Impromptus : Malai, mon asiatique (1)


Impromptus : Malai, mon asiatique (1)
Texte paru le 2014-04-17 par Coolmark   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.

MMM+.jpg

Cet auteur vous présente 63 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 11808 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Coolmark.


Malai, mon asiatique (1)

Nous étions en été, début juillet. La chaleur était encore bien présente en cette fin d’après-midi, mais un souffle d’air permettait d’en profiter pleinement. Tout le monde était vêtu de vêtements légers, ce qui avait pour effet de me chauffer la tête, et pas que, ne pouvant m’empêcher de mater toutes les belles créatures que je croisais...


Je ne sais pas quelle bonne étoile s’était penchée sur moi ce jour-là. En y repensant, c’était totalement incroyable ce qu’il s’était passé, et je n’étais pas au bout de mes surprises. Comme je l’avais souvent entendu dire : « La vie a plus d’imagination que nous ».


Croisée par hasard dans la rue, tandis que je me promenais sans but précis, cette jeune femme bien typée (extrême-orient), me demandait tout simplement son chemin, dans un français très littéraire et un accent très émouvant, pour découvrir la plus belle place de la ville.


Nous n’en étions guère éloignés mais, au lieu de simplement lui indiquer le chemin, je proposai de servir de guide, ce qu’elle accepta avec force courbettes de remerciements, les mains jointes. Me disant : « Kop khun na kha ». ce qui signifie tout simplement merci. J’adore ces marques de respect et fis de même en lui répondant : « Namasté », les mains sur la poitrine. Ce n’était pas la même langue, mais elle comprit parfaitement.


Voulant faire durer le plaisir et connaissance, je lui fis donc prendre le chemin des écoliers... Pour être franc, j’étais totalement tombé sous son charme, carrément subjugué.

Une fois rendus, elle prit au moins une cinquantaine de photos avant que je ne lui suggère de boire un café en terrasse pour continuer à bavarder, si elle le voulait bien, ce qu’elle accepta sans façons.


Elle était de passage chez un de ses oncles, pour décider d’une probable poursuite d’études dans notre ville universitaire. Lettres, droit ou psycho, elle ne savait pas encore.


Une petite vingtaine d’années a priori, mais très difficile à préciser avec les asiatiques. Moi, j’en avais vingt-quatre et appris par la suite qu’elle en avait deux de plus.

De longs cheveux noirs, yeux brillants, courte jupe imprimée fleurie, une bien jolie poitrine, à peine cachée par un soutien-gorge et un chemisier blanc, qui ne demandait sans doute qu’à être caressée, des hanches assez étroites, de jolies petites fesses bien rebondies. Je me mordais les lèvres pour ne pas lui sauter dessus tellement elle m’excitait. Mais je suis bien élevé, je m’étais abstenu.

Attablés sous un parasol, on discutait gentiment, quand, pour la première fois de ma vie, ce fut elle qui me fit des avances en caressant ma main.

J’étais assez perplexe, mais bon, pourquoi pas après tout. L’émancipation des femmes, je trouvais ça très bien.

Elle avait des ongles très soignés, plus carrés que pointus, recouverts d’un vernis violet très foncé. Bague à l’annulaire droit, collier, boucles d’oreilles et bracelet en argent. Que des bijoux de son pays, tous très jolis et originaux.

Elle me regardait fixement, tendrement... Je me demandais si je rêvais. Jamais, dans mes rencontres précédentes, une fille ne s’était manifestée aussi clairement.

— Dis-moi, tu habites loin d’ici ? Demanda-t-elle abruptement.

— Euh non, pourquoi ?

— J’aimerais voir comment on vit en France. Tu veux bien me montrer ton chez-toi ?

— Oui, mais...

— Mais quoi ?...

— Ben, c’est très inhabituel ici qu’une femme demande des choses comme ça.

— En Thaïlande, c’est courant, nous sommes très amicaux, fraternels et conviviaux.

— Ici, c’est un peu différent, et risqué. T’as pas peur que je craque et te saute dessus ? Dis-je en souriant. Je ne suis qu’un homme et tu es tellement jolie, je ne sais pas si...

— Oh, j’ai vu que tu es correct. Les pervers, j’ai appris à les reconnaître. En plus, je fais du kung-fu depuis mon enfance pour me défendre en cas de besoin, tu es prévenu. Et, en fait, réfléchit-elle un instant, tu ne sais pas ce que je pourrais souhaiter...

Là, elle marquait un point et je commençais à fantasmer sérieusement. Je notai qu’elle était effectivement assez musclée, mais sans ressembler à une gonflée aux hormones, comme des nageuses de l’Est à une certaine époque.

Pour tout dire, ma queue était déjà assez raide et me démangeait.

Un large sourire éclairait son visage, me permettant de découvrir ses magnifiques dents. J’aurais aimé m’emparer de sa bouche immédiatement. Cependant, j’étais dérouté par son comportement. Elle me montrait de manière évidente son intérêt pour moi. Enfin, c’était l’impression que j’avais. Même mignon comme j’étais, les filles ne tombaient pas toutes seules dans mes bras, encore moins dans mon lit.

— Bon, d’accord, on y va. T’es sûre de vouloir ?

— Mais oui, tu te poses trop de questions. Vivons !

Le temps de régler les consommations, nous étions partis jusqu’à mon deux pièces.

D’autorité, elle s’était emparé de ma main, comme si nous étions des amis de longue date, ou même des amants.

Devant tant de douceur et d’affection spontanées, je m’étais laissé faire avec grand plaisir.

Je la trouvais assez grande, alors qu’elle ne portait pas de talons-hauts. J’avais terriblement envie d’en apprendre plus sur sa vie et sa culture, ayant toujours été attiré par l’exotisme.

Tout le temps du trajet, elle s’extasiait sur les richesses architecturales de la ville et ne cessait de mitrailler. Des souvenirs, elle en aurait beaucoup.

Moi aussi, mais pas les mêmes...


Une fois parvenus au troisième étage de l’immeuble, je lui fis visiter mon logement. Elle s’enthousiasmait en découvrant le séjour avec sa kitchenette, la chambre, les toilettes indépendantes, et la salle de bains avec sa grande baignoire.

— C’est beau ! Dit-elle, pas blasée du tout. J’aimerais bien vivre dans un endroit comme ça.

— Ça n’a rien de spécial. Y a plein d’appartements beaucoup mieux. Mais bon, pour un type seul, c’est largement suffisant.

— J’aime l’ambiance, la décoration discrète, le parfum d’encens... Je me sens bien chez toi.

— J’en suis ravi. Je peux t’offrir quelque chose à boire ? Zut ! Je ne sais même pas si tu as le droit de boire de l’alcool.

— J’ai, bouddhiste de culture, mais élevée en Europe. Tu proposes quoi ?

— Ben, j’ai pas grand-chose, vodka ou vin blanc. Tu préfères quoi ?

— Comme toi.

Je sortis du congélateur la bouteille de Żubrówka et nous servis un premier petit verre. Nous avons trinqué à notre rencontre. En réalité, elle m’intimidait, ce qui n’était pourtant pas mon style. Puis un deuxième, j’avais besoin d’une légère ivresse pour aller plus loin. Je me sentais très maladroit avec cette étrangère. Comment lui parler ? Comment ne pas faire de gaffes ?


Au départ face-à-face, elle ne fut pas longue à me mettre plus à l’aise en venant se placer tout contre moi.

— Euh, tu sais, si tu continues comme ça, je ne pourrai plus me retenir.

— Ah oui, de quoi ? Sourit-elle.

— Déjà de t’embrasser.

— Qui te dit que je ne le veux pas ?

— Je connais même pas ton prénom, dis-je, tentant de faire diversion.

Mon sexe compressé dans mon jean me faisait mal maintenant.

— Malai. Et toi ?

— Antoine. Euh, très joli Malai. Tu veux m’expliquer le sens ? J’imagine que ça signifie quelque chose, mais quoi ?...

— Beaucoup... En premier, personnalité secrète...

— J’aimerais beaucoup la découvrir...

— Avec toi, je veux bien, dit-elle en s’emparant de ma bouche avant de déboutonner lentement ma chemise.

Je trouvais que les choses allaient un peu vite, c’était nouveau, mais je m’étais laissé faire. La chair est faible et je la désirais tellement, j’étais fasciné... Sa bouche avait un délicieux goût légèrement épicé, nos langues se découvrirent longuement, soit jouant soit bataillant. Nos mains ne restaient pas inactives. D’abord sur nos visages avant de descendre lentement le long de nos corps, jusqu’à la taille.

Il y avait tellement de sensualité dans sa manière de me parcourir, de sucer mes tétons, que je m’étais abandonné l’espace de quelques instants, avant de réagir.

— Arrête, lui dis-je, sinon je ne réponds plus de rien. Tu m’excites, je ne pourrai pas résister longtemps.

— Et alors ?... Tu crois que je pense à quoi, moi ? On est des grandes personnes, non ?...

Sans attendre ma réponse, elle nous débarrassa de nos hauts, j’avais désormais ses seins sous le nez, encore retenus par un soutien-gorge blanc en dentelle. Elle se recula, les empoigna et les fit rouler un peu. J’eus juste le temps d’apercevoir qu’elle portait un très beau bijou au nombril, deux croix argentées, l’une en-dessous de l’autre.

— Dis, ils te plaisent ?

— Beaucoup, mais j’aimerais bien les voir de plus près... Les toucher, les lécher...

— Et tu attends quoi ?

Je la regardai pour ne pas me méprendre sur ses intentions, mais lorsqu’elle passa sa langue sur ses lèvres, je compris que le message était parfaitement clair. Une fois son soutien-gorge dégrafé, je ne pus retenir un sifflement d’admiration. Sa poitrine était splendide, solide, avec des mamelons foncés, pas très larges, mais des tétons bien dressés. C’était encore plus beau que ce qu’avais imaginé et m’en étais emparé sans plus attendre. Je retenais ma précipitation, mes doigts s’en emparèrent délicatement, les englobant et les soupesant, avant de commencer à les lécher. Je l’observais de temps en temps, elle fermait et ouvrait les yeux au rythme de ses soupirs de plus en plus rapides.

— N’arrête pas ! Dit-elle en bloquant ma tête. Tu me chauffes...

Je regrettais une chose, ne pas avoir quatre mains pour prendre soin de toute la surface de sa peau.

— Viens, je vais m’occuper de toi.

Elle enleva sa jupe, déboutonna et baissa mon pantalon, ne me laissant plus que mon boxer, avant de s’agenouiller.

Elle stimulait mon sexe, qui n’en avait d’ailleurs pas besoin, par-dessus le coton, qu’elle ne tarda pas à retirer également. De son côté, ne lui restait plus que son string blanc, lui aussi en dentelle.

— Très jolie ! Ferme les yeux, je vais te faire du bien, laisse-toi aller...

Je sentis sa langue attaquer mon gland, l’agacer, avant d’engober toute ma queue que ses mains parcouraient en douceur, mais fermement aussi. J’ai rouvert les yeux, voulant profiter pleinement du spectacle, avant de l’agripper à mon tour par les cheveux pour qu’elle prenne tout. Je n’en revenais pas de ce qu’il m’arrivait. Sa beauté et sa sensualité étaient irrésistibles.

— Caresse-moi les seins s’il te plaît, les fesses aussi.

Elle aurait même pu me demander la lune, j’étais prêt à tout. Une taille fine, des globes fessiers bien musclés. Et moi qui rêvais depuis si longtemps de faire l’amour avec une asiatique... Sa peau allogène si douce et cuivrée, je ne me lassais pas d’être en contact avec elle qui me suçait divinement, tout en caressant mes testicules, mon périnée, allant jusqu’à mon anus qu’elle stimulait délicatement, ce qu’on ne m’avait pas encore fait. Mieux que tout ce que j’avais connu jusqu’à présent.

— Je n’en peux plus, soupirai-je.

— Tu as un sexe magnifique, solide, et qui donne faim, dit-elle soudainement, tu veux me prendre ?

— J’osais pas te le demander. Mais oui, bien sûr. Je crois que ça se voit, non ?...

— En effet. J’aime par derrière, ça te dérange pas ?

— Non, si tu préfères...

J’étais assez surpris. Mes copines avaient toujours carrément refusé cette pratique que je n’avais donc pas encore vécue. Elle mit sa tête sur la banquette, écarta juste son string, lubrifia sa rondelle rose, la raie totalement épilée, tandis que j’enfilai une capote avant d’approcher vivement ma queue de ce volcan en fusion.

Je fus surpris de la facilité avec laquelle je m’introduisis, mais j’avais tellement envie d’elle que je ne me posais plus de questions. Encouragé par ses gémissements de plaisir, une main tirant sur mes fesses pour que j’y aille plus profond, l’autre en train de s’astiquer je supposais.

— Viens mon chéri ! Baise-moi !

Son cul chaud et serré, qui se contractait de plus en plus vite, ne fut pas long avant que je ne me retire, la retourne et crache de nombreuses giclées sur sa poitrine, son ventre et jusqu’à son visage. J’hurlai mon plaisir, c’était trop bon. Puis j’atterris, m’effondrai sur elle, épuisé et confus.

— Excuse, t’es tellement, tellement, je sais pas comment dire, que j’ai pensé qu’à moi.

— T’en fais pas, j’ai beaucoup aimé aussi. Ton sexe est super bon, et on n’est pas pressés. On recommencera ?...

— Oui, merci. Mais toi, tu n’as pas joui.

— Si, quand même un peu, mais pas encore assez, j’en veux plus... Ça dépend de toi maintenant.

— Dis-moi, je fais quoi ?

— Très simple, dit-elle avant de m’embrasser. Occupe-toi de ce qui est sous mon string...

Pas de problème. J’avais tellement pris mon pied que j’étais prêt à tout pour lui rendre la pareille.

Sauf que là, ce n’était pas, mais alors pas du tout, ce à quoi je m’attendais.

En lieu et place d’une chatte, je me suis retrouvé face à une bite pas très longue mais assez épaisse et bien bandée. J’étais stupéfait et n’en revenais pas. Je relevai mon visage, la regardai, totalement stupéfait. Mais ça ne dura pas. Elle, ou plutôt lui, l’approcha de ma bouche, en forçant gentiment le passage.

J’étais tellement chaud que, malgré un moment d’hésitation, je ne réfléchis plus très longtemps et me mis à le sucer, très timidement au début. Jamais ça ne m’était arrivé ni ne l’avais seulement imaginé. Je n’avais toujours été attiré que par les femmes. Alors, moi, bouffer une queue ? Ben si, j’étais en train de le faire. Avec un plaisir étrange mêlé de curiosité et de découverte. En plus, elle avait un aussi bon goût légèrement épicé que sa bouche.

Quand il fut au mieux de sa forme, Malai m’ordonna avec un grand sourire de m’allonger sur le dos.

— C’est mon tour maintenant, lève tes jambes et ouvre tes fesses ! Tu vas voir ce que ça fait et en redemanderas sans doute.

Elle mit un préservatif et beaucoup de salive pour me préparer lentement avec plusieurs doigts avant de m’enfiler. J’étais tellement surpris que je l’avais laissé faire, totalement désinhibé, comme par magie, dans un autre monde, me demandant si je n’étais pas en train de rêver. Ce mec-fille, je me sentais tellement bien avec. Que des premières ce jour-là. Baiser avec un trans et me faire mettre.

Bien qu’ayant un univers fantasmatique très riche, je n’avais pas du tout envisagé me faire sodomiser un jour. Après des débuts un peu douloureux, je découvrais un nouveau plaisir incroyable. Elle ou il, je vais dire ille maintenant, ne sachant plus à qui j’avais à faire, me souriait avec ses yeux brillants, me pénétrant tout en douceur, m’habituant progressivement à sa présence en moi, tandis que je tripotais ses merveilleux seins et qu’ille me pinçait les tétons, me caressait la poitrine et le sexe.

J’étais totalement abandonné et bandais d’une manière incroyable.

— Avoue, ça te plaît hein ?...

— Oui, c’est très bon...

— Tu vois, je te l’avais bien dit.

— Ne me touche plus, je vais craquer, ralentis, laisse-moi un peu de temps.

— T’inquiète pas, je vais te faire jouir du cul, je sais ce que c’est...

Je découvrais le plaisir anal, me laissant aller de plus en plus, me libérant, n’étant plus attentif qu’à ces sensations inconnues.

Ille accéléra ses mouvements et je me mis rapidement à gicler de nouveau tout mon jus lorsqu’ille s’immobilisa au plus profond de moi. Je n’en revenais pas. Ille décula, ôta la capote et enfourna sa queue dans ma bouche. Très vite, ille se retira et m’aspergea le visage d’un sperme très blanc et bien épais, j’en avais plein les joues, le front et même sur les cheveux.

Il me fallut un moment pour revenir à moi. Ille parcourait tout mon corps très doucement.

— Alors, tu connaissais pas ? T’as aimé ?

— Oui, reconnus-je, j’aurais jamais pensé...

— Attends, c’est pas tout-à-fait fini.

— Ah, c’est quoi la suite ?...

Ille récupéra tous nos spermes qu’il emboucha avant de m’embrasser pour nous faire partager nos semences dans un baiser endiablé. Après l’animale violence de notre union était venu le temps d’une tendresse inattendue, qui dura longtemps. J’étais complètement dépassé, n’en revenais pas de cette surprenante expérience. Était-ce réel ce qui venait d’arriver ?

Dix minutes plus tard, ille me ramena à la réalité.

— Bon, tu nous ressers un verre ?

J’en avais bien besoin pour digérer ces événements et ce nouveau goût inconnu.


Je commençais à m’habituer à sa différence. Ille passa un bras sur mes épaules, me fit des bisous, quelques caresses, avant de me regarder droit dans les yeux.

— Ça va ? Demanda-t-ille au bout d’un moment, toujours collé à moi.

— Ben, franchement, je suis un peu perdu.

— Oui, je comprends. Tes premières sodomies, ton premier trans, c’est ça ?

— Je savais que ça existait, mais jamais de ma vie, j’aurais...

— J’ai flashé sur toi dans la rue, m’interrompit-ille. Tu sais, je n’avais absolument pas besoin d’aide pour me rendre où je voulais. J’avais juste pris ce prétexte pour qu’on aille plus loin, ne doutant pas trop de te séduire.

— Ah, et pourquoi moi ?

— Parce que tu me plais, et que j’avais envie de sexe, c’est tout. Quoi que...

— Oui ?...

— Maintenant que tu sais qui je suis et que je te connais mieux, si je poursuis mes études ici, j’aimerais beaucoup qu’on se revoit régulièrement. Voire plus si affinités...

— Euh, je sais pas. C’est tellement nouveau pour moi.

— Je te dégoûte parce que je suis Katoï ? Se renfrogna-t-ille.

— Non non non, pas du tout. Je suis juste dépassé, faire l’amour avec un androgyne ? Sur le cul en fait.

— Et tu as aimé, accepte-le, redis-le !

— Oui, c’est vrai. Moi qui pensais décrocher la lune pour toi, ça a été le contraire... Humm, maintenant, on fait quoi ?

— On pourrait prendre un bain, papoter et ensuite aller dans un petit resto, t’en penses quoi ?

— Oui oui, pas de souci. Euh, tu voudras bien m’expliquer pourquoi tu es...

— Comme ça ? Rigola-t-ille. Homme et femme ?

— C’est tellement étrange et nouveau pour moi.

— Viens, je te raconterai. Juste, je vais prévenir mon oncle que je ne rentrerai pas ce soir. Enfin, si t’es d’accord ?

— Évidemment.

— Et si ça te tente, demain on ira au marché, et je te ferai un repas de chez moi.


Direction la salle de bains pour commencer. Assis face-à-face, je ne voyais plus que son merveilleux visage, ses yeux étincelants et sa poitrine arrogante. Les seules parties de son corps qui dépassaient de la mousse abondante. Là, il n’y avait rien d’autre qu’une femme hyper-séduisante.

Nous avions passé un long moment de délice, mélangeant fréquemment nos langues tout en entretenant nos érections invisibles, provoquant de nouvelles jouissances.


Une fois séchés et rhabillés, assis à partager notre premier repas ensemble, je lui fis part de ma perplexité. Ne me percevoir ni hétéro ni homo avec ce qu’il se passait entre nous. Tout bêtement amoureux.

— Et alors, c’est quoi le problème ? On s’entend bien, non ?

— Tu crois que c’est facile pour moi ?

— Je me doute que non, mais qu’est-ce qui est important ?

Je réfléchissais, mais avant de pouvoir répondre, ille reprit.

— T’as peur qu’on te prenne pour un pédé ?

— Je sais pas.

— Est-ce que tu crois que les gens savent ce que je suis ? Ils nous prennent pour un couple hétéro, donc « normal ». De toute façon, on ne fait pas de mal.

— C’est très compliqué pour moi, je ne sais plus qui je suis.

— Un homme.

— Ça, je suis au courant.

— Ne crois-tu pas que l’amour est au-delà du genre, quel qu’il soit ?

— Je n’avais pas réfléchi à ça.

— Moi si, je me suis posé beaucoup de questions avant de m’accepter comme je suis et de trouver mon équilibre. Nous sommes des êtres humains, avant toute autre chose. Et l’amour n’a pas de sexe, il ne se commande pas. C’est une question d’affinités, d’être sur la même longueur d’ondes. Le courant passe ou pas. De toute façon, l’important, n’est-ce pas de se sentir en harmonie ? J’ai craqué pour toi, mais t’es encore un peu coincé, et si je n’avais pas pris les choses en main...

— Écoute, j’ai besoin de ton aide pour assimiler ce qu’il m’arrive, tu veux bien ?

Ille ne dit rien et m’embrassa passionnément, j’étais de nouveau en érection.

Il fallait que j’en aie le cœur net.


De retour à l’appartement, nous avions passé notre première nuit à faire l’amour de nombreuses fois, nous accordant juste quelques périodes de récupération.


Petit-à-petit, je me libérais de mon éducation moraliste. Seuls étaient désormais importants nos échanges physiques et sentimentaux, qui étaient bien présents. J’aimais de plus en plus qu’ille me saute, et me sentais maintenant prêt à vivre pleinement cette histoire d’amour hors du commun. Et ce, quoi qu’en pense qui que ce soit.


Notre relation se construisit peu-à-peu. Ille suivait des études de psycho, nous vivions et étions heureux ensemble. Je ne m’interrogeais plus que très rarement, simplement heureux avec cette beauté qui m’aimait tellement : Malai.