Il a léché son foutre sur mes joues

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Numéro 67

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 67
Date de parution originale: Novembre 1994

Date de publication/archivage: 2012-10-10

Auteur: Philippe
Titre: Il a léché son foutre sur mes joues
Rubrique: Les affamés du cul...

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Ce texte a été lu 4960 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Tout au long de l’année, ainsi qu’en vacances, dans la mesure du possible, je cours quotidiennement. Ce jour-là, en fin d’après-midi, il faisait chaud et lourd. Je courais dans les chemins forestiers, dans la région de Jard, en Vendée. Le ciel était sombre, gris, et l’orage couvait. Je trottinais depuis bientôt vingt minutes dans les sentiers quand j’entendis courir derrière moi. Je me retournai et vis un jeune homme se rapprocher de moi. Il me dépassa. Au passage, il m’adressa un salut clair et net, ainsi qu’un geste de la main. Il était torse nu, portait un short rouge, court, ample, fendu sur les côtés. Puis il disparut. Moi, à quarante-trois ans, je commençais à fatiguer. Encore quelques kilomètres et je repris mon souffle en marchant.

M’arrêtant au sommet d’une dune, je contemple la mer et les plagistes de l’été. Tout à ma contemplation, je ne vois pas l’homme en short rouge qui avait fait demi-tour, se trouvait derrière moi. Le ciel est de plus en plus noir. Il reste debout, à côté de moi. Je le regarde. J’admire son corps, son bronzage. La ceinture élastique de son short est roulée sur sa taille, ce qui découvre les poils de son pubis. Il peut avoir trente, trente-cinq ans et une taille d’environ 1m70. Il porte une barbe bien taillée, bien noire, comme ses cheveux. Ses yeux sont cachés derrière des lunettes aux verres teintés. Il a un petit ventre, mais cela ne gâche pas le charme de son corps finement musclé.

— Alors, me dit-il, on reprend son souffle?

— Oui, lui dis-je, la jeunesse est derrière moi et à mon âge, il faut penser à récupérer de temps en temps.

— Votre âge, vous ne le faites pas. Vous permettez que je m’assoie à vos côtés? La mer est belle sous ce ciel noir.

— Bien sûr, la nature est à tous!

Il s’appelle Christophe, il a trente-six ans, et il est en vacances dans une petite villa à la limite de la forêt. L’orage gronde soudain au loin.

— Je pense qu’il est prudent de rentrer, me dit-il.

Il se lève et me tend la main.

— De quel côté allez-vous? lui demandai-je.

Vous l’auriez deviné, c’est dans la même direction que moi. J’ose lui proposer de faire route ensemble; quelques gouttes de pluie se font sentir. Sous les feuilles des arbres, nous sommes encore à l’abri de l'averse. En dix minutes, l’orage est au-dessus de nous. Les éclairs sont violents. J’apprends qu’il est clerc de notaire, qu’il s’est fait prêter la villa par des amis de son patron, qu’il est célibataire et qu’il est en vacances pour trois semaines, seul. La villa est gardée et entretenue par un couple d’une soixantaine d’années. Il n’a qu’à se reposer et profiter de la piscine. Après une déprime suite à des soucis sentimentaux, il est heureux de se retrouver dans cette quiétude reposante. L’averse redouble de violence. Christophe, sachant que je suis à l’hôtel en retrait de la ville, me propose de faire une halte dans la villa, située à cinq cents mètres. En trois minutes, nous sommes à la porte de la villa, derrière un immense portail en bois. Il sonne et appelle à l’interphone. Le temps semble bien long avant que le portail, par la fermeture électrique, ne s’ouvre. Arrivés sous la véranda, nous reprenons notre respiration et il m’invite à le suivre vers une salle de bains. Là, il me tend une grande serviette. Je commence à m'essuyer après avoir retiré mon maillot. Christophe me tourne le dos, retire son short, son slip blanc. Il est tout nu, totalement bronzé, sous mes yeux pleins de convoitise.

Je sens mon sexe gonfler. Je ne le voudrais pas, mais c’est plus fort que moi. Ses fesses charnues, poilues, me font envie. Puis il sort de la salle d’eau, ne s’apercevant pas de l’état de ma queue. Je continue de m’essuyer, mais j’ai toujours mon short. Christophe revient, toujours nu, avec des vêtements secs. Je le vois maintenant de face. Son sexe est au repos, au milieu d'une très belle touffe de poils noirs et longs. Il reprend une serviette et s’essuie à nouveau. Mon sexe n’a pas perdu de sa raideur, au contraire. Il faut pourtant que je retire le reste de vêtements mouillés pour mettre ceux qu’il me prête. Me voilà maintenant dans la même tenue que lui. C’est à ce moment qu’il me regarde. Ses yeux grand ouverts me fixent, plongent dans mon regard. Je ne bouge plus. Je ne dis rien. Je me sens ridicule. Lui ne bande pas. Puis ses yeux descendent vers ma bite, remontent et me fixent à nouveau. Je le vois s’avancer. Sa main se pose sur ma poitrine. Je le laisse faire.

Cette main descend maintenant, doucement, tout doucement, me caresse les poils du ventre, ceux du pubis, ceux des couilles et elle emprisonne ma queue raidie. Je ne bouge toujours pas. Pour lui, c’est une invitation. Il se baisse. Sa langue me chatouille le gland. Il mouille le bout de la queue et celle-ci pénètre au fond de la gorge. Il se relève, me regarde à nouveau. Nous ne parlons toujours pas. Il me sourit, me prend la main et me tire avec lui.

Nous nous retrouvons dans une chambre. D’un geste, il me propose de m’allonger sur le lit. Il se place à mes côtés. Il me tient toujours la main. Drôle de situation! Quelques longues secondes passent, puis il se penche vers moi, me regarde et dit:

— Tu aimes les hommes?

— Ça m’arrive, lui dis-je.

Est-ce que je peux lui avouer tout d’un bloc qu’il n’y a qu’avec les hommes que je m’envoie en l’air. Je ne le connais pas, ce Christophe, bien que son comportement à mon égard me fasse aisément penser qu’il aime caresser un homme... Il me touche l’anneau que je porte à l'annulaire gauche et me regarde d’un air interrogateur. Je lui souris et lui déclare:

— C’est l’alliance de ma mère.

Alors, comme le grondement du tonnerre, comme la lumière des éclairs, il se déchaîne. Il me monte dessus, pesant de tout son poids. Sa bouche s’écrase sur la mienne. Je n’oppose aucune résistance. Ma bouche s'ouvre, nos langues se mêlent. Je sens son sexe durcir. Je le sens contre le mien. Ses mains viennent fouiller mes fesses. Je ne reste plus de marbre: je vais à la rencontre de sa bite! Il se lève un peu et s’asseoit sur mon ventre. Je vois son sexe bandé. Je le prends en main. Je le décalotte doucement, et commence un doux va-et-vient. J’aime faire coulisser la peau sur le gland, couvrir, découvrir... Puis il se retourne. Nous voici à nous sucer l’un l’autre. Nos mains partent à la rencontre de nos corps encore inconnus. Nos bites sont aspirées par nos bouche gourmandes. Notre peau frissonne du plaisir que nous nous procurons ensemble. Je pars le premier, en le poussant violemment pour ne pas décharger dans sa bouche. Comprenant que nous avons oublié de nous protéger, il crache son foutre sur ma figure.

Il se retourne. Nous nous regardons. Nous nous sourions. Il vient m’embrasser puis lèche son sperme sur mes joues. Il descend du lit, prend une serviette, finit de m’essuyer la figure et le ventre, là où mon sperme s’est répandu. Il sort de la chambre, puis revient avec des vêtements secs. Il me demande de me rhabiller, car il ne veut pas choquer le couple de gardiens. Il m’explique qu’il fait du naturisme au bord de la piscine, qu’il se baigne toujours nu. Les gardiens ont pris l’habitude de le voir ainsi. Mais pourraient-ils comprendre que deux hommes fassent l’amour ensemble? Il me propose de prendre un verre et, assis sous la véranda, il parle, il parle... Une heure passe. La pluie se calme. Il me propose de rester ce soir, mais je décide de rentrer. Il souhaite me reconduire en voiture. En route, il me dit qu’il désire me revoir.

Arrivés au parking, il insiste. J’accepte de le revoir le lendemain, et même de quitter l’hôtel pour m’installer dans sa villa pour la semaine de vacances qu’il me reste. Le lendemain, à dix heures, il est là. Il démarre, mais à quelques mètres, il stoppe la voiture sur le bas-côté. Il me regarde, pose sa main sur mon genou et dit qu’il a pensé une bonne partie de la nuit à notre rencontre, et qu’il n’a pu s’endormir qu’après s’être branlé. Puis il pose ses lèvres sur les miennes. Ma bouche le reçoit et sa langue en prend possession. Nous sommes heureux. Nous repartons et nous arrivons à la villa. Nous nous dirigeons alors vers la maison du gardien. Le couple semble sympathique et nous reçoit par une bonne poignée de main. Et, sans détour, Christophe explique la situation: que je suis un ami, que je suis là pour une semaine, que je profiterai de la piscine, ceci dans la même tenue que lui. Que nous dormirons ensemble et qu’il sera donc inutile de préparer une seconde chambre. Et il finit par ajouter:

— Il faudra vous y faire. Nous sommes dans un pays de liberté, Philippe et moi ne ferons pas que dormir ensemble, mais nous coucherons aussi ensemble. J’espère que vous comprenez ce que je veux vous dire: inutile de vous donner plus d’explications, c’est comme ça et personne n’y changera rien.

Le vieux couple nous regarde, me regarde. Puis la femme me tend la main. L’homme s'avance, met sa main sur mon épaule et me dit:

— Soyez le bienvenu, je ne suis pas là pour juger, ni pour critiquer votre vie.

Ils nous souhaitent une bonne journée et la femme embrasse à nouveau Christophe. Puis nous nous dirigeons vers la maison. Sans plus attendre, Christophe me déshabille entièrement. Une fois nu, il se dévêt également et c’est le début d’une longue et trop courte semaine de folies et d’amour. Je peux vous confirmer que nous avons fait une forte consommation de capotes de toutes formes et couleurs, ce qui donna du piquant à nos ébats. Nos bites, nos culs, nos bouches, nos mains, ont été mis à rude épreuve car nous avons tout osé, tout fait tout réussi. Ce fut une entente parfaite. Je me suis fait enculer dans la piscine, un jour où les gardiens étaient sortis. Ils ont bien accepté notre différence, mais nous ne voulions pas les provoquer. Lors de notre jogging quotidien, il nous est arrivé de faire l’amour dans la forêt, et même une fois sur la plage. Nous étions insatiables. Nous nous sommes quittés, bien évidemment à regrets, avec la promesse de nous revoir. Il n’y a jamais eu de malentendu entre nous. Chacun de nous deux a promis de faire l’effort de retrouver l'autre, et de nouveau pouvoir partager d’agréables moments de bonheur et d’amour. C’est beau...


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