Impromptus : Après... (3)


Impromptus : Après... (3)
Texte paru le 2017-09-19 par Coolmark   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Impromptus : Après...

Le lendemain matin, après une nuit réparatrice et le petit déjeuner, Matt en rajouta une couche, avec un grand sourire aux lèvres et un clin d’œil à Olivier.

— On pourrait aussi faire un plan à quatre. Une de nos amies, Virginie, serait certainement intéressée. Tu pourras lui faire l’amour, et là, tu sauras ce que tu préfères. Tu serais partant ?

— Avec vous, oui. Je me sentirais plus rassuré. Je vais peut-être vous paraître con, mais en fait, j’ai un peu peur de me retrouver avec une nana. Peur de ne pas assurer, quoi...

— T’inquiète pas comme ça, on a tous eu un peu la trouille. Et puis ça passe, dit Olivier.

— On va organiser ça, poursuivit Matt. Et tu verras, elle est intelligente, sensible, super mignonne, bien foutue. Des yeux verts superbes, une ferme poitrine de taille moyenne, un cul magnifique, tout pour faire craquer un homme, et totalement désinhibée. Pour ta première fois, ça devrait bien te plaire. Au minimum, tu seras fixé.

— Vous pouvez m’en dire plus ?

— Elle vit seule, est étudiante en psycho, et probablement bi. Mais là-dessus, elle n’a jamais franchement répondu, laissant planer une ambiguïté certaine. Si ça se trouve, vous allez vous entendre super bien, voire même faire des projets...

— Ouais, j’en suis pas là. Tu vas pas un peu vite ?

— Je te charrie, mais qui sait ?... Attends, je l’appelle. Si elle est dispo, on se retrouvera dans l’après-midi ou en début de soirée.


Elle débarqua vers dix-sept-heures, et en effet, ça n’avait pas traîné. J’avais instantanément flashé sur elle, trop magnifique, trop sexy... Trop tout... Je fantasmais sur ce qu’il pourrait se passer, me faisant déjà le film. C’était comme un rêve, mais je ne me sentais pas à la hauteur, n’avais pas du tout confiance en moi. Ça s’agitait fort dans ma tête. Envie et peur. Les présentations faites, les verres remplis d’un excellent champagne, bien installés dans le salon, la conversation s’engagea. Matt avait dû bien lui expliquer les choses, puisqu’elle ne fut pas longue avant d’attaquer le sujet qui me préoccupait.

— Si j’ai compris, ce sera une première pour toi ?

— Oui, euh, ça te gêne ?... Balbutiai-je en baissant les yeux.

— Pas du tout. Je te guiderai, tu verras comme c’est bon une chatte, rigola-t-elle. Mais pour commencer, relève la tête ! Regarde-moi bien en face et ce qui va se passer... J’aimerais que tu caresses mes seins...

Après un moment d’hésitation, je me ruai sur elle qui me calma aussitôt.

— Doucement mon beau, je suis pas un morceau de viande ! Tu vas prendre du temps. Une femme, il faut la préparer. Découvre-moi lentement !

— Excuse, tu me plais tellement.

— À moi aussi... Allez, tout doux, ça va bien se passer.

J’étais à genoux devant cette créature que je découvrais. Matt et Olivier ne parlaient plus. Je les entendais juste bouger un peu de temps en temps. Ils étaient dans mon dos et devaient apprécier le spectacle qu’on leur donnait. Sous les encouragements de Virginie, je l’avais dévêtue peu à peu, refrénant mes envies. La pénétrer était devenu obsessionnel. J’avais quand même compris la leçon, pas de précipitation. D’ailleurs, je prenais beaucoup de plaisir à lui embrasser tout le corps, effectivement magnifique, mais m’attardais sur ses seins. Recherche de ma mère ?

— Tu es un bon élève. Maintenant, descends, tu me fais mouiller.

Elle n’avait plus que son tanga noir, j’avais une érection terrible. Combien de temps me faudrait-il encore patienter avant d’entrer en elle ? J’étais peut-être bi, mais en tout cas pas seulement gay.

— Lèche-moi ! Prends du temps. Commence par me sentir et passe ta langue sur la dentelle. Après, ce sera ton tour de prendre des initiatives. Ne réfléchis pas, fais ce que tu as envie. Il faut juste que tu n’oublies pas que nous sommes deux, ne pense pas qu’à toi.

Alors, je me suis lâché. Toutes ces années de frustration, c’était derrière moi. Mes mains étaient partout à la fois, sur ses seins, fesses, ventre...

— Fous-moi à poil maintenant ! Et bouffe-moi !

Je m’attaquai à sa chatte. Un peu surpris qu’elle n’ait qu’une toute petite touffe de poils, mais bon, quelle importance ? C’était nouveau, donc étrange. Voyant tout ce qui dégoulinait de son sexe que je dégustais avidement, une chose était sûre, elle appréciait et m’avait empoigné par les cheveux pour coller ma bouche encore plus près. Ça a duré au moins cinq minutes, elle gémissait sous mes coups de langue de plus en plus précis. D’un coup, elle bloqua ma tête en criant sa jouissance. Je n’en revenais pas, elle avait pris son pied grâce à moi.

— Oh que c’était bon, tu es vraiment très doué, dit-elle peu après, le temps de reprendre son souffle. À moi maintenant de voir de plus près comment tu es fait.

Elle se mit à genoux face à ma queue toujours solide, l’a prise, tout en caressant et malaxant mes couilles, avant de l’attaquer de petits coups de langue et de la gober. J’adorais sa manière de faire, sa douceur... Mon Dieu, qui étais-je ? Elle s’appliquait, allant jusqu’à me doigter. Cette stimulation supplémentaire, c’était trop.

— Arrête ! Je vais venir !

— Pas grave, ça durera plus longtemps quand tu me prendras. La soirée est loin d’être finie...

Ayant son autorisation, cette fois, c’était moi qui lui bloquais la tête et libérais tout mon sperme au fond de sa gorge. J’étais tétanisé, ma première éjaculation avec une fille. Il y en avait tellement qu’elle dût s’essuyer les lèvres avant d’avaler goulûment ce qu’elle avait récupéré avec ses doigts. Elle s’empara alors de ma bouche pour me faire goûter ma semence. C’était bizarre, mais le baiser long et délicieux, j’aurais aimé qu’il ne s’arrêtât jamais. Je me suis demandé si je ne tombais pas amoureux...

— Bon, on va faire une petite pause, dit-elle. Il faudrait quand même penser un peu à nos hôtes, tu crois pas ? Demanda-t-elle en me prenant gentiment par la main.

— Hein, euh, si, si.

J’avais été tellement absorbé par cette expérience que j’en avais oublié mes amis, j’étais confus.

— Excusez-moi, dis-je penaud. Je ne pensais plus qu’à Virginie et moi.

Pour toute réponse, ils m’embrassèrent tous les trois, j’étais aux anges.

— Merci, merci mes amis, vous êtes trop cool avec moi.

– Tu sais, dit Olivier, te voir reprendre goût à la vie, ça nous fait vraiment plaisir.

D’un coup, ils ne pouvaient pas imaginer, je repensai à ce qui était arrivé et ne pus retenir mes larmes. Je me suis blotti contre eux trois qui me chuchotaient des paroles de réconfort. Je ne pouvais m’arrêter de pleurer, évacuant ma peine, mon chagrin et toutes ces émotions. J’avais été solide, relativement tenu le coup, mais là je craquais un peu. Bizarre après ce moment si agréable passé avec Virginie.

— Détends-toi, susurra Olivier à mon oreille.

— Je suis désolé, je ne pensais pas craquer encore, et devant vous en plus.

— Bon sang ! Arrête de t’excuser tout le temps !

— Tu vois Virginie, je ne vaux pas grand-chose.

— Pas si sûr. Viens contre moi. Ne pense plus à rien. Laisse-toi aller. Fais-nous confiance. Ferme les yeux si t’as envie, mais ce serait mieux que tu regardes la réalité en face.

Elle s’empara de ma bouche et nous avions échangé un très long baiser passionné. Olivier et Matt continuaient à nous caresser en même temps. Je rebandais, j’étais encore en vie...

— On n’a pas fini ce qu’on a commencé, dit-elle en me regardant. J’aimerais te sentir en moi, et je vois que tu es très en forme...

Je ne m’en étais pas rendu compte, mais toutes ces stimulations avaient bien fait réagir mon sexe.

— Virginie, je pense que ce serait bien que vous alliez dans la chambre d’amis, elle est à votre disposition et vous y seriez plus tranquilles, pour votre première rencontre...

— Tu veux bien ? lui demandai-je.

— Idiot, va !

— Mais avant, stoppa Matt, on va faire une pause-dîner pour reprendre des forces. Je suis sûr qu’Olivier va nous préparer un petit truc sympa. N’est-ce pas ?

— Ben oui, mais ce sera simple. Melon, jambon cru, tomates, roquette et mozzarella. Tiramisu en dessert.

— Parfait. Avec un petit rosé de Provence pour accompagner.


Le repas fut expédié assez vite. Virginie et moi étions impatients de poursuivre notre découverte. Et surtout moi de vivre ma première nuit d’amour. Devenir un homme. Comme si ça suffisait... Je couche avec une fille, donc je suis un mâle... N’empêche que je bandais dur. Je ne pensais qu’à l’embrasser, la caresser, la pénétrer, et que nous jouissions ensemble de préférence. Mais nos hôtes nous firent languir un bon moment. Café, digestif, papotages... Je compris plus tard qu’ils faisaient exprès pour faire monter la tension, et ça n’avait pas raté. Je n’en pouvais plus et le fit savoir.

— Bon les jeunes, on vous libère. Allez faire plus ample connaissance, et bonne nuit !...

Aussitôt, elle me prit par la main et m’entraîna après avoir fait des bises à nos amis.