Frénésie sexuelle

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Numéro 32

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 32
Date de parution originale: Juin 1989

Date de publication/archivage: 2018-06-05

Auteur: Marc
Titre: Frénésie sexuelle
Rubrique: Cruising

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Ce texte a été lu 3915 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


À trente-cinq ans, marié, sans aventure depuis mon enfance, j’ai beaucoup voyagé. Un soir, à l’hôtel, j’ai dîné et je suis monté dans ma chambre, que je laissais toujours ouverte. En entrant, j’ai été plus que surpris: un homme de quarante ans à peu près, nu, étendu sur le dos, se branlait une queue dure et belle, j’ai bafouillé un peu, regardé le numéro de la porte: c’était la chambre voisine de la mienne. J’ai refermé, et j’ai rejoint ma propre chambre. J’étais troublé par cette vision, cette verge ne s’effaçait pas de ma mémoire, pourquoi? Soudain, j’ai trouvé: elle me rappelait celle de mon ami d’enfance: longue, fine au bout... le tout en plus fort.

Un peu plus tard, j’ai décidé d’aller m’excuser auprès de mon voisin. En robe de chambre, j’ai frappé à sa porte, attendu quelques secondes, et elle s’est ouverte. Il était toujours à poil. En entendant mes excuses, il a souri, me disant que souvent seul, il ne pouvait se passer d’amour. À ce moment, j’ai baissé mon regard sur sa queue. Elle était droite et dure. Il bandait, et c’était la queue de mon ami. Sans hésiter, je suis entré et j’ai poussé la porte. Mon voisin n’a rien dit. D’un geste, j’ai fait glisser ma robe de chambre. J’étais là, nu devant lui, avec ma queue dure et mon gland rouge.

L’homme s’est dirigé vers le lit, s’est couché en me souriant; je me suis couché à côté de lui; il s’est tourné vers moi, s’est penché, sa bouche cherchant la mienne. Un baiser furieux nous a unis. Jamais une femme ne m’avait embrassé comme ça. Puis, il a virevolté, à califourchon sur moi, et sans attendre a pris ma queue dans sa bouche, me suçant à fond: c’était aussi la première fois. Sa queue raide était au-dessus de ma bouche, j’ai alors senti qu’il relevait mes cuisses tout en me suçant, et qu’un doigt caressait mon anus, depuis si longtemps sans caresses. Son doigt pressait, pressait et n’entrait pas. J’ai vite salivé dans ma main et déposé ce lubrifiant sur mon petit trou en émoi; alors son doigt est entré: je n’attendais que ça. Le doigt s’est activé de plus en plus vite; excité, fou d’envie, j’ai happé sa queue et l’ai fait glisser dans ma bouche, salivant le plus possible.

N’en pouvant plus, j’ai enlevé la main de l’homme d’entre mes fesses, et j’ai relevé mes jambes au maximum. Il a compris et en se mettant à genoux entre mes jambes, il a posé son gland brûlant contre mon trou et il a commencé à pousser. Il est entré très lentement en moi. Mon anus se dilatait pour recevoir cette queue tant attendue. Une poussée plus forte, une douleur aiguë, et sa toison s’est serrée contre mes fesses. J’ai crié un nom: «Gérard!» et la queue a commencé un lent va-et-vient, puis elle s'est activée. Je sentais cette tige brûlante me remplir le ventre; cela a duré longtemps. Quand il s’est enfoncé à fond, les hanches tremblantes, j’ai compris, aux sursauts de sa queue, qu’il se vidait en moi. j’ai encore crié: «Gérard!» Il n’a pas compris, mais moi, je me souvenais.

Je sentais cette tige brûlante me remplir le ventre

Cet homme, certainement un hétéro, a cherché son plaisir et, après l'avoir trouvé, nous nous sommes quittés et ne nous sommes pas revus, mais, sans le savoir, il avait rallumé en moi un feu qui m’a créé bien des problèmes par la suite. J’ai cherché des contacts à chaque nouveau voyage, mais ma femme m’a trouvé changé. Je lui faisais l’amour en pensant: « Qui me le fera, à moi?»

L’homme suivant a été un jeune garçon d’étage de vingt-cinq ans, et je l’ai presque forcé à me sodomiser, ce fut bref et sans plaisir. Un Algérien de trente ans, sur un chantier, m’a fait tellement mal avec sa queue au gland rugueux que, pendant deux jours, mon trou m’a brûlé. Jusque-là, je ne prenais que des queues longues et pas épaisses.

La liaison avec un jeune lycéen de dix-neuf ans a duré deux mois durant lesquels il m’a sauté au moins trois fois par semaine. Mais il était rapide, et les rapports ne duraient qu’une dizaine de minutes, puis terminé! Après, c’est un homme de quarante ans, peu membré mais toujours dur, qui m’a tellement sauté que j’avais l’anus tout rouge encore après une semaine. Ce n’était plus de l’amour, mais de la frénésie. Pour bander avec ma femme, il fallait que j’imagine une queue dure entre mes fesses.

Jusque-là, je n’avais connu que des verges peu fortes, mais André est apparu. Un athlète de mon âge, trente-neuf ans, que j’ai rencontré pour la première fois sous les douches du terrain de foot: un vrai étalon! Très vite, nous sommes devenus amis, et il m’a invité chez lui, étant divorcé, le souvenir de cette soirée reste dans ma mémoire. Après avoir joui en 69, nous nous sommes douchés, et c’est après une heure qu’il m’a pris avec son épieu de chair, au gland dur et brûlant. Ça a été atroce, j’ai crié, je l’ai supplié d’arrêter, sans succès. Il a ouvert mon anus au maximum, il m’a fendu en deux, et j’ai dû subir l’accouplement presque impossible. Après avoir joui, il m’a laissé, fourbu, le cul ouvert, et je ne l’ai pas revu pendant un mois durant lequel je suis resté sans contact. Mais c’est moi qui suis retourné le voir à nouveau.

La deuxième fois, cela n’a pas été aussi douloureux et, peu à peu, c’est même devenu très bon. Tellement bon que, aujourd’hui encore, quand nous nous rencontrons après toutes ces années, il me baise, et je n’ai plus connu d’autre queue que la sienne. Entre ma femme et lui, je suis comblé des deux côtés.

Marc, 58 ans.