Jules César et Nicomède IV de Bithynie


Jules César et Nicomède IV de Bithynie
Texte paru le 2011-11-23 par Suceurfou   Drapeau-fr.svg
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur



Cet auteur vous présente 31 texte(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 4819 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© 2011 — Tous droits réservés par Suceurfou.


"Tout ce que posséda jamais la Bithynie

Et l'amant de César..."

Licinius Calvus


Tout le monde connaît l'histoire d'amour entre Jules César (100 - 44 avant J.C.) et Cléopâtre VII d’Égypte. Les livres, films, comédies musicales... l'ont célébré. Ce qui se passa entre César et Nicomède IV Philopator, roi de Bithynie (nord-ouest de la Turquie actuelle) est moins connu. Les professeurs d'histoire l'évoquent trop rarement à leurs élèves de sixième quand ils étudient l'Antiquité, sans doute à cause des programmes trop chargés...

Mais que fait le jeune Caius Iulius Caesar IV en -80 si loin de Rome, à la cour du roi de Bithynie ? Bien qu'âgé de 20 ans seulement, il est marié depuis quatre ans déjà et père d'une petite fille de deux ans, Julia. Son mariage est la cause de son exil. Sa femme, Cornelia Cinna, est la fille de Cinna, un des acteurs principaux de la guerre civile qui fait alors rage à Rome. Ce mariage était censé lui procurer de puissants appuis. Las ! Cinna a été tué, Sylla a pris le pouvoir et fait exécuter méthodiquement les partisans de Cinna et Marius. Le jeune homme ne semble pas dangereux, alors Sylla lui demande seulement de divorcer de son épouse pour prouver sa fidélité au nouveau maître. Cela ne devrait pas être trop difficile, il ne s'agit pas d'un mariage d'amour et tout le monde connaît les infidélités du jeune homme. On ne compte plus ses maîtresses ! Mais César refuse. Par orgueil et aussi par affection pour sa femme. Mais il se cache, c'est plus prudent. Son père est mort en attachant ses chaussures, il souhaite une mort plus glorieuse, mais n'est pas pressé... Sylla confisque la dot de sa femme, une partie de son héritage et met son veto à sa désignation comme premier prêtre de Jupiter. Une chance : il pourra être militaire, seule opportunité d'avoir un jour du pouvoir en politique. Ses amis le défendent. César finit par s'engager dans l'armée pour s'éloigner. Le roi du Pont (nord de la Turquie), Mithridate VI Eupator, ennemi juré de la République romaine, est soutenu par l'île de... Lesbos dont les Romains veulent assiéger sa capitale, Mytilène. Rome demande au roi de Bithynie, Nicomède IV, d'envoyer des navires et des hommes. Nicomède doit beaucoup à la ville éternelle. Chassé quelques années auparavant de son royaume par Mithridate, Rome l'a rétabli sur son trône. Pourtant, l'ingrat se fait tirer l'oreille. Il pense que les Romains n'ont pas besoin de lui et il attend leur victoire pour intervenir. Le jeune Jules César est envoyé à Nicomédie (actuelle Izmit), capitale du royaume, pour lui rappeler ses obligations.

Notre histoire peut commencer...

Oublie tout de suite la vision que tu te fais de Jules César. À 20 ans, César n'est pas encore le "chauve séducteur". Il est beau, avec ses yeux noirs, sa bouche charnelle et son teint pâle. Il se comporte en dandy du Ier siècle avant Jésus-Christ. On lui reproche de porter sa toge de façon trop négligée, de parfumer ses beaux cheveux bruns d'huiles coûteuses, de s'épiler le corps... Ce qui est louche pour un homme. Il a du succès auprès des femmes et en profite. Mais il est trop élégant, trop décadent pour être honnête. Les graves patriciens condamnent sa conduite inconsidérée.

Nicomédie lui plaît aussitôt. Le luxe de la cour l'émerveille. Contrairement à la plupart des Romains, il ne juge pas avec sévérité les mœurs des souverains barbares. Il considère qu'ils ont tout compris. Il aime le luxe et les plaisirs. La vie à la dure, la frugalité, les vertus romaines lui paraissent dépassées. Sparte était réputée pour la rudesse de ses mœurs, cela ne l'a pas empêchée de se soumettre à Rome. Sa mission passe au second plan. Il n'est pas pressé de retourner assiéger Mytilène. Il se sent libre, il est jeune et encore innocent ; mais il ignore que des Romains l'espionnent et envoient des rapports le concernant à Rome et à Mytilène. Il ose ce qu'il ne ferait jamais chez lui et laisse libre cours à sa nature sensuelle et hédoniste. Il s'habille comme les Bithyniens, avec des couleurs inédites et des étoffes précieuses.

Il fait chaud ce soir. César sert d'échanson au roi, ce qui scandalise les Romains présents. Un patricien servant à boire du vin à un roi barbare ! Un rôle dévolu habituellement aux esclaves ! Nicomède regarde avec envie ce beau Romain qui pourrait être son fils. Le souverain aime les femmes et les hommes. Il aime tout simplement tout ce qui est beau. Sa position lui permet d'assouvir ses envies. Il achète des esclaves d'Orient et d'Occident. Il aime dépuceler des hommes virils, des guerriers vendus comme esclaves après une dernière défaite. Il aime enculer un Gaulois un soir, défoncer un Germain le lendemain... Il a baisé au moins un homme de chaque peuple. Il compare les beautés respectives des Égyptiens, des Grecs, des Perses... Les culs plus ou moins rebondis, les bites aux formes et aux tailles différentes. Ah, la peau des hommes ! Sa couleur, son toucher, son odeur ! Il a déjà baisé des Romains, mais jamais un noble. Jules l'obsède rapidement, mais il est inaccessible. Nicomède est habitué à prendre ce qu'il veut quand il en a envie. Il sait qu'il a peu de chance de séduire le jeune homme. Si c'est un homme plutôt pas mal, il n'a rien d'un Apollon... En outre, faire la cour à un jeune homme lui semble indigne d'un roi. Mais il veut éviter un scandale dans le cas où César réagirait mal à des avances trop directes et il ne peut se permettre de fâcher la République romaine. Le beau militaire n'a pas l'air farouche, mais sait-on jamais... D'ailleurs, il prétend avec aplomb descendre de Énée, le héros troyen, petit-fils de Vénus, déesse de l'Amour. Tout un programme.

— Bois encore, ô mon invité !

— Tu veux m'enivrer, ô mon roi ? J'ai déjà beaucoup bu. Je suis le représentant de Rome, on nous regarde...

— Le vin de Bithynie réchauffe et n'enivre pas. Ne t'inquiète pas, j'ai moi aussi le soin de ma gloire : je suis roi, fils de roi, petit-fils de roi... Fais-moi confiance, mon ami. Tu es un homme, un soldat, un Romain. As-tu peur du raisin fermenté ? Si oui, Mytilène n'est pas prête à tomber...

— Rien ne fait peur à un Romain ! Donne-moi du vin !

— Bois dans ma coupe comme je bois dans la tienne, en signe d'amitié entre nos deux peuples.

Le vin de Bithynie doit tout de même enivrer car César finit par s'assoupir. Nicomède le fait porter dans ses appartements royaux. Enfin ! Le jeune homme est couché sur le dos dans son "lit d'or dans des vêtements de pourpre" (Cicéron). Il a du mal à y croire et éprouve une certaine peur. Cela ne l'empêche pas de bander. Il caresse ce corps musclé et viril. Il embrasse le Romain sur la bouche, goulûment, en savourant ce moment tellement attendu et désiré. César se réveille mais ne réagit pas, il se laisse faire. Bon signe. Quand le roi le déshabille, il l'aide en se soulevant un peu. Mais il ferme les yeux. Gêne ? Hypocrisie ? C'est la première fois que Nicomède dévêt un homme. Normalement, ses esclaves sexuels l'attendent nus, baignés et parfumés. César bande à moitié. Tiens, tiens. Autre nouveauté, le souverain se penche vers ce sexe vigoureux et l'embrasse timidement. La queue réagit par un soubresaut que Nicomède prend pour une invitation. Il suce pour la première fois de sa vie. Cela ne lui semble plus indigne d'un roi. César grogne et gémit. Le Bithynien est fier de lui-même, il est content de satisfaire son prestigieux invité. Il se rappelle comme il aime être pompé et s'applique à lécher les couilles, la hampe et à sucer en changeant de rythme. Le souffle du beau Romain se fait plus rauque, César bouge son bassin et finit par jouir dans la bouche royale. Nicomède est surpris, son manque d'habitude ne lui a pas permis de deviner les signes avant-coureurs. Il garde le sperme en bouche, sans savoir quoi en faire. C'est chaud et amer, ni agréable ni désagréable, mais bougrement excitant. Il se rapproche de Jules et lui roule une pelle magistrale. Les langues se mélangent, se confondent et ils dégustent de concert le foutre chaud. Le roi n'en peut plus, il veut baiser, il doit baiser. Il lève les jambes du Romain et les pause sur ses épaules musclées. César le fixe puis rougit. Il accepte de se faire dépuceler par cet étranger, ce barbare. Il a déjà sodomisé des esclaves et il les a fait jouir. Pourquoi ne pas essayer ? Il aime tellement les plaisirs, ce serait dommage de passer à côté de celui-ci. C'est un homme libre, sans préjugés. Personne n'en saura rien à Rome. Nicomède est un roi, le petit roi d'un petit pays, mais quand même... Le souverain crache sans élégance sur son mandrin et le présente devant la rondelle vierge et frémissante. Les deux hommes sont conscients que ce moment est unique. Il enfonce quelques centimètres. Sa bite en fait vingt. Malgré l'anesthésie procurée par le vin, le jeune puceau du cul souffre.

— Aïe, mon roi, tu me fais mal... Ça brûle, ça me déchire !

— Jeune Romain, sache supporter la douleur avec dignité ! Ton plaisir viendra bientôt, le mien est déjà là... Écarte tes fesses avec tes mains. Oui, comme ça. Tu vois ? Mon sceptre royal coulisse mieux dans ton cul. Tiens, tu sens ? Je sors, rentre, ressors... Tu peux être fier de toi, tu as le cul le plus excitant que j'ai jamais baisé... Ton corps est fait pour l'amour.

— Ouais, baise-moi ! C'est douloureux et jouissif à la fois... Je veux me sentir femelle une fois dans ma vie. Elle est si grosse... Elle est si bonne. Tu es le premier, le sais-tu ?

— Oui, je le sais et je le sens. Ton cul enserre bien ma bite. Je prends ton pucelage, merci...

— Tu ne diras rien à personne, tu me le promets ? Oh, c'est trop bon, défonce-moi, oui, plus vite, plus fort... Tu vas me remplir comme une putain des bas quartiers, dis ?

— Tu le veux ? Tu crois que tu mérites ma semence royale ?

— Oui, je t'en supplie ! Féconde-moi, marque-moi à vie de ton jus ! Je suis à toi.

— Tiens, salope ! Avale mon jus avec ton cul gourmand ! Tu vas me vider les couilles, je ne veux pas garder un seule goutte. Prends tout...

Nicomède embrasse le jeune Romain en se vidant dans ce cul de rêve. Il n'en finit pas de le remplir. Jules crie. Le roi s'enfonce au maximum dans son cul, le braquemart encore bandé malgré l'éjaculation et branle la queue de César qui jouit rapidement dans sa main. Nicomède se retire enfin et lui donne sa main foutreuse à lécher. Comme son amant apprécie, il lui donne ensuite son dard à nettoyer. César le fait avec la gourmandise d'un chiot affamé. Le passif enfonce un doigt dans son cul, étonné de ne rencontrer aucune résistance. Il est bien ouvert. Un dernier baiser et les deux hommes s'endorment, repus, enlacés.

Au matin, Jules César a mal à la tête et au cul. Pour le cul, c'est la première fois. Il se rappelle de tout et il a honte. La sodomie passive n'est acceptable que pour les esclaves. Un citoyen libre doit être actif. Et il appartient à une prestigieuse famille aux origines divines. Qu'est-ce qu'il lui a pris ? Lui, le fier Romain, un enculé ? Il en veut peu au roi d'avoir profité de son état, il se reproche surtout sa faiblesse. Il regarde le roi qui dort encore. Il bande dans son sommeil. César aussi, depuis qu'il se remémore les souvenirs de son dépucelage. Après tout, l'irréparable a eu lieu, on ne peut plus rien y faire : on a qu'un pucelage... Il sait que la première fois est la plus douloureuse, ce serait idiot de ne pas recommencer pour savourer davantage la possession. Le cul du roi ne le tente pas. Il enfourne dans sa belle bouche la queue du roi pour la lubrifier. Hum, c'est une sensation agréable d'avoir ce corps étranger sous la langue, c'est chaud et vivant. Nicomède gémit dans son sommeil. César veut croire qu'il rêve de lui. Il saisit la bite entre ses doigts et s'assied lentement dessus. C'est douloureux, mais il est motivé. Il l'enfonce à sa vitesse quand Nicomède se réveille, comprend la situation et prenant le jeune homme par les hanches, lui enfonce sans pitié la moitié restante. Ah, le salaud ! Vingt centimètres dans le cul, il les sent passer.

— Alors petite salope, déjà en manque ? Tu as froid au cul ? Tu veux ta dose ? Tu vas l'avoir. Je t'encule, j'encule la République romaine !

— Oui Nico, défonce-moi comme une pute à soldats ! Remplis-moi de ton jus de couilles !

— Monte et descends le long de ma bite... Ton trou a été fait pour ma bite, c'est une évidence. Tu ne m'oublieras jamais.

— Jamais ! Putain, que c'est bon une bite... Et mon cul, tu l'aimes, il est bon ?

— C'est le meilleur, ma jolie pute ! Je te l'ouvre à fond. Il ne sera plus jamais le même et je vais te le repeindre avec mon gros pinceau à jus, ma petite salope !

Si quelqu'un l'avait traité de "pute" ou de "salope" la veille, il l'aurait tué. Là, cela le faisait jouir. Le plaisir est bien plus grand que la veille, c'est incroyable. Oh, putain ! Le roi se vide dans les entrailles de César qui jouit du cul et de la bite en jutant sur Nicomède. Il jouit si fort que le souverain reçoit du foutre sur le visage. Nicomède en récupère avec sa langue et se lèche les babines. Les deux amants rient. Ils recommencent dans les jours suivants. À chaque fois le Romain est passif. Il s'ouvre de plus en plus et n'en a jamais assez. Ils passent des journées entières dans le lit royal, s'interrompant seulement pour manger et reprendre des forces. On entend leurs cris retentir dans le palais. Les Bithyniens sourient, les Romains blêmissent de honte. La rumeur se répand rapidement et on parlera de son "secret" encore deux mille ans après sa mort.

Mais les meilleures choses ont une fin. Le Bithynien envoie à Mytilène les forces demandées et Jules César recevra une couronne pour son courage. Il attendra la mort de Sylla en -78 avant de rentrer à Rome. On ne connaît pas à Jules César d'autres amants que Nicomède. Folie de jeune homme ? Ivresse ? Coup de foudre ? Dépaysement ? Sacrifice pour la Patrie ? Libre cours à sa nature cachée ? Ils ne se revirent jamais. Mais il montra longtemps une affection particulière pour la Bithynie.

Cette histoire poursuivit longtemps Jules César. Il avait bien "travaillé" car Nicomède, à sa mort en -74, légua son royaume à Rome... Nysa, fille de Nicomède, le chargea de défendre ses intérêts dans un procès. Elle avait confiance en l'ancien giton de son père. On se moqua de son zèle à défendre sa "belle-fille" et on ironisa quand il évoqua "les obligations qu'il avait à ce roi". Dans un autre procès en -75, l'accusé, un certain Dolabella, pour le discréditer, le traita de "rival de la reine" et de "planche intérieure de la litière royale". Jolie expression... Jules perdit le procès. Ses ennemis politiques l'ont longtemps qualifié de "reine de Bithynie". Cicéron et Suétone écriront sur cet épisode. Suétone traitera même Jules César de "prostitué". Oh ! On le surnomma aussi "l'amant de toutes les femmes, la maîtresse de tous les hommes". Et les soldats de César chantaient encore, à la fois admiratifs et moqueurs, lors d'un triomphe en -46 célébrant la conquête des Gaules, deux ans seulement avant son assassinat :

"César a soumis les Gaules, Nicomède a soumis César,

Voyez aujourd'hui triompher César qui a soumis les Gaules,

Mais non point Nicomède qui a soumis César."


Faites plaisir à l'auteur, vous pouvez toujours laisser un petit commentaire!!! Cliquez ici et ajoutez un sujet!