La troisième mi-temps

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Numéro 115

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 115
Date de parution originale: Décembre 2001

Date de publication/archivage: 2021-02-08

Auteur: Philippe
Titre: La troisième mi-temps
Rubrique: Ça sent le mâle

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Ce texte a été lu 4422 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


J'avais, offert à ma vue et à mes caresses, le plus beau cul dont on puisse rêver. Une pastille brune, froncée au mi lieu d’un vallon hâlé doucement poilu d’une fine toison blond-doré. Au-dessus, deux belles couilles et une bite en érection. Je m’étais agenouillé au pied du lit pour cette adoration rituelle, alors qu’il était sur le dos, jambes relevées et écartées, jambes qui tout à l’heure m’avait fait un collier qui valait toutes les perles du monde. Celui qui m’offrait ainsi ses trésors les plus intimes s’appelait “l’Ange”, c’est tout au moins le surnom qui lui avait été donné; son premier prénom était Raphaël, son second, Gabriel... Beau jeune mâle de 1m80 pour 80kg, athlète aux cheveux d'or qui ne faisaient que confirmer le surnom. Un joli sourire dans un visage pas commun, et un corps bronzé sur lequel ressortait une fine pilosité bouclée. Moi, je n’étais que le chauffeur qui accompagnait occasionnellement l’équipe.

J’ai quarante-cinq ans, vingt de plus que l’Ange. 1m70 pour 78kg de muscles, du poil là où il en faut, trop disaient certaines, juste ce qu'il faut m’avouaient d’autres, et au milieu, l’indispensable pour satisfaire mâle ou femelle. J’avais tenté les amours masculines un jour, où un peu ivre, un guide qui m’accompagnait lors d’un voyage, profita de mon ébriété pour me faire saisir qu’un pompier fait par un mec n'avait rien à voir avec celui prodigué par une meuf, et qu’un cul de mec, c’était pareil, au détail près qu'eux généralement aiment ça et en redemandent. À moins que cela ne se fut passé comme pour l'Ange. Ce soir, il avait refusé la troisième mi-temps, prétextant une crampe (la crampe, car crampe il y avait, il la tirait avec moi). Il avait donc refusé l’invitation et était rentré avec moi à l’hôtel. Il avait à me parler.

Lors du premier match avec cette équipe, après la troisième mi-temps, lors du dernier pot dans la chambre du capitaine de l’équipe, il y avait eu le baptême rituel. Il dût prendre en bouche toutes les pines de l’équipe, mais, sur un geste du capitaine, il se retrouva sur le dos sur le lit,, les jambes fermement tenues en l’air, un oreiller sur la bouche, cloué par quatre ou cinq gaillards afin que ledit capitaine puisse “officier”. Et l’Ange me dit: “Je ne voulais pas! J’ai serré mon trou du cul aussi fort que j’ai pu, mais rien à faire : j’ai été défoncé jusqu’à ce que ce salaud ait pris son pied. En plus, après qu'il se soit retiré, deux, trois gars qui se branlaient m’ont envoyé leur purée partout sur le corps. Je n’ai jamais vécu un tel bizutage! J’ai regagné ma chambre, sali, avili. Ils n’avait même pas pensé à me faire jouir! Je n’aurais pas pu... La nausée...” Il continua: “Je n’ai pas quitté le club à cause du fric. Par contre, comme tu le sais, ce pourri de capitaine s’est tiré il y a une semaine. Maintenant, c’est calme, à part les douches après les matchs. Mais là, c’est plus viril, des mains qui palpent des couilles, des tapes sur les fesses, rien de plus. De temps en temps, il y en a bien toujours un qui me pelote en me disant: “Il est veuf, ton petit cul, toujours en abstinence! Le jour où tu voudras un locataire pour occuper les lieux, je suis preneur...” Finalement, le locataire, cela allait être moi!

C’est bon, je te sens bien !

Je lui ai raconté ma vie intime, et, de fil en aiguille, de pâlot en main baladeuse, il s'est retrouvé là, confiant, offert à mon désir. “Tu sais, me dit-il, j’en garde un très mauvais souvenir...” Je l’ai laissé dire tandis que ma langue léchouillait tendrement sa rondelle. J'avais saisi sa bite d’une main et l'avait tirée entre ses cuisses, si bien que j’avais en remontant, sous mes caresses, ses grosses couilles et son gland cramoisi. Il commençait à gémir de plaisir, mon Ange. Une de ses mains s’était posée sur la mienne, ses doigts se nouant aux miens. L’autre, posée sur ma tête, caressait mes cheveux. lorsque je le sentis prêt, doucement, je lui enduisis de KY l’antre secret où j'allais m’enfoncer. Rapidement, j’ai déroulé la capote sur mon chibre tendu. J’ai pointé vers la cible, et, par petits coups, j’ai peu à peu écartelé l’anus. De ma main gauche, je ne cessais de flatter son service trois-pièces tandis que l'autre me servait à guider ma flèche vers son but. Cela prit de longues minutes avant que je ne fusse entièrement en lui. Il n’avait pas eu un seul mouvement de recul, pas un seul rictus de douleur. Au contraire, sa tête allait de droite et de gauche, et il donnait des coups de reins pour mieux me sentir au fond de lui.

“Oh oui, c’est bon! Oh, je te sens bien!” Moi aussi, je me sentais bien dans ce cul quasi vierge auquel, pour la première fois, j’allais apprendre le plaisir. Je fis durer au maximum ma possession, le caressant, l’embrassant, m’arrêtant pour de courtes pauses, plein de douceur. Lorsque j’ai pensé qu’il fallait en finir, je suis ressorti de lui. “Tu as joui?” me demanda-t-il. “Non, chéri, nous allons jouir ensemble. J’ai collé mon bas-ventre tout contre le sien, accolant nos deux verges, je les ai saisies dans mon poing et je nous ai branlés. Le plaisir irradia vite en nous deux, et presque simultanément, nous avons craché de longs jets de foutre chaud. On s'est retrouvés ventre et torse crépis de semence. Je me suis penché, récoltant de ma bouche les longs filets virils, puis je me suis allongé contre lui. Je me suis tourné vers lui, et dans un langoureux pâlot, nous avons partagé nos jus.

L’Ange était fatigué, moulu. J’ai regagné ma chambre, espérant bien être du prochain match...

Philippe, 45 ans.