Hommes adultères

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Numéro 6

Texte d'archive:


Archivé de: Confessions Gay – Numéro 6
Date de parution originale: inconnue

Date de publication/archivage: 2017-07-29

Auteur: Pierre
Titre: Hommes adultères
Rubrique:

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Ce texte a été lu 6294 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Patrice, mon amant, est marié et je le suis également. Bien entendu, nos épouses respectives ignorent l’existence de notre liaison, tout comme elles ignorent notre homosexualité. Moi aussi d’ailleurs, j’ignorais que je possédais de telles pulsions.

Il a fallu que je rencontre Patrice pour les découvrir et les assumer sans culpabiliser. Patrice est mon voisin, il a mon âge, mais il est bien plus musclé que moi. Il faut dire qu’il fait beaucoup de sport. C’est d’ailleurs comme ça que nous sommes devenus amis puis amants. Il m’avait proposé d’aller courir avec lui dans la forêt toute proche de nos maisons. Comme j’hésitais, c’est ma femme qui m’a poussé à accepter. Si elle avait su... Nos premiers joggings furent purement sportifs. Mon amitié avec Patrice devenait cependant chaque jour plus intime. Bien sûr, je n’aurais pas osé avouer qu’il me plaisait, mais je commençais à le trouver troublant. Un jour, nous avons parlé de nos femmes. Il m’a avoué sans gêne qu’avec la sienne, ce n’était pas le bonheur. Surtout au lit. Un peu gêné j’ai avoué qu’avec la mienne ce n’était plus la passion du début. Bref, nous étions deux frustrés. Poussant plus loin ses confidences, Patrice m’a alors avoué qu’il préférait se masturber. Puis il ajouta : “Quand je me touche... c’est à toi que je pense.” Vous imaginez ma gêne. Je ne savais plus où me foutre.

Il m’a alors pris par les épaules pour m’attirer contre lui. J’ai tenté de le repousser, mais bien trop mollement pour le décourager. Déjà ses mains caressaient ma nuque, mon torse. Puis il descendit sur mes hanches. Sous la toile de mon survêt, ma queue s’est mise à pointer. Plus moyen de lui faire croire que j’avais pas envie moi aussi. Nous nous sommes embrassés sur la bouche. La sienne était souple, élastique. Sa langue chaude et vivante. Je n’avais déjà plus de complexes à embrasser un homme. Ce qui m’avait semblé insurmontable me semblait à présent très naturel. Il faut dire que c’était vraiment bon de sentir ce mec s’exciter et m’exciter en retour.

Patrice m’a touché amoureusement la verge. Il a guidé ma main sur la sienne. Alors, tout en nous roulant la plus longue pelle de mon existence, nous nous sommes branlés mutuellement jusqu’à nous faire jouir. Il est parti le premier, lâchant sa perle chaude et blanche dans le creux de ma paume. J’ai continué à l’astiquer de ma main poisseuse. Puis j’ai craché moi aussi. Il avait les yeux humides d’amour. Il s’est léché amoureusement les doigts. Je l’ai imité. Nous n’en revenions pas de notre découverte. Nous venions de découvrir l’amour.

Il a pourtant fallu quelque temps avant que nous le fassions vraiment. Lors de nos joggings amoureux, (en fait nous courions jusqu’à la forêt la plus proche nous mettre à l’abri des regards indiscrets), nous nous branlions sans jamais aller plus loin. Lorsque le temps est devenu trop froid pour nous branler dehors, nous avons prit l’habitude de nous retrouver dans une cabane aménagée. Comme il y avait une banquette, nous sommes allés plus loin. En fait, c’est surtout parce que nous en crevions d’envie. C’est là que j’ai fait l’apprentissage de la fellation avec mon amant. Parce que nous étions égaux comme des frères, nous avons décidé d’un accord commun de nous mettre en 69. Comme ça, pas de jaloux. Sa verge que j’avais dressée à la main était si proche de mon visage que je louchais dessus. Lorsque Patrice a avalé la mienne, j’ai fait glisser sa queue entre mes lèvres. J’avais peur de ne pas savoir sucer. En fait, c’était très simple, naturel, je n’avais qu’à l’imiter. Il savait y faire. Même lorsque ma femme était très amoureuse, elle rechignait toujours à me pomper, ce qui me désolait car j’adore ça. Et lorsqu’elle acceptait de me tailler une plume, ce n’était pas du grand art. Rien à voir avec ce que me faisait subir ce démon de Patrice. Je n’arrivais pas à croire que, comme moi, il débutait dans l’art de faire du bien à un homme avec sa bouche. Il savait m’avaler, me cajoler, m’aspirer. Je me trouvais maladroit en comparaison. Pourtant sa queue restait raide. Elle prenait même du volume. Je redoutais qu’elle m’explose dans la bouche et ne verse la grande quantité de foutre que Patrice lâche à chaque giclée, et pourtant je faisais tout pour que cela arrive. Je voulais ça plus que tout.

Quant à ma propre queue, elle commençait à se liquéfier sous la pression des lèvres de mon amant. J’aurais voulu jouir après lui, mais je n’ai pas pu me retenir. En fait, notre plaisir fut pratiquement simultané. Patrice et moi, nous nous tordions l’un sur l’autre, étouffant de bonheur. Cette première fellation fut une telle réussite qu’elle fut suivie de beaucoup d’autres.

Mais il nous restait encore une étape à franchir pour concrétiser parfaitement notre amour. La sodomie restait pour moi un grand mystère. Il n’en avait jamais été question avec ma femme, je ne lui avais d’ailleurs même pas proposé. Patrice en savait plus long que moi, car il enculait régulièrement sa femme. Moi j’étais puceau, aussi bien dans le rôle d’enculeur que dans celui d’enculé. Il me semblait pourtant tout naturel d’être possédé par mon ami. Il était plus viril que moi, sa queue était la plus forte. Alors un jour, après l’avoir sucé, je me suis prosterné devant lui dans l’autre sens, lui offrant ma rondelle en écartant mes fesses à deux mains. “Tu veux vraiment ? Tu es sûr ?” m’a demandé Patrice avec de l’émotion dans la voix. Oui, je voulais ça plus que tout, je voulais sa queue en moi. Peut-être que j’aurais mal, peut-être que je n’aimerais pas, mais il fallait que je sache.

Alors Patrice m’a pris. Avec toute sa douceur, avec tout son amour pour moi, il m’a enfoncé son pieu dans le cul. Là, j’ai eu une révélation. Même la légère brûlure que me causait l’intrusion de son membre dans mes reins faisait partie de mon bonheur. Car c’est bien le bonheur que j’ai connu en me faisant pénétrer les reins. Patrice, voyant que j’aimais ça, m’a limé longtemps, retenant sa sève tant qu’il le pouvait. Enfin il m’a rempli, murmurant des mots d’amour à mon oreille tandis que son membre se déversait. J’étais plus amoureux de lui que jamais. Je voulais qu’il prenne mes reins aussi longtemps qu’il m’aimerait.

Pierre, 29 ans