musclé, bronzé, et cette peau qui brille sous le jet de la douche. Monsieur apprécie ce corps-là.

— Bon Dieu, mais t'es superbe, je l'avais pressenti en te voyant dans ton short ce matin, tu es divin.

Et il s'approche de moi et commence à me carresser. Ses mains sont douces, manucurées, fraîches malgré la chaleur estivale, il m'entoure de ses bras et titille mes seins et mon ventre et sa main descend à mon sexe, il fait rouler mes couilles puis quitte la queue qui doucement prend du volume à mon grand étonnement et sa main frôle mon dos, flatte mes fesses puis s'insère dans la raie que je me surprends à écarter.

— Non, tu dois pas participer, t'es pas homo quand même.

Mais Monsieur sait ce qui fait plaisir aux corps masculins, il connaît les différents endroits auxquels un homme ne pourra pas résister, bientôt sa bouche enfourne ma queue qui s'abandonne à une monstrueuse érection, je la sens qui coule ses premières gouttes, Monsieur recueille le précieux liquide de ses lèvres et il me regarde en souriant:

— C'est bon? Hein?

C'est superbon, une bouche amie, chaude et voluptueuse et une langue qui excite mon noeud, me lèche les bourses, me pénètre le cul que j'offre à sa gourmandise.

La sonnerie faiblit... La batterie faiblit certainement...

Je me détends, Monsieur me tourne et me présente son sexe, il est raidit et me semble monstrueux, c'est une bite d'étalon appartenant à une espèce inconnu.

— Suce-moi, c'est aussi dans le contrat.

J'hésite un moment mais ma tête est plaquée sur la touffe, je prends de mes lèvres qui ne connaissent pas encore le gôut de ce membre, j'ouvre sur le sommet de ce gland que je commence à sucer comme un sein, puis je m'enhardis à avaler plus profondément ce pieux, je me donne du courage en me caressant et en me branlant, ça devient supportable et bientôt je je songe plus qu'à ma propre jouissance, j'avale, je dégluttis, le noeux me défonce l'arrière-gorge en manquant m'étouffer à chaque va-et-vient, j'ai la bouche remplie de son foutre qui m'a envahi, que je crache, que j'avale, qui m'étouffe, qui m'amertume la langue.

Monsieur se retire et me tourne, toujours debout, il m'écarte les jambes et penche mon buste que j'appuie sur le siège d'un fauteuil.

— Cramponne-toi... Je vais t'éclater le cul...

Une certaine violence s'est installé mais je me soumets comme un domestique. Penché ainsi, j'ai le trou offert à sa convoitise, il m'écarte les fesses et commence à ma foutrailler la rondelle avec ses doigts qui transporte un gel qui la rafraîchit. Je sens un doigt qui me pénètre, puis deux... Puis je ne sais pas trop... Il force le passage en massant mon intérieur.

— Dans une ou deux semaines je te baise sans lubrifiant tellement ton cul sera souple.

En attendant je souffre du trou, je suis humilié par la position qu'il m'impose. Puis, la douleur disparaît et je sais qu'il prépare son membre à l'intromission. Son gland est vite à l'entrée et il pénètre sans problème grâce au travail de Monsieur, il s'enfonce à demi et me fait hurler:

— Gare, mec... tu me fais mal...

Je suis étonné de mon ton et de ma réaction mais j'ai eu vraiment une énorme douleur. Le sexe se retire puis commence des mouvements circulaires que je devine actionnés par une main, mon trou se détend à nouveau et au bout de quelques instants je sais qu'il est complètement entré dans mon intérieur. Je suis content, ça s'est pas si mal passé, je m'attendais à pire. Collé l'un à l'autre je commence à serrer du cul pour voir si cela me fait toujours mal: rien... C'est devenu indolore. Monsieur commence alors à me ramoner le conduit, sa main droite saisit ma queue pendante et la flatte jusqu'à ce qu'elle redevienne fière.

Commence alors une masturbation accompagnée d'un enculage en parfaite harmonie, je commence à jouir de la situation, mon sexe va certainement exploser, il continue ce double manège jusqu'à ce que, sentant venir l'extase, je me redresse à demi et que j'éjacule sur le fauteuil, siège et dos souillés. Ma jouissance s'accompagne de ces spasmes qui, je le sais, resserrent ma rondelle à chaque éjaculation, le plaisir du trou amplifie celui de la queue: Bon Dieu que c'est bon de jouir avec une bitte bien plantée... Je n'imaginais pas cette puissance... Je ne pensais pas que je puisse m'abandonner ainsi au plaisir d'être niqué... C'est boooon...

Je flotte un moment comme assomé à demi... Monsieur profite des massages que lui offrent mes sphincters pour lâcher son sperme. Il me plaque de ses deux bras m'empêchant presque de respirer, il me soulève et je me sens un moment emmanché et retenu en l'air par la seule force de sa queue. Je m'affale à terre... épuisé... le cul moulu... La bitte baveuse et rouge... Monsieur me prend et m'embrasse:

— Tu as bien gagné ton argent.

Je voudrais déglutir mais je suis comme paralysé.

J'ai fait le prince pendant deux jours. Fringues... Boîtes de nuit... Puis: à sec... J'me suis pas gêné pour le sonner.

— C'est bien de m'appeler, tu as besoin de baiser ou d'argent?

Quel connard... C'est le fric que je veux... Bien... Que... J'ai du mal à m'avouer que la séance me trotte dans le cerveau, le soir en m'endormant puis plus tard dans la nuit... Elle m'excite à un tel point que je me retrouve mouillé de sperme au petit matin. Je le vois dans l'heure qui suit. Là, il me conduit à sa chambre et me dit:

— Tu va me baiser cette fois, il y a longtemps que cela ne m'est pas arrivé, mon chauffeur s'occupera de ton cul. Tu seras pris en sandwich cette fois...

Je ne dis rien et Monsieur appelle le chauffeur par téléphone: "Venez Michel, c'est ce dont je vous ai déjà parlé tout à l'heure." Michel est vite là, c'est une beau blond très jeune, je le devine viril et ses yeux métalliques lui donnent un regard sauvage.

Monsieur se dessape accompagné de Michel, on devine une complicité à l'étrange façon qu'ils ont de s'observer. Michel s'approche de moi, à poil, et me colle et sa bouche me cherche puis me trouve. Étrange baiser qu'il me donne, tout en tendresse mais empreinte aussi d'une volonté certaine. Monsieur s'interpose pour m'ôter les vêtements, légers en cette saison. Je suis vite nu et Monsieur s'immisce dans notre couple et commence à me sucer. Je suis sur un nuage et je n'ai jamais goûté quelque chose d'aussi bon, Michel est toute langue dans ma bouche et je sens les lèvres et la chaude haleine de Monsieur qui me tête le gland, il me mouille partout et m'embrasse les couilles.

Moi qui aime tant ça, j'arrive vraiment pas à bander... Et ça recommence à
sonner

Monsieur se lève et se tourne et présente son cul. Michel m'invite et nous allons sur la rondelle de Monsieur et nous commençons une danse des pointes de langues, sur son anus, écartant nous pénétrons dans son intérieur, Monsieur est dilaté et son cul sensible et large nous accueille. Michel m'invite à poser ma queue sur le rebord rosé, elle pénètre comme dans un vagin tellement c'est détendu, puis, bientôt, une résistance que je dois forcer et qui me resserre le gland avec de délicieuses sensations.

Michel me titille la rondelle et me rappelle ma douloureuse pénétration, mais il commence à me forer et me pénètre presque facilement tant je m'efforce d'ouvrir le passage. Il m'enfonce et j'enfonce Monsieur et c'est tournez-manège, je suis étourdi... et dire qu'on me paye pour ça... Quelques mouvements et je m'explose dans la cul de Monsieur et Michel me remplit par saccades qui me font chaud et me poussent au plus profond du trou de Monsieur que je bouchonne et que je voudrais encore plus pénétrer. Michel lui aussi m'enserre et me mord l'épaule, muscles tendus. Nous coulons de sueur, nos trois corps se rejoignent et se carressent, puis Monsieur dit:

— Allez vite on se rhabille, Madame va rentrer et il vaut mieux qu'elle ne nous découvre pas dans cette position.

Tient donc, Monsieur a se méfie de Madame... Argent... Visite... Argent... Puis.... J'ai vite un petit coupé sport que m'offre l'argent de Monsieur. C'est une mine d'or qui semble inépuisable. Un jour, pour me payer, il a fait les poches et le sac à main de Madame.

Petit à petit je découvre qui est Monsieur: un gigolo... Il se fait entretenir comme une jeune pute par la quinquagénaire russe, celle-ci a bourlingué, de multiples aventures et deux mariages l'ont enrichie, le dernier principalement, elle est veuve d'un magnat du pétrole dont elle a hérité les puits, elle est plus que friquée ça me donne une idée de l'immensité quand je la découvre un jour jouant avec des liasses de billets et sa collection de diamants.

Monsieur doit la satisfaire... Et Monsieur la satisfait... Elle le maltraite et celui-ci ne bronche pas... Il tient à sa part de gâteau et aussi aux voitures de sport de Madame. Je le soupçonne de trembler devant elle.

Je suis comme étourdi, c'est certainement pour cela que je ne peux pas bouger.

Nouveau rendez-vous. Michel est de la fête. Avec Monsieur ils se sont assis au sol face à face, jambes écartés et ont uni leurs queues que la main de Michel serrait à la racine afin de les maintenir. Je me suis mis à croupeton et je suis descendu le cul visant les bittes assemblées. J'ai forcé, forcé, jusqu'à ce que je m'empale à ces chairs dressées, j'ai cru que mon cul allait éclater sous l'outrage. Mais la souplesse acquise au cours des précédentes semaines m'a servie. Quand je fut enfoncé, je me suis assis et mes deux compères ont commencé à se relever, me soulevant.

J'étais fixés aux pieux et je m'abandonnais au doux vice du défonçage intégral. je fus mené ainsi à l'extase que pourrait donner milles drogues réunies auxquelles on pourrait s'abandonner. Ma jouissance s'est élevée et m'a éclaboussée le visage et j'ai pu goûter le jus de ma queue. Mes bourreaux ont déchargé dans mon cul et j'ai vomi leur sperme quand je me suis défait d'eux, il est retombé, baveux, sur leur queues chavirées. Quand Monsieur m'a payé j'ai dit:

— Désormais ce sera le double.

Quand il m'a rappelé, au téléphone j'ai dit à Monsieur qu'il devra payer beaucoup plus s'il tient à sa sécurité, Madame serait navrée de découvrir ses frasques, j'ai fait le malin:

— La roche tarpéienne n'est pas loin du Capitole... Cela vous plaît la belle vie de milliardaire, faut faire en sorte qu'elle continue...

— Petit salopard, sois sûr que c'est toi qui va payer...

La dernière image de Monsieur me reste gravée: il est devant moi et il a une batte de base-ball entre les mains, il la tient à bout de bras comme si il allait me frapper...

Il n'oserait quand même pas.

Il a osé!

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Pour me retrouver c'est facile, vous rentrez dans la propriété du numéro 22 du faubourg Saint-Georges, sitôt franchi le portail, à gauche, prenez l'allée de cailloux blancs qui crissent sous vos chaussures, à une dizaine de mètres, un massif de rosiers tout en fleurs, à ses pieds, si vous regardez bien, la terre a été remuée et paillée comme pour camoufler qu'on l'a creusée.

Respirez fort l'odeur de terre humide qui s'aère... Écoutez? Entendez-vous la sonnerie étouffée comme surgissant au plus profond du frais labour, elle résonne de plus en plus faiblement. Si vous grattez... Pas profondément... Non... À peine enfoui, vous verrez mon visage... Il a retrouvé son air d'enfant.

Vous penserez: "On dirait bien qu'il dort..."



Dernier courriel connu de l'auteur : urbain@hotmail.com