La fessée, c'est bon!

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Numéro 58

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 58
Date de parution originale: Avril 1993

Date de publication/archivage: 2015-02-12

Auteur: Gilles
Titre: La fessée, c'est bon!
Rubrique: Je baise, mais SSR!

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Ce texte a été lu 6040 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)



Je sais que ça fait un peu con de dire cela, mais c’est vrai qu’à dix-neuf ans, j’étais encore puceau.. J’étais un peu coincé et je ne savais pas comment m’y prendre. Je lisais Lettres Gay (déjà!) et je me demandais comment ils faisaient, tous ces mecs, pour raconter des trucs comme “J’en ai baisé cinq dans la soirée” ou “Je me suis fait mettre par mon meilleur copain” (moi, j’aimerais bien!). Alors, faute de mieux, je me paluchais en m’imaginant des mecs. J’avais un peu honte et j’étais trop timide. Un jour, j’ai quand même eu le courage de répondre à une petite annonce passée dans Lettres Gay. “Un mec qui cherchait un jeune pédé, pour l’initier.” Tout à fait ce qu’il me fallait! Le mec en question a répondu à mon courrier et m’a fixé un rancard, assez loin de chez moi (dans la banlieue de Toulon). Je ne vous raconte pas l’état dans lequel je me trouvais! J’étais tellement excité que je n’avais pas peur. Mais quand même! La première fois, ça compte dans la vie d’un mec, non?

Je ne sais pas pourquoi j’avais imaginé un mec assez bourgeois, genre cadre dynamique, avec des tempes légèrement grisonnantes. Bref, mon “initiateur” n’avait vraiment pas la tête que je lui donnais. Trente-cinq ans, avec une petite moustache, cheveux coupés courts, vêtu d’un jean et chaussé de Nike Air, tout ce qu’on fait de plus simple et moderne. Il avait un sourire sympa, quoique un peu froid. J’ai à peine eu le temps de dire bonjour que je me retrouvais déjà coincé contre la porte, pour une partie de tripotage de couilles plus que bandante, mais qui a vite cessé. Le type m’a repoussé. Il m’a regardé des pieds à la tête, comme s’il détaillait de la marchandise, et il m’a demandé:

— Montre-moi ce que tu sais faire!

Maintenant que j’y étais, j’allais pas me dégonfler! J’ai ouvert les boutons de ma braguette, assez maladroitement. Je n’avais pas atteint le dernier que je me prenais une baffe sur la gueule.

— Vas plus vite!

Pour éviter la deuxième baffe, j’ai attrapé la queue entre mes doigts, mais mon “initiateur” ne bandait pas. Et la bite m’a échappé. Alors j’ai approché mes lèvres pour le sucer, en me disant que j’allais le faire bander. J’ai pas pu le sucer longtemps.

— Si tu veux continuer à me sucer, je mets une capote!

J’ai fait non de la tête. J’avais pas envie de lui tailler une pipe comme cela. J’ai baissé la tête pour esquiver la deuxième baffe. Le type m’a dit:

— Désape-toi!

Je me suis foutu à poil, mais dans un réflexe de pudeur un peu à la con, j’ai gardé mon slip. Le type s’est mis à râler:

— Mais t’es vraiment le puceau le plus nul que j’ai jamais vu. T’es un vrai puceau, au moins? J’ai fait signe que oui. T’as vraiment envie de mettre ta queue dans un trou du cul, ou c’est une bite dans le cul qui te ferait du bien?

J’ai bredouillé que mes préférences allaient plutôt vers la première proposition. Je me suis retrouvé plaqué au sol (c’était froid). Je sentais le mec qui respirait fort au-dessus de ma nuque. II m’a dit:

— Écoute-moi, si tu arrives à m’exciter sans me toucher la queue, c’est toi qui m’encule. Mais si ton numéro de charme est raté, c’est moi qui te défonce le fion, et je te préviens que je n’irai pas doucement.

J’ai roulé sur le côté. J’avais l’impression d’être tombé sur un branque, mais en même temps, je me disais que j’allais enfin pouvoir baiser et ça m’excitait pas mal.

J’ai commencé à caresser le corps du type. À travers la chemise d’abord, et puis j’ai enlevé la chemise et j’ai passé mes mains sur le torse, les seins, le ventre. J’évitai la queue mais je passai mes mains entre les cuisses. Petit à petit, j’ai pris un peu d’assurance, mais surtout j’ai éprouvé du plaisir à sentir ma main glisser sur la peau du mec. Il s’est mis à réagir, doucement d’abord, puis sa respiration est devenue un peu plus rapide. Mes mains se sont enhardies et ont trouvé des chemins nouveaux, sous les couilles, en remontant vers le cul. Je n’osais pas pousser mon doigt contre la rosette, mais j’en avais envie. J’ai tourné un peu autour. J’ai entendu le type qui me disait doucement:

— Si t’as pas les doigts en sang, c’est OK!

J'ai poussé mon doigt dans l’anus. C’était souple, chaud, et en même temps étroit. J’ai ressorti mon doigt et puis j’en ai mis un autre.

— Arrête! Continue d’autres caresses, tu n’as pas que tes mains (la voix avait perdu toute son agressivité)! Avec ta langue, tu peux lécher partout où la peau est lisse. Les lèvres aussi!

J’ai commencé à lécher la peau de ce type. J’ai trouvé un goût un peu salé mais j’ai continué. Avec la langue, on sent mieux la peau, là où elle est plus fine, là où c’est plus sensible. La nuque, les oreilles, les lèvres.

— Et qu’est-ce que tu fais de ton corps?

C’est vrai que je m’étais écarté. Je me suis rapproché du mec et tout en léchant, je me suis frotté contre lui. J’ai perdu un peu la notion du temps, mais j’ai eu l’impression que ça a duré longtemps. Je me laissais aller parce que c’était très bon. Et puis, d’un seul coup, alors que j’avais fait rouler le mec un peu au-dessus de moi, je me suis pris une claque sur les fesses, tellement forte que ça m’a coupé le souffle. Je n’ai pas eu le temps de gueuler qu’une deuxième claque me tombait dessus. J’ai essayé de me dégager mais ce salaud m’avait coincé. Je me suis fait fesser comme ça, comme un gamin! J’avais un peu la honte, mais j’avais encore plus honte parce que ça me faisait des sensations et que j’avais la bite prête à exploser. Je ne savais plus s’il fallait que j’hurle pour qu’il arrête à cause de la douleur, ou pour qu’il continue parce que j’allais jouir. Puis je me suis senti retourné comme une crêpe, et le type avait déjà dans les mains une capote. Il m’a empoigné la queue vigoureusement, et il m’a fait glisser le préservatif jusqu’en bas. Je me suis mordu les lèvres. Il s’est mis à quatre pattes, en s’écartant bien les fesses. Rien que la vue de ce trou du cul bien sombre, j’ai cru que j’aurais le temps d’y foutre ma queue. J’ai appuyé le gland et j’ai poussé. J’ai senti une résistance, et puis après c’était plus large. J’ai gueulé un grand coup, et je dois dire que je n’ai pas eu le temps de rien faire d’autre que de crier, parce que je jouissais en même temps, et une jouissance qui n’avait rien à voir avec mes tristes branlettes, ça c’est sûr! Je suis resté un bon moment allongé sur le ventre pour savourer.

Le mec s’est levé et m’a dit:

— Vas te laver la queue!

Quand je suis revenu de la salle de bains, il m’a poussé sur le lit et il s’est allongé sur moi. Il était assez lourd. Il m’a mordu la nuque puis un peu partout en descendant jusqu’aux fesses. Il m’a murmuré:

— C’était pas mal, ta performance, mais je vais te montrer le meilleur!

Tout en me tenant ferme, il m’a rentré un doigt dans le cul. Je n’avais pas tellement envie de me faire mettre, mais c’est bon, un doigt dans le cul! Je me suis fait branler le cul et après la bite. Et c’était tellement bon que j’avais vraiment envie de me prendre une bite. Le type avait pris un préservatif, puis il a mis de la crème dessus. J’ai dit:

— C’est de la vaseline?

Il m’a dit:

— Non, jamais de la vaseline sur les préservatifs, ça bouffe le plastique, mais qu’est-ce qu’on t’apprend à l’école? C’est du KY!

Il s’est marré et moi aussi. Et il a profité que je me marrais pour m’enculer. Il m’a enfilé d’un coup. Ça m’a fait mal mais ça a glissé jusqu’au fond tout seul. Il a pas bougé pendant quelques secondes et j’ai eu l’impression que sa bite grossissait dans mon cul. J’ai rebandé à mort. Après il a fait des va-et-vient, assez doucement d’abord, puis de plus en plus vite et de plus en plus fort. Pour finir, ce furent de vrais coups de boutoir que je me tapais dans le cul. Je me suis empoigné la bite et j’ai joui une seconde fois, peu avant lui. Il a juste poussé un gémissement un peu plus fort.

Voilà ma première baise. Maintenant, je suis un peu plus doué et je me suis beaucoup amélioré. Mais j’ai gardé le goût des fessées, des morsures dans la nuque, des tripatouillages de trou du cul, et de toujours pratiquer la baise sans risques; je n’ai qu’une vie!

Gilles, 21 ans