Franz (6) : Le Chat


Franz (6) : Le Chat
Texte paru le 2012-09-27 par Lemanch   Drapeau-ch.svg
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Template-Books.pngSérie : Franz

La semaine suivante, Herr Kapitain rentrait comme chaque soir à la ferme. Il gara la Mercédès dans la grange, prit son porte-documents et ferma la portière. Il inspecta rapidement les pneumatiques et, satisfait, se dirigea vers la sortie. Après quelques pas, il crut entendre un miaulement aigu. Il s’arrêta. La petite plainte reprit. Il répondit par un petit bruit de bouche et il perçut nettement, plus fortement cette fois-ci, un vrai miaulement. Il fit quelques pas dans la direction du son qui devait se trouver sous le tas de foin. Il chercha une fourche pour dégager l’endroit. Après quelques efforts, il mit à jour une caisse dont il souleva le couvercle. Il vit des armes et referma.

Le miaulement venait de derrière celle-ci. Il plongea sa main et découvrit un chaton coincé entre la paroi et la caisse. Il avait dû glisser et vu l’importance de la caisse et sa hauteur, ne pouvait plus se dégager. Il s’était blessé sur le dos et plus profondément à une patte dans ses tentatives de se tirer de là. Il prit le chaton et avec soin, recouvrit la caisse de foin.

— Viens mon petit, je vais te sortir de là.

Le chaton feula et cria de douleur.

— Ce n’est rien. Tu verras Papa Franz va te soigner.

Un peu rassuré par le ton très doux de la voix de l’homme, l’animal se laissa faire. Franz prit dans sa main la petite boule de poils roux et le caressa doucement. Il devait également souffrir d’un coryza au vu des yeux qui pleuraient et le museau coulant.

— Tu as de la chance toi que j’aie fait quelques études de pharmacie. Je vais bien te soigner.

Il le plaça dans sa vareuse, quitta la grange. Il arriva dans la maison, se dirigea vers la cuisine et déposa son trésor sur la table.

— Attends-moi là bien sagement, je vais chercher ce qu’il faut.

Marc, qui se trouvait à la bibliothèque se demanda à qui pouvait parler son locataire. De retour, l’Allemand commença à soigner le chaton qui se débattit quand le liquide de désinfection fit son effet.

— Chut ! Doucement. Là, c’est rien.

Il lui lava les yeux et lui administra un comprimé. Ensuite il prit une seringue et fit une injection en serrant la peau de l’animal entre ses doigts.

— Voilà, c’est fait. Et il embrassa la petite tête poilue qui le regarda en reniflant.

C’est à ce moment que Marc entra et fut touché par le tableau de cet Allemand, en uniforme, penché sur un chaton, qui lui prodiguait ses soins avec une immense douceur. Il ne put retenir un sourire.

— Je l’ai trouvé dans la grange, blessé, derrière une caisse…

Marc perdit son sourire.

— Rassurez-vous, j’ai remis le foin sur la caisse. Ce n’est guère prudent ce que vous acceptez M. Dutoit. Quelqu’un d’autre que moi aurait pu la découvrir.

Comme à son habitude, Marc garda le silence. Franz était un peu déçu car il venait clairement lui signifier qu’il ne dirait rien malgré les sérieux ennuis qu’il risquait.

— Bien ! Il nous faut un bon lit pour notre petit blessé. Auriez-vous un carton et un morceau de laine ?

Toujours sans un mot, Marc descendit à la cave et remonta avec ce qu’il avait demandé. Il découvrait aussi que le jeune homme était vétérinaire ou quelque chose comme ça. Il prit conscience qu’il ne savait rien de lui en fait. Le chaton installé, le sommeil le gagna rapidement dû à la médication. Il s’endormit en ronronnant. Remballant son matériel, Franz ajouta :

— Maintenant comment allons-nous l’appeler ? Je propose Adolf !

— Ah non ! s’écria Marc. Pas ça !

Aussitôt, il réalisa qu’il avait rompu sa promesse de silence. Franz éclata de rire.

— Je savais bien que je finirais par avoir un dialogue avec vous. Ce fut long.

Marc était piégé mais il rit de bon cœur. Se piquant au jeu il proposa :

— Winston !

Ils rirent de plus belle comme de bons copains sur une blague. Leurs regards se croisèrent et ils surent dès cet instant qu’une barrière était définitivement tombée entre eux. Ils se parlaient enfin. C’était fragile, certes, mais à cet instant, il n’y avait que deux jeunes hommes réunis par un sentiment commun dû à un animal.

— Je propose un tirage au sort, dit Marc.

Ils écrivirent chacun sur des petits papiers un nom qui leur venait à l’esprit. Puis du fond d’un sac à provision, ils en tirèrent chacun un. Ce fut l’occasion d’une nouvelle partie de rire car tous les papiers portaient le même nom, « Charly ».

— Vous avez un peu triché dit Franz.

— Je dois l’avouer ; mais vous aussi.

— Constatons que nous avons eu la même idée ensemble.

— Étonnant, murmura Marc.

— Je ne crois pas. Sans doute avons-nous plus de points communs qu’il n’y paraît.

Sur ce, il sortit pour fumer une cigarette sur le banc devant la maison. Marc de son côté, prépara le dîner et, pour la toute première fois depuis l’arrivée de l’Allemand, mit un deuxième couvert.

— Capitaine, puis-je vous inviter à partager mon repas ?

— J’en suis très touché, mais j’ai déjà mangé à la cantine comme d’habitude.

— Vous boirez bien alors un verre de vin.

— Ça volontiers !

Ils trinquèrent.

— À Charly !

Dans la nuit, Marc entendit des craquements qu’il finit par identifier comme venant de la chambre de l’Allemand. Il se leva, s’approcha de la porte et finit par comprendre, aux soupirs qui fusaient, qu’il était en train de se faire du bien. Il en eut une vive érection. Il regagna son lit, prit son membre dur en main et à son tour se soumit au plaisir solitaire. Comme il y avait pas mal de jours que cela ne lui était pas arrivé, il prit le temps de se caresser longuement, partout, le torse, les tétons ce qui le fit trembler, fermant les yeux, il descendit vers son pubis, perdant ses doigts dans ses poils, puis caressant la peau fine de ses testicules. Il ouvrit grand ses cuisses pour mieux atteindre ces derniers qu’il massa doucement tout en imprimant des va-et-vient sur son membre dur, décalottant régulièrement le gland lui procurant une montée de plaisir. Il ferma les yeux pour mieux apprécier les caresses érotiques qu’il se donnait.

Il s’enhardit en se glissant un doigt dans l’anus, le plaisir qu’il en ressentit, lui en fit mettre un second et leur imprima un mouvement tournant, sans cesser de se masturber. Le liquide translucide de lubrification ne tarda pas à apparaître à son méat. La montée du plaisir fut accentuée de son ventre au sommet de son vit. Il se mit à gémir en se moquant, à ce stade, s’il pouvait être entendu. C’était trop bon ! Il continua son traitement, de plus en plus fort, de plus en plus vite, sa queue se raidit, ses testicules remontèrent annonçant l’orgasme et l’explosion qu’il avait recherchée. Il expulsa puissamment et bruyamment sa semence sur son ventre, dont la première giclée atteignit son menton, les autres spasmes la répandant en longues zébrures sur son torse. Apaisé, il ferma les yeux, goûtant la félicité de ce moment viril qu’il venait de s’accorder. Il s’endormit apaisé, enfin libéré.

Franz avait fini par entendre son voisin se masturber et jouir lui provoquant une nouvelle érection. Il se caressa doucement, mais sa précédente jouissance ayant été suffisamment forte, il s’endormit, sa main protégeant son paquet viril.

À suivre...

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