Gilgamesh (02) : Loyauté


Gilgamesh (02) : Loyauté
Texte paru le 2012-11-14 par Tom   Drapeau-fr.svg
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Personnages et situation géographique
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Géographie


Personnages
Gilgamesh Fils de Langalbanda et futur roi d’Ourouk. En exil dans la cité de Kish suite à la mort de son père. Recueilli par Agga, roi de Kish avant qu’il ne soit assassiné par Dumuzi, le successeur de son père.
Lugulbanda Fils d’Enmerkar et père de Gilgamesh. Ancien roi d’Ourouk. (Décédé)
Agga Fils d’Enmebaragesi et roi de Kish, plus importante cité de Sumer. Père adoptif de Gilgamesh.
Aqqi Fils d’Agga et général des armées de Kish.

Dans les jours qui suivirent mon mariage, je fus partagé entre fierté et honte. Fierté d’avoir réalisé la volonté d’Enlil et honte de m’être retrouvé soumis à la perversion de mes semblables. Mes entrailles et ma gorge me faisaient mal et lorsque je croisais Aqqi, il ne se gênait pas pour me rappeler discrètement ce qu’il m’avait fait subir à grand renfort de gestes obscènes. Je le voyais discuter avec ses amis les plus proches en me montrant du doigt et tous éclataient de rire sur mon passage.

Je supportais l’affront en me disant qu’un jour je saurais lui rendre la pareille. Dans l’attente, je me défoulais chaque soir dans le lit de ma femme, la prenant nuit après nuit de toutes les façons qui me venaient à l’esprit. Jamais rassasié je l’honorais du soir au matin et quand, épuisée, elle me suppliait de la laisser se reposer, je retrouvais les concubines qu’Agga m’avait fourni.

A mon arrivé à Kish, je disposais déjà d’un appétit sexuel des plus développé, mais depuis la cérémonie, ma vigueur s’était trouvée décuplée. Ne pas dormir ne me gênait en rien ; bien au contraire, assouvir mes besoins charnels semblait me revigorer toujours plus.

Deux mois passèrent sans que l’on n’exige rien de moi à l’exception de mes devoirs habituels et le respect de mes études. Puis, Agga me fit de nouveau mander et je fus conduit dans la salle du trône. Comme la fois précédente, il trônait, simplement vêtu d’une jupe de toile claire, mais cette fois, il n’était pas seul. A ses côtés, son fils ainé se tenait debout, vêtu de la même jupe que son père. Son torse glabre était la preuve de la satisfaction de son père, toutefois ses cheveux courts mais non rasé témoignaient du chemin qui lui restait à parcourir pour faire la fierté de son aïeul.

— Bienvenue à toi mon fils, j’espère que tu te portes bien, commença Agga.

— Oui, mon père, répondis-je.

— Es-tu satisfait de ta vie au palais, de ta femme, de la protection que t’offre Kish, continua-t-il.

— Oui, mon père, je le suis, répondis-je de nouveau.

— Je t’ai juré protection lorsque les hommes du roi d’Ourouk sont venus te chercher. Te souviens-tu de cela ?

— Oui, je m’en souviens.

— A ton tour, il faut me jurer loyauté ; jurer loyauté à Kish, la ville qui te protège et te nourrit alors qu’Ourouk t’a bannie.

Je me demandais si, en prêtant ce serment à Agga, je ne bradais pas mon allégeance à Ourouk. Si, en acceptant de me reconnaître comme son vassal, j’engageais également le futur roi d’Ourouk que je serais un jour. Car il s’agissait d’un fait établi. La prêtresse d’Inanna me l’avait appris avant mon départ d’Ourouk. Cela et le nom que je porterai alors, Gilgamesh. Je suppliai Lugalbanda mon père, et maintenant dieu parmi les dieux, de me prêter sa sagesse, mais rien ne m’indiqua qu’il s’opposa à cette décision. Puis j’intégrai dans mon raisonnement le fait suivant ; Kish était la Cité Sumer la plus importante, la première d’après le Déluge, celle sur laquelle les dieux sont descendus. Toutes les autres découlaient d’elle et lui devaient donc préséance. Enfin, jurer loyauté à Agga et à Kish ne signifiait pas grand-chose en soi. Etre loyal ne signifiait pas obéir aveuglément, mais respecter l’homme que je considérais un peu comme son père. Ainsi, après réflexion, j’acceptai de prêter allégeance à Agga, allégeance à Kish et il fut convenu qu’une cérémonie publique serait organisée trois jours plus tard.

Le matin de la célébration, trois femmes vinrent me chercher pour me préparer. Comme toutes les nuits j’avais épuisé nombre de concubines après que ma femme m’eut demandé grâce et ma peau luisait de transpiration. Elles me baignèrent et m’habillèrent d’une tunique faite d’un tissu blanc d’une finesse que je n’avais jamais vue. Le vêtement était d’une légèreté sans pareil, à tel point que j’avais l’impression d’être nu. Je fus ensuite conduit au temple d’Enlil où tout ce que Kish compte d’hommes s’était donné rendez-vous. Ce genre de cérémonie ne s’était pas vu depuis très longtemps, depuis le temps où le père du père d’Agga régnait encore sur la cité. Les pierres blanches de la terrasse du temple brillaient sous le soleil et au centre de cette terrasse un hôtel de brique avait été dressé. Le grand prêtre d’Enlil, celui qui avait procédé à mon mariage pris place en face de l’hôtel et sa présence me rappela le désagréable souvenir des évènements de ma nuit de noce. A sa droite vint se placer Agga vêtu de sa traditionnelle jupe de lin clair et à sa gauche trois hommes prirent place. Je connaissais les deux premiers, il s’agissait d’Aqqi, le fils ainé d’Agga et d’un représentant de l’assemblée de la cité. J’ignorais l’identité du dernier personnage mais je ne pensais pas l’avoir déjà vu au palais. Dans la force de l’âge, il était grand, très grand même, et d’une carrure telle que l’on en voyait rarement. Presque aussi large d’épaule que moi, il ne portait qu’un pagne de lames de cuir. Sa poitrine était puissante et sa toison aussi drue que sa barbe. Je fus conduit à mon tour près de l’hôtel, en face du grand prêtre qui allait procéder à la cérémonie. Je croisai son regard et n’y vis nulle fourberie, nulle duplicité, seule brillait la bonté du Seigneur du Souffle.

— Toi, fils de Lugalbanda, protégé de Kish et de ses dieux, commença le prêtre, acceptes-tu de prêter serment d’allégeance à la cité qui te nourrit et prend soin de toi et à son roi ? Acceptes-tu de prêter allégeance à son peuple et à son assemblée.

— Moi, fils de Lugalbanda, serviteur d’Inanna et d’Enlil, je prête ici serment d’allégeance à Kish la bénie, à son roi, à son peuple et à son assemblée.

— Toi, fils de Lugalbanda, protégé de Kish et de ses dieux, acceptes-tu de recevoir en toi l’essence de Kish pour prouver ton allégeance ?

Mon épouse avait voulu m’expliquer le déroulement de la cérémonie. Mais ce genre de manifestation m’ennuyait et je ne l’avais pas écouté. Je me souvenais simplement de l’avoir entendu dire que je recevrais l’essence de Kish par son souverain, son assemblée et son peuple. Aussi, ne fus-je pas surpris par le langage du prêtre et répondit :

— Moi, fils de Lugalbanda, protégé de Kish et de ses dieux, j’accepte de recevoir en moi l’essence de Kish pour prouver mon allégeance.

— Approche, fils de Lugalbanda, me dit alors le prêtre.

Je m’approchai de l’hôtel et deux femmes vinrent m’ôter ma tunique, chose qui ne me surpris pas, nombre de cérémonies exigeaient la nudité de ses participants, prouvant ainsi notre dévotion aux dieux. Elles me guidèrent jusqu’à l’hôtel et je remarquai alors que sa surface n’était pas lisse mais savamment creusée. Elles me firent me pencher en avant et mon torse s’y emboita à la perfection, comme s’il avait spécialement été sculpté pour me recevoir. Deux sangles de cuir furent tendues en travers de mon dos pour me maintenir fermement à l’hôtel, plié en deux, tel qu’elles m’avaient positionné. Elles prirent de ensuite de solides cordelettes de lin tressé et s’en servirent pour m’attachèrent solidement les mains dans le dos. Je n’osais protester. Dans le temple d’Enlil, sa volonté fait force de loi.

— Toi, fils de Lugalbanda, conformément à tes souhaits et par la grâce d’Enlil, tu recevras l’essence de Kish pendant sept jours, du levé au couché du soleil. Toi qui es né de la semence d’Ourouk, tu recevras celle des hommes Kish afin qu’avec eux tu ne fasses plus qu’un.

Un grand vide m’envahit et une boule se forma au creux de mon estomac. Que voulait dire le prêtre lorsqu’il parlait de recevoir la semence des hommes de Kish ?

Avant que je ne puisse mener mes interrogations plus avant, le prêtre se tourna vers Agga.

— Agga, fils d’Enmebaragesi, seigneur de Kish, as-tu choisi combien de tes représentants donneront leur essence.

— Oui, répondit le souverain, dix représentants de la royauté de Kish donneront leur essence, moi-même et neuf de mes fils parmi les plus vigoureux.

— Qu’il en soit ainsi répondit le prêtre avant de se retourner vers Aqqi, chef de ses armées. Toi, fils d’Agga, cœur des défenseurs de Kish, as-tu choisi combien de tes représentants donneront l’essence de Kish.

Il me regarda droit dans les yeux et répondit :

— Oui, vingt défenseurs de Kish donneront leur essence, moi-même et dix-neuf de nos combattants les plus braves.

Je sentais le piège se refermer sur moi. Je ne savais pas avec exactitude ce qui allait se passer, mais le sourire pervers de cet homme n’augurait rien de bon.

— Qu’il en soit ainsi, répondit à nouveau le prêtre.

Il se tourna ensuite vers le représentant de l’assemblé de Kish.

— La noble assemblée de la cité a-t-elle choisi combien de ses représentants donneront l’essence de Kish.

— Oui, dix de nos représentants donneront leur essence, dix hommes parmi les plus sages.

— Qu’il en soit ainsi, reprit le prêtre avant de se tourner vers le dernier homme, celui dont j’ignorais l’identité.

— Le peuple de Kish a-t-il choisi combien de ses représentants donneront l’essence de leur cité.

D’une voix grave l’homme répondit :

— Oui, cents de nos représentants donneront leur essence, tous choisis parmi des corps de métier différent.

— Qu’il en soit ainsi, la cérémonie peut commencer, annonça le prêtre. (Il se tourna vers moi.) Au cours des sept prochains jours tu recevras la semence de Kish et la semence de Kish sera ta seule nourriture.

Le nœud au creux de mon estomac se resserra. Je vis Agga s’approcher et disparaître derrière moi. J’entendis un bruit léger de tissu puis ses mains vinrent se poser sur mes hanches, me rappelant douloureusement la dernière fois qu’il avait fait ce geste. Je me raidis, certain maintenant de ce qui allait m’arriver. Son membre chaud se posa contre l’entrée de mon fondement et chercha à s’y introduire mais l’angoisse qui s’était emparée de moi lui bloquait l’entrée. Je l’entendis cracher dans sa main et rependre sa salive visqueuse sur moi puis il essaya de nouveau. Cette fois, son gland parvint à franchir le barrage de mes muscles. Je le sentis entrer en moi comme le serpent se fraierait un chemin dans une boue épaisse et collante. Maintenant que mes défenses avaient été abattues, il progressait sans faiblir, pénétrant toujours plus loin jusqu’à ce que je sente son corps butter sur moi. Alors il se déchaîna, sortant et entrant toujours plus loin. Je sentais son scrotum frapper le mien à chaque nouvel assaut. Je serrai les dents, ne voulant pas lui donner la satisfaction d’un cri ou d’une supplique, mais je ne pu empêcher mes yeux de pleurer ou de s’écarquiller lorsqu’une douleur plus forte que les autres se faisait sentir. Les assauts se poursuivirent un moment avant qu’il ne s’immobilise au fond de moi et s’y libère dans un râle rauque.

— Que la semence de Kish fasse de toi un homme de la cité, à alors entonné le prêtre.

Et la foule qui se massait pour voir la cérémonie exulta.

Agga se retira et je vis un de ses fils approcher. Il était jeune, ses muscles fins et sa toison encore peu développée. Il retira sa jupe devant moi et je vis un membre fin mais d’une longueur peu commune pendre entre ses jambes. Il prit la place de son père et s’introduisit en moi d’un seul coup. Le faible diamètre de son sexe fit que je sentis à peine son entrée, mais je n’étais pas préparé à une telle longueur et je ne pus m’empêcher de pousser un grognement lorsqu’il s’enfonça complètement. Il bougea peu de temps en moi ; il n’avait probablement que peu d’expérience dans ce type de rapport et se libéra très vite.

S’en suivirent les autres fils d’Agga qui me gratifièrent à leur tour de leur semence puis le prêtre décida d’une pause.

Des jeunes gens, principalement des nobles du palais s’approchèrent alors de moi. Ils étaient nus et leurs sexes tendus témoignaient de leur excitation.

— Il est temps de te nourrir, futur fils de Kish, me dit le prêtre. La semence des enfants de Kish sera ta seule nourriture.

L’un des jeunes, plus hardi que les autres, s’approcha de moi et me présenta son membre bandé. Je serrai les dents, préférant jeuner plutôt que de me nourrir ainsi. Je sentis alors des doigts s’emparer de mon scrotum et le serrer fermement. Une vive douleur s’empara alors de moi et j’ouvris la bouche pour crier, laissant la place au jeune homme d’y installer son sexe. Excité comme il l’était, il se libéra immédiatement dans ma gorge et j’avalais malgré moi sa semence. Un autre pris le relais puis un autre et encore un autre avant que le prêtre ne décide de la reprise de la cérémonie. Cette fois se fut le tour du fils ainé d’Agga. En temps que chef de l’armée de Kish, il allait précéder ses hommes. Il me fit tâter de sa vigueur, une main glissé sous mon ventre et l’autre me tirant la tête en arrière par les cheveux. Il se démena en moi comme s’il cherchait à me faire crier et je pense que c’est ce qu’il cherchait à faire, mais je ne lui donnai pas ce plaisir. Ses hommes se succédèrent ensuite. Il était clair qu’il les avait choisis pour leur vigueur, leur endurance et la longueur de leur virilité. Ils me prirent pendant des heures et au couché du soleil, seuls quatre sur les dix avaient accompli leur besogne. Le prêtre décida alors que la cérémonie se poursuivrait le lendemain. On revint de me nourrir, et des femmes me nettoyèrent et enduisirent mon orifice endolori d’une huile épaisse. Puis on posa une couverture sur mes épaules et je restai seul pour la nuit, attaché dans la position la plus inconfortable qui soit. Fourbu, je m’endormis malgré tout rapidement et lorsque je me réveillai, les premiers rayons du soleil pointaient déjà.

J’eu droit au même repas que la veille puis le balais des hommes reprit. Le premier faillit me faire crier. Mon fondement s’était resserré dans le nuit et il me prit sans la moindre précaution, enfonçant son membre comme un enfant son doigt dans un pot de confiture. Mais je tins bon. Puis ce fut le tour des représentants de l’assemblée dont je ne garde qu’un vague souvenir. Jeunes ou vieux, je ne m’en souviens guère et au soir du deuxième jour, tous avaient rempli leur office.

Le matin du troisième jour, une foule encore plus importante que les jours précédents se massait sur la terrasse du temple. C’était maintenant au tour des Champions du peuple de me transmettre l’essence de Kish. Aqqi passa près de moi alors qu’il allait prendre sa place, comme tous les jours, au côté de son père ; mais cette fois-ci il s’arrêta un moment près de moi.

— Aujourd’hui je vais t’entendre hurler, me dit-il avec un regard mauvais. Puis il gagna sa place.

Le soleil commençait à monter dans le ciel et la chaleur me gagnait doucement quand le premier représentant du peuple se présenta. Il s’agissait de l’homme qui s’était tenu à côté du fils d’Agga au début de la cérémonie. Aussi massif que dans mon souvenir, il portait toujours son pagne fait de lame de cuir. Il s’avança vers moi en dénouant la cordelette qui le maintenait. Un grand froid m’envahit soudain lorsque je vis le vêtement tomber au sol. Je n’avais jamais vu de membre aussi gros que celui qui pendant mollement entre ses jambes. J’avais pu observer bon nombre d’hommes nus au cours de mes dix-sept années d’existence, certains mieux dotés que d’autres par la nature, mais jamais à ce point. Enfant, j’avais vu des étalons saillir des juments, mais là encore, il n’y avait pas de comparaison possible. Je compris mieux la remarque du fils d’Agga, mais je m’inquiétais surtout de connaître sa taille sous l’effet de l’excitation et la manière dont il allait pouvoir entrer.

Je levais la tête et mes yeux rencontrèrent les siens. Aucune cruauté ne s’y reflétait, juste l’assurance des hommes surs de leur gestes. Il prit sa virilité encore molle en main et commença à la masser. Le membre commença à gonfler alors que le sang l’envahissait. Je me sentis fasciné malgré moi par le spectacle qu’il offrait. La foule se taisait, seuls quelques murmures se faisaient entendre. Une femme lui apporta un bloc de beurre de chèvre dont il s’enduisit abondamment. Lorsqu’il atteignit la taille de l’avant-bras d’un homme fait, il disparut de mon champ de vision et se plaça derrière moi. Je regardais autour de moi et tombait sur Aqqi qui m’observait. Je me fis alors le serment que quoi qu’il se passe, je ne crierai pas, je résisterai. Mais les serments n’engagent que ceux qui les font.

Je sentis des mains chaudes et calleuses écarter les lobes musclés de mes fesses et des doigts s’introduire en moi. Je m’étais de nouveau resserré pendant la nuit et les traitements des jours précédents m’avaient rendu sensible. Je respirai profondément et le laissai coulisser ses doigts en moi. Il œuvra un long moment, cherchant progressivement à introduire un puis deux, puis trois de ses doigts épais. Lorsque le quatrième entra, je fermai les yeux et serrai les dents puis je le sentis fermer le poing et le pousser en moi. C’était gros, très gros. Il possédait des mains larges et calleuses, celles du forgeron que j’appris qu’il était par la suite. Mon corps voulu se cabrer mais les lanières de cuir qui m’entravaient le dos l’en empêchèrent. Il poursuivit sans faillir et son poing enduit de graisse entra en tournant dans mon intimité. A présent je haletais, ma tête tournait. Je le sentis sortir puis revenir encore et encore jusqu’à ce qu’il m’estime prêt. Alors il présenta sa virilité. Je perçus sa chaleur avant qu’elle ne me touche, puis elle se colla contre moi, bouillante et curieusement douce, et chercha à entrer. Je crus un instant qu’il m’avait suffisamment préparé, que mon corps subirait sans dommage l’outrage qu’il s’apprêtait à recevoir, mais j’oubliais bien vite mes illusions lorsqu’il commença à me pénétrer. J’eus l’impression que l’on m’écartelait, qu’un pieu de la taille de ceux dont on se sert pour construire les enclos des bêtes cherchait à s’enfoncer en moi. Il me tenait fermement par les hanches et par je ne sais quel miracle, parvenait à entrer toujours plus loin. Je respirais fort et de mes yeux fermés s’écoulait abondance de larmes. A un moment il s’arrêta. Je crus qu’il était enfin entré tout entier, surtout lorsque je le sentis se retirer de plusieurs centimètres. Puis je l’entendis murmurer. Désolé, je compris. Et s’accrochant à mes hanches il se projeta violemment en avant sur moi, gagnant plusieurs centimètres d’un seul coup. Mes yeux s’écarquillèrent et ma bouche s’ouvrit toute grande alors qu’un hurlement s’en échappait. Je croisais de nouveau le regard du fils d’Agga et malgré les larmes qui troublaient ma vision, je pus lire le triomphe dans ses yeux. Je sentis mon tortionnaire se retirer de nouveau puis s’abattre encore sur moi. Puis il renouvela l’opération encore et encore jusqu’à ce qu’il m’eut totalement pénétré. A chaque nouvel assaut je hurlais de plus belle, incapable de me retenir. Mon corps était recouvert de sueur et je me trouvais à présent totalement empalé sur l’énorme virilité d’un homme. Il me maintenait fermement, une main sous me ventre et l’autre sur mon épaule. Il se mit alors à bouger, d’abord doucement, reculant quelques centimètres puis revenant avant d’adopter des mouvements plus amples et secs. Au bout de quelques minutes, ses coups de boutoir faisaient trembler l’hôtel de briques et je crains un moment qu’il ne le détruisit. Je me mordais les lèvres, mais bien que la douleur soit toujours là, une sensation nouvelle se faisait sentir, enflant comme le fleuve lors la crue. Il me besogna longuement avant que je ne le sente se raidir et se libérer dans mes entrailles. Là encore, il se révéla hors du commun. Il dut rester longtemps en moi afin que sa semence ne s’échappe pas de mon fondement et lorsqu’enfin il se retira, une impression de vide et d’abandon m’envahit. J’entendis alors la foule exulter et je me rendis compte que les derniers rayons du soleil disparaissaient derrière l’horizon.

Les jours suivants restent flous dans mon esprit. Les hommes se succédaient les uns après les autres, me remplissaient de leur semence. D’autres me nourrissaient alors que des femmes s’occupaient de ma toilette. Mais aucun de présenta une si grosse difformité que l’homme du troisième jour. Lorsque les derniers rayons du soleil disparurent derrière l’horizon, au crépuscule du septième jour, le prêtre d’Enlil me déclara maintenant fils de Kish et l’on me conduisit, à demi-conscient jusque dans mes quartiers.

Ainsi Agga s’acheta pour la deuxième fois ma loyauté.


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