La vengeance de Kiki


La vengeance de Kiki
Texte paru le 2001-12-22 par Urbain   Drapeau-fr.svg
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Je suis "Kiki", un caniche. J’ai été acheté par un gentil garçon de vingt-et-un ans, Nicolas. Il m’a choisi parce qu’il se sentait un peu seul dans son studio et que je ne tenais pas trop de place.

Nicolas, je l’aime bien. Il a tout de suite été aux petits soins envers moi. Il me soigne parfaitement et me mène courir au bois. Là, pendant que je me dépense en humant l’air frais des bosquets, et l’odeur si plaisante des vieilles merdes de mes congénères, ou de charognes sur lesquelles je me frotte le poil tout partout.

Quand on rentre, c’est la douche pour Nicolas et le bain forcé pour moi. Je me retrouve alors noyé d’écoeurants parfums, parfaitement insupportables pour un chien à la truffe normalement constituée.

Il me prend pour dormir, il est tout chaud, Nicolas, et je lui lèche la figure, et je lui mordille les oreilles.

Quand on va au bois et que je me défoule au contact de cette nature odoriférante, Nicolas, lui, s’enfonce dans les buissons. Là, il retrouve des "amis". Je les regarde du coin de l’oeil. Ils sont tout nus et passent leur temps à s’embrasser et à se peloter.

À la maison, sous la douche, Nicolas a un sexe petit qui pend entre ses jambes. Des fois, le soir, il remue violemment ce membre et il devient très gros et très dur. Au bout d’un moment, il bave et Nicolas pousse de grands cris.

Dans les bosquets, Nicolas et ses copains ont le sexe comme je vous ai dit, le soir dans la chambre: grand et gros, parfois très gros, parfois très très gros... Si... Si... Juré!...

Alors, Nicolas se tourne, et un de ses copains enfile son gros sexe entre les deux fesses à Nicolas, et cette grosse bite entre dans le cul de mon maître. Ça a vraiment l’air de lui faire plaisir; il pousse des cris déchirants, comme moi quand je trouve le temps un peu long alors, que je suis seul, et que j’ai une forte envie de pisser. Là, j’entends le voisin cogner au mur en criant: "Tu vas la fermer, ta gueule, sale cabot!..."

Moi, mon sexe il ne devient jamais gros. Quand j’étais petit, je me souviens, je prenais la jambe de la mère à Nicolas et je faisais frotter la tête de ma queue sur sa jambe. Un jour, ça m’a fait très plaisir et j’ai mouillé sa peau. Qu’est-ce qu’elle a gueulé, la mère à Nicolas! Elle a dit: "Nico, tu vas faire castrer ce chien..." Alors, on m’a mené chez le vétérinaire, et là, j’ai eu beaucoup mal à mes couilles! Quand j’ai eu le droit de me lécher, je me suis aperçu qu’elles avaient disparu... Depuis, j’ai plus du tout envie de chevaucher la jambe de la mère à Nicolas, ni de personne d’autre, du reste.

C’était juste avant que la mère à Nicolas elle tombe dans l’escalier, et qu’elle s’écrase la tête dans la porte de l’entrée. Depuis, elle arrive plus à marcher et elle se promène dans une espèce de chaise avec des roues.

Paraît... Paraît... qu’elle a glissé sur un de mes jouets en plastique qu’était là, posé sur le palier... C’est con, non?... N’empêche que ses yeux m’accusent quand elle me regarde. Heureusement elle ne peut plus parler... Hi... Hi...

Dans le bois, certains copains de Nicolas ont des chiens. Ils viennent toujours me renifler le cul... Je grogne... J’suis pas une chienne moi... Je montre les dents et ces grands fauves reculent devant moi... Quand on se connaît un peu mieux, on part à l’aventure et on rencontre toujours des groupes de gars comme Nicolas... Ça s’encule sec, dans ces étendues de taillis!... Faut dire que c’est l’été et que nous sommes dans le Midi de la France. Je dis les bois, mais c’est pas des bois, c’est de la garrigue, ça sent bon les crottes de lapin. Des fois avec les copains chiens on cherche les grandes oreilles. Mais on doit être de mauvais chasseurs car jamais on n’en attrape un... Des fois, on poursuit des chats abandonnés... Y sont gros ces abrutis de chats, et on arrive toujours à les choper et à les amocher un peu. Remarquez, nous aussi on est griffé... Les chats, i’ sont cons et méchants...

Des fois, dans les chiens, y a une chienne... Ça arrive qu’elle ait ses chaleurs et que son maître ne s’en soit pas encore aperçu... Alors là, mes copains chiens qui ont encore leurs boules s’en donnent à coeur joie. Ça saute sur le croupion, et que je t’enfile la femelle!... Moi et un ou deux copains dans le même cas, on se contente de respirer un peu l’odeur forte que notre amie dégage... Des fois, un des castrés fait mine de chevaucher un de ses compagnons d’infortune... Mais rien de plus... Quand tout le monde a eu son compte de sexe, on rentre vers nos maître et le patron de la chienne, qui dégouline partout de foutre, dit:

— "Bordel, Finette!... T’as tes chaleurs et tu t ’es fait sauter comme une salope!... On va être obligés d’aller chez le vétérinaire..."

Un soir avec Nicolas, il y avait personne de ses copains habituels et on s’est enfoncés un peu plus profond dans le noir. Dans une petite clairière il y avait deux mecs et un gros berger belge. J’ai été tout de suite sidéré par le spectacle qui s’offrait à mes yeux canins... Le berger était en train d’enculer un des deux gars... Je suis resté à l’arrêt... Les oreilles levées (c’est dur pour un caniche)... La patte en l’air... Comme un chien de chasse... Le belge avait deux morceaux de tissu à ses pattes de devant et celle-ci entouraient le buste du mec qui poussait des miaulées de chats en rut...

Ça a eu l’air d’intéresser Nicolas et il s’est approché et a sorti sa queue qu’il a donné à lécher au mec qui se faisait mettre par le chien. Après, le chien a eu l’air d’être content... Et il a commencé à s’impatienter et essayer de sortir du cul du mec. Le deuxième garçon l’a calmé en le caressant. Le gars a continué à sucer Nicolas jusqu’à ce que son sexe bave... Après, quand le gros chien est sorti du cul du mec, c’est le cul du mec qui bavait... Beaucoup...

Le berger est venu me respirer le trou du cul et il est allé dans les buissons se rouler comme un fou dans l’herbe sèche...

Depuis que j’ai été castré, il y a eu comme un changement dans ma tête... Comme j’avais plus d’idée de chien, j’ai commencé à avoir des envies d’humain... C’est à cette époque-là que j’ai pris l’habitude, n’ayant plus de besoin sexuel capables de m’occuper le cerveau, de déchiffrer les journaux...

Dans les semaines qui ont suivi, mon maître a pris l’habitude de délaisser ses amis d’avant pour rejoindre ses amis qui aimaient beaucoup les chiens. J’ai commencé à échanger des propos avec le belge. Il était un peu bêta, et à part des banalités, y avait rien moyen de se dire... En fait, je le soupçonnais de trop apprécier le sexe et je pensais que cela lui bouchait les méninges. Je lui ai demandé:

"Tu aimes ça enculer les hommes?..."

Et il a répondu:

"Un cul, c’est un cul... J’adore baiser un mec, dommage que des fois il m’excite, et que je ne peux pas l’enculer bien à fond comme quand mon noeud est bien coincé dans son trou et qu’on reste branché un moment... Mais tu sais, entre nous, ça vaut pas une bonne chienne en chaleur..."

Moi, pathétiquement sobre en matière de sexe et n’éprouvant aucune envie, je me satisfais des caresses de Nicolas, dans le lit, le soir, quand il me gratte les oreilles et le ventre. Mais on ne refait pas le monde quand il s’est défait et le souvenir de mes couilles reste une cuisante douleur.

Nicolas n’est pas resté spectateur, dans les assemblées de chiens et de copains. Bientôt je l’ai vu s’offrir à quatre pattes. Un ami aidait un gros molosse bavant à positionner sa queue devant le trou de Nicolas. J’avais envie de crier:

"Attention, Nicolas! ce chien cache bien son jeu, il a une bite énorme... Tu vas avoir un sacré mal au trou du cul..." Rien n’y a fait... Petit à petit, la très grosse queue a pénétré mon maître qui gémissait:

"C’est bon... C’est bon..."

Quand il a été coincé avec le chien, Nicolas s’est effondré quelques minutes et le molosse a pu se retirer. Ça a bien coulé dans la raie et le trou était vraiment rouge. Je me suis précipité pour le lécher mais un des amis de Nicolas m’a repoussé:

"Dégage toi, l’eunuque!..."

Comme si c’était ma faute...

Le molosse s’est dirigé vers moi menaçant, en me disant:

"Tu veux aussi que je t ’encule, p’tite tête...?"

Nicolas a de plus en plus aimé les chiens et le soir, au lit, il me regardait en disant:

"Dommage que tu sois castré, bien que tu sois un petit chien, on aurait passé un bon moment..."

Ça me faisait une belle jambe à moi... J’avais pas choisi d’être castré!

Un beau jour, Nicolas est arrivé avec un jeune chien:

— "Kiki, je te présente Fido..."

Et quelques jours plus tard un de ses amis est venu vivre avec nous trois.

— "Kiki, je te présente Fredo."

Presque un nom de chien, ce grand benêt...

Autant dire que je les ai pris tout deux en grippe dès les premiers instants. Le petit chien pissait partout, même sur ma paillasse et l’ami de mon maître disait:

"Vivement qu’il soit grand ce chien, c’est une race qui a une énorme queue, mon Nico." Et ce con de Nicolas souriait, l’air ravi, et il offrait son cul à l’autre qui le pilonnait sans relâche. C’était indécent...

Ces deux-là m’ont tout de suite tapé sur les nerfs, d’un côté les crottes et la pisse du cabot, et de l’autre Fredo qui passait sa vie à nettoyer la maison, faire à manger... Une vraie gonzesse. Y'a que le soir au lit qu’il jouait l’homme. Il possédait la queue la plus monstrueuse que j’aie jamais vue... Et j’en avais vu, des queues, car Nicolas collectionnait les enculades depuis que je le connaissais.

Le petit Fido me disait:

— "Allez, on joue!... Attrape la balle!..."

Je le faisais, car on reste chien, quand même. Mais au bout d’un moment, je prenais le journal et je tentais de le lire pendant que ce trou-du-cul me mordillait les poils:

"Allez, Kiki!... On dirait que je t’attaque et que tu te laisses faire et que t’es mort."

Arrivait toujours le grand Fredo qui gueulait:

— "Dans quel état t’as mis le journal, Kiki!" Et il me foutait un coup de pied dans le cul en me désignant mon panier...

La haine que j’accumulais...

Et il prenait Fido dans les bras en disant:

"Faut bien manger, mon Fido... faut devenir grand et avoir une grande et grosse bite pour Nico..."

Deux enfoirés...

Tant que Fido a été petit, j’étais le maître à la maison. J’étais hargneux. Mais petit à petit, le petit est devenu grand. Ça n’a pas pris des années comme pour les humains... Moins d’un an... C’est devenu un grand et gros mâtin de Naples. Il a commencé à se rebiffer contre moi quand je lui montrais les crocs pour lui voler sa gamelle.

Puis un jour, il m’a chiqué la peau... Je faisais plus le poids... Le moment était venu de me servir de mon intelligence.

Ce chien est vite devenu un véritable obsédé: il cherchait à me niquer tout le long de la journée... Un jour, heureusement que Fredo était là, car il a réussi à me bloquer et a commencé à m’enculer... Je poussais des gémissements de douleur... Fredo a dit:

— "Maintenant que t’es grand, on va t’apprendre les bonnes choses, mon Fido."

Et il l’a retiré de mon dos... Heureusement qu’il était là, sinon je passais dans le monde des pédales... Déjà que j’avais plus de couilles... Ça m’aurait fait mal... Moralement parlant aussi... Y a très peu de pédés chez les chiens, enfin à ma connaissance... En revanche beaucoup de putes chez les chiennes... Même ma mère et mes soeurs...!

Je me méfiais désormais de cette bête de malheur. Et, en plus de son obsession sexuelle, il était, il faut bien le dire, très très con... I’ savait pas lire... J’avais bien essayé de lui apprendre, mais ça avait l’air d’être une bête trop bête. Il n’arrivait pas à se concentrer. C’était comme dans la rue, il savait jamais si on pouvait passer... Si c’était le feu vert ou pas... Aurait pas fait chien d’aveugle, c’t’abruti... Toujours occupé à se lécher les couilles et le cul. Des idées fixes, sans aucun doute... J’avais abandonné l’apprentissage de la lecture et je me méfiais de lui, allant et venant en longeant les murs toujours près d’un coin de la pièce afin de protéger mon trou du cul...

Un soir, Nicolas quand il est rentré, il a dit à Fredo:

— "Tu crois qu’il est prêt?"

— "Il n’arrête pas d’essayer d’enculer ton Kiki, je crois qu’il va être temps pour lui de se vider un peu les burnes."

Ce soir-là, Fido a commencé son apprentissage. Il était tellement excité par le cul de Nico qu’il a tout juté sur ses fesses avant même de pouvoir rentrer son zob.

Plus tard, un peu calmé, Nicolas s’est positionné et Fredo a commencé à masturber Fido. Quand sa queue a été très grande et très lourde, il l’a dirigée vers le trou de Nico.

Le molosse de la forêt avait vraiment un gros manche, mais là... Chapeau, Fido... C’était vraiment un gourdin monumental qu’il possédait... Nicolas était, heureusement le pauvre, habitué aux forts calibres depuis qu’il pratiquait l’art enculatoire. Ça l’a pas empêché de pousser un long Hâââââ! mi de douleur mi de satisfaction. Après qu’il fut entré dans mon Nico, Fido a commencé ses va-et-vient de sauvage. Là, mon maître a succombé sous le poids de l’animal; il a fallu que Fredo l’aide à supporter la charge. Puis Fido s’est bloqué, tout enfoncé, et il est resté coincé comme le molosse dans les bois... Nicolas s’est branlé et au bout de quelques minutes ils se sont débranchés. Fido avait l’air un peu bête et en a profité pour se lécher la queue.

Fredo a demandé à Nicolas de rester en position et il a fourré sa grosse queue dans les secrétions de Fido. J’entendais floc-floc à chaque fois qu’il s’enfonçait et cela jusqu’au moment où il a dit:

— "Bordel que c’est bon..."

Et il s’est collé au cul de Nico et a vidé ses couilles comme un bienheureux.

Et tout les soirs de la semaine j’assistais ainsi à la dépravation de Fido et de ses maîtres sans pouvoir participer.

Après la séance, Nicolas et Fredo s’endormaient blottis l’un contre l’autre et moi je devais rester dans mon panier car Fredo ne supportait pas un animal dans son lit...

Un jour, Fredo a eu un accident. Il lavait les vitres (je vous ai dit sa manie de tout nettoyer), et voilà qu’il est tombé du rebord de la fenêtre où il était en équilibre... Ah! il aura pas fait une longue carrière de laveur de vitres, le Fredo... De funambule... hi... hi... non plus... On est quand même au deuxième étage... Eh bien, l’homme-oiseau, je peux vous dire que c’est pas Fredo... Son vol n’était ni gracieux ni léger, il est tombé sur le trottoir et il a pas eu la chance de la mère à Nicolas qu’avait eu une porte d’entrée pour l’arrêter...

A même pas besoin de fauteuil avec des roues, le Fredo...

Y avait juste une tache de sang, sous sa tête, qui a coulé jusqu’au caniveau.

Paraît... paraît... qu’il a glissé sur le rebord mouillé. Personne n’a vu les quatre petites pointes rouges à la taille de mes canines, juste de chaque côté du talon droit... Là où ça fait mal...

J’ai été malheureux pour Nicolas, vraiment, il pleurait beaucoup et pendant un temps il m’a repris avec lui pour dormir... Je pouvais à nouveau le lécher et lui mordiller les lobes d’oreilles...

Le bonheur était revenu dans la maison...

Il disait:

— "Non, Fido, t’es gros toi... Et tu baves beaucoup trop..."

Et quand Fido, le soir, alors que Nicolas, à poil, allait se coucher, faisait mine de le saisir de ses deux pattes de devant comme il faisait quand il le sautait, Nicolas le renvoyait dans son coin avec sa grosse voix qui faisait peur...

— "Couché... C’est pas le moment!..."

Ça pas été le moment pendant quelques semaines et puis... Vous connaissez les hommes comme moi, surtout quand il ne sont pas châtrés... L’appel du sexe reprend le dessus. Un soir Nicolas est rentré et il a dit:

— "Alors, mon Fido, ça fait longtemps que tu n’as pas eu de plaisir..."

Et ce faisant, il a commencé le caresser sous le ventre. Fido, c’est un vrai chien, cet animal... Il a commencé à sortir sa bite et à baver...

Nico s’est déshabillé et s’est mis a quatre pattes sur la moquette. Fido lui a léché le trou du cul... Ça a vite été mouillé... C’est pas un chien c’est rien qu’un jet de bave continu ce cabot.

Question enculade... Bravo... Fido était devenu un vrai pro... Sans besoin de la guider, sa monstrueuse queue s’est positionné devant l’entrée de Nico et... Hop... À fond dans le cul... Et que je te lime... Et que je te lime... Et que je te bave... Et que je te bave... sur le dos de mon maître...

J’étais écoeuré... J’en aurais gerbé ma pâtée...

Quelques semaines plus tard Nicolas nous a sortis pour faire des courses. Le grand Fido me suivait comme mon ombre... Je pense qu’il avait honte d’être aussi con et de ne pas savoir distinguer le moment où on pouvait traverser le boulevard. À chaque fois qu’une rue se présentait il me disait: "On peut passer?" Et je lui répondais: "Oui on y va..." ou bien "Non, Fido, c’est feu rouge."

Là, à l’arrêt devant le grand boulevard surchargé de circulation, il me demande: "On peut passer?" Et moi: "Oui on y va..." Ben... Je vais vous dire... Un grand et gros chien n’aura jamais raison contre un grand et gros autobus... Il a été comme aplati par les roues du monstre. Moi j’était cul posé sur le trottoir et j’ai rien vu... J’avais tourné la tête... Paraît... paraît... qu’il s’est précipité directement sous le bus comme un aveugle... Même la peau était à jeter... L’était toute mâchouillée par la ferraille du 3 (c’est le numéro de la ligne).

Le soir, Nicolas était tout triste... M’emmerde avec sa tristesse, celui-là. Si ça continue trop longtemps, je me demande si je vais le garder...

J’aimerais bien devenir le maître du monde.

Paraît... Paraît... qu’il y aurait comme de la concurrence.

© "Kiki" - Mars 2001
Épilogue

L’espérance de vie d’un chien, sauf accident, oscille entre dix à quinze ans. Le caniche fait exception à cette règle, c’est la race qui va le plus loin. Certains sujets atteignent dix-sept voire, exceptionnellement dix-huit ans. Les caniches sont d’une race très portée sur le sexe jusqu’à un âge avancé. De plus ils sont facétieux, et pourvu d’une intelligence rare pour des animaux. Chacun de nous a déjà vu ceux-ci au coeur d’un numéro de cirque où ils brillent par leur vivacité et par, dit-on, leur humour presque humain.

Nicolas avait donc là un bon compagnon. À la suite de l’histoire que nous vous avons racontée, la vie de Nico, sexuellement parlant, fut parsemée de déboires. Naturellement il n’a jamais ressayé de reprendre un grand chien pour remplacer Fido, mais, de façon inexpliquée, ses différents amis, après avoir fréquenté son studio, disparurent mystérieusement.

Travaillant dans une très grosse entreprise de publicité, Nicolas entendit parler un jour du besoin d’un chien pour meubler une photographie, il pensa naturellement à son caniche qui était, c’est vrai, un très beau spécimen. Il le proposa et Kiki fut choisi pour la photo.

Comme ce chien était spécialiste des plus basses flatteries - léchouilles diverses - envers les humains qui l’intéressaient, Nico prit l’habitude de l’emmener au bureau avec lui pendant le travail, où il devint vite une espèce de mascotte.

Kiki eut une existence de seize ans. Pendant cette période, la vie sociale de Nicolas s’est considérablement améliorée. Il a gravi les échelons de son entreprise un à un, et il est maintenant président de la société.

Nicolas est un gentil garçon, et son ascension s’est effectuée très naturellement. Il a toujours remplacé ses collègues hiérarchiquement placés au-dessus de lui, aux époques où ils eurent, les uns après les autres, d’inexplicables d’accidents...

Paraît... paraît... osons le dire, que Kiki manquait cruellement de l’humour propre aux chiens de sa race...



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