Lascivité dans la nuit

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Numéro 4

Texte d'archive:


Archivé de: Histoire de mec – Numéro 4
Date de parution originale: Septembre 1988

Date de publication/archivage: 2017-10-07

Auteur: Stéphane
Titre: Lascivité dans la nuit
Rubrique: S'exhiber

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J’ai vingt-cinq ans, je m’appelle Stéphane, et je suis avec Thomas depuis presque deux ans. Pour gagner un peu d’argent, j’ai travaillé pendant les six mois qui viennent de passer, dans un péage situé sur une bretelle de sortie de l’autoroute du Sud, près de Paris. Mon travail consistait simplement à prendre l’argent que me tendaient les conducteurs, à dire « merci » et « bonne route ». On ne peut pas dire que cela fut très fatigant, mais ce n’était pas non plus vraiment valorisant. Comme de plus je travaillais exclusivement la nuit, je demandais à Thomas de venir me tenir compagnie de temps en temps, les gens du péage n’y voyant pas d’inconvénients.

La première fois qu’il est venu, il devait être environ deux heures du matin, j’avais été embauché une semaine auparavant. Il est entré avec moi dans la cabine et nous avons discuté un petit moment, interrompus de temps à autre par les rares voitures qui passent à cette heure tardive. Et puis, peu à peu, l’obscurité, le silence et l’isolement ont commencé à nous mettre des idées en tête. Tout en me parlant, Thomas a remonté lentement la main qu’il avait posée sur mon genou depuis un bon moment. Il était debout à côté de moi et me souriait en plaquant ses doigts sur ma cuisse et en appuyant bien la paume de sa main contre mon jean. Il a voulu m’embrasser en même temps, mais je l’en ai empêché à cause de mon unique collègue, qui travaillait deux cabines plus loin. Il s’est donc contenté de monter encore plus sa main, en me regardant malicieusement. J’ai senti ses ongles frôler mes couilles à travers le tissu et j’ai écarté un peu les jambes. Sa main est alors carrément venue se poser sur ma queue déjà bien raide. Il frottait doucement, c’était terriblement excitant. De ma main droite, je le caressais aussi entre les jambes, avec la même douceur et la même lenteur que lui. D’où il était, mon collègue ne pouvait se douter de rien. Thomas a enlevé les deux premiers boutons de ma braguette et a glissé fermement sa main dans mon slip. Ses doigts se sont enroulés autour de ma queue et son pouce s’est posé sur mon gland. Il sait que j’adore quand il appuie doucement dessus par petites saccades.

À ce moment, une voiture est arrivée à notre hauteur et j’ai dû faire des efforts terribles pour reprendre mon calme et paraître normal ; d’autant plus que Thomas, pour m’en empêcher, commençait à me branler lentement mais en serrant de plus en plus fort. Évidemment, le conducteur ne voyait rien de ce qui se passait si près de lui puisque de sa voiture, il ne pouvait apercevoir que nos têtes et nos épaules Je lui ai rendu sa monnaie en tremblant un peu et il a tout de même dû se rendre compte que je n’avais pas un regard très normal car j’ai cru voir dans ses yeux une lueur à la fois interrogative et étonnée.

Une fois seuls à nouveau, nous avons repris notre petit jeu plus sérieusement. Il a baissé mon pantalon et mon slip sur mes chevilles et il s’est accroupi devant moi, entre ma chaise et la caisse. J’ai regardé du côté de l’autre cabine occupée, je n’étais pas très tranquille. Mais j’étais bien trop excité et je n’ai rien dit. Il a pris mes couilles dans une main et s’est mis à caresser ma queue de l’autre. Thomas me connaît bien, il sait tout ce que j’aime et je me laissais donc complètement aller. Il passait sa langue sur mon gland à petits coups et me pétrissait copieusement les couilles à pleine main, en glissant de temps en temps un doigt vicieux jusqu’à mon anus. Il me semblait n’avoir jamais vécu une situation pareille, aussi inattendue, aussi troublante.

Au moment où il enfonçait bien profondément un doigt dans mon cul, je me suis avancé d’un coup sec pour entrer complètement ma queue dans sa bouche. Son doigt remuait à toute vitesse et j’ai cru que je n’allais pas pouvoir me retenir plus longtemps. Mais une voiture que je n’avais pas vu venir s’est arrêtée et je n'ai pas éjaculé tout de suite. Cette fois, je ne savais vraiment plus ce que je faisais. J’ai même oublié de tendre la main pour recevoir l'argent. Le conducteur était un homme d’une quarantaine d’années, très beau, d’allure particulièrement stricte. Dans l’état où j’étais, il me faisait terriblement envie. Thomas continuait à me pomper énergiquement, je perdais complètement la tête. L’homme de la voiture s’impatientait, il devait se demander si je n’étais pas ivre ou somnambule. J’ai fini par rendre son argent tant bien que mal, presque désolé de voir partir ce « spectateur qui ne voyait rien ». Sa voiture n’avait pas fait cent mètres que j’explosais déjà dans la bouche de Thomas, en m’agrippant de toutes mes forces à ses cheveux. Il a tout avalé, s’est essuyé un peu la bouche et s’est remis debout à mes côtés. J’ai vite défait sa braguette et je l’ai fait jouir à mon tour, en le branlant d’une main. Cela n’a pas été bien long, je crois qu’il était au moins aussi excité que moi. En rendant la monnaie, dix minutes plus tard, à la voiture suivante, j’avais l’impression d’avoir encore du sperme sur les mains.

Pendant mes six mois de ce travail, Thomas est venu me voir régulièrement, presque deux fois par semaine. Et, à chaque fois, j’avais droit à ces délicieuses petites séances dans la cabine. Un jour, Thomas a voulu aller plus loin qu’une simple pipe et il m’a carrément demandé de me retourner. J’ai hésité un peu, parce qu’évidemment, plus c’est risqué plus c’est excitant, mais je me suis dit que si une voiture arrivait, je n’aurais jamais le temps de me rajuster et de faire comme si de rien n’était. Il a insisté mais je n’ai pas cédé. Aujourd’hui, quand j’y pense, je me dis que j’ai été bien idiot de lui refuser cela, non seulement parce qu’au pire je risquais de me faire renvoyer (ce qui n’est après tout pas si terrible), mais surtout parce que ce n’est sûrement pas demain que j’aurais une nouvelle occasion de me faire sodomiser dans une cabine de péage sur l’autoroute !

Stéphane, 25 ans.