L'hôtel des plaisirs

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Numéro 6

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 6
Date de parution originale: Novembre 1985

Date de publication/archivage: 2017-12-13

Auteur: Marc
Titre: L'hôtel des plaisirs
Rubrique: Touche à mon pote

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Ce texte a été lu 4405 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Je voudrais vous faire profiter d’une aventure heureuse et agréable qui m’est arrivée à Alger. je venais d’avoir vingt-neuf ans et je m’étais rendu en Algérie pour les besoins de mon travail. C’était en juin 66. J’étais descendu à l’Hôtel Astoria. Il était vingt-heures environ et je m’apprêtais à dîner. J’étais seul à une table dans un coin bien tranquille d’où je pouvais observer une grande partie de la salle à manger.

Je venais de m’installer et je vis venir un serveur qui me présenta la carte du menu et celle des vins. J’observais ce garçon à la dérobée car, à première vue, il semblait de nationalité algérienne. Lorsqu’il s’approcha pour prendre ma commande, je pus l’examiner plus en détail et je compris ce qui faisait son charme. Il était métis de père allemand et de mère algérienne. Il me le confirma un peu plus tard dans la soirée. De taille moyenne, plutôt grand, son regard bleu-vert illuminait son visage quelque peu dur mais dont les joues imberbes redonnaient cet aspect juvénile que des lèvres gourmandes accentuaient.

Pendant tout le repas, nous avons échangé des banalités qui se firent plus précises lorqu’il vint m’apporter les desserts. Je lui demandais s’il était libre après son service. Sa réponse affirmative, je lui demandais de m’apporter un whisky dans ma chambre.

— ... Vers 22 heures, avec des glaçons ?

— Oui, bien-sûr.

Je quittais sa salle à manger et j’allais effectuer quelques pas sur l’esplanade pour constater qu’elle avait bien perdu de son activité que je lui avais connue du temps où la France menait le jeu. Ma cigarette terminée, je rejoignais l’hôtel et montais dans ma chambre. Je pris une douche qui ne réussit pas à me rafraîchir. Je remis mon slip et m’allongeais sur le lit.

Mohand, c’était son prénom, frappa doucement à la porte qu’il poussa et alla déposer un plateau avec le whisky que je lui avais demandé. Revenant vers la porte, il me demanda :

— ... J’ai amené un copain, ça ne vous gêne pas ?

— ... Non, non... fais-le entrer.

Je ne savais pas si je devais m’en réjouir ou le déplorer. Le copain entre. Je m’étais levé pour l’accueillir. Il vint à moi franchement et se présenta :

— Kemel !

— Marc.

Nous nous sommes serré la main. Pendant ce temps, Mohand refermait la porte et tira le verrou. Kemel était légèrement plus grand que son camarade. Il devait avoir le même âge. Très brun, ses cheveux couronnaient un visage doux mais viril. Sa bouche bien dessinée s’ouvrait sur une dentition extrêmement blanche.

Le membre de Kernel pousse sur la rondeur de mon cul !

Tous deux avaient enlevé leur chemise, découvrant une belle poitrine dénuée de poil. Ils s’approchèrent de moi et commencèrent à me caresser la poitrine puis le dos et les mains de Mohand s’attardèrent sur les rondeurs de mes fesses. Il s’agenouilla devant moi pour prendre mon sexe dans sa bouche. Il me masturbait lentement, faisant gonfler puis durcir ma verge. Pendant ce temps, Kemel avait enlevé l’édredon du lit et l’avait placé sur la table qu’il avait calée contre le mur. Il plaça l’oreiller tout près du mur et revint vers nous.

Il me guida vers la table et me fit allonger sur le dos, la tête sur l’oreiller et les fesses au bord de la table. Il se plaça entre mes jambes et mit mes mollets sur chacune de ses épaules. Ayant enduit son doigt de vaseline, il commença à me masser l’orifice du cul. C’était très agréable d’autant qu’il caressait son pénis à mes couilles. Durant ces instants préliminaires, Mohand était monté sur la table et m’avait enjambé la poitrine pour me présenter son membre énorme et charnu qu’il me glissa dans sa bouche en me collant confortablement la tête sur l’oreiller. Pivotant sur ses genoux, il se masturbait, enfonçant sa grosse et longue queue jusqu’au fond de ma gorge. Il m’arrivait parfois de m’étouffer, il ralentissait pour me permettre de reprendre mon souffle.

Bientôt, je sentis le membre de Kemel qui n’était pas moins gros et moins long que celui de son camarade, pousser sur la rondelle de mon cul qu’il n’eut aucune peine à forcer, aidé en cela par la vaseline. Il poussa son membre entièrement en tirant sur la peau de mes fesses et me tira à lui en mettant ses mains sur le devant de mes cuisses afin de parfaire la pénétration. Je ne ressentis aucune douleur, car Mohand me caressait la verge d’une main.

Tous deux s’activaient sans précipitation, faisant durer leur plaisir et le mien. J’eus rarement l'occasion de jouir du plaisir aussi pleinement avec de partenaires aussi doués pour ce genre de chose. C’était une jouissance sans cesse prolongée et renouvelée. J’avais l’impression que j’allais mourir de jouissance.

Ce fut Kemel qui s’éclata le premier. Depuis quelques secondes, je le sentais haleter de plus en plus vite. D’un seul coup, il laissa échapper un râle en poussant son membre au fond de mes entrailles. La chaleur de son sperme, qu’il répandait dans mon ventre, porta mon excitation au paroxysme. La main de Kemel avait remplacé celle de Mohand. Bientôt, c’est ensemble que nous avons joui. Mohand me tira la tête sur sa verge qui se mit à déverser un flot de semence que j’avalais sans difficulté. Kemel avait pris mon membre dans sa bouche et il reçut les giclées puissantes que je ne pouvais plus retenir.

Nous avons fait l’amour une bonne partie de la nuit. Deux heures du matin venaient de sonner quand mes deux amis décidèrent d’aller dormir. Avant de nous séparer, je leur ai fait cadeau de cent francs à chacun. Ils m’ont remercié en m’offrant de revenir le soir même. Malheureusement, je prenais un avion pour Ouargla à onze heures du matin.

Marc, 48 ans.