Hôtel Némésis : Entre l'enfer et le paradis, il n'y a qu'un pas ! (Suite 1)


Hôtel Némésis : Entre l'enfer et le paradis, il n'y a qu'un pas ! (Suite 1)
Texte paru le 2011-01-02 par Jes Cullen-Malfoy   
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur



Cet auteur vous présente 4 texte(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 4409 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© 2011 — Tous droits réservés par Jes Cullen-Malfoy.


Données
Couple Harry / Draco
Situation temporelle Se situe en juillet et août 1998
Découpage de la journée
  • La matinée : de 8h00 à 11h00
  • L'avant-midi : de 11h00 à 12h00
  • L'après-midi : de 12h00 à 17H00
  • La soirée : de 17h00 à 24h00
  • La nuit : de 00h00 à 8h00

Jour 2

POV Draco (La matinée)

Je crachais du sang et souffrais le martyr. J'avais été réveillé par un Potter plus que furieux, qui m'avait sans état d'âme jeté à terre au pied de mon lit avant de me battre. Deux coups de poing au visage, trois dans mon torse, me coupant la respiration, un coup de pied dans mon dos qui était à cet instant très douloureux et pour finir, un coup de pied en pleine face. Voilà ce que m'avait valu de l'avoir écouté hier soir.

Je tentai vainement de me relever et à voir tout ce sang, celui qui me pissait du nez et de la bouche, je me dis que je devais avoir une tête affreuse. Avec un peu de chance, Potter ou plutôt le client Black allait être foutu dehors de l'hôtel… mais cette perspective ne m'enchantait guère car cela voulait dire que ma vie, certes misérable, allait se stopper pour le restant de ma vie…

— Petite pourriture… salaud !

Un énième coup de pied dans mes côtes me fit geindre de douleur et je ne savais toujours pas me relever, ne fusse que pour tenter de partir dans la salle de bain, à l'abri de ses coups.

— Tu sais quoi Malfoy… avant de t'emmener aux aurors, je vais te faire passer les pires jours de ta vie après ce que tu as osé me prendre !

Il avait hurlé la dernière partie de sa phrase avant de m'empoigner la tête par les cheveux. Je vis ses yeux, ceux qui étaient si brillants de haine et de colère envers moi.

— Je vais te lancer un glamour Malfoy pour paraitre normal… mais je ne te soignerai pas ! Sans rajouter que pour bien profiter de toi, je vais jouer le jeu du parfait client comblé par sa putain.

Je ne pus que souffler de soulagement car si je devais en plus me faire battre par Mark ou bien Charles, je n'en sortirais pas vivant.

— Mais sache que chaque geste que j'aurai envers toi en plein jour… sera sévèrement puni dans cette chambre !

POV Harry (Jour 2, matinée)

Je le vis fermer les yeux et je lui en voulais encore plus. J'aurais tellement souhaité qu'il se défende, me permettant ainsi de le tuer sans aucun remord mais je ne pouvais pas le faire, vu qu'il encaissait tout sans broncher.

Je lui crachai au visage car encore une fois depuis mon réveil, je ne pouvais occulter le fait que cette nuit il m'avait volé ma virginité si je pouvais appeler ça comme ça. Il n'aurait pas dû, son corps de mangemort n'aurait pas dû souiller le mien.

Sans plus attendre, je le tirai vers ma chambre où j'avais laissé ma baguette, tellement hors de moi que je n'avais même pas utilisé la magie pour me défouler.

Je le jetai une fois de plus sur le lit et sans attendre, je lançai un sort de glamour très puissant, lui rendant son apparence. Seulement, voulant le détruire mentalement, voulant lui faire tout le mal possible, je lançai un sort plus sombre qu'autre chose pour qu'il puisse voir son visage et son corps tel qu'ils étaient vraiment.

— Chaque fois que tu te regarderas dans la glace connard, tu verras que tu n'es plus que mon jouet !

Je lui balançai une gifle qui lui fit tourner la tête et lui dit avec empressement :

— Soit près dans dix minutes… on va déjeuner au restaurant !

Il hocha la tête, regardant le sol et tant bien que mal, en gémissant, il sortit de ma chambre.

Quand j'entendis sa porte se fermer, je tombai à genoux, ma haine sortie, il ne me restait plus que la honte d'avoir agi ainsi et le dégout que j'éprouvais d'avoir fait ça avec lui… J'avais agi en adolescent et j'avais eu ma première fois complètement bourré, ne me laissant que des flashs de coups de butoir plus rapides et agressifs les uns que les autres.

Ce salaud n'avait même pas eu la décence d'être doux et tendre. Il en avait profité pour me baiser!

Jour 6

POV Harry (L'après-midi)

— Drake… si tu ne cesse pas de gesticuler, on remonte dans la chambre.

— Oui, pardon…, répondit-il.

— Je te dis que l'on ne voit rien ! Dis-je entre mes dents.

— …

— Alors cher Harry, qu'allez-vous faire aujourd'hui ? Demanda le serveur qui m'apportait ma boisson.

— Je pense que je vais rester à la piscine… je ne me sens pas d'attaque pour une randonnée ni pour faire du golf.

— Si vous avez besoin, dites-le moi.

POV Draco (Jour 6, l'après-midi)

Je regardai Filipe partir un grand sourire aux lèvres et je me jetai un énième coup d'œil. J'avais mon torse couvert de bleu, ma lèvre était enflée, mon nez cassé, sans oublier mon œil au beurre noir… et il n'avait rien vu. Personne ne voyait ma détresse, mon corps brutalisé. Et ce fils de pute qui ne cessait de faire des activités douloureuses.

— Je veux que tu me masses !

Je reçu le tube de crème en pleine poitrine et ravalai un gémissement de douleur. Une de mes côtes devait être fêlée ou bien même cassée car j'avais l'impression que des milliers de couteaux me transperçaient le corps à chaque respiration ou simple mouvement.

Je me levai du transat où j'essayai de disparaître à la vue de tous et tout en refoulant ma douleur à bouger mes bras, je l'enduisis de cette crème et chaque mouvement me tiraillait comme jamais. Je préférais encore mieux le doloris à ces coups.

— Appuie plus fort mon mignon… je ne sens rien.

— Avec plaisir, dis-je d'une voix séductrice.

Jouer le jeu, faire comme si, était mon mantra depuis le lendemain de son arrivée et cela était de plus en plus dur.

* * *

(La soirée)

Cela faisait quinze minutes que j'avais reçu ces coups et je me retenais de pleurer. Il était parti dans sa chambre en prenant avec lui quelques bouteilles du mini bar quand je reçus un appel.

Sachant que mon portable était dans ma veste, je me levai du fauteuil où j'étais et avec une grimace de douleur, je décrochai avant la fin de l'appel :

— Oui ? Dis-je

— On a un problème… Florina est enfermée dans la salle de bain…

— Encore ? Demandais-je lasse de cette vie.

— On pense… mais elle pleure et te demande. On fait quoi ?

— Je vais essayer de venir mais je ne promets rien…

— Pourquoi ? Demanda Yanis de sa voix bourrue des mauvais jours.

— Parce que mon client m'attend à poil dans le lit pour une pipe du siècle, mentis-je

— Et bien fait le boire… elle a besoin de toi.

— J'arrive dans maximum dix minutes, l'informais-je avant de raccrocher.

POV Harry (Jour 6, en soirée)

Quand il quitta ma chambre, un sourire s'étala sur mes lèvres. Il croyait vraiment que j'allais le laisser sortir de la chambre sans le suivre ? J'avais simplement accepté sa demande pour mieux le détruire après, rien de plus.

Je courus vers ma valise et enlevai tout son contenu pour pouvoir retirer ma cape d'invisibilité qui se trouvait sous un faux fond. Sans attendre, je la mis autour de moi et sortis de la pièce. J'eus juste le temps de quitter la suite grâce à la porte qui se refermait et avec toute ma discrétion, je suivis Malfoy qui était quelques mètres plus loin. Je pensais vraiment qu'il prendrait l'ascenseur mais il marcha jusqu'au fond du couloir et passa par la porte de service. Je me dépêchai et arrivai à temps pour la franchir aussi.

J'avais devant moi un autre monde. Oubliées les dorures, les tableaux design… la lumière et le soleil. Je ne voyais qu'un couloir sombre, à peine éclairé. Je repris mes esprits quand un homme apostropha Malfoy.

— Elle ne veut que toi… prend soin d'elle !

Il le laissa là et un autre homme, plus petit mais bien bâti pourtant, suivit le précédent. Je me rapprochai alors et pénétrai quelques secondes plus tard dans une chambre… si on pouvait appeler ça comme ça. Il n'y avait même pas de lit, seulement deux matelas à même le sol, quelques habits ici et là. Et cette odeur infecte ! Merlin, elle me retournait le cœur.

Mais après tout ça, une chose me sauta au visage.

Une jeune femme bien amochée sortant de la salle de bain et filant dans les bras de Malfoy. Il cria de douleur mais laissa la femme le serrer fort.

Puis, tout ce passa très vite ou bien trop lentement. Ils passèrent tout deux dans la salle de bain et Malfoy soigna son amie dans un endroit qui aurait du rester intime. J'en conclus qu'une brute venait de la violenter ou de la pénétrer sans aucune préparation dans … et bien dans son cul. Merde, je ne savais plus où me mettre.

Il nettoya le filet de sang qui coulait sur ses jambes, lui appliqua une crème qui devait alléger la douleur. Il l'aida ensuite à se déshabiller totalement avant de la mettre sous le jet de la douche qui était… très sommaire. Pas de parois, pas de rideaux.

Cette salle bain était aussi miteuse que la chambre.

— Tu es blessé ? Lui demanda-t-elle.

— Non, t'inquiète ma belle.

Plus aucune parole ne fut prononcée et là, devant se spectacle, je me sentis tout…

— Flo ramène ton cul ici ! Hurla une voix qui me paraissait familière.

L'instant d'après, un homme entra et en y regardant de plus près, s'était celui qui surveillait Malfoy, celui envers qui je lançais des répliques qui nuiraient à ce mangemort sans conteste. Sauf que là, je croyais dur comme fer qu'il allait prendre soin de la fille, ou jeune femme, car elle en avait besoin, mais il l'écarta de Malfoy et la gifla. Ensuite, ce fut au tour de celui qui était mon souffre-douleur depuis 6 longs jours.

Il le plaqua contre le lavabo et lui assena un coup de genou direct dans les parties. Je fis une grimace car même si je n'avais reçu aucun coup, je pouvais imaginer la douleur de recevoir cette attention à cette partie là.

— Toi sale pute, tu as deux minutes pour retourner auprès de ton client ! Et toi petite merdre, je vais t'apprendre à quitter la suite de ton client sans raison.

Il l'amena dans la chambre en le tirant et le jeta sur le matelas le plus proche. J'eus une pensée incongrue en me disant qu'il était souvent jeté comme une merde mais là, quand je vis l'homme baisser son pantalon et fourrer sa queue dans la bouche de Malfoy sans ménagement et… à vue d'œil, il le baisait de cette manière, j'eus la nausée.

La fille, elle, repartait juste habillée d'une robe enfilée en vitesse, comme si son ami ne subissait rien. J'étais où bordel !

Je revenais à moi quand un cri de jouissance empli la pièce. Je vis l'homme se rhabiller et laisser Malfoy, là, sur le lit, le visage couvert de sperme.

J'eus un haut le cœur une fois de plus et sans plus chercher à comprendre, je pris le chemin de ma chambre.

Jour 13

(7 jours après que Malfoy ait rejoint Flori)

POV Draco (La soirée)

Le temps avait passé et plus aucun coup n'était venu de la part de Potter. Je ne m'en plaignais pas, au contraire. Je me disais que malgré tout le malheur qui me tombait dessus, il y avait un dieu quelconque pour veiller sur moi, car s'il avait encore posé la main sur moi après l'épisode qui avait suivi l'agression de Flori, je n'aurais jamais supporté.

Depuis, chaque matin, je me regardais dans la glace et voyais toujours la même chose : rien ! Je n'étais plus rien. Ma fierté, envolée. Mon arrogance, oubliée. Ma froideur… laissée au placard car cela ne m'était d'aucune utilité. L'important dans ma vie, était désormais l'ignorance et c'était ce que Potter faisait envers moi.

Dans la chambre dès que l'on passait la porte, il faisait comme si je n'étais pas là… il y avait même eu cette nuit où il était sorti sans moi en dehors de l'hôtel et où il était revenu tôt au matin. Sans comprendre, je m'étais senti encore plus bon à rien car ma seule tâche consistait à faire tout ce qu'il voulait au lit et même là, la seule chose que je savais faire, ne servait à rien.

— Le sel !

Un ordre… et avec un oubli flagrant à ma vie d'avant, je passai le sel à ma Némésis. Ce mot que j'avais souvent maudit, pensé, haï voir même adulé au temps de Poudlard, m'était revenu un soir, devant le coucher de soleil et depuis, j'y pensais souvent. Je repensais à notre rencontre chez madame Guipure, à ma poignée de main refusée… à nos disputes, mes moqueries… les badges que j'avais lancés en quatrième. Je me souvins aussi de ma sixième et dernière année. Mon sentiment qu'il me surveillait de trop près, mon mal être par rapport à ma mission. Notre duel dans les toilettes de Mimi Geignarde. Le sort qui avait faillit me tuer. Puis, comme au ralenti, je revoyais le moment où je l'avais vu revenir vers moi avec son balai dans les flammes de la salle sur demande. Le sentiment de bonheur qui m'avait envahi à l'idée que j'allai encore vivre.

— Bonsoir chers amis… nous vous informons qu'un feu d'artifice aura lieu ce soir sur la plage, informa Donna, la responsable des festivités.

— On va y aller, entendis-je.

Je ne relevai pas la tête de mon assiette et le reste du repas passa ainsi, dans le silence de notre table et le brouhaha des autres.

* * *

Nous marchions côte à côte, main dans la main, comme le voulait l'usage. Je vis du coin de l'œil mon amie au bras de cette brute que j'avais envie de tuer sans remord mais comme une ombre, je passai juste devant, sans regarder Flori. Je fus tiré à l'écart par Potter et quand nous fûmes à une quinzaine de mètres des premiers couples, il se laissa tomber au sol. Ne voulant pas me blesser plus que je ne l'étais, je m'assis précautionneusement et me laissai tomber sur mes coudes, pour contempler le ciel rempli d'étoiles.

J'aimais toujours la nuit et les rares fois où un client m'avait prit sur cette plage, je m'étais vu regarder le ciel et y chercher un message, un ordre… ou un indice sur mon futur. Allais-je devoir vendre mon corps jusqu'à ma mort ? Allais-je trouver comme quelques-uns de mes prédécesseurs, un client assez attaché à moi pour m'acheter comme un bout de viande… m'éloignant ainsi des punitions et autres pour l'inconnu ?

Je n'en savais rien mais une chose était sûre… et c'était là la chose la plus triste, j'en arrivais à penser comme on me l'avait si bien appris : j'étais fait pour être baisé et pour jouer un rôle de jouet sexuel. J'étais une pute, une catin, un trou où tout le monde passait. Une bouche à combler. Mais je n'étais plus un homme à aimer, un homme avec un cœur à remplir d'amour, de gentillesse. Rares étaient les moments où je pouvais être moi-même, si tant est que je pouvais encore l'être après cette année et toutes ces choses horribles que j'avais vécues. Mais en même temps, j'étais en vie… d'autres comme moi n'avaient plus cette chance.

Le temps était doux, ni trop chaud, ni trop froid. Le bruit des vagues était reposant et cela me fit tout oublier une fraction de seconde.

POV Harry (Jour 13, en soirée)

Le feu d'artifice allait bientôt commencer et je regrettais d'être venu. Je ne voyais que des couples heureux, se bécotant d'une manière qui m'était interdite en d'autres moments. Je les enviai à cet instant.

Pourrais-je faire ça une fois de retour à Londres ? Me blottir dans les bras d'un homme, me laissant bercer par ses baisers ?

Je secouai la tête et soufflai de tristesse. Moi, je me retrouvais ici, avec l'autre que je ne pouvais même plus regarder sans recevoir de plein fouet un sentiment de remord intense par rapport à ma manière de l'avoir traité les premiers jours.

Un énième souffle sortit de ma bouche et je rabattis mes jambes contre mon torse, posant mon menton sur mes genoux et je regardai avec tristesse le couple qui même si cela n'était qu'une illusion, était entouré d'amour et de tendresse, chose que j'enviais en cet instant.

POV Draco (Jour 13, en soirée)

Je jetai un œil à Potter, pour savoir ce qu'il n'allait pas. J'avais très clairement entendu qu'il soufflait mais pourquoi ? Avais-je agi comme il ne fallait pas ? Avait-il de nouveau envie de me frapper ? Mais bien vite, quand je vis sa position et cet air mélancolique ou je ne sais quoi, je suivis son regard et tombai sur un couple de client. Un homme et une femme qui souriaient, s'embrassaient de temps en temps tout en se blottissant contre l'autre.

Je n'étais peut être plus rien, mais j'avais encore mon esprit d'analyse et tout ces signes me menaient vers une conclusion : Potter désirait ça au fond de lui.

Délicatement, doucement pour ne pas l'alarmer, je me déplaçai et me positionnai derrière lui. Il devait vraiment être ailleurs car il ne se rendit compte de ma présence qu'a ma main le rapprochant de moi.

— Mal…

— Chut, chuchotais-je au creux de son oreille, tu en meurs d'envie et je suis là pour ça. Oublie que c'est moi, et profite.

Sans attendre, je déposai ma bouche dans son cou et le picorai. Sa nuque et son dos étaient crispés, tendus, mais bien vite, sa tête retomba sur mon épaule et quand les festivités débutèrent, je pris la décision de tout faire comme d'habitude. Car ces soirées, elles arrivaient souvent.

Tout en continuant d'embrasser sa peau, je déboutonnai sa chemise. Sa main vint immobiliser la mienne mais un petit mordillage tout en finesse de son lobe d'oreille eu raison de lui car il me lâcha et je finis de lui ouvrir sa chemise.

Je lui caressai le ventre, jouant avec mes ongles et mordillai de plus en plus son oreille, car j'avais pu conclure à ses gémissements que c'était une zone sensible.

POV Harry (Jour 13, en soirée)

A quoi bon lutter… il s'avait y faire. Mon regard était embué, je voyais juste ces éclats de lumières revenir à chaque fois, atténuant mes petits cris qui devenaient de plus en plus présent tandis que sa main s'aventurait toujours plus bas. Il la passa sous la ceinture de mon pantalon, et sans détour, passa aussi le bout de tissu de mon caleçon.

Sa main s'enroula autour de ma virilité et ça, plus sa bouche, eut raison de moi. Je me laissai complètement aller, passant mes mains derrière ma tête pour appuyer plus sur la sienne.

Je ne voulais pas qu'il arrête, je voulais qu'il continue sa douce torture. Et ressentir tout ça devant la beauté du spectacle me rendit joyeux.

Je ne savais pas comment mais nos bouches étaient soudées l'une à l'autre. Sa langue glissa entre mes lèvres et en résultat d'une pression plus forte sur mon sexe, j'entrouvris la bouche. Il se mit à sucer ma langue et à accélérer ses va-et-vient le long de mon membre qui allait bientôt se vider. Cela n'était plus qu'une question de minutes. Quand je me crispai, signe de ma jouissance toute proche, je sentis avec regret cette bouche puis cette main me quitter.

POV Draco (Jour 13, en soirée)

Si il se souillait, il ne me pardonnerait jamais d'avoir du déambuler dans les couloirs de l'hôtel avec un pantalon mouillé donc, quand je le sentis se crisper, je lâchai sa langue et retirai ma main de son pantalon.

Sans ménagement, étant proche du bouquet final dans tout les sens du terme, je l'allongeai et baissai son pantalon avant de reprendre mes mouvements de sucions mais autour de son sexe.

Il gémit plus fort, enfouissant ses mains dans mes cheveux. Il était très proche car il bougeait des hanches, amenant son gland toujours plus loin en moi mais pas assez pour me faire déglutir. J'aspirais, creusais mes joues, montant et descendant le long de cette peau si brulante, si vibrante.

Puis, comme la première fois, je me sentis tiré et non attiré mais là, je ne pouvais pas obéir. Je devais avaler pour éviter qu'il ne se tache. Quand je sentis cette semence chaude amère, je l'avalai comme je le pouvais et à la fin, quand les doigts qui enserraient mes cheveux se détachèrent, quand les tremblements de Potter diminuèrent, je lapai les dernières gouttes pour ne laisser aucune trace et ensuite, je pris sur moi de le rhabiller. Il resta allongé, le regard fermé.

Moi, j'avais envie là tout de suite, de partir en courant car mes blessures étaient à peine supportables depuis quelques jours et voilà que tout allait recommencer. A quoi avais-je pensé ?

— Retourne dans la chambre.

Je tremblai et sans répondre, je me relevai et marchai tel un automate vers le bâtiment principal. Je n'avais même pas vu que tous les autres étaient déjà rentrés. Chaque pas était douloureux mentalement. J'avais l'impression de marcher en plein Magenmagot, attendant mon jugement. Puis, un détail me parvint. Le baiser du Détraqueur. Allais-je y avoir droit ? Je ne voulais pas perdre mon âme.

Je ne savais pas comment mais mes pas m'avaient amené dans la suite. Une fois à l'intérieur, je regardai d'un regard vide le salon, où j'avais reçu tant de coups, puis me rappelai cette chambre avec le baron gentil envers moi. Je revis aussi un jeune homme recroquevillé dans une pièce sombre, son corps couvert de semence. Je me souvenais de cette journée là comme si elle avait été marquée au fer rouge.

Cinq hommes s'étaient joué de mon corps sans aucun scrupule, ne se souciant pas de si j'étais vraiment d'accord. Je n'avais plus eu à faire ça et cela me suffisait pour être heureux ici. Car aucun client jusqu'à ce jour n'avait profité de moi comme ça, me forçant à accueillir deux hommes en moi, sans oublier celui que j'avais dû prendre en bouche.

Je ne pus réprimer un sanglot et le ravalai tant que je le pouvais. Tout cela était loin et là, je voulais juste oublier tout ça et ne penser qu'à l'absence de Potter qui signifiait absence de coup pour le moment.

* * *

(La nuit)

Cela faisait deux heures qu'il était rentré et toujours rien. J'étais là, accoudé au balcon, le regard sur l'horizon. Le vent me décoiffait mais il était loin le temps où cela me mettait hors de moi. Je ne mettais même plus de gel depuis ma fuite de Poudlard avec Severus et les autres, à la mort du directeur.

Du bruit dans le salon me fit me raidir. Je me retournai et je le vis, là, le torse nu, un bermuda qui lui servait surement de pyjama. Il ne me dit rien mais il me tendit son bras. Autant y passer maintenant de toute façon. Je m'éloignai de la balustrade en fer et plaçai ma main dans la sienne. Au lieu de me tirer violement à lui, il tourna les talons, gardant ma main dans la sienne. Il paraissait calme et cela était bizarre. Quand je vis qu'il nous menait à sa chambre, j'eus un doute.

Doute dissipé quand une fois à l'intérieur de sa chambre, il me plaqua contre la porte fermée et me dit au creux de l'oreille :

— Je suis ton client cette nuit et tu es ma pute. Rien d'autre !

Il posa sa bouche sur la mienne avec empressement et je me laissai faire. Il ne puait pas l'alcool, donc je ne risquais pas d'avoir sa haine en plein visage demain.

Le reste ne fut que mouvements précipités. Mes vêtements furent enlevés avec rapidité, ses mains se baladèrent sur mon corps et je me laissai faire. Comme un bon chien recevant des caresses.

Sans trop comprendre comment, je fus allongé sur un lit, un Potter nu entre mes cuisses.

À cet instant, je les écartai le plus possible tout en ouvrant le deuxième tiroir de la commode de droite. Je savais qu'il y avait là des condoms et du lubrifiant.

POV Harry (Jour 13, la nuit)

Je perdais la tête ou ce qu'il m'en restait mais une fois qu'il avait quitté cette plage, j'avais eu envie de lui, de son corps. Je ne voulais pas Malfoy mais je voulais ma pute. Ce corps de rêve que je voyais jour après jour en dehors de cette chambre et j'avais laissé mes envies me guider. J'étais d'abord rentré, et avait caressé mon corps pour le soulager une seconde fois mais cela n'avait servi à rien. Je m'étais tourné et retourné dans mes draps, nu, et mon corps en réclamait un autre chaud près du mien. Alors j'avais pris mon courage à deux mains et cela était récompensé.

J'étais désormais là, au dessus de lui, entrain de le préparer sommairement, ayant trop envie de plonger en lui, de le sentir se resserrer autour de moi.

Je retirai mes doigts de son corps, enfilai le préservatif et sans douceur, je le pénétrai. Il gémit mais cela fut très discret. Avant que j'entame des mouvements effrénés, j'eus un flash, comme j'en voyais souvent depuis ma première nuit ici. Mais seulement au lieu de le voir encore et toujours me baiser, je le vis hésitant, puis se laissant convaincre de me prendre. Je me vis bourré comme jamais, lui dire de me baiser plus vite, plus fort alors qu'il avait été doux.

Je revins à moi et le regardai différemment. Tout ce temps j'avais cru qu'il avait profité de moi alors qu'il n'en était rien. Je me sentis minable, et pire que tous les mages noirs du monde sorcier en cet instant, et mon désir retomba. Je sortis de son corps que je venais une fois de plus de violenter pour mon plaisir et sans comprendre, je me rallongeai en le prenant dans mes bras. Il ne dit rien, ne fit rien et moi, malgré mon envie de m'excuser, de demander pardon, je ne pouvais occulter de ma tête la vision d'un Malfoy méprisant envers Hermione et Ron, d'un garçon arrogant me défiant sans cesse et je me dis, là dans cette chambre, que jamais je ne m'excuserais mais que j'allais me faire pardonner autrement. J'allais passer le reste de mes vacances avec lui, profitant de son corps comme cela aurait dû être depuis mon arrivée car il n'avait pas dit non ce soir et qu'il était là pour ça. Une petite voix me cria que j'étais un monstre mais je ne pus que lui rétorquer, agissant comme un fou schizophrène, que si j'étais un monstre, je l'emmènerais avec moi à Londres alors que j'allais le laisser tranquille.

Jour 14

POV Draco (Jour 13 au 14, la nuit)

Je me réveillai au toucher d'une main sa baladant sur mon corps. Je me forçai donc à ouvrir les yeux et je tombai sur du noir.

— Enfin, j'ai cru attendre là !

La voix se voulait froide mais elle ne l'était pas. Je me concentrai sur ce qui m'entourait et bien vite, je pus distinguer une érection contre ma cuisse. J'étais donc encore dans son lit… et si j'en croyais ce que je sentais… il voulait le faire.

Là, si cela n'avait tenu qu'à moi, je l'aurais envoyé balader, je n'étais pas totalement réveillé. Mais je sentis mon corps bouger et un autre se placer au dessus de moi.

— On oublie tout Malfoy…

Une bouche sur ma mâchoire me fit fermer les yeux. Qu'entendre cette phrase me faisait du bien.

— Et on va profiter du reste de mes vacances pour…

Il ne finit pas sa phrase mais la main baladeuse sur mon aine, elle, me disait tout. En bonne escorte, j'écartai les jambes et je me laissai préparer. Il fut plus doux que la veille. J'eus un peu de mal à me faire réagir mais mon sexe durcit quand même après quelques minutes où je m'imaginai me masturber, seul, dans ma douche, le matin à Poudlard.

Quand je bougeai des hanches, voulant le contenter et non en redemander, il retira ces doigts qui profanaient mon corps depuis une dizaine de minutes et il présenta son sexe.

— Tu es ok ?

Pourquoi me demandait-il ça ? Je n'étais même pas ok pour être ici ! Mais je fis oui de la tête et regardai le plafond, comme toujours. Je le sentis me pénétrer de moitié et je fus soulagé d'avoir moins mal que la veille. Seulement, sentir son poids sur moi me fit mal aux côtes. Je ne pus que fermer les yeux plus fort et prier pour que cela ne soit pas long.

Je le sentis bouger et petit à petit, le fait que je me crispe me faisait plus de mal qu'autre chose. Mais je me forçais à bouger des hanches, et laissais sortir d'entre mes lèvres quelques gémissements pour le contenter. Tous les clients adoraient ça, croire que je prenais plaisir à faire ça avec eux. Et j'étais plutôt bon pour jouer le jeu d'habitude. Mais là, mon cerveau endormi ne pouvait que se dire que c'était ma Némésis qui me baisait, lui que j'avais tant haï…

Je passais mes bras autour de son cou et y enfouis mon visage, me surélevant ainsi du matelas. Il frappa alors dans cette glande qui me fit révulser les yeux. S'il visait assez bien, je ne devrais peut être pas simuler.

Et moi, accroché à ses épaules, posant mon front contre sa peau qui devenait moite, je me sentis de plus en plus minable au fur et à mesure qu'il s'activait en moi. Quand enfin, je sentis qu'il se vidait en moi, je soufflai de soulagement. Je décrispai les doigts et me laissai retomber sur les draps. Il resta au dessus de moi un petit moment, ne me laissant aucun répit au niveau de la pression sur mes côtes mais je ne dis rien.

Seulement, quand je sentis qu'il s'enlevait de moi après un temps qui me parut être une éternité, je sentis ce liquide si répugnant glisser entre mes fesses. Putain, ce con avait oublier de foutre le préservatif.

— Tu as oublié le condom, dis-je la voix chargée de reproche.

C'était une règle à ne jamais oublier ici.

— Et toi tu as oublié de jouir, me dit-il en colère à présent.

Je me crispai et attendis les coups venir. J'avais oublié le plus important. Un homme n'était jamais content d'être impuissant vis-à-vis du plaisir d'autrui, surtout dans ma situation. Selon leur croyance, je devais prendre mon pied à chaque fois si je faisais ce métier ci et ne pas jouir leur faisait croire à tord ou à raison qu'ils étaient nuls, tout simplement.

— Ne me frappe plus, dis-je en perdant la voix.

— Je suis si mauvais que ça ? Entendis-je sur ma droite

Je me rendis compte qu'il s'était enlevé de moi et je pris sur moi pour regarder dans sa direction. Il me dévisageait, les mâchoires serrées et je ne savais pas si je devais répondre ou rester muet. Prenant une grande inspiration qui me fit grimacer à nouveau de douleur, je choisis de dire la vérité :

— Cela n'a rien à voir mais, je me redressai et lui tournais à présent le dos tout en étant assis au bord du lit.

— J'avais trop mal, tu comprends, demandais-je après quelques secondes de silence.

— Oh !

Je me retournai et le vis rougir. Pourquoi ?

POV Harry (Jour 13 à 14, la nuit)

— Oh ! Dis-je comprenant.

Puis, je me revis le frapper pour une chose qu'il n'avait pas faite, je me revis le torturer par les activités que je choisissais délibérément. Mais hier soir et cette nuit, j'avais oublié qu'il était blessé. Je n'avais d'ailleurs jamais vu son état. Fébrile, je portais ma main au sol pour récupérer ma baguette. Je lançai un Finite et là, je vis.

Il avait encore son visage bleu à certains endroits. Sa lèvre inférieure était couverte d'une croute et son nez avait semble-t-il était cassé. Mon regard descendit sur son torse. Et le magnifique corps que j'avais vu à mon arrivée et celui qui venait juste de me faire prendre du plaisir était bien amoché. Il avait deux hématomes gigantesques sur les flans et divers bleus sur les jambes.

J'avais agi comme Voldemort, j'avais été aussi cruel que lui, et j'avais été heureux de le faire. Je m'en voulais horriblement à la vue de son corps et je m'en voulus encore plus à cette réflexion stupide au fait qu'il n'ait pas joui.

Certes, c'était la première fois que je faisais ça… prendre possession du corps de quelqu'un même si l'autre jour, dans la ville, j'avais passé un bon moment avec un inconnu, nous n'étions pas allé si loin. Juste des caresses mais nous étions tellement crevés et bourrés que nous avions été incapable de coucher ensemble. En plus, il n'était pas aussi beau que Malfoy.

Mais je n'avais aucune excuse, rien ne pouvait justifier mes actes de ces quatorze jours passé ici. Ma vue s'embrouilla et je ravalai des larmes de colère contre moi. Je me levai et partis dans ma salle de bain voir si j'avais emporté avec moi des potions de premiers soins qu'Hermione m'avait concoctée.

J'en trouvai une qui avait pour but d'aider les tissus à se reconstruire et les os à se remettre convenablement. Je vis aussi un onguent pour les hématomes. Je passai au dessus de celui pour les coups de soleil et vit une potion de sommeil.

Quand j'eus tout dans les mains, je pris aussi en vitesse une serviette de bain que je métamorphoserais en un bandage pour son torse.

* * *

(Jour 14, L'après-midi)

Je grignotais un peu de poulet exotique sur mon balcon, dans l'attende du réveil de Malfoy. J'avais été heureux qu'il se laisse soigner sans avoir peur de ce que je lui appliquais sur son corps.

Après l'avoir forcé à avaler les potions à l'odeur infecte, je l'avais vu sombrer dans un sommeil qui le rendrait comme neuf et depuis, j'avais paressé. Je revivais les moments de mon enfance, peu joyeuse chez les Dursley, de mon placard où je rêvais sans cesse d'un monde où une personne me sauverait de là, me témoignerait de l'amour. Je repensais aussi à ma connaissance du monde magique, le chemin de traverse, Hedwige qui était gardée par mes amis… j'eus un sourire au début de notre amitié avec Hermione et Ron, de nos aventures chaque années.

Puis, comme un mauvais rêve, je revis aussi toutes mes altercations avec l'homme qui dormait présentement dans mon lit. Sa poignée de main refusée, notre première retenue ensemble dans la forêt interdite, le moment où transformé en Grabbe et Goyle, nous avions pénétré dans la salle commune des Serpentards pour savoir le fin mot de l'histoire sur cet héritier de Salazar avant Ron. Je revis aussi avec plus de colère envers moi ma troisième année. Le moment où Hermione l'avait frappé. Là, elle avait une bonne raison même si elle était enfantine avec du recul. Nous étions des enfants mais là, moi, je n'avais eu aucune raison pour lui faire autant de mal. Je n'osais même pas imaginer la douleur qu'il trainait avec lui depuis le deuxième jour. Surtout que je l'avais battu jour après jour. Avec passion, envie…

Je secouai la tête car un bruit venant certainement de l'étage du dessous me ramena au présent.

Je piquai un bout de volaille avec ma fourchette et portai le tout à ma bouche. Même si j'étais un rien déprimé face à mon attitude, je ne pouvais que gémir au goût si exquis de ce plat local.

— Tu devrais gouter leur salade de fruit, elle est encore meilleure, entendis-je derrière moi.

Je tournai la tête et vis Malfoy, vêtu d'une chemise ouverte couleur bleu ciel et d'un boxer noir. Il avait enlevé le bandage que j'avais appliqué autour de son torse et même si je savais qui il était, je ne pouvais m'enlever ce mot de mon cerveau : bandant !

— Tu permets ?

Je ne savais pas de quoi il parlait mais étant déconnecté pour le moment, je ne pus qu'hocher affirmativement la tête.

Il sourit… ou plutôt essaya de sourire mais cela fut si faible que j'aurais très bien pu ne rien remarquer. Il marcha dans ma direction, me prit l'assiette des mais et se posa sur moi à califourchon.

Dans ma position, à moitié allongé sur le transat, la position me fit perdre encore plus la tête. Il se plaça mieux, superposant nos sexes. Le mien était déjà entrain de réagir légèrement mais rien de perceptible. Je le vis déposer l'assiette et il se baissa ensuite vers moi. Je pensais vraiment qu'il allait m'embrasser et me faire connaitre le septième ciel mais il vint me murmurer à l'oreille :

— Promets-moi sur tout ce que tu as de plus cher que tu ne me frapperas plus…

— Je te le promets, murmurais-je à mon tour.

Je pense qu'en cet instant, le trop plein d'hormones m'aurait fait dire tout ce qu'il voulait.

— Jure-moi sur tes parents… (Je me raidis à ce mot)… que tu repartiras seul d'ici à la fin de tes vacances…

— …

Seul son souffle dans le creux de mon oreille me fit comprendre qu'il attendait une réponse. Et bien malgré moi, je lui promis.

— Alors… si tu respectes ce que tu viens de me dire, me dit-il d'une voix sensuelle, je ne peux que te rendre ton séjour des plus agréables.

Avant que je puisse réagir à sa dernière phrase, je le vis se redresser, prendre avec ses doigts un morceau de poulet et me donner la becquée. Merlin que c'était excitant ! Je léchai ses doigts qu'il laissait un peu trop à l'entrée de ma bouche à chaque bouchée, il fixait mon regard et là, après avoir avalé la moitié de l'assiette, je sentis mon paradis. Son sexe durcissait contre le mien et perdant patience, je lui retirai sa chemise pour venir embrasser la peau si douce de ses épaules.

* * *

— Ça fait la deuxième fois qu'on oublie de se protéger, me glissa-t-il.

Son souffle qui était rapide sur la peau fragile de mon cou, me fit ressentir une drôle de chose dans mon ventre et je le repoussai délicatement. Il comprit certainement de travers car il se releva complètement, enfila sa chemise, sans remettre son sous vêtement et il quitta le balcon sans un mot.

Moi, je voulais juste qu'il se retire un peu car avec la chaleur et tout, j'avais trop chaud. Je baissai le regard sur le reste de son sperme sur mon bas ventre. Je pris le tissu noir de son boxer et allais commencer à frotter quand Malfoy repassa la porte avec un linge humide. Et tel un roi, je me laissai nettoyer. Je ne lui avais rien demandé alors je ne voyais pas pourquoi je refuserais, en plus, j'avais une vue imprenable sur son corps.


Faites plaisir à l'auteur, vous pouvez toujours laisser un petit commentaire!!! Cliquez ici et ajoutez un sujet!