Jérôme à la recherche de sa sexualité (1)


Jérôme à la recherche de sa sexualité (1)
Texte paru le 2005-02-12 par inconnu   
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Jouant au rugby pour le plaisir, je profitais, étant en vacances la semaine entre Noël et le nouvel an, pour m'attarder au pub après l'entraînement du mardi, ce que je ne fais pas d'habitude en semaine. Nous étions une poignée à peine, beaucoup travaillant le lendemain, et parmi nous un gars arrivé au club en début de saison et que je connaissais bien peu. Comme nous ne sommes pas des sauvages, nous avons entamé la discussion.

Bien vite nous ne sommes restés que tous les deux à palabrer et boire des bières. Nous parlions de tout et de rien: passion, boulot, rugby et quand j'en suis venu à lui dire que je vivais avec fille, il m'avoua simplement que lui était homo et qu'il vivait avec son ami. Pouvait-il alors sentir le trouble qui s'installa en moi? Je ne me sentais pas du tout à l'aise, je tentais de cacher péniblement mon désarroi, de continuer comme si cette information ne faisait rien. Et pourtant! Sans comprendre pourquoi, je me sentais mal en présence de cet homme qui faisait remonter à la surface de mon esprit tout ces maux que je tentais de combattre avec l'aide de Freddy sur Internet. Mon collègue de sport se doutait il de quelque chose? Je finis difficilement ma bière et pris congé de lui pour rentrer chez moi.

J'étais un peu déboussolé, beaucoup même. Ma copine dormait et j'eu du mal à trouver le sommeil...


Ce réveillon du nouveau millénaire se devait d'être différent, d'avoir des saveurs extraordinaires, aussi nous avions choisi ma copine et moi, accompagnés de quelques collègues, une soirée qui promettait d'être à la hauteur de l'événement. Le thème de la soirée était le mélange des genres, des cultures et des races. C'est ainsi que nous nous rendions à une fête costumée avec menu des îles et musique afro-cubaine. Il n'y avait pas de thème particulier pour les déguisements, aussi nous nous retrouvions entourés de sorciers vaudou, de gendarme, de soldat ou encore de reines et rois. Nos amis s'étaient déguisés en animaux, ma copine en Charlie Chaplin...

Moi j'avais choisis d'être une infirmière. Perruque, et maquillage, faux seins en plastique dissimulés sous une fine blouse blanche et portés sans soutien-gorge. Alors bien sûr pour aller au bout des choses, dans le soucis du moindre détail, pour faire plus femme, plus garce et surtout pour faire le mariole devant les amis, je portais un string en dentelle, son porte-jarretelles assorti et des bas très sexe et très noir pour cacher le pilosité de mes jambes, le tout orné d'une paire d'escarpins à talon. Pas des talons aiguilles, je n'aurais pas fini la soirée. J'étais paraît-il, selon ma copine et mes amis, attifé comme une véritable petite salope à la recherche du mâle; j'avais plus de la prostituée que de l'infirmière. Cela m'amusais beaucoup de me trémousser devant eux en remuant du popotin et en singeant les gestes caricatural des filles de joie.

Mais en arrivant à la soirée, je me suis senti un peu plus mal à l'aise. Heureusement avec les apéritifs alcoolisés, je me détendais un peu. Je n'avais pas remarqué le gladiateur romain et le philosophe de la Grèce antique. Je connaissais celui qui se cachait sous le combattant des cirques. Depuis peu, je le savais gay et j'imaginais que le philosophe qui l'accompagnait était son ami. La présence de cette connaissance homosexuelle me perturbait un peu et je décidais de faire comme si de rien n'était.

La soirée continuait son cours et quand l'heure cruciale est arrivée. Il a fallu faire la bise et souhaiter la nouvelle année à tous. Quand mon ami gay s'est approché pour me présenter ses voeux, tout s'est passé normalement, sans ambiguïté. Mais quand il m'a présenté son compagnon, ça a été bien différent. Il me salua d'un sourire espiègle, m'enlaça vigoureusement pour me souhaiter tous ces voeux et, approchant sa bouche de mon oreille, il lâcha un salace: "... Je me taperais bien une infirmière ce soir..." Je ne savais plus quoi faire, plus quoi dire; il ne plaisantait pas. Je me sentais si gêné que je me précipitai aux toilettes, je me sentais rougir.

Devant le lavabo, je basculai la tête en avant afin de me passer de l'eau sur le visage. Ensuite je n'ai rien compris... Quelques secondes après, j'ai pu sentir deux mains me peloter les fesses fermement au travers de ma blouse. Je ne bronchais pas, j'étais tétanisé. Puis je me suis redressé et dans le miroir, j'ai vu le visage radieux du philosophe grec. Je me suis cramponné au lavabo et, incapable de réagir, j'ai subi la loi de mon assaillant.

Il a commencé à remonter ma blouse sur les reins puis, d'un doigt recouvert de salive, il s'est mis à me titiller l'anus pendant quelques instants. C'était douloureux mais je ne pouvais crier, pas plus que je ne trouvais le courage de m'échapper. Ensuite, écartant sa toge, il est venu placer sa queue bien bandée contre ma raie des fesses et commença à se masturber par de lents mouvements entre mes deux lobes. Je sentais quelque chose monter en moi mais sur le moment, je n'aurais su dire ce que je ressentais. Enfin, écartant la ficelle de mon string, il présenta son gland à l'entrée de mon orifice et commença à me pénétrer. Je ressentais une douleur intense, comme un déchirement, mon anus me brûlait. Sans plus de précaution il s'enfonça en moi entièrement et se mit à me pistonner.

C'est à ce moment, je crois, que j'ai compris que je ressentais de l'excitation. Étais-je excité par l'idée de me faire baiser par un homme ou bien par la peur que quelqu'un entre dans les toilettes et me surprenne dans une telle position, je n'en sais rien. Toujours est-il que mon amant du moment était lui aussi très excité et il ne tarda pas à se retirer de mon cul pour jouir par de longs jets sur mes fesses. Le contact de son sperme sur ma peau m'électrisa et je ressentis quelques chose comme du plaisir. Le philosophe rangea son membre derrière sa toge et disparut sans un mot, moi je m'enfermais dans un WC, heureux de n'avoir pas été surpris et surtout, pressé de m'essuyer les fesses et de faire disparaître les traces de cette aventure sexuelle.

Le reste de la soirée se passa à merveille. J'évitais soigneusement les deux homosexuels et eux faisaient de même. Au petit matin nous rentrions, ma copine et moi, nous coucher mais déjà des tonnes de questions me trituraient le cerveau... Étais-je gay ou hétéro? Ou les deux à la fois? Avais-je pris du plaisir, parce que j'en avais pris, à me faire baiser comme un mal propre par une queue inconnue? Parce que c'était dans des conditions spéciales? Ou parce que tout simplement je trouvais ça bon de me faire sodomiser? Et puis, qu'allait-il se passer ensuite? Devais-je revoir mes amis homos? Aurais-je droit à de nouvelles expériences? Est-ce que seulement j'en avais la volonté, l'envie profonde?

À suivre...