Le cul au soleil

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Numéro 136

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 136
Date de parution originale: Juin-Juillet 2005

Date de publication/archivage: 2012-03-11

Auteur: Xavier
Titre: Le cul au soleil
Rubrique: Voilà l'été!

Note: Le magazine Lettres Gay ayant disparu, nous archivons sur Gai-Éros des textes y ayant été publiés au fil des ans, à titre d'archive, notre but premier étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 4579 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Alors que je commence à vous écrire cette bafouille, j'ai sous les yeux le cul de Jeremy dans lequel, par fantaisie, j'ai planté un petit bouquet de ces fleurs de montagne qui poussent abondamment dans l'alpage sur lequel nous sommes allongés tous les deux, nus et libres comme au premier jour. Le soleil rasant de cette fin de journée d'été donne une chaleur tout à fait érotique à la scène.

Nous sommes à Barles, minuscule village au-dessus de Digne, à environ 1000 mètres d’altitude, et passons l’été dans une vielle maison isolée au confort tout à fait rustique. Nous sommes si éloignés de tout que nous pouvons vivre nus en permanence. Il n’y a guère que la fraîcheur des soirées qui nous obligent à enfiler un pull et, encore souvent, nous préférons faire un feu dans la cheminée pour nous réchauffer et pouvoir continuer à profiter de la liberté que nous accorde cette nudité permanente. Nous nous sentons comme deux Robinson coupés du monde dont l’île vierge serait ce champ au milieu duquel a été bâtie cette ancienne maison de berger et au bord duquel passe un torrent apaisé avant qu’il ne reprenne de la fougue dans les dues en aval.

Une mouche se pose juste sur le pli entre la fesse et la cuisse de Jeremy: cette caresse aérienne et impromptue provoque un tressautement de son cul que je trouve particulièrement émoustillant. D’ailleurs, la vigueur de ma turgescence s’en ressent. J’ai une envie irrésistible de faire l'amour une nouvelle fois à Jeremy, là, sur l’herbe, avant que le soleil ne disparaisse derrière les montagnes et ne nous oblige à nous replier à l’intérieur. Je m'empare du bouquet de fleurs planté entre les fesses de Jeremy et lui caresse la raie avec. Il se tortille, je bande encore plus fort...

Nous sommes maintenant à l'intérieur, nous avons dîné et Jeremy s’est endormi nu au coin du feu sur la vielle méridienne brinquebalante. Avant que l’ombre des montagnes ne nous recouvre de sa fraîcheur, j’ai abandonné ma lettre et, comme un gentil animal en rut. j’ai couvert Jeremy de mon corps. Ma verge dure s’est immiscée sans peine entre ses fesses pour se plaquer contre son anneau entrebâillé. J’ai peine eu à forcer pour le pénétrer et je l’ai baisé lentement, goûtant à la perfection les caresses de ses boyaux sur ma tige qui allait et venait. J’ai senti le plaisir monter lentement en moi, mais impérieusement, sans le moindre doute sur son triomphe prochain, et ce jusqu’à l’orgasme. J’ai déchargé à flots impétueux dans ce cul que j’aime tant. Puis, m’extirpant de cet antre enchanteur, j’ai retourné Jeremy sur le dos et ma bouche a capturé sa tige dressée, assoiffée de plaisirs. Je l’ai sucée avidement jusqu’à en goûter l’élixir merveilleux qui en a giclé.

Cela fait dix jours paradisiaques que nous vivons ici, seulement rythmés par l’amour et le plaisir. Le matin, les premiers rayons du soleil qui percent à travers les volets clos lèchent nos visages et nous réveillent à l’aube. Jeremy et moi nous cherchons à tâtons sous l'épais duvet de plumes et nous nous enlaçons. Il n’est pas une fois où nous ne bouillons pas autant de désir l’un que l’autre. Nos érections matinales s’entrechoquent. Nous nous embrassons passionnément, nous nous caressons et c’est comme dans un rêve éveillé que nous faisons l’amour. Si, jamais, l’un d’entre nous peine à se réveiller, l'autre se charge de l'extraire des bras de Morphée en plongeant sous les draps et en le gratifiant d’une sensuelle fellation. N’est-ce pas plus agréable que la sonnerie stridente d'un réveille-matin? Après ce préambule, nous refaisons un somme avant le petit-déjeuner.

Celui-ci englouti, nous courrons à la rivière où nous avons improvisé dès notre arrivée un barrage avec quelques gros cailloux. Ainsi, nous avons un petit espace où nous laver et nager, plutôt barboter. Ce matin, le soleil jouait de mille reflets sur nos peaux mouillées et savonneuses. En contre-jour, j’admirais Jeremy se laver la queue. Dieu, que je trouvais excitant le regarder se savonner les couilles et la bite. Le coquin a surpris mes regards, mon excitation, et ne voilà-t-il pas que prolongeant ses ablutions intimes, il se met à se branler. Sa queue se déploie progressivement. Je la vois se gonfler, se durcir, se raidir et Jeremy ne tarde pas à arborer une ferme érection. Il s’approche alors de moi, et vient se coller à mon dos. Nos peaux mouillées glissent l'une contre l’autre avec tant de facilité que la tige de Jeremy se love avec une désarmante aisance entre mes fesses. Je la sens frotter contre mon anus, lequel s’entrouvre docilement. J'ai vraiment envie de me faire défoncer le cul mais, dans un premier temps, Jeremy préfère seulement m’asticoter avec son dard qui coulisse le long de ma raie et me branler. Sous l’eau, puisque nous sommes immergés jusqu’à la taille, la caresse de sa main sur ma bite est d'une douceur extrême. Je le sens tirer délicatement sur mon prépuce pour me décalotter.

Il se montre plus pressant derrière moi. La pointe de son dard appuie contre mon anneau. Jeremy n'aurait qu’à pousser légèrement pour me pénétrer jusqu'à l’os, mais il préfère me faire encore plus m’impatienter. Jusqu’à quand va-t-il attendre pour me fourrer son dard? Enfin, je le sens me soulever par la taille. J’écarte les cuisses et, ainsi, lorsque Jeremy me repose sur son dard, celui-ci s’enfonce, sans coup férir, jusqu’à la garde. J’ai beau toujours raffoler de sentir sa bite dans mon cul, il me semble que c’est encore meilleur que d'habitude. C’est à croire que le soleil est aphrodisiaque. C’est d’ailleurs sûrement vrai. Jeremy me lime avec une énergie débordante. Sa queue coulisse en moi comme un piston parfaitement ajusté à son alésage. C’est si bon que je sens la jouissance monter en moi et, en même temps que Jeremy décharge en moi, j’explose aussi. Mon foutre gicle dans l’eau en filaments blanchâtres que le courant emporte.

Pas un matin depuis que nous sommes arrivés, nous n’avons manqué de baiser dans la rivière. C’est tellement rafraîchissant. Après le bain, nous nous faisons sécher au soleil et, parfois, il nous arrive d’en remettre un coup. Puis vient l’heure du repas que nous prenons sous la treille et, ensuite, la sieste, au frais, à l’intérieur. Mais comme il n'y a de véritable sieste que crapuleuse, avant de nous endormir une paire d'heures, nous baisons de nouveau comme des fous. Après, en général, nous allons faire un tour au village nous réapprovisionner et boire l'apéro. Bien sûr, alors, nous nous habillons mais, à peine sommes-nous de retour que nous remettons nus. Est-ce le fait de ne pas nous être vus à poil depuis quelque temps, mais nous ressentons immanquablement alors une intense envie de baiser que nous ne nous privons pas de satisfaire.

Notre programme peut sembler à beaucoup monotone, mais il arrive quelques événements pour pimenter le quotidien. Ainsi, hier après-midi, au beau milieu de la sieste, on frappe à notre porte. J'enfile rapidement un short et. sur le palier, je découvre un jeune couple d'homos égarés dans leur promenade. Ils semblent aussi surpris de me découvrir que moi de les voir là. Nous les invitons donc à prendre un verre avec nous. C'est alors que nous leur parlons de la rivière et leur proposons de s'y baigner. Nous voilà tous les quatre à poil à barboter dans l’eau. Ce sont de véritables éphèbes, sans un poil au menton, au torse lisse. Leur innocence nous excite et nous rêvons de les baiser. L’espace de baignade est si restreint qu’il est facile de se toucher, de les caresser sans en avoir l’air. Ni moi ni Jeremy ne cherchons à dissimuler les érections qui tendent nos sexes. Christian et Patrick rougissent en nous regardant et. pourtant, ils bandent aussi fort que nous. Nous sentons que nous devons prendre l'initiative pour que ces prémices de baise à quatre prennent corps.

Alors, je m’approche, la queue fièrement dressée, de Christian et l’enlace. Surpris, il me laisse néanmoins l'embrasser. Je le serre contre moi. Comme il est nettement plus grand que moi, sa queue bandée appuie contre mon ventre tandis que la mienne vient lui chatouiller les burnes. En jetant un coup d'œil à ma droite, je vois que Jeremy est d'ores et déjà en train de sucer Patrick tout en commençant à lui glisser un doigt dans l’anus. Je préfère pour ma part que Christian et moi, nous nous branlions réciproquement. Jeremy met tant d’énergie dans sa fellation que je vois le visage de Patrick se tordre de plaisir. Il jouit dans la bouche de Jeremy qui avale goulûment les jets de sperme. Il entraîne ensuite sur la rive Patrick qu’il fait mettre à quatre pattes. Écartant ses fesses avec ses mains, il plaque sa bite contre le sphincter qu’il a déjà soigneusement dilaté. Moi, je n’en suis pas encore là, mais je m’y applique. Christian pousse un petit cri lorsque Jeremy l’encule. Je sens que Christian est désormais prêt à lui aussi à recevoir les assauts de ma queue. Alors, je le conduis près de Patrick et lui fais prendre la même position. Je vois bien à la façon dont il a encore le trou de balle resserré que ça ne fait pas longtemps qu’il se fait baiser par des mecs. Ce n’en est que meilleur. Je sens ma bite comme enserrée dans un étroit fourreau. Je savoure mon intromission en baisant doucement Christian. Pourtant, mon plaisir est si intense que je jouis trop précocement à mon goût.

Jeremy m’a précédé de quelques secondes. Comme deux tourtereaux, Christian et Patrick s'enlacent. Tout en reprenant nos forces, Jeremy et moi les regardons s’embrasser puis, enfin, Patrick tailler une pipe à Christian que je n'avais pas pris soin de faire décharger. C’est un spectacle assez émoustillant pour clore cette parenthèse dans notre sérénité. Vous voyez, on ne s’ennuie pas en couple, même au fin fond du monde. Je peux même dire que nous avons été plutôt content de retrouver notre train-train quotidien après le départ de Christian et Patrick, même si leur visite impromptue nous a donné bien du plaisir.


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