Le coiffeur, ma raie et moi

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Numéro 83

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 83
Date de parution originale: Juillet 1997

Date de publication/archivage: 2017-07-28

Auteur: Jean
Titre: Le coiffeur, ma raie et moi
Rubrique: À voile et à vapeur

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Bonjour. Je suis bi, mais je préfère nettement les hommes. J’ai cinquante-et-un ans, pas mal d’expériences masculines, et j’en ai une qui me fait bander à chaque fois que j’y repense. C’est celle où, pour la première fois j’ai pris une vraie bite dans le cul. J’avais dix-huit ans à l’époque, je finissais le lycée dans une petite ville de province, avec quelques petites expériences d’adolescent à mon actif.

Cela se passa dans un salon de coiffure de la petite ville en question. Le salon était très petit et ne pouvait recevoir qu’un seul client à la fois. C’est pourquoi ce fameux jour j’étais seul avec cet homme de quarante ans qui coiffait bien et pour pas cher (mes parents manquaient de moyens en cette année 1962). Très vite je me suis rendu compte qu’il me matait en me coiffant, et lorsqu’il passait la serviette autour du cou, il ouvrait la chemise de son client. Il disait que c’était pour faire tenir la serviette, mais en réalité c’était pour tout autre chose! Pendant qu’il coiffait avec le peigne de la main droite, sa main gauche s’avançait dans la chemise. Au début, j’étais un peu réticent et je bougeais. Bientôt il me dit: «Ne bouge pas, sinon je risque de te blesser et ce serait dommage!» Donc sa main s’activait sur ma poitrine, et bizarrement je me laissais faire. Sa queue enflait. Je la voyais dans la glace devant moi, et il me la faisait sentir en se frottant à mon coude.

Au bout d’un moment, il s’aperçut vite que cela ne me déplaisait pas, et il s’est montré plus audacieux. Je ne sais plus comment il a fait, mais je me suis retrouvé avec sa main dans mon slip. Il faut dire qu’il était facile d’accéder au slip à l’époque, tellement il était large! Bref, sous l’emprise de sa main, il est évident que je bandais à mort. C’était bon car il était expert. Ce n’était plus les touche-pipi de mes copains ados. Il m’a alors embrassé dans le cou en me demandant: «Ça te plaît? Un beau gars comme toi doit avoir un beau petit cul?» Je sentis alors qu’il avait envie d’aller plus loin. Moi, c’était ma première vraie expérience avec un homme mûr, et je voulais qu’il y aille doucement. Tandis qu’il me désignait l’arrière-salon où il avait installé un lit, je me suis levé de mon siège et il put ainsi découvrir mes fesses sous mon jean pour la première fois. Il me suivit et ses mains étaient déjà sur mes fesses. Je savais que j’allais y avoir droit, mais j’en avais envie.

Il me poussa sur le lit, me défroqua rapidement et alla chercher des produits de coiffure gras, comme il y en avait à l’époque. Allongé sur le ventre, je sentis ses mains expertes qui enduisaient mon cul. Bientôt il sortit sa bite bien raide de sa braguette, et il commença à me chevaucher. Je ne bougeais pas. Il m’a dit: «Détends-toi!» Je lui ai demandé de ne pas me faire mal. Il a approché doucement son gland bien décalotté et il a commencé à pousser. Il me demandait sans arrêt si je sentais sa queue, et je lui répondais: «Oui, vas-y, encule-moi bien!»

Alors, il me demanda de bien écarter les fesses, il posa ses mains sur mes hanches et il s’enfonça en moi. Au début cela fit un peu mal car jusqu’à présent, les copains qui m’avaient enculé n’allaient pas loin: juste la raie et l’entrée, c’était tout. Lui, il m'a rentré sa bite bien à fond, et pour la première fois j'ai senti sa jute se répandre en moi. J'ai joui aussitôt sur le drap, ou plutôt sur l'alèze qu’il avait pris la précaution de mettre.

Les fois suivantes (j’allais souvent chez ce coiffeur à l’insu de mon père), il m’a appris à sucer ses seins, sa queue, son cul, et bien sûr il m’a demandé de l’enculer à mon tour. Pareil; jusqu’à présent je n’avais sauté sur des copains que pour sentir leurs fesses sous moi. Là, il a fait de moi un expert, et c’est lui qui m’a initié entièrement à l’amour anal avec les hommes et les femmes (je n’aime que ça avec une nana). Bref, avec cet homme j’ai tout réalisé, et maintenant c’est moi qui aimerais initier des jeunes mâles.

Malheureusement, il faut se couvrir, alors qu’à l’époque je recevais une bite dans le cul sans précautions. Je vous assure qu’en vous écrivant cette lettre, je bande à mort et je vais aller me soulager. Salut les potes et vive les homos!

Jean, 51 ans.