Gigi au travail


Gigi au travail
Texte paru le 1999-09-27 par Urbain   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Gigi

— "Tu iras chercher ces trois cons à Orly!"

La grossièreté du langage de mon patron m'épatait toujours un peu, que ce soit avec le personnel ou bien avec des relations d'affaires, c'était toujours pareil. Cela dit, bien entendu, avec un large sourire qui le faisait accepter par n'importe qui. C'était un charmeur avide de pouvoir et d'aventures féminines. Si l'un de nos trois clients qui arrivaient ce matin était une femme, il se serait arrangé pour se rendre libre afin de "toiser la bête" comme il disait. En attendant, j'étais de corvé comme il le pensait, en fait j'allais moi "toiser les bêtes" car mes aventures étaient à l'opposée des siennes.

Il y avait maintenant six ans que je travaillais à la société AAW. J'avais été embauché sur recommandation de mon père à qui mon patron ne pouvait rien refuser: ils avaient fait leurs études ensemble et étaient amis d'enfance. J'occupais le poste de secrétaire général/responsable (si peu) du personnel (pour ça mon patron ne se fiait plus qu'à lui-même depuis que j'avais engagé un mec beau comme un dieu à un poste qu'il était incapable d'occuper. Après les trois mois d'essai il avait été viré et mon patron avait repris la responsabilité du recrutement (c'était un mauvais employé mais un parfait partenaire sexuel que je revois de temps à autre, je vous raconterais plus tard). J'avais fait de vagues études de lettres, de droit, puis de sociologie, puis... mon paternel m'avait mis au boulot.

Or donc, ce matin-là j'étais à Orly de bonne heure. J'étais mort m'étant couché très tard. Mon pote Adrien avait levé un Black américain qui, la rondelle en feu, se faisait enfiler à la chaîne dans les cabines du sauna, il l'avait amené chez lui et m'avait appelé pour profiter de son magnifique corps. Je n'avais jamais vu une pareille passivité et nous avions passé une soirée d'enfer à l'enfiler dans toutes les positions imaginables ou inimaginables et nous avions réussi une doublette dans son derrière, ma queue et celle d'Adrien l'avaient farfouillé dur. Avec un accent inimitable il brâmait: "C'est booooonnnn... deux boys à la fois."

Il faisait beau, à peine frais, le soleil se levait, c'était l'amorce d'une magnifique journée. J'ai attendu très peu en buvant un café, l'avion était déjà là et devant la sortie j'ai brandi le carton portant le nom de notre société. J'avais peur de passer pour un con avec cette pancarte, mais depuis que j'avais loupé des clients et que ceux-ci s'étaient complètement perdu dans Paris comme des ploucs, c'était indispensable et, toute honte bue, c'était quand même pratique, mon rôle statique allait assez bien à ma personnalité fleimmarde.

Je meublais l'attente en guignant le cul des petits mecs qui passait. Puis, trois inconnus se présentèrent: "C'est nous que vous attendez." Les présentations furent brèvent et nous avons convenu de nous appeler par notre prénom, c'était: Gérard, Ludovic et Daniel, moi c'est Giuseppe mais on m'appelle Gigi. Nous acceptèrent tous et nous voilà parti au parking et direction le bureau.

Gérard était le patron, Ludo et Daniel les responsables de projets, ils avaient à peu près le même âge mais Gérard devait être un peu plus âgé, enfin il le paraissait. Il avait l'ascendance sur les deux autres et ils ne discutaient pas trop quand il donnait son avis sur tel ou tel sujet. J'avais appris, durant le transport que Gérard et Ludo étaient mariés car ils avaient téléphonné depuis leurs portables. Quand à Daniel, je ne savais que dire mais je trouvais qu'il avait des yeux qui me détaillaient de façon assez équivoque. Mais c'était sûrement des idées, comme dit mon copain Adrien: "Tu vois des pédés partout".

Au cours de la matinée j'assistais à tous les entretiens et rendez-vous car j'étais chargé de faire le rapport de synthèse, je plainais la moitié du temps, ne pigeant pas aux termes techniques, mais j'assurais un PV complet. À la pause, à 11 heures, Ludo vint vers moi et me dit:

— "Je dois aller à l'hôtel porter les bagages et prendre possession des chambres pour nous trois. Pouvez-vous m'accompagner."

Le sachant marié, je n'avais pas trop porté mon attention sur lui: il était vraiment pas mal, belle gueule, mince, presque fluet. Profitant de toutes les occasions pour me trouver seul avec un mec, et c'en était là une bonne, je répondis:

— "D'abord tutoyons-nous, on a à peu près le même âge OK?"

— "OK."

— "Je te conduis à ton hôtel avec tes bagages et nous mangerons vite fait ensemble, je vais décommander nos deux places au déjeuner commun."

À 13 heures, nous embarquons, direction l'hôtel. Arrivé là, les bagages montés, Je constate qu'en fait il y a deux chambres seulement.

— "Une pour Gérard et une pour moi et Daniel commente Ludo, il n'y avait pas d'autres possibilités."

Pour rigoler un peu je dis:

— "Et pourquoi ne pas partager avec ton patron?"

— "Tu sais c'est un vrai connard, pas moyen de discuter d'autre chose que du boulot. Avec Daniel nous nous connaissons et, ma femme et moi, nous le recevons souvent, c'est le parrain de mon fils. Alors pas de problème avec lui."

Et il ajoute:

— "D'ailleurs, quand nous partons ensemble pour le travail, nous prenons toujours une chambre commune c'est plus sympa."

Je dis:

— "La chambre est vaste et vous avez quand même un lit pour chacun de vous."

— "Tu sais nous avons déjà dormi dans le même lit et quand on se connait cela ne pose aucune difficulté!"

J'en savais quelque chose: quand on se connaît et qu'on est dans le même lit: "no problem".

Ludo a pris une douche et s'est changé, j'ai essayer de le mater un peu mais il avait fermé la porte. Il a réapparu en caleçon pour se changer: j'ai vraiment pas été déçu.

On a mangé sur le pouce, mais nous avons rejoint le groupe de travail en retard. Je me suis fait engeulé par mon patron, puis il a voulu détendre l'atmosphère: "Ce Gigi; quand il est avec un homme; il n'y a plus moyen de le tenir!" J'étais consterné pour Ludo et je maudissais mon patron qui venais de faire connaître mon homosexualité à tout le groupe. Par chance, j'ai réussi à ne pas rougir trop. Daniel m'a fait un clin d'oeil de connivence et cela m'a un peu requinqué. Ludo m'a glissé à l'oreille:

— "Ne te soucie pas tu as ma sympathie mais ton patron en fait un peu trop, il m'implique dans une sois-disant histoire de cul."

Je lui glissais:

— "J'aurais mieux aimé que le motif invoqué sois la pure vérité et que ce soit vrai que nous ayons passé un agréable moment ensemble."

Du coup, c'est lui qui qui est devenu tout rouge. Daniel s'en est aperçu et m'a jeté un regard interloqué. C'est là que j'ai commencé à soupçonner que la combinaison de la chambre commune était une peut-être une bonne occasion pour se retrouver ensemble.

Non seulement mon copain Adrien me dit: "Tu vois des pédés partout", mais il ajoute: "et tu passe ton temps à te raconter des histoires".

Tout cela m'a troublé et je n'ai plus écouté le reste de la séance, j'enregistrais sur cassette comme je fais toujours, et réécouterai plus tard afin de pouvoir terminer le rapport.

À la pause de 16 heures, aux toilettes, Daniel m'a ostensiblement peloté les fesses en me traitant de: "Petite salope tu profites de toutes les occasions!" Cela m'a horrifié car il y avait du monde. Par chance nous étions un peu à l'écart et personne n'a entendu. Il était persuadé qu'à midi, Ludo et moi avions passé un moment à des ébats sexuels.

La fin de journée a été longue. À la fin de la séance, mon patron, comme c'était convenu, a prié Gérard de dîner chez lui, enfin c'était plutôt: "Gérard vous bouffez chez moi, ma femme vous attend." Il allait sortir le grand jeu afin d'amadouer le client. Je connaissais: les mets les plus raffinés et les plus grands vins aux frais de la société. Entre nous il disait: "Je le fait bouffer comme un porc et boire comme un âne et à la fin du repas il signera n'importe quoi." Enfin bonne chance pour les contrats. Faut dire que la plupart du temps cela marchait.

Ludo et Daniel se retrouvaient seuls. Ils se sont concertés en me regardant à la dérobée, je me demandais ce qu'ils complotaient:

— "Tu dois connaître un bon resto pas loin de l'hôtel, nous ne voulons pas nous coucher trop tard et on t'invite pour reprendre tes esprits."

J'acceptais en leur disant que c'était sympa et je téléphonais pour réserver une table dans un bon bistrot que je fréquentais et qui était à la mode dans le monde gay parisien. Un des serveurs était un ex-petit ami, on mangeait très très bien, et le cul des serveurs moulés dans leurs pantalons noirs était un spectacle que je ne manquais jamais.

Le repas se déroula parfaitement et à moment Daniel me dit sérieusement: "Tu nous a amené dans un drôle d'établissement, ça pourrait nous choquer." Ludo intervint: "Arrête Daniel tu es gay, rien de cela ne te dérange, mais moi je suis marié et ça pourrait me choquer." "C'est vrai," dit Daniel, "tu amènes mon ami dans un endroit qui le choque." Là je ne savais plus quoi penser, j'étais désarçonné, j'avais peut-être fait une connerie et je ne savais plus quoi dire.

La conversation a dévié et nous avons terminé, dehors j'ai proposé de les raccompagner en voiture jusqu'à leur hôtel. En bas de celui-ci je suis descendu pour prendre leurs papiers de travail qui étaient dans le coffre. Au moment où je me penchais pour saisir les dossiers, Daniel s'est approché derrière moi et, tendant le bras, il m'a peloté la queue à travers le pantalon en m'invitant à boire un dernier verre dans leur chambre.

Les battements de mon coeur ont immédiatement doublé. J'eu du mal à ânonner: "Oui... sympa... mais pas trop longtemps... J'suis mal garé..." Je me maudissais toujours de ne jamais avoir le sens de la répartie, de me troubler plus que de raison, de me retrouver souvent béat, j'avais du mal à faire face aux situations déstabilisantes.

Ludo me donna une tape sur l'épaule et dit:

— "Allez reprend tes esprits, il ne s'agit que d'un verre"

— "Ah oui, et c'est tout?"

— "Naturellement c'est tout, je suis un mec marié n'oublie pas!"

Là ce fut un éclat général, la naïveté de ma réponse avait déclenché un tourbillon de rire des deux comparses. Je me serais foutu des baffes!

Dans la chambre Ludo sorti du mini-frigo les boissons à disposition: "On va pas faire d'excès ce soir, mini-frigo égale mini-boisson!" Et Daniel: "Puisque on peut pas trop se rincer l'intérieur, je vais rincer l'extérieur, je me douche", et le voilà parti dans la salle de bain. Je dis à Ludo:

— "Cela ne doit pas être facile de cohabiter avec un gay, même si on se connaît bien c'est assez équivoque, vous vous frôlez certainement quelquefois en petite tenue, et même nu. Moi si je devais côtoyer un mec, que je sais hétéro, d'une telle façon et qu'il était mignon comme toi je passerais mon temps à bander comme un cheval et je finirai par le violer... Sûr."

— "Sûr?" Répondit-il en souriant.

— "Sûr!"

— "Alors, moi, je te dis que si je côtoie un gay comme toi dans ma chambre et qu'il bande à mon contact, c'est lui que je viole et non l'inverse."

Nous étions sur une sorte de sofa devant une télé mal réglée, il m'entoura alors les épaules de son bras droit et se tournant vers moi, me roula une pelle d'enfer en glissant son autre main dans le futal (dont j'avais discrètement desseré la ceinture, on ne sais jamais) me pelotant la queue déjà humide.

— "Tu mouille déjà?"

— "Depuis que Daniel m'a peloté à la voiture je suis en transe."

Nous nous échangeâmes de délicieux baisers en nous tripotant mutuellement. J'essayais bien de baisser mon froc pour lui laisser libre champ vers mes couilles et à mon cul mais il dit: "Laissons revenir Daniel, il ne sera pas content de nous trouver trop en avance sur lui, de plus je dois me doucher aussi, d'ailleurs je t'y invite c'est un excellent préliminaire à l'amour." Il entra alors dans la salle de bains.

Daniel revint rapidement vêtu d'un seul mini-slip de grande marque excellement coupé qui lui donnais une silhouette rêvée, c'était un mec d'une grande beauté et son corps m'apparaissait, maintenant que je le voyais déshabillé, absolument sans reproche à mon goût. Pas monstrueux à la façon de certains mecs mais le muscle sec et fin, un ventre plat où apparassaient superficiellement les abdominaux, et une paire de fesses juste comme je les adore, ronde, haute, je les imaginais aisément dans un Levis', marchant sur le trottoir devant moi. Je ne voyais pas sa queue mais la devinais au repos, le nombril était entouré de légers poils blondissants de couleur plus claire que ses cheveux. Ses tétons saillaient et l'un était orné d'une boucle d'or identique à celle qu'il portait à l'oreille, certainement la paire pensais-je. La vue de ce "David" m'explosait le coeur dont je sentis s'affoler les battement.

Bon Dieu! une beauté pareille m'aplatissait, j'étais jaloux comme c'est pas permis. Je regrettais alors ma longueur congénitale qui, dans la salle de sports que je fréquentais, me poussait à passer le temps à lorgner les mecs qui bossaient leurs exercices. Je passais plus de temps aux douches si bien qu'une fois, un mec que je matais en douce s'en est aperçu: "T'as des retards d'affection, gringalet?" me dit-il rigolard. C'était une espèce de grand malabar toujours à raconter des blagues osées qui faisaient pâmer les filles. Et voilà que ce con m'empoigne pour m'emporter, à poil, et me balancer dans la mini-piscine où barbotaient à cette heure-là une demi-douzaine de petites nanas des bureaux du quartier qui me connaissaient. Elles se sont précipitées sur moi comme des poules sur la nourriture me picorant tout le corps de leurs petits doigts pointus: "Eh! Gigi c'est vrai que tu as des belles fesses mais ton zizi est tout petit!" J'ai eu du mal à m'échapper sous leurs huées. Depuis vous comprenez que j'évite les salles de sports.

M'étant déshabillé je ne pouvais plus cacher mon érection à Daniel. "Oh! là, du calme, la fête n'est pas encore commencée," il s'approcha de moi pour me donner un doux baiser salé au goût de dentifrice, son pelotage m'a tant excité que j'ai déchargé comme un bêta, j'en ai foutu partout sur le sol ainsi que sur son slip tout propre. Il m'a nettoyé la queue de grand coup de langue experte en faisant bien se vider ma queue qui restait malgré tout en érection. "Comme cela tu seras plus calme pour la suite, va te doucher cela va te rafraîchir", et j'ai rejoint Ludo que nous entendions se frotter sous le jet.

— "Qu'est-ce qui se passe?"

— "Je viens de jouir debout avec Daniel, je n'ai pas pu me retenir."

— "Tu es encore trop jeune pour contrôler ta jouissance, maintenant te voilà zen, on pourra profiter au maximum avant le feu d'artifice final."

Nous nous sommes frottés mutuellement en camarade mais je n'ai pas pu m'empêcher de m'abaisser vers son sexe et de lui sucer brièvement la queue. "Tu vois, ton désir reviens très vite," me sussura-t-il à l'oreille après que je me suis relevé et avant qu'il ne m'embrasse goulument. "J'ai aussi une immense envie de ton cul," ajouta-t-il très langoureusement. J'étais principalement actif dans mes rapports aux autres hommes, mais, ce soir-là, l'ambiance me rendait femelle et j'étais dans un état d'esprit qui me faisait accepter d'avance toutes les pénétrations. Des frissons partaient de mon dos et descendaient m'élextrisaient le cul qui, je sentais, se dilatais par avance.

Nous sommes revenus dans la chambre pour trouver Daniel endormi vautré sur le sofa. Me prenant par l'épaule, Ludo me glissa "On commence sans lui, j'ai trop envie maintenant." Nous prîmes une couverture du lit et l'étalant au sol cela fit une parfaite aire d'amour.

Si Daniel avait tout parfait, Ludo était plutôt comme moi, pas très grand, pas très costaud non plus, mais j'aimais les corps minces. Nous couchant, je saisis sa queue que je mis à sucer de belle façon, ce fut réciproque et sa bouche s'activa sur la mienne que je sentais gonfler à son maximum. J'adore qu'on me suce bien profond et reconnaissant un expert en Ludo, je mis tout mon coeur à le satisfaire et je soignais particulièrement son membre. Celui-ci, presque au repos lorsque je l'ai pris en bouche ne tarda pas à prendre sa dimension maximale. C'était devenu une queue assez considérable et ma mâchoire devait s'écarter largement pour laisser aller et venir l'objet de mes désirs. Je ne pouvais, vu sa taille, l'engouffrer profondément au fond de ma gorge ainsi que je le faisais avec une queue de taille normale. Je sentais l'effet de mon ouvrage dans les réactions de Ludo, il s'activait de plus en plus rapidement sur mon gland et son souffle se raccourcissait, de faibles râles sortaient de sa gorge. À un moment, me tapotant l'épaule, il m'indiqua qu'il allait jouir.

J'essaye toujours, quand je ne connais pas trop mon partenaire, de ne pas prendre de sperme dans ma bouche, mais ce soir-là, le comble de l'excitation avait été atteint après une journée éprouvante, et je décidais, ou plutôt je me laisser aller à ce paroxisme que connaissais mon corps et je gardais sa queue bien en bouche, Ludo me carressa de nouveau l'épaule, puis après une contraction de l'ensemble de son corps, il expédia sa semence en de puissantes saccades qui emplirent ma bouche et ma gorge. Ne voulant pas quitter cette queue adorée et désirant parachever la jouissance de mon partenaire jusqu'au dernier soubressaut de sa queue, j'avalais en partie le foutre, continuais à sucer et m'activais à racler les derniers faibles jets que mon inextinguible soif pouvait encore soutirer.

Je quittais bientôt la queue de Ludo et, me tournant, je vins à hauteur de sa tête et l'embrassais avec fougue, lui glissant sa semence dans la bouche, nos langues se lièrent au milieu de cet âcre liquide que nous avalions par petites gorgées comme un bon Cognac. Quand nos bouches furent vides, je me baissais pour nettoyer parfaitement son sexe, quelques lapées suffirent à rendre la virginité à ce gland délicieux et je mangeais les restes ainsi recueillis. Après d'innombrables baisers Ludo, me désigna Daniel:

— "Regarde donc ce bébé."

Daniel dormait toujours, son visage angélique lui donnait, c'est vrai, un air de bébé. Je dis à Ludo:

— "Tu as de la chance d'avoir un copain pareil, c'est une pure beauté."

— "Je sais, j'en suis jaloux comme une mère pour son enfant. Tu sais on se connaît depuis le lycée, c'était mon meilleur ami et on passait notre temps à glander. Toujours de bonne humeur et bien que rien de sexuel n'exista encore, on s'adorait, on faisait tout ensemble. Sa beauté attirait les filles comme un lamparo, elles se collaient à lui et moi je ramassais le surplus. Je dis le surplus mais je dois reconnaître que les plus belles nanas tombaient dans mes bras en sachant que j'étais son meilleur ami et que j'étais ainsi le meilleur pilote qui pouvait les guider vers l'objet de leurs convoitises."

— "Il aimait les filles à cette époque-là?"

— "Sans plus, c'était de bon ton d'avoir une copine, lui, il a eu une ou deux copines comme tous les mecs mais c'était des relations plutôt platoniques. Il était très beau mais, as-tu remarqué que bien souvent les mecs très beaux ne savent pas le reconnaître? Même maintenant je lui dis souvent: "Tu es superbe", il rigole et dis "Déconne pas". Après le lycée il est parti en Angleterre et c'est là qu'il a assumé son homosexualité. Quand il est revenu, toujours aussi beau, on s'est vu chez lui et il m'a raconté ses aventures anglaises. "Tu sais je ne veux pas te choquer me disait-il, mais tu étais mon meilleur ami et je dois parler de tout cela à quelqu'un. Si tu ne veux pas aborder le sujet je serais gêné envers toi qui doit connaître la vérité à mon sujet."

— "Et il t'a raconté?

— "Oui et cela a été très pénible car je n'étais pas trop au courant du détail des aventures homos. Je ne connaissais pas de gay et cela m'était étranger. Au début je trouvais choquant qu'il me narre par le détail tous ce qu'il avait vécu. Puis, m'habituant, je me suis découvert jaloux que tant de mecs se soit servi de lui pour assouvir leurs besoins passionnels. Il me répondait que c'était réciproque et que lui aussi assouvissait ses besoins. "Tu sais", me disait-il, "Une relation entre mecs est toujours un échange, même si le gars est une petite pute et que tu payes sa passe, si il bande c'est qu'il a déja un rapport qui n'est pas basé exclusivement sur l'argent," et je lui rétorquais "Ok, je comprends, mais tu ne peux pas établir des relations sympa avec des gars que tu ne vois qu'une fois." "Tu as raison, mais je suis certain que deux mecs qui baisent doivent en tout cas se respecter, cela ne peut pas supporter de rapports de domination." "Même dans la sado-maso?" "Même dans ce cas-là il s'agit de rapports de mecs se respectant, chacun tient compte des désirs de l'autre et chacun trouve son plaisir là où il le désire, il n'y a pas de jouissance si l'on ne consent pas aux jeux. Le but de tout ça restant la recherche du plaisir." Il me faisait mon éducation senimentale, je découvrais alors des pans entiers de la sexualité que j'ignorais complètement."

— "Et tu en pense quoi toi?"

— "Je ne cherche pas trop, mais j'ai eu de nombreuses aventures féminines et j'avoue que mes rapports avec les mecs me semblent moins compliqués donc plus primaires. C'est vrai que c'est d'abord basé sur le sexe mais cela devient, à condition de se revoir, des rapports d'affection et d'amitiés véritables, le cul se greffant par dessus mais sans rester la raison première de se fréquenter."

Cela ne m'étonnais pas trop, j'avais de véritable amis, découverts à l'occasion de parties sexuels, et nous nous revoyions sans penser forcément au cul. En général ces rencontres se terminaient, si cela nous prenaient, en baisant mais nous passions d'agréables journées ensemble au skis ou à la plage à déconner, sans nous prendre la tête à savoir si notre relation était amicale ou sexuelle.

— "Et puis, quand il t'a tout raconté de ses aventures anglaises, qu'avez-vous fait pour devenir amants. Tu es quand même marié, c'est une situation ambiguë."

— "Comme je te disais, lorsque Daniel me racontait ses expériences j'ai d'abord été très étonné, puis j'ai ressentie une certaine jalousie qui s'est transformée en un émoi sexuel. Il me précisait comment se passaient ses rencontres, ce qu'il avait ressenti la première fois qu'il s'était fait sauter, tout ça commençait de m'exciter de belle façon... et je bandais... et je mouillais. Certains soirs j'étais obligé de me masturber en revivant ses aventures afin de calmer mon anxiété et retrouver un peu de sérénité. Nous avons franchi le pas plusieurs semaines plus tard au tout début qu'il a été engagé dans la société qui m'employait."

"Donc un soir, nous avons convenu de nous retrouver chez lui pour travailler sur un projet important. Je n'avais rien prémédité mais je me rendais compte que je prenais beaucoup de plaisir à le rencontrer, je m'attachais de plus en plus à lui, il avait été en déplacement quelques jours auparavant et j'avais langui pendant son absence, il m'avait d'ailleurs longuement téléphonné, me détaillant son emploi du temps et avait terminé sa conversation par une phrase bizarre: "Tu sais je suis sérieux je ne sors pas le soir." Curieusement j'avais été content d'entendre ces mots-là."

"Ce soir-là nous avons travaillé jusquà 23 heures et nous sommes installés sur son canapé devant un petit verre d'alcool et une retransmission de foot. À un moment, il m'a entouré les épaules de ses bras et a commence à m'embrasser, à cet instant précis, je me suis donné sans plus réfléchir en un véritable abandon."

"Nous nous sommes retrouvés nus à nous lécher et sucer la queue. Il m'a pénétré le cul de sa langue en mouillant largement l'entrée de ce domaine inviolé jusqu'alors. Me mettant à genoux par terre et le buste reposant sur le canapé, il a écarté mes jambes jusqu'à ce que j'ai le trou offert, il m'a pénétré doucement, par petit coup de plus en plus appuyé, quand il fut en moi profondément ce fut comme un éblouissement et, parcouru de frissons sur toute la surface du corps, j'ai joui en hurlant de plaisir. Depuis, c'est mon amour, une partie de moi est en lui et lui est resté en moi. Je l'aime plus que tout et rien qu'à le regarder je me réjouis de tous les instants que je passe avec lui."

— "Et ce soir, on va pourtant le partager? J'espère?"

— "Tu n'est pas un concurrent, je t'aimerai quand on baisera, mais je ne suis pas amoureux de toi."

— "Alors on le réveille ton amour?"

Comme j'avais salis son slip en déchargeant malencontreusement, Daniel avait revêtu une serviette de bain de l'hôtel comme un pagne à la taille. Dormant sur le dos, le noeud qui fermait serviette était accessible, Ludo s'approcha le délia et écarta les pans du tissu offrant à nos regard le sexe de Daniel. Nous nous approchâmes doucement et délicatement de nos bouches, nous avons commencé à travailler ce sexe au repos.

Le sommeil était profond mais nous parvinrent à ce que cette magnifique queue s'arc-boute, nous léchions de toute part et nos langues expertes titillaient le gland. Cet exercice réveilla bientôt Daniel: "Ah! être tiré du sommeil par deux bouches avides de sexes, et ce n'est pas un rêve...!" Ludo clôt cette bouche par ses lèvres et commença un baiser qui dura... dura... Je continuais à sucer le noeud de Daniel, puis il se leva et s'allongea sur le sol afin que chacun puisse prendre sa part au festin. Je continuait à sucer Daniel, Ludo me suçait et Daniel suçait Ludo, nous nous sommes activés quelques minutes et Daniel commençait à mouiller et je goûtais son jus douceâtre.

Au bout de ce temps, je sentis que Ludo me déplaçait une jambe afin d'avoir accès à ma rondelle, aussitôt je reçu des signaux agréables des extrémités nerveuses du trou du cul, sa langue mouillait et trouvait le passage de mon intimité, j'ouvrais du mieux que je pouvais et je décelais la chaleur et l'humidité de sa langue qui humectait les parois sensibles de mon derrière, je n'étais pas rasé et sa salive surs les poils créait un lit gluant qui favoriserait la pénétration.

Ludo était le metteur en scène de cette partie, il fit asseoir Daniel au sol les jambes écartées et m'indiqua que je devais continuer à le sucer. À genoux sur le tapis, aspirant la queue de mon partenaire, la position fesses relevées, appelait l'enculage, Ludo enfila une protection et, d'une noix de lubrifiant commença à me masser la rondelle, il n'eut aucune difficulté à pénétrer quelques doigts tant mon attente s'intensifiait. Le contact frais du gel sur le pourtour et à l'intérieur de mon cul présageait l'explosion d'une jouissance peu commune.

Quand je sentis le contact de sa queue à l'entrée de mon trou, je l'aidais en reculant le plus possible et cela sans lâcher le membre que j'étais en train de dévorer dont je sentais quelques spasmes précurseurs de l'explosion finale. Ludo allait et venait dans mon intérieur surchauffé, il glissait un doigt au rebord de ma rondelle afin d'amplifier l'effet d'ouverture et entourait son sexe d'un mouvemant circulaire.

Ce fut à cet instant que je déchargeais avec une violence rarement atteinte. Jouissant, j'activais les mouvement de ma bouche sur le membre de Daniel qui, laissa partir quelques jets que je tentais de canaliser à l'intérieur de ma bouche afin ne pas en perdre une goutte. Comme Ludo l'avait fait plus tôt dans la soirée, Daniel s'approcha de ma bouche pour partager sa semence comme une nourriture des plus précieuses.

Ludo, nous voyant satisfait et repus, gardait son érection, Daniel l'embrassa baveux de son sperme et lui glissa à l'oreille: "Baise-moi comme tu l'aimes," et il s'allongea sur le dos. Voulant rester dans le jeux, j'ôtais la capote de Ludo et je le suçais un moment. Il se plaça sur Daniel et, sans autre préparation, le pénétra doucement en prenant son temps et en faisant jouer de gauche et de droite, Ludo mouillait beaucoup, je l'avais constaté, et le cul de Daniel était sans doute rôdé par de pareils calibres.

Ludo regardait son partenaire dans les yeux pendant tout le temps où il le limait, il lui disait à l'oreille: "Je t'aime, tu as un bon cul." Daniel jouit à nouveau d'une queue à peine bandante d'où les éjaculations avaient peu de puissance. Ludo recueillit un peu de sperme et le glissa sur sa queue afin qu'il pénètre dans le cul de Daniel. Son mouvement s'accentua alors et je devinais qu'il déchargeait dans l'intimité de Daniel qui donnait l'impression de vouloir serrer le cul pour avoir toute sa ration de semence. Epuisé, Ludo s'allongea sur Daniel, je me tins à l'écart afin de respecter ce court moment d'intimité entre eux deux.

Passées quelques minutes je dis:

— "Je vais y aller, vous avez été très sympa tous les deux de m'avoir invité alors que vous auriez très bien pu passer d'excellents moments à deux."

Daniel répondit:

— "C'était très bien, cela a mis un peu de sel sur notre relation. Ludo t'as remarqué dès l'aéroport, il m'en a parlé te voyant avec ta pancarte je lui ai répondu "Ce mec a les yeux qui brillent," c'est comme cela que je remarque les gays."

— "Les gays ont les yeux qui brillent?"

— "Quand un mec a une flamme dans l'oeil qu'en déduis-tu?"

— "Si j'étais vraiment comme cela à l'aéroport, c'est vous qui m'aviez allumé."

Je me tins la promesse de porter plus souvent des lunettes de soleil puis nous nous embrassâmes langoureusement et je les quittais, enviant leur sommeil, membres chauds enlaçés.

Le lendemain, au bureau, les retrouvailles furent chaleureuses mais très naturellement chastes. Ils devaient quitter Paris en début d'après-midi et le déjeuner être pris en commun. Lors d'une pause, je prétextais le travail sur mon rapport pour gagner mon bureau. Ludo propose: "Veux-tu un coup de main en cas de mémoire défaillante?" Je saisis le message et lui répondis: "Il y a un paquet de termes techniques si tu pouvais me les noter..." Je m'effaçais le laissant passer dans le couloir et le guidais de la voix pour gagner mon lieu de travail.

À l'intérieur, je donnais discrètement un tour de clef et me tournant vers Ludo:

— "Alors on les termes techniques tu me les donnes?"

— "Je voulais te montrer ma technique de suçage à fond, il faut utiliser tout un tas de connaissances élémentaires: mécanique, études des frottements, lubrifications, mécanique des fluides, c'est un domaine où j'ai des diplômes."

Il s'abaissa, baissa la glissière de mon pantalon et sorti mon engin qu'il soupesa de la langue et enfourna. C'était un pro et je ne résistais pas longtemps à sa bouche gourmande, je déposais bientôt mon offrande qu'il se fit un plaisir de gober me pompant longuement afin de racler ce sexe maintenant à l'abandon. Un rapide baiser clôtura notre entretien.

La matinée se termina, le repas aussi, et un taxi emmena mes partenaires loin de moi.

Nous sommes téléphonné rapidement et j'allais passer un week-end chez Daniel quelques semaines plus tard. Ludo ne pouvait pas être tout le temps avec nous et nous le regrettions, mais nous avons profité au maximum des heures volées à sa famille.

Quelques mois plus tard Daniel m'a appelé: "Cela t'intéresse un travail dans notre ville?" J'ai déménagé peu après et je me suis installé chez lui, nous vivons ensemble à la vue de tous, nous sommes le couple gay que les familles bourgeoises de la ville invitent:

Classe: "Ma chère je vous présente Daniel et Gigi", un peu plus bas d'un air sous-entendu, "Ils vivent ensemble."

Ami-ami: "Mes potes... Gigi... Daniel..."

Moderne: "Voilà Gigi et Daniel... nos amis gay."

Ringard: "Voici des amis de notre fille (ou de X ou de Y)." Puis quand nous tournons les talons, gloussant: "Vous savez... les pédés...!"

En confiance, les mamans nous demandent de chaperonner leurs filles, mais jamais les garçons, et ceux-ci nous font la cour pour avoir accès à leurs belles: "Gigi tu pourrais pas m'arranger le coup avec Véro, sa mère refuse de la laisser aller en boîte dimanche soir car il y a école le lendemain." J'arrange le coup, demandant une récompense: "Et toi, tu ne sortirais pas avec moi un soir?" Quelquefois, bonne surprise, l'éphèbe accepte. Commence alors le jeu de la séduction, pas toujours récompensé de succès. Mais quand ça marche... Huuuummm!

Nous nous amusons comme des gamins. Et nous restons fidèles à Ludo qui passe nous voir en semaine. C'est vraiment une vie sympa...

Si ça vous plaît, un court message... sera le bienvenu!



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