La renaissance de Christian (07) : Confidence pour confidence


La renaissance de Christian (07) : Confidence pour confidence
Texte paru le 2012-06-04 par Kitty   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.



Cet auteur vous présente 78 texte(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 4243 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© 2012 — Tous droits réservés par Kitty.


Matteo se met en appui sur le coude et me considère, étonné.

— Te parler de moi ? Tu m’as connu môme, tu m’as connu ado, je viens de vivre trois mois chez toi, et tu m’as même vu sur scène… Je ne vois pas bien ce que je pourrais t’apprendre de plus sur moi.

Il me considère avec une tendresse malicieuse et enchaîne d’une voix plus douce et plus basse, comme pour me dire un secret.

— Tu sais même comment t’y prendre pour m’envoyer au septième ciel… Jamais un mec ne s’est montré si tendre avec moi. Je me sens choyé comme une jeune pucelle dans tes bras. Tu prends ton temps, tu penses à moi…

— C’est normal, non ?

— Pour toi peut-être, mais crois-moi, ce n’est pas courant. Je n’avais jamais connu ça avec un gars.

Il se redresse, attrape quelque chose sur la table de nuit. Non, il ne va pas oser ? Mais si, je le vois ouvrir un paquet de cigarettes, en sortir une…

— Je peux ?

— Bien sûr, dis-je avec envie.

Il me tend le paquet en allumant sa cigarette.

— Je… Non, il ne faut pas… Claudia me tuerait si je m'y remettais.

— Moi j’ai craqué, comme tu peux voir, fait-il en éjectant avec délice sa première bouffée de fumée bleue dans la pièce.

Le spectacle est insoutenable pour l’ancien gros fumeur que je suis. C’est plus fort que moi, je me mets sur mon séant à mon tour et je lui pique sa cigarette pour y goûter. Juste une petite bouffée de rien du tout. Ça le fait sourire, mon beau tentateur.

— Raconte-moi tes amours, Matteo.

Histoire de se donner le temps de la réflexion, il récupère son bien, tire dessus et expire un nouveau panache de fumée par le nez, le visage soudain plus grave, presque recueilli. J’aimerais tout savoir de lui, chaque minute de sa vie.

— Mes amours peuvent se résumer en quelques mots : j’aime les femmes et je désire les hommes. C’est comme une malédiction dans ma vie. Tu es le premier mâle dont je tombe amoureux, monsieur Legardier, fait-il en me passant sa cigarette de lui-même et en me regardant bien au fond des yeux.

— Tu es sérieux ?

— Absolument.

— Ce n’était pas moi qui étais sensé te dire ça ?

— Ça nous fait un sacré point commun, mine de rien…

— Raconte-moi ta relation la plus marquante.

— En dehors de toi, ça a été Anna. On jouait dans le même orchestre. Violoniste surdouée… Belle et sensible comme une elfe… La douceur incarnée. J'étais fou d'elle.

Il demeure rêveur un moment, se souvient.

— On a vécu un an ensemble elle et moi. On louait un petit deux pièces à Toulouse. Au début c'était bien, on était super amoureux. On a même essayé d’avoir un enfant. Heureusement, ça n’a pas marché…

— Qu’est-ce qui s’est passé ?

— Ce qui s’est passé c’est que, malgré mes sentiments, je n’ai pas réussi à faire abstraction des garçons. Je couchais à droite à gauche avec des coups d’un soir… Pas souvent, mais régulièrement. Je me sentais le dernier des salauds de faire ça dans son dos, mais c’était plus fort que moi. C'était un besoin. Un jour, j’ai craqué, je lui ai dit. Elle a pleuré, m’a répondu que ce n’était pas grave, qu’elle m’aimait et qu’elle ferait avec. Là, c’est moi qui me suis mis à pleurer. Je crois que ce jour là a été un des pires moments de ma vie… Tout s'est écroulé. Je n’ai pas pu continuer. Je suis parti.

— Tu avais quel âge ?

— Vingt-six ans, elle vingt-trois.

— Tu aurais dû lui dire au départ, non ?

— Je me croyais bisexuel, à l’époque. Et j’étais si amoureux d’elle… Quand on s'est installés ensemble, j'étais sincèrement convaincu qu’elle me suffirait.

— Tu as eu beaucoup d’autres histoires ?

— Des histoires sérieuses, j’en ai eu trois, avec trois filles.

— Et les garçons, donc…

— Des animaux en rut. Aucun intérêt en dehors du sexe.

— Tu es dur. Il n’y en a pas eu un pour te laisser un bon souvenir ?

­­— Je n'ai pas dû bien les choisir. Tout ce que je peux te dire c'est que la grande majorité des pédés que j’ai croisés dans ma vie sont plus attachés à leur ego et à leur liberté qu’à n’importe quoi d’autre, autrement dit sont incapables d'un amour véritable tel que moi je le conçois. Des mecs prêts à s’engager dans une relation qui ressemble à autre chose qu’à une partie de jambes en l’air, crois-moi, il n’y en a pas un gros pourcentage. Et le plus dingue, c’est qu’ils pleurent tous sur leur solitude en jouant les écorchés vifs. C’est soit des tourmentés nombrilistes et invivables, soit des êtres superficiels dont tu ne peux rien attendre d'autre qu'un peu de plaisir.

De tout évidence, il revit quelques souvenirs amers devant moi.

— Les pédés, je ne peux plus les voir en peinture, ajoute-t-il, laconique.

Là-dessus, il écrase son mégot, passe les bras autour de ses genoux pliés sous la couette et se tait avec l’air ailleurs. Il pousse un profond soupir.

— Après ma séparation d’avec Anna, j’étais au trente-sixième dessous. Puisque les filles ce n’était pas pour moi, je me suis résigné. Je suis parti en quête d’un garçon à aimer. Très sincèrement, à chaque fois que je me suis retrouvé au lit avec une nouvelle conquête, je croyais que c’était le bon. J’avais envie de tomber amoureux, je rêvais de retrouver chez un mec ce que j’avais aimé chez les femmes, ce sentiment d’abandon, de confiance… Naïf comme je suis, j’y croyais à chaque fois, et à chaque fois j’étais déçu. Pour te dire, ma plus longue relation homosexuelle n’a pas dépassé un mois… Cette quête a duré deux ans, deux ans d’enfer à perdre une à une toutes mes illusions sur l'amour. Puis, j’ai laissé tomber avant que mon envie de me suicider gagne trop de terrain sur mon envie de vivre…

— Tu as sérieusement pensé au suicide ? dis-je, horrifié.

— Ho, oui ! Je me suis maudit d’être homo plus d’une fois ! Pendant ces deux années après Anna, j’ai vraiment fait n’importe quoi. J’étais complètement paumé. Quand je n’en pouvais plus des mecs, je retentais ma chance avec les femmes. Leur tendresse me manquait, et peut-être encore plus ce sentiment si sécurisant d’être dans la norme, mais je les blessais, et ça finissait mal à chaque fois, évidemment. Une femme qui ne se sent pas assez désirée finit pas t’en vouloir… C’est normal. Heureusement qu’il y a eu la musique pour me sauver la vie à cette période, je t’assure… Enfin, voilà… Au final, puisque je ne pouvais construire quoi que ce soit de durable avec aucun des deux sexes, j’en ai déduit que c’est moi qui avais un problème et qu’il valait mieux rester célibataire. Tu sais, le soir où tu m’as embrassé pour la première fois, ça faisait plus d’un an que je vivais comme un moine.

— Vraiment ?

— Oui… Je me suis comporté comme un imbécile ce soir là, hein ?

— Je crois que ce baiser nous a perturbé autant l’un que l’autre, dis-je en souriant.

— Moi ça m’a catastrophé.

— Moi aussi d’une certaine manière… Catastrophé et émerveillé.

— Je me suis dit que j’allais encore être la cause de souffrances pas possible au sein de ta famille. J’ai surtout pensé à tante Claudia… Je m’en voulais déjà de ressentir de l’attirance pour toi, mais quand je me suis rendu compte que c’était réciproque, j’ai frôlé la panique !

— Moi, je la frôle depuis ton arrivée, la panique ! Quand on a été te chercher au train, que je t’ai vu venir vers nous, j’ai compris le sens de l’expression « coup de foudre » pour la première fois de ma vie.

Il me sourit, touché, s’alanguit, me caresse le visage.

— Tu n’imagines pas le bien que ça me fait d’être là, avec toi, murmure-t-il.

Je sais qu'il est sincère. Une force, une énergie, une confiance fabuleuses montent en moi, me portent. On amorce un baiser qui, sans que nous l'ayons prévu, s’éternise jusqu’à nous redonner envie de faire l'amour. Tout ce qu’il vient de me confier me le rend encore plus désirable. On glisse à l’horizontale, enlacés, sans cesser d'emmêler nos langues. Son corps souple, sous le mien, s’anime de manière terriblement invitante. Quand il m'ouvre ses jambes et m'attire à lui en me pétrissant les fesses, je ressens l'immédiate et irrépressible envie de le pénétrer. C'est lui qui attrape le préservatif et qui me le met, sans presque interrompre notre baiser. En le déroulant sur mon sexe déjà raidi, il en profite pour me caresser. Ses doigts fureteurs qui s'attardent sur mes parties achèvent de m'exciter au dernier degré.

Il est si détendu que je le pénètre avec une aisance étourdissante. Il est ouvert, mouillé, avide… Je m'enfonce jusqu'au bout avec détermination – ça lui arrache un râle – et me cale au fond de lui. Le sentir avoir envie de moi à ce point me stimule comme jamais. Je vais et je viens sans me presser. Je savoure sa chaleur accueillante en remuant mon bassin par vagues amples et lentes, des mouvements dont, à vrai dire, je ne me savais même pas capable. Il émet une plainte où résonne toute la satisfaction du monde à chaque fois que mon sexe le remplit. Il profite de mes offensives onctueuses un long moment, les yeux clos, béat, sans rien réclamer de plus. Mais peu à peu, monte en nous la même envie de violence. J'aimerais l'entendre crier de plaisir. J'alterne de plus en en plus souvent ma lenteur attentionnée avec des suites de coups de reins plus agressifs et rapides. À chaque fois, il m'enfonce ses ongles dans la peau et m'encourage de ses "Oui" les plus lascifs.

La sueur nous couvre. J'ai envie de me laisser aller à l'emportement final, mais aussi que cela ne s'arrête pas déjà… Parfois, je me soulève un peu pour regarder mon sexe entrer et sortir de son corps superbe. J'aime aussi à mourir la vision de son sexe à lui, humide, tendu au maximum, farouchement plaqué contre son ventre. Quand je me décide à maintenir un rythme soutenu, il s'y soumet sans résister, s'agrippe à moi et se met à geindre plus fort. La force des sensations commence à me faire perdre la tête. Je dois me reprendre.

Je le libère et reste là, passablement hébété, agenouillé entre ses jambes. Il me sourit et se met à se masturber tranquillement. Admirer Matteo en sueur en train de se donner du plaisir, c'est un spectacle d'une beauté indescriptible, son regard provoquant et heureux, sa main qui passe de son anus à son sexe pour entretenir le feu, ses lèvres entrouvertes si rouges… Je ne vais pas mettre longtemps à craquer… J'ai envie de le pilonner sauvagement par derrière. J'ai envie de l'achever dans une explosion inoubliable de plaisir mutuel et de cris. Quand je lui demande de se retourner, il obéit docilement. Il choisit de se mettre à quatre pattes plutôt que de rester allongé. Le sang bourdonnant aux tempes, je me colle à lui, frotte mon sexe à sa raie offerte, à son anus qui n'attend que moi. Je lui passe les mains sur les muscles félins de son dos, dans les cheveux, sur les fesses et je retourne en lui complètement. Ça lui fait lâcher une plainte de plaisir indescriptible. Il me veut si fort que je n'ai même pas eu besoin de m'aider de la main. L'intensité de mon excitation me vrille la cervelle et me provoque de surprenantes vagues de frissons le long de l'échine. En plus, je sens que je peux me retenir encore un bon moment avant de jouir. Ça va être puissant… Je reprends mes va-et-viens passionnés, il soupire ou gémit en cadence, creuse les reins pour me sentir plus fort. Il accueille toutes mes initiatives passivement. Cette acceptation totale est si gratifiante. Ça me rend si heureux de voir à quel point il aime ce que je lui offre. Comment ai-je pu me passer d'un tel miracle si longtemps ? Je n'ai pas fini de m'interroger là-dessus…

À l'issue d'une salve de coups de boutoir un peu brutaux qui lui a fait mordre l'oreiller en geignant, il se redresse en prenant soin de me garder en lui.

— Tu veux bien me branler en même temps ? me demande-t-il en pivotant la tête vers moi.

Je lui baise le visage, referme mes doigts sur sa verge dure comme du bois, et me remets à faire glisser mon sexe en lui d'avant en arrière, bien en profondeur, mais prudemment, le temps de m'habituer à cette nouvelle position affolante… Lui, le bras levé, me décoiffe et, de l'autre main, tient mon bras qui le ceinture… Ses soupirs expriment un bonheur infini. Il doit être si beau, j'aimerais nous voir dans un miroir… Bientôt, je n'ai presque plus à bouger. C'est lui qui va et vient sur moi avec une énergie débridée. Surexcité, il impose le rythme de la sodomie. Mes mains sur ses hanches déchaînées, je le laisse faire, fasciné. Je suis content qu'il prenne le relais parce que, mine de rien, je suis essoufflé. Le plaisir s'impose par fulgurances houleuses. J'adore sentir son sexe pulser dans ma main pendant qu'il s'empale à moi furieusement. Quand il accélère encore, affamé de me sentir, au bord de crier vraiment, je sais que l'issue est proche. Je me concentre pour ne pas craquer avant lui. Il faut que je tienne. Je le masturbe vigoureusement, tâte parfois brièvement ses bourses toutes contractées par l'imminence de la jouissance. Soudain, il s'arrache à moi, se retourne, et reprend mon sexe en lui habilement en collant son front contre le mien. Alors que nos bouches se joignent voluptueusement, il reprend sa danse frénétique. Au point où nous en sommes, un retour au calme est désormais impossible et je crains de ne pouvoir conserver la maîtrise de mon plaisir encore bien longtemps.

— C'est tellement bon, Christian, souffle-t-il d'une voix épuisée en me souriant.

Pour la dernière ligne droite, je décide de reprendre le contrôle. Je le fais basculer en arrière de manière à ce qu'il se retrouve à nouveau allongé sur le dos. Il se laisse faire. Cette façon qu'il a de consentir à tout, ça me rend fou. Une main ferme autour de sa cheville, l'autre, toujours caressante, autour de sa queue, je me déchaîne en lui. Il crie, halète, me supplie. Jamais je n'avais encore entendu mon prénom prononcé sur ce ton ! Avant même que le sperme ne jaillisse, je sens s'enclencher autour de mon sexe les captivants mécanismes de son orgasme. Je m'immobilise mais il me presse de continuer. ”Bouge ! Baise-moi ! Ne t'arrête pas !" m'implore-t-il. Je m'exécute énergiquement, trop heureux, pendant qu'il jouit en s'accrochant à la couette, plus abondamment encore que toute à l'heure. La tête renversée loin en arrière, le ventre creusé, les muscles bandés, il accueille la foudre orgasmique avec une grâce qui me retourne. L'un de ses jets l'éclabousse de quelques gouttes sur le front. Je remue toujours mais très doucement, de manière à bien sentir sa chair palpiter en même temps que son sperme coule sur ma main. Il garde un instant les yeux clos, s'affaisse au ralenti en poussant un long soupir de volupté… Voir mon beau Matteo ainsi, vulnérable, presque mort de plaisir, la peau luisante de sueur et constellée de sperme, me ravit. C'est ainsi qu'il est le plus magnifique. Ma gorge se serre de mesurer à quel point je l'aime.

Je me retire délicatement. Les muscles inertes, le regard brûlant d'une infinie satisfaction, il me regarde me finir à genoux entre ses jambes étendues. Ses yeux sur moi ajoutent à mon plaisir. Je prends mon temps, même si j'ai hâte de voir ma semence se mêler à la sienne. Il attend cela autant que moi, ça se voit. La masturbation, acte que j'ai toujours vécu comme secret et honteux, devient aujourd'hui, à travers l'attention fascinée de mon amant, un geste d'amour glorieux, excitant, une preuve de vitalité magnifique. L'orgasme est violent et me plie en deux. J'en suffoque une seconde, puis j'en rugis comme jamais, j'en vois trente-six chandelles. Pendant que mes dernières gouttes se libèrent, Matteo s'approche pour me sucer amoureusement. Il m'a affirmé qu'il aimait le goût de mon sperme. Voilà qu'il me le prouve à nouveau. Mon plaisir se prolonge entre ses tendres muqueuses. Dès qu'il me lâche, je m'écroule auprès de lui, vidé de mon énergie, éreinté de plénitude.

— C’était encore meilleur que tout à l'heure, me dit-il.

— Oui.

— Je t'ai épuisé là ! constate-t-il en riant.

— C'est le moins qu'on puisse dire. Quand je pense qu'il faut que je reprenne les transports pour rentrer…

— Il n'est pas si tard. Reste encore un peu. Repose-toi.

À cet instant précis, dans cette paix délicieuse et si propice aux confidences qui suit l'orgasme, cette paix que j'apprends à apprécier un peu davantage à chaque fois auprès de Matteo, mon mobile se met à vibrer comme un rappel à l'ordre. Mais, ça ne me perturbe pas plus que ça. Je verrai tout à l'heure.

— Tu ne réponds pas ?

— Pas envie…

— C'est peut-être Claudia qui s'inquiète.

— Je sais.

— Appelle-la, dis-lui que je t'invite au resto, que tu rentreras plus tard que prévu.

— C'est tentant, mais…

— Allez, Christian. Offrons-nous notre première soirée de liberté. Claudia peut bien se passer de toi ce soir, alors que moi non.

— C'est vrai ? Tu ne peux pas te passer de moi ?

— Je ne veux pas que tu t'en ailles trop vite. Après ce qu'on vient de faire, j'ai envie de rester avec toi encore un peu.

— Moi aussi, mon amour…

Il me fixe avec ses yeux brillants incomparables, soudain très ému. C'est sûrement de m'avoir entendu dire "Mon amour". Ça m'est venu comme ça. Je n'ai jamais dit ces mots à quiconque. Du coup, son trouble se transmet en moi. Il pose sa main à cheval sur ma joue et ma mâchoire, seul son pouce caresse ma pommette.

— C'est dingue. Quand je t'ai comme ça, tout près de moi, je sais que c'est toi que j'attendais. Je le sais, dit-il.

Je suis tenté de lui répondre que j'espère qu'il ne se trompe pas, mais je choisis de me taire. Je lui souris et, en guise de réponse, lui baise tendrement ses belles lèvres.


Faites plaisir à l'auteur, vous pouvez toujours laisser un petit commentaire!!! Cliquez ici et ajoutez un sujet!