Faut qu'ça gicle!

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Numéro 92

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 92
Date de parution originale: Août 1998

Date de publication/archivage: 2012-10-19

Auteur: Stéphane
Titre: Faut qu'ça gicle!
Rubrique: La 1ère fois, c'est mortel

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Ce texte a été lu 5023 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Je m’appelle Stéphane, j’ai dix-neuf ans, je suis caissier dans un cinéma. C’est là que j’ai rencontré Gilles, il y a quelques mois. J’étais arrivé depuis peu. Lui, m’apprit-on, venait souvent ici. Le personnel, la direction, les habitués, tout le monde le connaissait. Il se promenait du hall aux salles, dans tous les coins, sans que jamais on ne lui demande de comptes. Il était beau, la quarantaine, râblé, toujours serré dans des jeans qui suggéraient habilement une partie de son anatomie. Quoique chaleureux avec ses amis et poli avec les autres, il ne semblait pas vraiment nous voir. Or, il m’attirait. J’aimais son sourire généreux et sensuel, le magnétisme ensorceleur qui émanait de ses yeux comme de sa voix, ses épaules larges et robustes, valorisées par sa veste sans manches, ses cuisses et ses fesses musclées moulées dans son jean. Il me troublait et je savais que cela ne pouvait pas échapper à ses yeux perspicaces.

Je lui plaisais également, c’était clair. Gilles ne se cachait pas de préférer les jeunes gens: il n’était pas rare qu'une de ses conquêtes l’accompagne. Je m’en étais aperçu un soir où il était venu me voir à la caisse, au début du film. Il m’avait doucement embrassé les joues, frôlant mes lèvres, et m’avait posé des tas de questions sur ma vie, en m’hypnotisant de son regard brûlant. J’en étais resté comme étourdi, stupide, avec mon désir qu’il me laissait sur les bras...

Chaque nuit, je pensais à lui en me branlant dans mon lit. J’imaginais son corps nu, son braquemart, visiblement de bonne taille, en érection, attendant la caresse de ma langue, son joli derrière tant convoité, dépouillé de son jean moulant. J’en étais malade de désir. Mais, hélas, comment lui avouer? C’était la première fois qu’un homme me faisait envie et celui-là m’intimidait.

Et puis une nuit, tout bascula. Gilles était venu pour la dernière séance, seul... j’ai discuté avec lui après le film. Il sortit parmi les derniers, avec les employés du cinéma. Ainsi nous étions ensemble dans la nuit. Son regard amusé se portait sur moi. Il devait bien remarquer mon trouble... C’est alors qu’il me proposa de me raccompagner en voiture. Je croyais rêver! Assis à côté de lui, tandis qu’il fixait la route, je ne l’ai pas quitté du regard. Il paraissait calme, attentif, presque indifférent à ma présence. Pourtant, ses cuisses musclées posées sur le siège s’ouvraient un peu, s’écartaient doucement, comme pour m’inviter à les caresser.

Mes yeux se portaient sans arrêt sur sa braguette gonflée. Ma main, irrésistiblement attirée par le renflement de sa bite qui déformait son jean, s’y posa. Je le sentis frémir. Encouragé, je me mis à caresser ses couilles et sa bite à travers la toile, d’abord timidement puis, fou de désir, de plus en plus vite. En même temps, je mordillais son épaule nue pour ne pas crier d’excitation. Plus je sentais gonfler ses gros attributs sous ma main, plus j’étais incontrôlablement excité, plus je haletais; j’étais excité comme un fou.

Gilles gara sa voiture devant chez moi. Il me laissait faire, avec un sourire amusé, le regard flou. Je m’en foutais. Je le désirais, j’avais faim de son corps. Vorace, j’ai frotté un moment mes lèvres sur son sexe puis, avec une précipitation maladroite, j’ai ouvert son jean, j’ai descendu la fermeture-éclair et, d’une main fébrile, j’ai fouillé son slip pour en sortir triomphalement ses couilles gonflées de désir, je les ai léchées avec avidité et délice, tandis que ma main branlait sa bite dure. Il m’encourageait de la voix.

Soudain, il m’arrêta et ses mains dégrafèrent mon pantalon qui descendit sur mes chevilles, suivi du slip. J’en fis de même pour lui et me suis penché à nouveau vers sa bite. J’ai passé lentement ma langue sur la hampe, puis sur le gland. Gilles, haletant de désir, s’impatientait... J’ai saisi alors sa bite dure et tendre dans ma bouche et j’ai commencé à le sucer. C’était délicieux de le sentir s’exciter dans ma bouche et de l’entendre gémir de plaisir. Sa bite se pressait de plus en plus fort contre mon palais à un rythme très rapide. En même temps, sa main caressait mes fesses, s’insinuait dans ma raie humide. Un doigt vint se loger dans mon petit trou et le branla. C'était bon! Je gémissais en tendant ma croupe. Tout à coup, le plaisir de Gilles devint si intense qu’il appuya sur ma tête avec sa main pour que je le prenne bien entièrement dans ma bouche. Je me suis étranglé un peu, mais c’était si bon! Il jouit longtemps en râlant et j’ai avalé son jus amer avec délices.

Puis, ce fut à son tour de me rendre la pareille. Penché sur moi, il lécha mon trou, mes couilles et ma queue avidement. Il appliqua sa langue sur mon membre bandé un long moment avant de me prendre enfin dans sa bouche. Ma bite s’épanouissait sous sa langue experte, et je ne pouvais m’empêcher de gémir fort. Jamais on ne m’avait sucé. J’ai joui assez rapidement dans sa bouche.

Je reprenais mes esprits avec peine quand Gilles me dit de me retourner. À quatre pattes sur le siège de la voiture, fesses en l'air, je m’offris à lui avec confiance. Ses mains palpaient mon derrière tendu, écartaient mes fesses, massaient mon petit trou de plus en plus dilaté. Je bandais comme un fou.

Sa langue dure s’enfonça dans mon trou du cul. Il me suça longtemps, jusqu’à ce que je râle de plaisir. Quel pied! Il retira sa langue, mais j’en ai redemandé... Je sentis alors sa bite épaisse se loger entre mes fesses. Il entra en moi avec précautions. J’appréhendais un peu, mais ce ne fut presque pas douloureux. Une fois installé, il commença à me limer lentement, puis de plus en plus vite. C’était merveilleusement bon, à en perdre conscience. Chaque coup de boutoir m’arrachait des cris de bonheur, j’avais le feu au cul et j’en voulais encore et encore. Tout à coup, j’ai senti un grand jet chaud m’inonder l’intérieur et nous sommes restés l’un sur l’autre pendant plusieurs minutes, incapables de bouger. Plus tard, ce fut également à mon tour de m’occuper du derrière de Gilles, le chef-d’œuvre de son anatomie dont j’avais tant rêvé. À genoux sur la banquette, il me le présenta, tendu et impatient. J’ai embrassé ce morceau de choix, en léchant chaque partie avec délectation. Gilles, très excité, gigotait, se cambrait le plus possible, tendait son cul, s’écartait lui-même les fesses, découvrant un petit trou rose et désirable. J’ai promené un doigt dans sa raie mouillée: il a gémi. J’ai passé alors ma langue sur son petit trou et l’ai enfoncé, fouillant sa délicieuse intimité. Je sentais son anus se dilater et ça me mettait dans un état d’excitation dingue. Comme il en réclamait encore, j’ai remplacé ma langue par un doigt. Gilles râla plus fort. Il faisait bouger ses sphincters afin de me faciliter le passage, et c’était agréable de sentir ses muscles s’ouvrir et se refermer autour de mon doigt. Son corps, secoué de spasmes, témoignait du pied qu’il prenait. Il me supplia de l'enculer. Je n’attendais que cela. J’ai approché ma queue de son orifice et l’ai pénétré en douceur. J'ai entamé alors un mouvement de va-et-vient dans son cul qui le fit gémir. Je manipulais vigoureusement sa bite et ses couilles avec mes deux mains. Après l’avoir ramoné un long moment, j’ai accéléré le mouvement. Nous avons joui ensemble avant de tomber épuisés l’un sur l’autre.

Je suis resté longtemps contre Gilles, dans ses bras chauds. “Allez! dit-il en souriant, il faut que tu rentres!” Nous avons mêlé nos lèvres et nos langues avant de nous séparer. Maintenant, chaque fois que je croise Gilles, je repense avec émotion au pied de ce soir-là et souvent, nous échangeons un regard tendre et complice.


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