Je veux qu'il me baise!

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Numéro 104

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 104
Date de parution originale: Janvier 2000

Date de publication/archivage: 2012-02-18

Auteur: Antonin
Titre: Je veux qu'il me baise!
Rubrique: Premier mec: le grand frisson

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Je n’aurais jamais pensé que ça m’arriverait là, dans une fête du livre, dans un petit village de l’Aisne. J’ai vingt-et-un ans, et je n’avais jamais couché avec un mec. Avec des filles, oui, quelques-unes. Mais ça n’avait pas très bien marché. Je sais depuis longtemps que je suis pédé, mais ça n’est pas facile quand on vit dans un bled où tout le monde se connaît. Alors j’ai fait comme les autres copains hétéros. Comme ça, on me fiche la paix. Mais je rêvais d’un mec, de baiser en vrai, et non plus en fantasme, en me branlant devant des photos.

Mais, là, ce dimanche-là, je n’y pensais pas. Je venais me balader et regarder des livres. Il ne faisait pas un grand soleil, mais l’air était encore un peu chaud. Cette fête est de plus en plus grande d’année en année. Là, elle s’étendait vraiment, et une partie des stands étaient à plus d’un kilomètre du centre. Je voulais m’y rendre parce qu’il y avait des choses sur la musique... Mais, pour vous dire la vérité, je ne suis jamais arrivé jusque là... La route montait assez fort, avec de nombreux virages. Impossible de le faire en voiture. Je marchais donc sur les bas-côtés, quand un type d’à peu près mon âge me demande si c’est encore loin. Je ne savais pas, évidemment, et nous commençons à échanger quelques idées, sur la fête, les livres en général. Au premier coup d’œil, ce mec me plaît. Il arrive de Paris, et ça se voit parce qu’il n’est pas timide. Mais j’avoue franchement que je ne comprends pas tout de suite qu’il me drague. Il m’offre une cigarette, et puis, d’un seul coup, me demande si j’ai vraiment envie d”aller jusqu’au “Pôle musique”. Je lui demande pourquoi, et il me montre un petit chemin de terre qui part sur la gauche et qui mène vers une petite forêt. “Ça te dirait pas d’aller faire un tour par là?” Mon cœur se met à battre plus vite. Je n’ose pas me dire que c’est “pour ça” qu’il veut m’emmener dans la forêt. C’est trop beau d’un seul coup. J’accepte.

Après un parcours à travers champs, nous atteignons la forêt, assez sombre. Nous sommes seuls. Il me prend par les épaules et nous faisons quelques pas ensemble, enlacés. Je me sens fondre à l’intérieur. Je n’ose pas y croire, mais j’ai déjà une trique d’enfer. Nous nous arrêtons. Yannick (c’est son nom) me fait face et prend ma tête entre ses mains pour me rouler une pelle. Je ne me sens plus de bonheur, je l’embrasse à pleine bouche. J’en ai tellement rêvé de ce baiser! Et là, j’en ai la certitude, nous allons baiser! Il ne fait pas froid, il y a une petite clairière, l’herbe est sèche et nous sommes seuls. Je me sens heureux, fébrile, et j’ai aussi un peu peur, évidemment. Mais Yannick est super-cool et, après m’avoir embrassé, il passe ses mains sur mon ventre jusqu’à mon sexe.

J’ai un peu honte qu’il sente combien je bande, mais ça le fait rire, au contraire: “Putain, t’as une de ces triques, mon salaud!” Et il me pince à travers le jean. Ça m’arrache un petit gémissement, ou plutôt un gargouillis. Mais je suis tendu et Yannick s’en aperçoit tout de suite. “T’as souvent baisé avec des mecs?” Je crâne: “Ouais, ouais...” Et puis je baisse la tête. Il comprend tout de suite, et sans un mot, il s’agenouille devant moi en me disant : “Tu vas voir, tu vas prendre ton pied!”

Et là, ma queue est complètement happée dans sa bouche. Il me suce et c’est vraiment bon, parce qu’il n’a pas peur de me tirer sur la queue. J’aime ça. Je suis heureux. J’ai toujours su que c’était ça que je voulais: une bouche bien virile pour me sucer. Je me sens de plus en plus excité et je dis: “Arrête-toi, je vais jouir!” Il sort ma queue de sa bouche mais continue de la branler. Comme il a mis beaucoup de salive, ça glisse tout seul et sa main la serre très fort. Je n’en peux plus, je gueule que c’est bon, c’est bon, et je jouis tellement fort que je manque de me casser la gueule. Yannick me retient et me lèche les lèvres, le visage, les yeux, les oreilles. Je ne sais plus où j’en suis. J’ai envie que ça dure toujours et je suis au septième ciel, avec la sensation que je suis en train de rêver. Mais les mains baladeuses de Yannick me ramènent à la réalité. Ses doigts glissent dans la raie de mes fesses, et en passant devant ma rosette, je sens mon cul qui se referme. “T’as envie de te faire dépuceler le cul? Je ferais doucement!” Je fais oui de la tête. J’en ai envie, plus qu’envie, si ce type savait combien j’en ai envie! Nous nous caressons encore, mais c’est surtout lui qui prend les initiatives.

Maintenant, mon cul ne se ferme plus sous ses doigts. Yannick m’assouplit le boyau avec ses doigts, puis avec du gel qu’il a pris dans une pochette. J’ai envie de sa queue, et je me surprends à lui dire de venir s’enfoncer dans mon cul, de me défoncer la rondelle et de me sodomiser bien à fond. Ça le fait rire et il me dit: “T’apprends vite!” Et je sens sa verge s’appuyer contre ma rosette. J’ai un léger mouvement de recul, mais Yannick me caresse les fesses, les couilles.

Il me murmure: “Ça va, laisse-toi faire, laisse-toi aller. T’es bien large, tu vas voir, c’est le pied!” Je l’écoute et je n’arrête pas de me répéter: “Je suis en train de baiser avec mon premier mec...” Et ça aussi, ça m’excite à mort. Yannick s’enfonce en moi et je sens mon cul qui se dilate. Ça fait un peu mal au début, mais j’ai tellement envie que je m’en fous. Je veux qu’il s’enfonce et qu’il me baise. C’est moi qui le pousse à accélérer, mais il prend son temps, et il a raison, puisque mon trou du cul n’est pas encore bien élargi. Mais putain que je suis content!

Ça me procure des frissons partout, je me mets à trembler et Yannick commence à me pistonner, très lentement, en sortant presque complètement sa queue, puis en l'enfonçant si lentement que j’ai l’impression qu’elle est très longue, qu’elle n’en finit pas de s’enfoncer. Dans ma tête tout se mélange. Et quand je sens une main qui me touche les couilles et la queue, je commence à voir des étoiles. Je suis en train de prendre mon pied, et c’est la première fois de ma vie. Yannick aussi est très excité, et il me sort plein de cochonneries à l’oreille. Et j’aime ça. Je n’ai plus mal. Je me fais chevaucher par un beau mâle, je ne suis plus puceau, il fait beau, c’est le pied! Yannick a joui brusquement, et s’est retiré très vite. J’ai gémi. C’était déjà fini. J’avoue que j’aurais bien recommencé. Mais finalement le temps en a décidé pour nous autrement. Il s’est mis à pleuvoir, et nous avons dû revenir au village sous la pluie.


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