Jim Anderson et le conseil des ombres (09)


Jim Anderson et le conseil des ombres (09)
Texte paru le 2012-06-13 par Tom   Drapeau-fr.svg
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Chapitre 9

L'Or Gris

Trois jours… Trois jours s'étaient passés depuis leur rencontre avec les Tentacles. Leur sortie des égouts, complètement nus, et leur retour au camp de base fut pénible. Tamara eut le bon goût de ne pas poser de question, mais voir Mike dans cet état l'excita au plus haut point et le soir, elle obligea le jeune hybride à lui raconter l'histoire dans les moindres détails. À revivre chaque minute de la scène. Trois jours… Trois jours au cours desquels ils n'avaient pas chaumés. Maintenant qu'ils savaient où se trouvait Kamji, ils allaient devoir aller l'en déloger et les préparatifs allaient bon train.

— C'est hors de question ! Dit fermement Jim. Vous restez ici, vous avez encore besoin de repos !

— Tu auras besoin de tout le monde, fit Liam d'un ton suppliant.

— J'ai dit non ! Paul et toi vous restez ici ! Un point c'est tout !

— Comme tu voudras, intervint Paul d'un ton neutre, avant que Liam ne proteste.

Liam regarda Paul surpris et choqué.

— Mais… mais… Paul…

— Vu notre état, nous ne ferions que les gêner Liam, mieux vaut rester ici. Allez suit moi, on peut toujours les aider pour les préparatifs.

— Mais tu emmènes bien Peter… fit faiblement le jeune homme, presque suppliant.

— Ca suffit Liam ! Si tu veux vraiment m'aider, ne viens pas !

Une expression peinée apparut sur son visage et Jim regretta ses paroles. Mais il tint bon ; les deux hommes étaient encore fragiles et il ne savait pas ce qu'ils allaient trouver là-bas. Il emmenait Peter, oui… mais parce qu'il n'avait pas le choix. L'homme qui gérait efficacement les finances du Conseil connaissait les Grottes de la Perdition où Kamji se cachait ; un labyrinthe de tunnels et de cavernes qui plongeaient profondément dans les entrailles de la terre et son aide s'avérerait précieuse. Il savait qu'il lui faisait courir des risques. L'ancien avocat n'était pas un combattant né ; mais il savait se battre quand il le fallait bien qu'il soit plus doué pour les affrontements dans les cours de justice se souvint Jim.

* * *

Peter avait rejoint le Conseil des Ombres dans les mois qui avaient suivit la mise sur le marché de l'Or Blanc et que ses ravages eurent commencé. À l'époque, l'avocat travaillait pour l'un des plus gros cabinets d'avocats du pays ; un cabinet réputé pour défendre les puissants et pour ne pas être regardant sur l'origine de l'argent qui les rémunérait. Il travaillait ici depuis quinze ans et l'avait vu évoluer tout au long de la dernière décennie, passant d'une petite structure quasi-familiale à une grande multinationale. Au cours de ces années il s'était forgé une réputation de juriste hors paire, à même de déceler le moindre vice de procédure et de faire libérer les pires criminels. Il aimait son métier et se passionnait pour les arcanes de la justice. Hors de son travail, il menait une vie plutôt tranquille. À quarante-deux ans il vivait dans un pavillon de banlieue avec sa femme qu'il avait connu sur les bancs de la fac. Ils avaient un fils de vingt deux ans, Nick, qu'ils ne voyaient que rarement du fait de son engagement dans l'armée. En somme une vie heureuse, tranquille, équilibrée et sportive car même si son travail se révélait des plus prenant, il n'avait jamais abandonné la natation et l'aviron, sports qu'il pratiquait avec assiduité et qui lui valait un corps d'athlète même s'il ne mesurait qu'un mètre soixante quinze. Mais cette vie sage et paisible prit brusquement fin le jour où son patron l'envoya chez l'un de leurs meilleurs clients, le jour que jamais il n'oubliera et qui hante toujours ces nuits.

* * *

Il était tard ce mardi d'été lorsque Peter s'était rendu au domicile dudit client. Vêtu d'un costume sombre et d'une chemise blanche agrémentée d'une cravate noire, il s'était présenté à la porte d'une vaste maison bourgeoise faite de briques rouges, son attaché-case à la main. Massive, la demeure trônait au milieu d'un immense parc recouvert d'une pelouse verte et courte très bien entretenue. Il avait sonné et un majordome en livrée sombre lui avait ouvert. La suite, il la revivait chaque nuit depuis lors.

— Bonsoir, Monsieur, que puis-je pour vous ? Déclara le domestique.

— J'ai rendez-vous avec Monsieur Gorgidas, je suis Maître Banes du cabinet Parker et Rosen.

— Mais bien sûr, Monsieur vous attends dans son bureau. Suivez-moi.

Peter suivit le majordome dans un dédale de couloir, passant devant de larges baies vitrées par lesquelles se déversait la lumière dorée du soleil couchant. Puis ils se retrouvèrent devant une lourde porte de chêne que l'homme ouvrit sans frapper pour annoncer l'avocat. Lorsqu'il y fut invité, Peter entra dans la pièce et se retrouva assaillit par des odeurs de cuir et de bois. Un lambris sombre recouvrait les murs tandis qu'un parquet de bois brut et foncé s'étalait au sol. Au fond de la pièce trônait un lourd bureau de bois derrière lequel se tenait un homme plongé dans la lecture de documents. À la droite de l'avocat, un canapé de cuir sombre et deux fauteuils assortis occupaient l'espace, le tout encadrant une table de salon en bois. Contre les murs, une multitude de bibliothèques abritaient des centaines d'ouvrages dont certains semblaient très anciens. D'épaisses tentures obstruaient les baies vitrées, rendant l'ambiance générale plus pesante encore.

L'homme derrière le bureau se leva alors que la porte d'entrée se refermait sur le domestique. Les traits anguleux rendus plus sévères encore par une barbe sombre de trois jours bien entretenue, il était brun, aux cheveux courts, trapu et large d'épaules. La quarantaine, il portait un costume sombre et très élégant qui accentuait encore l'aura viril qui émanait de lui.

— Peter, c'est bien cela, s'exclama-t-il en approchant vivement de l'avocat, le sourire aux lèvres et la main tendue. Cela ne vous ennuie pas que je vous appelle Peter ?

— Euh… non, lui répondit l'avocat un instant décontenancé par la familiarité de l'accueil. (Il saisit la main de son interlocuteur.) Heureux de vous rencontrer Monsieur Gorgidas.

— Gorgidas tout court si vous le voulez bien.

La poignée de main se révéla ferme et volontaire tandis que le regard bleu acier de Gorgidas se rivait dans celui de Peter.

— Rosen ne s'est pas trompé sur vous, ajouta-t-il, un léger sourire aux lèvres. Mais, je vous en prie, asseyez-vous. Gorgidas reprit sa place et Peter s'installa dans un fauteuil de cuir de l'autre côté du bureau. Le maître des lieux s'empara d'une bouteille a moitié remplie d'un liquide ambré.

— Whisky ? demanda-t-il.

— Volontiers.

— C'est l'un de mes meilleurs Single Malt, dit Gorgidas en le servant. Vous êtes amateur ?

— J'apprécie, mais je ne suis pas un grand connaisseur, avoua Peter en faisant tourner le liquide ambré dans son verre.

Il porta le récipient à ses lèvres et gouta le liquide doré. Les arômes se révélèrent puissants et suaves et une douce chaleur l'envahit comme l'alcool s'écoulait en lui. Un whisky hors de prix, supposa-t-il.

— Connaissez-vous la raison de votre présence ici ? Lui demanda alors Gorgidas.

— Monsieur Rosen m'a juste informé que vous souhaitiez que j'examine un contrat.

— En effet, c'est l'une des raisons, acquiesça-t-il en lui tendant un dossier.

Le dossier contenait un feuillet que Peter commença à lire en sirotant son verre. Aussitôt les rouages de son esprit se mirent en action, analysant chaque phrase, chaque close. Lorsqu'il opérait, il faisait abstraction de tout le reste, concentré sur sa tâche. En substance, le contrat semblait lier le signataire corps et âme à Gorgidas. Sans s'étonner de la teneur du document, Peter y décela plusieurs failles qu'il modifia au crayon de bois. L'opération nécessita plusieurs minutes sous le regard appuyé de Gorgidas. Une fois sa tâche effectuée, il rendit le dossier à son propriétaire.

— C'est du beau travail, s'exclama l'homme après avoir lu le résultat. Certains de mes avocats vont m'entendre. Rosen avait raison, vous êtes bon.

— Merci, répliqua Peter, fiers des félicitations.

Gorgidas lui remplit de nouveau son verre avant qu'il ne proteste.

— Trinquons à votre talent, dit-il en levant son verre.

Peter ne put refuser et, callé dans son fauteuil, il commença à boire l'alcool à petites gorgées. Il se sentait bien, détendu, il avait chaud. Une fois son verre terminé, il le posa et se redressa. Mais il du s'agripper au bureau pour ne pas s'effondrer. La tête lui tournait, son rythme cardiaque s'accélérait.

— Qu… Qu'est-ce qu… Qu'est-ce qui m'arrive, prononça-t-il difficilement.

De l'autre côté du bureau, Gorgidas le regardait le sourire aux lèvres.

— Vous ne vous sentez pas bien, lui demanda-t-il, l'air faussement inquiet. Vous ne supportez pas l'alcool on dirait.

— Je… si… je me sens… bizarre…

Il haletait, sentait des picotements sur tout son corps.

Des cris résonnèrent alors dans le couloir et Peter se retourna pour voir entrer un jeune homme blond, solidement maintenu par deux hommes plus âgés vêtus d'uniformes noirs. Le jeune, torse nu, devait avoir une petite vingtaine. Vêtu d'un jean délavé, il se contorsionnait pour échapper à ses gardiens, faisant saillir les muscles de son torse dessiné.

— Bande de connard, hurlait-il. Lâchez-moi ! Je vais vous démolir. Eh ! Toi le vieux ! S’exclama-t-il en voyant Gorgidas, c'est à cause de toi que je suis là ! Viens un peu ici que je m'occupe de ta gueule !

— Lâchez-le, déclara alors Gorgidas, à la surprise générale. Viens donc me voir, Max.

Les deux gardes obéirent immédiatement et le jeune homme se précipita vers lui mais alors qu'il passait à côté de Peter, il s'arrêta brusquement, stoppé net dans son élan.

Tel un félin, il se mit à humer l'air puis vint se placer derrière l'avocat toujours appuyé sur le bureau. Il colla son bassin contre celui de l'homme et posa les mains sur ses hanches puis, posant le menton contre son épaule droite, il enfouit son nez dans les cheveux bruns de l’avocat et inspira profondément. Peter ne parvenait à bouger, il se sentait chaud, fiévreux. Les mains du jeune homme, retirèrent sa chemise de son pantalon puis se posèrent sur sa peau nu, glissant sur ses flancs, ses abdominaux plats et dessinés, ses pectoraux bombés et velus. Les pointes de ses seins se durcirent tandis que Max les lui pinçait durement. Il gémit et rejeta la tête en arrière, au creux de l'épaule du jeune homme qui l'enserrait entre ses bras. Max, posa ses lèvres sur le cou offert de l'avocat et se mit à le mordiller et le lécher tout en frottant son entrejambe sur les fesses qui s'offraient à lui.

Dans la tête de Peter les informations s'entrechoquaient : Quelque chose n'allait pas… Pourquoi se laissait-il faire… Jamais il n'avait été attiré par les hommes… Il méprisait les « gays » comme ils se faisaient appeler… Pourquoi ne réagissait-il pas… Pourquoi y prenait-il du plaisir…

Max sortit ses mains de sous la chemise immaculée de son partenaire et la déboutonna lentement. Elle glissa rapidement au sol libérant un torse musclé, tatoué et couvert de poils sombres tondus courts. Les mains du jeune homme glissèrent ensuite vers la ceinture de l'homme et l'ouvrirent. Le bouton du pantalon sauta à son tour et l'habit de toile glissa au sol en silence. Peter, toujours appuyé contre son jeune amant ne parvenait toujours pas à réagir. Enserré dans les bras musclés de Max, il se laissait caresser et embrasser en poussant de petit gémissement. Son sexe gonflait dans le long caleçon de coton blanc qui le couvrait jusqu'à mi-cuisse, dessinant une bosse volumineuse entre ses jambes.

De l'autre côté du bureau, Gorgidas s'était écarté de la table et, appuyé contre le haut dossier de sa chaise, un sourire béat aux lèvres, il se caressait l'entre-jambe à travers la toile de son pantalon.

— Oui, c'est ça, continuez, les encourageait-il.

Max repoussa violemment Peter sur le bureau, lui plaquant le torse contre le bois froid du meuble, puis il déboucla sa ceinture et la retira d'un coup sec. Il s'écarta de l'avocat plié en deux sur le bureau, uniquement vêtu de son caleçon blanc, son corps viril et musclé offert au jeune mâle de la moitié de son âge qui enroulait la lanière de cuir autour de sa main. Le jeune homme leva alors le bras et abattit durement la ceinture sur les fesses offertes. Peter tressaillit, cria, mais ne bougea pas, comme tétanisé. Le bras se leva de nouveau et la lanière s'abattit une nouvelle fois ; puis les coups se mirent à pleuvoir, arrachant plaintes et larmes à l'avocat dont le sexe ne cessait de grossir. Le traitement ne dura que quelques minutes mais pour Peter, elles furent plus longues que des heures et lorsque les coups cessèrent, il avait le visage strié de larmes et les poings si serrés que ses ongles s'enfonçaient dans ses paumes.

Max revint alors se coller contre son dos et le redressa, positionnant de nouveau la tête de l'avocat au creux de son épaule. Il lui fit tourner la tête vers lui et plaqua ses lèvres sur les siennes. Peter, docile malgré lui, se laissa faire et ouvrit la bouche pour accueillir la langue du jeune homme qui s'insinua profondément dans sa bouche, insidieuse, exigeante. Il essaya d'empêcher sa propre langue de rejoindre celle de son partenaire mais son corps ne semblait plus lui appartenir. Il avait l'impression de se retrouver piégé en lui. Plus aucun de ses membres ne lui appartenait, ne lui obéissait. Il se retrouvait comme spectateur mais ressentait tout. Toute la douleur, tout le dégoût que l'amour entre homme lui inspirait et, à sa grande honte… un plaisir infini.

Le bras gauche de Max lui enserrait la poitrine, pinçant son tétons droit tandis que sa main droite plongeait dans le caleçon tendu et en sortit une verge épaisse et suintante de précum qui s'étala lourdement sur le bureau. Gorgidas se redressa alors et plaça l'extrémité du sexe gonflé dans son verre vide, récupérant le liquide qui s'en écoulait lentement. Max s'empara d'une pince à dessin posée sur le bureau et l'approcha du téton gauche de l'avocat durci par l'excitation. Il écarta les mâchoires de la pièce de métal et les referma brutalement sur la pointe rosée. L'homme se cambra, son dos s'arqua et sa bouche se désolidarisa de celle de son amant. Ses yeux se révulsèrent et un cri rauque s'échappa de sa gorge. Ses abdominaux se contractèrent violemment et son sexe se mit à palpiter puis éjecter plusieurs jets, longs et puissants, d'un sperme épais et blanc. Gorgidas récupéra le liquide dans son verre et s'enfonça à nouveau dans son fauteuil. Il porta le récipient à ses lèvres et dégusta le liquide séminal comme il l'avait fait avec le whisky quelques instants plus tôt.

— Délicieux, déclara-t-il.

Peter se tenait debout que parce que Max le maintenait fermement contre lui.

— Continuez, messieurs, je ne voulais pas vous interrompre, renchéri Gorgidas.

Max passa sa main gauche sous la cuisse de Peter et lui fit lever la jambe droite afin qu'il la pose sur le bureau puis, d'une main, il ouvrit son jean et en sortit un sexe épais et long, totalement imberbe. Il fit se pencher Peter légèrement vers l'avant afin que l'avocat appuie ses mains sur le bureau et relève ses fesses et plaça son gland luisant entre les globes musclés des fesses de son partenaire. Il resta ainsi sans bouger, maintenant son amant dans un état d'excitation et de terreur qui le poussait progressivement vers la folie. Puis il posa sa main gauche sur la hanche gauche de l'homme et sa main droite sur son épaule droite et poussa d'un coup sec. L'anus vierge et serré se rebella et commença par refuser l'intrusion, mais Max maintint une pression ferme et constante sur l'orifice en appuyant simultanément sur l'épaule et la hanche de Peter. L'avocat sentit une violente douleur entre ses fesses mais son corps refusa de lui obéir alors qu'il lui ordonnait de lutter et bien au contraire, son anus commença à se dilater alors qu'il lui ordonnait de se resserrer. Il sentit le membre massif et chaud s'introduire en lui, forçant son fondement vierge. Les mains sur son corps l'obligeaient à se baisser pour accepter le mandrin. La pénétration se faisait en suivant un rythme régulier, le phallus le pénétrant toujours plus loin sans s'occuper des résistances naturelles du fondement vierge. La sueur et les larmes coulaient sur le visage de l'avocat, mais les plaintes qui sortaient de sa bouche ressemblaient plus à des cris de jouissance.

Après ce qui sembla être une éternité, Peter sentit le bas-ventre de Max percuter ses fesses, signe qu'il était entièrement entré. Le jeune homme se retira alors complètement, réduisant par la même la douleur qui le pourfendait, mais avant qu'il ne se sente totalement libéré, le membre revint à la charge d'un coup sec, faisant s'affaler l'avocat sur le bureau. Max le saisit par les hanches et commença un va-et-vient puissant, le pénétrant à grand coup de reins. Les pieds du bureau grisaient sous le poids de Peter et les assauts de Max. Le jeune homme, déchainé pilonnait son ainé qui, docile, se laissait faire. Peter se parvenait plus à penser, partager entre douleur intense et vagues de plaisir. Il sentait son sexe palpiter sous lui et des cris rauques s'échapper de sa gorge. Un liquide chaud ne tarda pas à se répandre dans ses intestins, mais la jouissance n'arrêta pas Max qui continua sa besogne encore et encore.

La sodomie se poursuivit une heure durant et le liquide séminal de Max coulait maintenant entre les cuisses de Peter et la scène se serait probablement poursuivit encore longtemps si, d'un geste, Gorgidas n'avait pas ordonné aux gardes de se saisir de Max. A nouveau le jeune homme se débattit alors que les hommes en uniforme le trainait hors de la pièce, mais cette fois, il ne souhaitait pas se battre, juste retrouver son amant. Peter, lui, gisait à demi-conscient, un pied au sol, l'autre jambe relevée sur le bureau. De son anus s'écoulait le sperme de Max. Sa tête reposait dans les papiers de Gorgidas. Incapable de bouger ou d'analyser ce qui venait de lui arriver, il restait là sans rien faire ni dire.

— Rosen avait décidément raison, vous avez été magnifique, commença Gorgidas. (Il sirotait toujours le sperme de l'avocat.) Vous devez vous demandez ce qui vous arrive, n'est-ce pas… Que ressent-on lorsque le corps se prend à aimer ce que l'esprit répugne. Je suppose que vu votre prestation, mon cher Peter, je vous dois la vérité. (Il sortit de son bureau un petit flacon contenant une poudre grise.) Savez-vous de quoi il s'agit ? Non, bien sûr, comment le pourriez-vous… On appelle cela la « Liqueur des Anges ». C’est une substance extrêmement rare et chère. Et voyez-vous, cette « Liqueur » possède des vertus très intéressantes. À la base, c'est un neutralisant très puissant de presque tous les poisons connus ; mais mélangé à de l'alcool - comme par exemple à un verre de whisky - il rend l'humain qui le consomme aussi docile qu'un agneau et lui fait émettre des phéromones qui excitent les mâles de son espèce. C'est ce que nous appelons Or Gris. Max a semblé vous trouver particulièrement à son goût. (Il gloussa.) Pourtant il n'hésite pas à tabasser un homme qui lui fait des avances.

Il fallut plusieurs minutes à Peter pour assimiler les informations et quand il eut repris assez de force, il se redressa péniblement, gardant les yeux baissés, humilié. Gorgidas le regarda faire sans rien dire alors qu'il rassemblait ses vêtements et les enfilait péniblement ; et alors qu'il se dirigeait vers la porte Gorgidas l'interpela.

— Au fait, pensez à dire à votre patron que l'affaire est conclue…

* * *

Peter n'était jamais retourné au bureau et, après avoir mis sa famille à l'abri, il avait décidé de lutter contre ses anciens employeurs. Un combat qui l'avait amené à rencontrer Jim et à intégrer le Conseil des Ombres.


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