Je reviens de l'enfer 3


Je reviens de l'enfer 3
Texte paru le 2015-10-06 par Jerome3140   Drapeau-be.svg
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Template-Books.pngSérie : Je reviens de l'enfer


Sévérité, discipline, bizutage et surprises.

À six heures pile, coup de sifflet du caporal de service. Nous sautons tous de notre lit malgré que la plupart d’entre nous aient le corps courbaturé et/ou meurtri sans oublier que certains ont très peu dormi ou pas du tout.

Les ordres fusent :

— Debout, dans cinq minutes je vous attends pour le cross matinal sur le parade-ground.

— Chef, et dans quelle tenue ?

— Torse nu, culotte de sport kaki et vos bottines. Rien de plus.

Mais comme il fait très froid dans ces contrées, un gars ose :

— Mais chef, il doit faire près de zéro degré. On va se les geler.

— Toi, recrue je veux te voir tout nu et aussi pieds nus pour ton premier cross. Et si j’entends encore une seule rouspétance vous ferez tous votre jogging matinal à poil et pieds nus.

Alors comme tout le monde, je baisse la tête. Je me grouille et me tais pour éviter que tout le groupe ne soit d’une façon ou d’une autre puni de grand matin.

Il fait franchement froid ce matin et à cause du vent on a l'impression de geler sur place, surtout le petit gars à poil et pieds nus. On se met à toute vitesse par ordre de grandeur à l’exception du puni qui se trouve en première ligne et ensuite en rang par trois nous filons à l'extérieur de l'Académie et courrons dans les bois.

Apparemment nous avons tous une bonne condition et nous restons en groupe et le caporal qui court avec nous n'a pas à l'air satisfait du tout. Alors, après une bonne demi-heure de cross, nous revenons à notre point de départ et nous recevons l'ordre d'aller chercher nos masques à gaz.

Quand nous revenons, il dit d'un air narquois :

— Mettez tous votre masque et je pense qu'après la nuit passée chacun de vous sait comment cela se met !

Ils étaient au courant de ce que nous avions vécu et subi nos caporaux !

Nous sommes repartis pour un tour. Bien sûr, lui, le caporal, ne porte pas de masque et le salaud, cette fois, accélère la cadence et nous sommes loin de rester en groupe ; le premier a décroché est bien sûr le petit gars qui devait courir pieds nus et à poil.

Arrivé à mi-chemin du retour, le caporal se met à sprinter après avoir crié :

— Ceux qui arrivent plus de deux minutes après moi auront la vie dure et en outre ils passeront au rapport dès leur arrivée.

On ne sait pas très bien ce que cela signifie et chacun se donne au maximum. Malgré ma très bonne condition physique – je suis arrivé le sixième – j'ai dépassé le temps imparti et j'apprends que seulement les deux premiers sont arrivés dans les temps.

Quand le vingtième est arrivé, l'atmosphère est tendue car nous sommes encore presque à poil sur le parade-ground et notre transpiration commence presque à geler et nous avons dus garder les masques sur la tronche.

Entre temps, le sergent est arrivé et j'ai l'impression que cela va barder. Et je ne me trompe pas. Alors comme punition collective, si je puis dire, le sergent nous oblige, masque à gaz sur la tronche, à faire 20 tours de la plaine mais à chaque coup de sifflet, nous devons tous faire 50 pompes puis nous repartons.

Nous sommes la risée des 'anciens' qui commencent à sortir du bâtiment pour rejoindre le réfectoire et prendre leur petit déjeuner.

En tout, les hurlements, les insultes, les cris de douleur, les pleurs ont duré plus de deux heures, entrecoupés de coups de pieds sur les fesses, de coup de jambon et autres coups de badine et de centaines de pompes, de flexions. Nous étions tous morts ou presque.

Quand enfin, nous avons pu ôter nos masques à gaz et rejoindre au pas de course notre dortoir, tout le monde était à bout de souffle et tous nous tentions de respirer à fond : nous avions tellement besoin d’un peu d'air frais.

Malgré la froideur, nous étions tous en sueur mais il n’était pas question de se doucher parce que nous n’avons droit à une douche que le soir. Aussi chacun de nous s'est lavé à poil à ce qui nous sert de lavabo collectif mais qui ressemble plus à une auge pour nourrir les animaux. Et pas d'eau chaude cela va de soi !

Sans prendre réellement le temps de se sécher nous enfilons notre tenue d'exercice : pantalon de toile, t-shirt, pull, béret, chaussette et bottines. Un quart d’heure après la fin de notre cross et des punitions nous sommes attendus sur le parade-ground.

Le sergent s’adresse à nous :

— Recrues votre manque d’assiduité durant le cross et les exercices supplémentaires que vous avez dû faire, vous êtes privés de petit déj. Simplement parce que le réfectoire est déjà fermé. Votre premier repas de la journée vous le dégusterez ce midi pour autant que tout se passe mieux, beaucoup mieux que ce matin.

Il nous a remis entre les mains de ses caporaux et de 9 heures à 12 heures, nous n'avons fait que du drill, apprendre à marcher au pas, apprendre à tourner à gauche, à droite, à faire demi tour et chaque fois que l'un de nous se trompait, il devait sortir des rangs et en plus de devoir faire 50 pompes comme tous les autres il recevait outre une volée d'insultes une bonne raclée à coups de badine. Et avant de retourner dans les rangs un bon coup de pied dans le cul.

Chez nous, l'éducation des garçons depuis toujours se fait à coup de triques, de baffes dans la gueule, de coups de pied au cul, et de raclées à la ceinture, à la cravache ou à la verge de saule ou de bouleau.

Et ce n'est pas seulement les pères qui «éduquent» ainsi leur fils ; non les profs, les entraîneurs, les chefs scout et autres popes nous éduquent de la même façon !

Alors se plaindre ? Chez qui ? Et ici dans cette Académie ce sera la même chose. La seule solution est de subir en silence. Se faire oublier pour survivre.

À douze heures pile, nous avons enfin entendu :

— Rompez les rangs !

Et nous avons tous pu rejoindre le réfectoire et nous n'étions 'attendus' qu'à 14 heures sur le parade-ground.

Tous, sauf Anton (le puni du matin) qui a dû suivre deux caporaux. Nous ne l'avons revu qu'au moment de l'appel à 14 heures.

Anton s’est retrouvé dans la cantine des caporaux pour approfondir soi-disant son éducation militaire.

Ils l’ont fait mettre à poil dès son arrivée, ils lui ont flanqué un masque à gaz sur la tronche, l’ont fait mettre à genoux et lui ont fait tenir un tabouret métallique à bout de bras.

Durant plus d’une heure il a attendu sa 'raclée spéciale' et s’'il avait le malheur de baisser les bras, un des caporaux s'approchait de lui, lui flanquait quelques coups de pieds au cul et les plus sadiques, visaient ouvertement ses couilles.

Quand enfin les caporaux furent sustentés, la fête à Anton a commencé. Un gars lui a pris le tabouret des mains, l'a retourné et il a obligé Anton de se tenir en équilibre sur les pieds du tabouret. Alors le caporal s'est emparé de son ceinturon et a commencé à frapper de toutes ses forces Anton sur tout son corps. La punition semblait légère : 30 coups de ceinturon ! Mais à chaque fois que notre copain perdait son équilibre, le compte repartait à zéro et était augmenté de 10 coups.

Anton chialait sous son masque à gaz, tout son corps était en sueur ; c’était son châtiment pour son mauvais esprit !

À 13.45 heures les coups ont cessé et, toujours en équilibre sur son tabouret, l’un de ses tortionnaires, le plus gentil, l’a enculé sans ménagement et le plus sadique l'a brûlé avec son mégot de cigarette juste en-dessous de chaque téton.

Sous son masque à gaz Anton hurlait, pleurait mais jamais il n'a demandé grâce car il savait très bien que dans notre monde à nous c'était une marque de faiblesse qui aurait des conséquences néfastes pour les douze mois prochains qu’il devait vivre ici : il ne voulait pas être marqué comme une lavette, une lopette, une tapette !

À 14 heures nous avons dû remplir nos sac à dos avec du gravier. 30kg de gravier dans chaque sac. Puis, cette fois en tenue de combat complète avec casque, masque à gaz, fusil factice (nous n'aurons droit à une vraie arme qu'après notre première formation de 3 mois) et sac à dos, nous sommes sortis du camp pour une marche forcée.

Trente kilomètres c'est une chose, mais trente kilomètres dans la boue et avec une tenue lourde et un sac à dos encore plus lourd c'était très pénible. En outre, nos supérieurs avaient prévus quelques exercices complémentaires comme ramper dans la boue sur une longueur de 50 mètres, devoir faire un parcours de combattant avec des obstacles à franchir tout seul ou en groupe, le masque à gaz sur la tronche. Nous avons crapahuté pendant des heures.

Et à chaque moment les caporaux prenaient des notes.

On nous avait dit que la marche serait de 30km et nous pensions qu'en 5 heures nous en aurions fini ; que vers 19 heures nous serions de retour à l'Académie. Mais en définitive, ce n'est que vers 22 heures que nous sommes arrivés sur le parade-ground.

Et la journée n'était pas finie ! Mais d’abord la plus mauvaise nouvel :

— Recrues, pas de dîner ce soir non plus ! La cantine est fermée depuis plus d’une heure et je vous ai préparé une soirée délicieuse.

Le sergent nous sépare en trois groupes sur base de nos prestations physiques et de notre attitude durant cette journée.

D'abord les mal lotis : ils sont trois et Anton n'est pas du nombre. C'est vrai que Anton se défonce dans les exercices, s'efforce de gagner toutes les épreuves, tous les jeux stupides imaginés par les chefs ; comme ça il échappe déjà aux punitions que les caporaux font subir aux perdants !

Ensuite les moyens – dont je fais partie et qui est le plus grand groupe : 12 gars ! Et enfin un groupe de cinq qui sont les meilleurs et qui peuvent directement rejoindre le dortoir ; Anton en fait partie. Ils reçoivent même ses félicitations pour leurs prestations.

Les quinze qui restent sont bons pour une heure en position garde-à-vous avec le masque sur la tronche et le sac à dos toujours en place, suivi d'un exercice de 50 pompes. Deux caporaux passent entre les 'victimes' et nous balancent sans cesse des coups de pied ou de ceinturon pour corriger la position.

Ce n'est que vers minuit que moi et mes onze autres compagnons d'infortune arrivons dans le dortoir accompagné d'un caporal qui nous ne donne que cinq minutes pour nous mettre à poil et passer sous la douche qui cette fois-ci est froide, très froide.

Les cinq meilleurs n’étaient pas dans la chambrée ; je me suis dit qu’ils avaient été chopés par ceux des étages supérieurs et je ne me trompais pas.

Nos trois autres copains, ne nous ont rejoints que le lendemain matin !

Ils ont eu droit à une séance spéciale dans les latrines des caporaux : après avoir reçu l'ordre de se foutre à poil, ils ont d'abord dû se mettre en équilibre sur un tabouret renversé mains sur la tête et encaisser des volées de coups de poing, des raclées avec le ceinturon.

Celui qui tombait de son tabouret devait se mettre en appui tendu. Il recevait quelques volées de coups sur le dos, les fesses et les cuisses et comme punition supplémentaire, il devait se tenir de telle façon que le tortionnaire pouvait agresser ses couilles et sa bite de bleusaille.

Il paraît que cela a duré jusqu'à trois du matin. Puis, ils ont eu droit à une douche glacée et ensuite ils ont offert un beau spectacle à leurs bourreaux ; ils ont dû se sucer mutuellement et aussi être enculé par leurs compagnons d’infortune.

Et quand les caporaux se sont enfin retirés dans leur chambre, la nuit n’était pas finie pour les punis. Ils ont chacun terminé dans une chambre occupée par deux caporaux et ils ont été forcés de goûter les bites, les couilles et le cul de leurs punisseurs respectifs. Cette nuit là ils ont définitivement perdu leur virginité !

Pendant ce temps, le groupe des douze, nous étions dans le dortoir. Nous étions tous très fatigués mais dès que le caporal s'est retiré, ceux des étages supérieurs, les cadets de première classe et les aspirants caporaux se sont abattus sur nous comme des mouches sur une merde.

Tous à poil, à genoux sur notre tabouret, mains sur la tête, nous avons chacun été pris en main par un duo ou un trio d'anciens. Ils nous frappaient cette fois-ci à main nue – tout au moins pour moi – mais c'était surtout mon 'intimité' qui les intéressait ; il faut dire que je fais partie des 'sourcils rasés'.

Heureusement cette nuit là ils ne sont pas restés trop longtemps ; juste le temps pour moi de devoir sucer six ou sept fois des bites – différentes ou pas je ne souviens plus -jusqu'à ce qu'ils me jutent dans le fond de ma gorge.

Mon pauvre petit cul a subi le même sort et je dois dire qu'une de ses bites devait être énorme (et hélas je ne l'ai pas eue en bouche celle-là) mais elle m'a donné une terrible jouissance.

Et avant de partir, ils m'ont encore forcé de me branler devant eux, de cracher mon foutre sur la bottine d'un des gars et ensuite de tout lécher jusqu'à ce que tout soit propre.

Mes tourmenteurs étaient les derniers à partir ; peut-être apprécient-ils ma manière de m'occuper des garçons ?




En tout cas il était devenu clair pour toute la chambrée que je faisais partie de ceux qui avaient déjà des expériences sexuelles homo avant d’arriver à l’Académie : je n’avais plus un poil au pubis mais surtout mes sourcils étaient rasés. Et ce détail n’était pas passé inaperçu non plus chez les caporaux ni chez le sergent ; heureusement je n’étais pas le seul !

Au départ je pensais qu’avoir les sourcils rasés allait être un handicap par rapport aux gradés. Je pensais qu’ils allaient, moi et mes amis portant la même étiquette, nous punir davantage pour pouvoir abuser de nous sans aucune réserve.

Effectivement, les premiers jours, les gars aux sourcils rasés, se retrouvent comme moi à la cantine ou dans les chambres de caporaux où nos culs et nos bouches sont violées durant des heures. Mais en contre partie nous ne souffrons pas du bizutage infernal des 40 autres cadets et aspirants en formation.

Et puis le mercredi je pense, une sorte de cataclysme s’est produit. Un gars du 3ème cycle, un aspirant, a appris par son cousin que le fameux Anton de notre groupe était un caporal dégradé qui a été envoyé dans cette Académie comme punition.

C’est vrai que si toutes les recrues ont aux alentours des 18 ans, lui en avait 21 et je ne sais pourquoi personne de notre groupe ne lui avait jamais posé la question.

Anton a été dégradé, selon le cousin, parce qu’il avait tellement maltraité, humilié et abusé de deux gamins de 17 ans qu’ils se sont retrouvés à l’hosto et le médecin chef a déposé plainte pour sévices aggravées de viol sur deux mineurs d’âge.

Dès que nous en avions fini avec le sergent et les caporaux Anton a été happé par les gars des étages supérieurs et nous ne l’avons plus vu jusqu’au lendemain matin où j’ai eu la chance de faire une corvée avec lui et il m’a raconté tout ce que les gars lui ont fait subir.

Comme les gars étaient informés de ce que lui, Anton, avait fait subir aux deux jeunes et qui lui ont coûté sa dégradation ; il savait qu’il devait s’attendre au pire. Pour commencer, ils l’ont foutu à poil et sous leurs hurlements, leurs insultes, il a dû faire des centaines de pompes et de flexions pendant que les anciens prenaient à tour de rôle leur douche.

Et pendant qu’ils allaient dîner au réfectoire, le plus cruel des anciens s’était porté volontaire pour surveiller Anton. Le gars lui a fait nettoyer les chiottes, toutes les chiottes avec sa langue et pour les endroits qu’il ne pouvait pas atteindre il devait utiliser une brosse à dent qu’il était prié de rincer dans sa propre bouche. Ensuite de la même façon il a dû nettoyer les murs carrelés mais aussi les parois des urinoirs collectifs suspendus où six gars peuvent se vider la vessie ensemble.

Quand les autres sont revenus, ils lui ont foutu un masque à gaz sur la gueule, un tabouret à tenir à bout de bras – apparemment c’est la punition classique ici à l’Académie – debout les jambes écartées. Et à peine était-il en position que les 20 gars ont défilé devant lui munis qui d’un ceinturon, qui d’un bâton, qui d’une cravache improvisée et ils lui ont tanné le corps entier. Ce sont surtout ses fesses, son cul, ses couilles et sa queue qui étaient visés bien qu’il ait aussi reçu des baffes et des crachats dans la gueule et des coups de pied au cul. Apparemment ses tortionnaires étaient au courant de ce qu’il avait fait subir aux deux petits gars. Anton me raconte qu’en fait toute cette histoire avait bêtement commencé par une petite punition de 15 coups de ceinturon pour insolence qu’il devait donné au dit Vladimir en lieu et place du sergent.

On en était au septième coup quand un vacarme éclata dehors et qu’Anton s’était interrompu pour aller voir ce qui se passait. Quand il s’est repositionné derrière Vladimir il lui a demandé :

— On en était à combien ?

— sept, chef

Et bien qu’il sache que c’était exact il a crié :

— Quoi, on en était qu’à cinq ! Tu essayes de te soustraire à ta punition ?

— Non, chef, on était à sept chef !

— Tu me traites donc de menteur, petit fumier. Attends tu vas comprendre ta douleur !

— Pardon, chef !

— Pas de pardon ! Je reprends le compte à ZERO ! Plus 10 coups pour insolence et 10 coups pour tentative de fraude !

Ses tortionnaires du dernier étage lui ont fait rejouer complètement la même scène mais cette fois c’était lui Anton la victime !

Mais il en avait pas encore fini car ils lui ont aussi fait jouer la saynète de l’autre jeunot, Dimitri, à qui Anton durant toute une soirée a éteint toutes les cigarettes qu’il fumait sur le corps du pauvre garçon : 4 brûlures sur la poitrine près des tétons, 2 brûlures sur les fesses et 4 autres sur les couilles du pauvre gars le tout pour voir si ce pédé savait bien encaisser.

Sur le corps nu d’Anton, je voyais nettement les traces des brûlures qu’on lui avait infligées et les plaies étaient encore béantes.

Et Anton de me raconter la suite de l’histoire de Vladimir et de Dimitri. Ils sont tous deux allé se plaindre chez le sergent qui ne les a même pas écoutés et les a tous deux taxé de mauvais esprit.

Après les avoir tous deux giflés et traités de tous les noms, il a ôté son ceinturon, les a fait mettre complètement à poil et leur a flanqué à tour de rôle une bonne dérouillée. Au garde à vous d’abord une vingtaine de coups sur la poitrine et les bras, puis ils ont du faire des pompes et pendant ce temps il leur frappait violemment le dos, les cuisses, les mollets et bien sûr aussi leurs fesses déjà bien lacérées. Les deux petits gars hurlaient de douleur mais apparemment cela excitait encore plus le sergent qui ne faiblissait pas et Anton de me dire que lui bandait comme un fou.

— Ils sont à toi tous les deux à temps plein ces petits fumiers.

Anton croyait rêver. En effet cela signifiait en clair que jusqu’à nouvel ordre il pouvait disposer des deux petits gars et les punir comme il voulait.

— Je leur ai fait creuser des tranchées pour les reboucher aussitôt, exécuter des milliers de pompes, flexions et autres exercices, je les ai obligé à lécher mes rangers et la moindre insuffisance, le moindre retard, la moindre rouspétance entraînait une punition au ceinturon et cela durant près de deux mois.

Je constate que de raconter son propre vécu Anton se paye une fameuse érection et déjà il poursuivait :

— Avec ces deux gamins que je pouvais utiliser à ma guise, je bandais presque en permanence et Vladimir, le premier, a compris qu’il y avait un moyen de réduire les raclées sans toutefois les éviter complètement ; il suffisait qu’il s’offre à moi.

Et durant plusieurs mois jusqu’au moment où il a été dégradé, il abusait quand il voulait des deux petits gars ensemble ou séparément et que pour les humilier totalement vis-à-vis des autres recrues il les obligeait par exemple, quand lui Anton était de service, de s’embrasser à pleine bouche au réfectoire, de se caresser mutuellement quand ils étaient sous la douche et il allait même jusqu’à leur donner l’ordre de se faire une pipe à tour de rôle ou de s’enculer dans le dortoir sous l’œil amusé des autres recrues.

Malheureusement pour moi, à ce moment là, deux caporaux sont arrivés et l’un d’eux a simplement dit :

— Anton, suis-nous ; je pense que tu as omis de nous signaler quelques détails de ton passé.

Et nous n’avons revu Anton que le dimanche soir. Il ne portait qu’un caleçon kaki lacéré, il avait les mains menottées dans le dos et au cou une corde qui servait en même temps de laisse.

Le sergent a pris la parole pour nous dire que nous allions poursuivre notre formation à 19 et qu’Anton allait être remis aux autorités civiles pour le viol de deux mineurs d’âge dont il devait assurer la formation.

Quelles autres surprises allions-nous encore vivre durant notre formation ?

A suivre