Jamais je n'avais fait ça

Drapeau-fr.svg H pour H

HH6.jpg


Numéro 6

Texte d'archive:


Archivé de: H pour H – Numéro 6
Date de parution originale: 1990

Date de publication/archivage: 2017-11-07

Auteur: Stéphane
Titre: Jamais je n'avais fait ça
Rubrique: Il faut bien commencer un jour

Note: Le magazine Hommes pour Hommes ayant disparu, nous vous présentons alors sur l'archive des textes y ayant paru au fil des ans, à titre d'archive, le but premier de l'archive étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte, ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 5926 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

Cette publication vous est présentée grâce au fonds d'acquisition auquel les visiteurs peuvent contribuer. Ce fonds sert exclusivement à acquérir de nouveaux périodiques à archiver et que nous ne réussissons pas à obtenir dans les collections personnelles des visiteurs.


Résumé / Intro :

Sans Jean-Denis, je ne saurais rien de la vie.


La première fois que j’ai eu une aventure sexuelle, c’était avec un homme et ça s’est passé de manière cocasse. J’avais dix-sept ans. J’étais plutôt beau gosse et je plaisais aux filles. Mais, comme j’étais timide, j’étais puceau.

Au mois d’août, mes grands-parents avaient fêté leurs noces d’or. Il y avait eu une grande réunion de famille. Je ne connaissais pas la moitié des invités, bien que tous aient été des cousins ou des petits-cousins. Parmi ces parents éloignés, il y avait Jean-Denis, un garçon de trente-cinq ans qui faisait beaucoup plus jeune. Il était vêtu d’un ensemble en jean. J’avais peine à croire qu’il avait pratiquement le même âge que mon père. La réunion de famille avait lieu à Narbonne. Mon oncle, ma tante et moi campions pas très loin, à Agde. Ma mère était restée à Toulouse. Après la fête, mon oncle et ma tante avaient invité Jean-Denis à passer deux ou trois jours à Agde avec nous. Il avait l’air de n’attendre que ça. Il était en vacances et il avait tout son temps. Il dormirait sur la plage s’il ne trouvait pas de chambre à l’hôtel. Il avait l’air de ne pas s’en faire.

Je ne suis pas près d'oublier ce voyage. Ma tante s’était endormie Jean-Denis et moi étions à l’arrière. La nuit était fraîche et nous avions une couverture sur les genoux. Jean-Denis s'endormit à son tour, ou plutôt il fit semblant. Il s'était couché transversalement sur la banquette et on pouvait croire qu’il dormait. Mais sa tête était posée sur mes cuisses, ce qui me faisait légèrement bander, et sa main plaquée contre mon genou. Peu à peu sa main remonta vers le haut de ma cuisse. Je n’avais qu’une crainte : que mon oncle ne s’aperçût du manège. Mon cœur s’était mis à battre très fort. Comme la main de Jean-Denis se faisait insistante, je finis par écarter les cuisses.

Je fis semblant de dormir, en me laissant glisser contre la portière de l'auto. La main de Jean-Denis se posa entre mes cuisses. Je bandais. Personne ne m’avait jamais touché la queue. Je crus que j’allais m'évanouir tant cette main qui me pressait les parties me donnait de plaisir. J’avais la bite de plus en plus dure. Mes cuisses s’écartaient de plus en plus. Je me demandais comment mon cousin n’étouffait pas sous cette couverture. Sans brusquer, il parvint à me débraguetter, et il recommença à me toucher par-dessus le slip. Si on avait été seuls, j’aurais délivré ma queue pour que Jean-Denis s’en empare avec sa bouche. Il avança la tête sous le plaid et, au mépris de toute prudence, il sortit ma tige. Retenant son souffle, il parvint à engloutir mon sexe dans sa bouche. Jamais mon sexe n’avait été caressé par une langue, jamais il n’avait glissé dans une bouche tiède. C'était à vous rendre fou. Pour la première fois de ma vie, je jouis dans la bouche d’un homme et cet homme avala mon sperme. Puis mon cousin se redressa et il feignit de dormir à l’autre bout de la banquette. Je brûlais de recommencer.

Le lendemain, sur la plage, je retrouvai Jean-Denis. Il était deux heures de l'après-midi. Mon oncle et ma tante faisaient la sieste. Jean-Denis avait passé la nuit dehors, dans un duvet qu’on lui avait prêté. Je ne l’avais pas rejoint, malgré le désir que j’en avais. J’étais resté avec mon oncle et ma tante sous la toile.

Il y avait, non loin de la plage, de vieux bateaux mis au rencart. J’en connaissais un dont la porte de la cabine n’était pas fermée à clé. J’y emmenai Jean-Denis, bandant déjà à demi. Nous entrâmes dans la cabine. Il repoussa la porte derrière nous et aussitôt ses mains glissèrent le long de mes cuisses. Il s’agenouilla devant moi et baissa mon slip. Ma bite avait la raideur d'un bambou. Jean-Denis l’engloutit en entier et la fit coulisser dans sa bouche en me caressant les cuisses et le cul. Son sexe était raide et sortait de son slip de bain. Je n’avais jamais encore touché la queue d’un mec. J’enfonçai ma verge toute dure dans la bouche de Jean-Denis. Il caressait mes couilles, mes poils, ma raie. Puis il se releva et il m’embrassa. Il fit tomber mon slip et s’empara de mon corps en me caressant partout. Il était fou de moi. Il me léchait les oreilles, le nez, me suçait les seins, avant de redescendre à ma queue qu’il faisait vibrer avec sa salive en refermant les lèvres pour m’aspirer. Après quoi, il me branlait et m’enfermait de nouveau dans ses bras, me faisant perdre la tête.

Son sexe dur cognait contre mes cuisses, Il guida ma main vers sa queue. Pour la première fois de ma vie, je sus ce que c’était de toucher le sexe d’un type On se branla l’un l’autre. J’étais si naïf que je croyais qu’on ne pouvait pas juter en présence d’un autre mec. Jean-Denis me prouva le contraire. Dès l’instant où, frôlant mes lèvres de ses lèvres, il commença à me masturber, je compris que j’allais jouir. Il colla nos queues l’une contre l’autre. Il me branla de plus en plus fort. Puis il vit que mes yeux s’égaraient et que j’allais décharger et il se baissa pour profiter de ma semence. Il voulait jouir au moment où je jouirais. Le plaisir m’envahit et je dégorgeai toute ma sève dans la bouche de Jean-Denis qui l’avala en faisant partir sa crème sur le plancher du bateau.

Je mourais d’envie de faire d’autres trucs avec Jean-Denis mais je ne savais pas comment m’y prendre. Heureusement, Jean-Denis avait des réserves d’imagination. Ce soir-là, pendant que mon oncle et ma tante s’installaient sous la toile, Jean-Denis, qui avait étendu son duvet dehors, demanda innocemment :

— Et si on prenait un bain de minuit ?

Il savait que mon oncle et ma tante ne voudraient pas.

— Oh, nous on est vieux, tu sais. Mais pourquoi tu n’y vas pas avec Stéphane ?

Je ne me le fis pas dire deux fois. J’étais si troublé que j’en oubliai d’enlever le short blanc que je portais par-dessus mon slip de bain. Je suivis Jean-Denis. La plage était déserte.

— Tu sais, les bains de minuit, ça se prend tout nu ! me dit Jean-Denis en faisant tomber son bermuda et son slip.

Tout en se touchant les couilles, il me regarda :

— T’as le bâton, hein ?

Je l’avais et lui aussi. On s’avança dans les vagues. Jean-Denis disparut sous l’eau et il me fit ce qu’il m’avait déjà fait deux fois. Il passa sous moi et il m’aspira les couilles. Il faisait entrer mon nœud dans sa bouche en s'agrippant à mes fesses, puis il revenait à la surface pour prendre de l’air et, si je tombais dans l’eau, il me redressait en me soulevant une cuisse pour me bouffer le cul. J’avais l’impression de flotter dans l’air.

— Ça fait la troisième fois que je te suce et toi, tu ne m’as pas taillé la moindre pipe !

Je lui dis que je ne voulais pas boire la tasse et, comme je fuyais, il me rattrapa et me mit la tête sous l’eau en me plaquant contre lui. Je sentais sa bite toute raide sous la flotte, je pris ma respiration et je m’amarrai à ses cuisses pour le pomper. Jamais je n’avais fait un pompier à un homme. Je l’ai sucé un court instant. Il a pris ma tête entre ses mains et son sperme a giclé dans ma gorge. J’ai dû tout avaler pour ne pas boire la tasse.

— Pourquoi tu n’essaierais pas de monter à Paris un de ces jours ? me demanda-t-il quand nous fûmes revenus sur la plage. Tu descendrais chez moi. J’aime ton cul. Quand on sera chez moi, à Paris, je te le sucerai, je te le boufferai, tu verras. Je ferai couler du whisky sur toi et je te sucerai le cul et la queue. Putain, qu’est-ce que ce sera bon ! J’aime tes petites fesses. Je te les écarterai et je te brouterai le cul. On s’enculera. Tu verras comme c’est bon. Tu m’enculeras sans capote, sans rien. Tu jouiras dans mon cul. Tu me transperceras.

Cette idée m’a fait bander encore plus fort. Il a pris ma bite dans sa main et a recommencé à me branler. J’ai joui aussitôt entre ses doigts. En novembre, je devais monter à Paris passer un examen et je savais que j’irais le voir et qu’on ferait tout ce qu’il venait de dire. Soudain, l’eau m’a paru froide. J’avais envie de rentrer et d’aller dormir.

Le lendemain, Jean-Denis m’a laissé son adresse et il est parti. Ç’a été dur de le voir s’en aller. On l’a accompagné à la gare. Je comptais les jours qui me séparaient de novembre. C’était dans cette même voiture que Jean-Denis m’avait sucé. Malheureusement, on était en plein après-midi et il n’était pas question de recommencer. Je bandais sous mon short. Maintenant, j’allais rester tout seul. Jean-Denis a vu ma trique. Avant de descendre de l’auto, devant la gare, il a cligné de l’œil à mon intention. En prenant son sac il a pressé ma cuisse. Il aurait bien voulu toucher une dernière fois mon petit paquet, mais il y avait mon oncle et ma tante.

Les vacances se sont terminées. Il a fallu qu'arrive la rentrée scolaire pour que je le comprenne : jamais je n’aurais la patience d’attendre novembre.

J’ai commencé à regarder les hommes.

Stéphane, 20 ans.