Le démon du midi


Le démon du midi
Texte paru le 2005-12-19 par MonsieurX   
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  • Vol. 4, no. 1
  • Date : Mars-Avril 1997
  • Rubrique : Fait vécu

Depuis le plus loin que je me souvienne j'entends parler, en blague surtout, du démon du midi. Ce que j'en comprenais, c'est qu'il s'agissait d'un syndrome qui s'attaque aux hommes dans la quarantaine et les rend semblables à des obsédés sexuels.

Ayant atteint l'âge de 43 ans, je constate qu'il s'agit d'une excuse pour certains hommes, je dirai même plusieurs, pour se donner du bon temps avec leurs convoitises et ce, à l'extérieur de leur convention matrimoniale. Pour ma part, je suis marié et père de famille. Fidèle et toujours amoureux de ma blonde. Depuis 23 ans déjà. Des occasions pour avoir des relations avec d'autres filles il y en a eu, le plus souvent dans des fêtes de bureau. On prend un verre de trop, la secrétaire aussi, on se colle un peu, l'émotion lève et c'est parti pour une baise dans la pièce d'à côté. Peureux sur les bords, je me suis toujours dit que ces quelques instants de plaisir ne valent pas les désagréments qu'ils peuvent occasionner.

Au bureau, mes confrères ont tous à peu près mon âge. Je les vois agir et je les entends parler de leurs conquêtes. Il y en a deux entre autres qui passent au moins une heure par jour à dicter des lettres à leur secrétaire. Personne n'est aveugle. Et lorsque l'on va dîner à la brasserie, les gars n'arrêtent pas de parler des nichons d'une telle et du cul chaud de l'autre. À les entendre parler, ils se les échangent. Et ils mettent ça sur le dos du démon du midi. Selon moi, ils ont un problème de comportement.

C'est du moins ce que je croyais à venir jusqu'à maintenant. Depuis quelque temps, je constate que j'ai de drôles de réactions. Bien que j'ai des relations sexuelles régulièrement et très satisfaisantes avec ma blonde, j'ai le goût d'aller voir ailleurs. Ce qui me fatigue le plus et que je ne m'explique pas, c'est que ce sont les gars qui m'excitent.

Il y a environ 6 mois j'étais dans le métro comme tous les matins. Devant moi un jeune dans la vingtaine lisait. À un moment donné, il a levé les yeux et ceux-ci ont rencontré les miens. J'ai senti de l'émotion dans son regard. Quelque chose qui vous transperce au plus profond de vous-même. Ce qui m'a le plus déconcerté c'est l'érection qui s'en est suivie. Par son sourire, j'ai réalisé qu'il s'en est rendu compte, il m'a même salué en sortant à la station suivante. Ça m'a troublé toute la journée. La nuit suivante je me suis éveillé en éjaculant, je venais de rêver qu'il me faisait l'amour. Cette situation n'a duré que quelque temps et cela s'est apaisée.

Il y a eu cependant récidive. Cela me prenait n'importe où. C'est comme si je partais dans la lune et lorsque je reprends mes esprits, je m'aperçois que je fixe toujours un beau gars et que je suis bandé. Ça se passe dans le métro, au restaurant, sur la rue en marchant. Le plus troublant pour moi c'est que je commence à aimer ça.

Cinq mois plus tard, un soir où je travaillais au bureau comme ça m'arrive souvent, j'ai eu besoin d'aller à la salle de photocopie. Jean Michel, mon commis à la reproduction, y était.

— Salut Jean Michel, toujours au boulot à ce que je vois.

— Vous aussi patron. J'avais un document important pour le département des ventes à terminer pour demain. J'en ai pour quelques minutes encore. Avez-vous besoin du copieur tout de suite?

— Non, je ne suis pas pressé, je vais attendre. Ça te dérange?

— Non pas du tout.

J'étais appuyé dans le cadre de porte et le regardais travailler. Il était de dos face à sa machine. Je me suis mis à l'examiner. Il devait avoir 26 ans, 5'7 tout comme moi, environ 135 livres. Beau bonhomme. Ce soir là il portait une chemise à carreaux en flanelle, un jean noir qui lui moulait très bien les fesses. Encore un fois je suis parti dans la lune et je suis revenu en m'apercevant que je fixais son derrière si attirant, avec un début d'érection. Je me sentais même comme des bibittes dans le bas du ventre.

— Hé patron, dormez-vous?

— Excuse-moi Jean Michel, je pensais à autre chose. En passant, appelle-moi Pierre. Laisse faire le patron, depuis le temps que tu travailles pour moi.

— D'accord pat... Pierre. J'ai bien vu que vous n'étiez pas là, je n'obtenais aucune réponse. Je disais que si Louise, vous savez la nouvelle secrétaire aux ventes, si elle faisait moins de travail particulier avec son patron et que si elle travaillait pour vrai lorsqu'elle fait du surtemps, je ne serais pas obligé, moi, de travailler le soir. Je comprends qu'elle est jolie, mais son patron devrait lui laisser les fesses tranquilles.

— Serais-tu jaloux par hasard? T'aimerais que Louise vienne faire ses photocopies elle-même. Comme ça pendant que le copieur fait le travail, toi et elle...

— Ben non, pa... Pierre. Je ne suis pas jaloux de son patron mais d'elle. Pas de danger que mon boss me... Excusez-moi, je parle trop.

En effet, il avait trop parlé. L'occasion était rêvée. Je m'approchai de lui par derrière, je lui mis une main sur une fesse et commençai à la caresser. Je m'approchai de son oreille pour lui parler doucement. Je me rendis compte qu'il sentait bon, j'effleurai son cou de mes lèvres.

— Comme ça, t'aimerais que ton boss te tripote un peu?

— Niaisez-moi pas. Je sais que vous êtes marié et que les hommes vous intéressent pas.

— Je sais que je fais souvent des blagues sur les homosexuels, mais ce n'est jamais méchant. Et pour ce qui est de mon intérêt, je dois avouer que je suis troublé par l'attirance que j'ai envers toi.

— Juste des mots pour me faire plaisir. Vous devriez partir.

— Tu crois que ce ne sont que des mots?

À ce moment là, j'appuyai mon bas ventre contre ses fesses. Il sursauta.

— Tu crois toujours que ce ne sont que des paroles. Je te trouve très beau, très sexe et comme tu vois, tu me fais bander terriblement. Mais c'est la première fois que ça m'arrive d'être attiré comme ça par un gars. Je suis très nerveux.

Il se retourna alors très doucement pour que nos corps ne perdent pas le contact. Il me regarda longuement dans les yeux. Je bandais encore plus.

— Je suis troublé aussi. Heureusement que j'ai terminé mon travail car je serais incapable de terminer.

— Moi aussi j'ai peine à continuer et je me sens un peu mal à l'aise ici. Si j'allais te reconduire chez toi?

En embarquant dans ma voiture, il se tourna vers moi

— Je dois rêver? Pourriez-vous me pincer?

À la place, je le regardai et déposai mes lèvres sur les siennes. J'y vais d'un long french. Je ne pus retenir ma main non plus qui s'aventurait à lui caresser la queue par-dessus ses jeans. Mes doigts essayaient de lui descendre la fermeture éclair. Il m'arrêta.

— Pourquoi ne viendriez-vous pas chez-moi plutôt?

— Je n'en sais rien... Et puis d'accord, mais maintenant tu laisses faire le vous.

Nous n'avons pas dit un mot en chemin, mais je n'ai pu m'empêcher de lui prendre la main de temps à autre.

Je dois avouer que rendu chez lui j'étais très «hot», mais aussi très nerveux.

— Vous... tu veux boire quelque chose?

— Non merci... je...

Il me prit par la main et m'entraîna dans sa chambre.

— Fais comme moi, me dit-il, ne soit pas gêné.

Il commença alors à se déshabiller. Je faisais de même, mais je conservai mon slip - avec une queue bandée comme la mienne, mon slip ne cachait pas grand chose. II était maintenant nu devant moi avec son membre dressé vers la plafond. Il était superbe. Il m'attira contre lui. Je n'en pouvais plus. Je commençai à le caresser partout. Il avait les fesses très douces et chaudes. Il m'a fait m'asseoir sur le bord du lit et m'invita à me laisser aller. Il se mit à genoux devant moi, me regarda droit dans les yeux en me caressant les couilles et m'empoignant la queue. Sans crier gare, il engouffra mon sexe dans sa bouche et se mit à le dévorer avec appétit.

— Arrête, je suis tellement excité que je n'en peux plus. Si tu continues, je vais jouir. Pas tout de suite.

— Y'a pas de problème, laisse-toi faire. On te rechargera les batteries. Il faut t'apaiser un peu. Après tu auras l'esprit plus clair.

À ces mots il reprit son manège. Je voulais me laisser tomber sur le dos, mais je voulais aussi le regarder faire. Je lui caressais les cheveux, la tête. Je profitais des divers miroirs qu'il y avait dans la chambre pour admirer ce beau corps nu à mes pieds. Je sentais des spasmes dans mon pénis. Il dut s'en apercevoir car il redoubla d'ardeur. Je ne pus me retenir plus longtemps. Je me suis mis à jouir comme un fou. Je sentais de puissants jets de spermes sortir de mon membre, alors que Jean Michel me pompait sans arrêt. Incapable de me retenir, je pris sa tête entre mes mains, et la tirai vers moi pour l'embrasser. Je le frenchais passionnément. Il avait encore de mon sperme dans la bouche. Je le goûtais au travers d'un long baiser.

— T'es beau Jean Michel. Tu fais ça de façon superbe. J'aimerais te faire la même chose, mais je ne suis pas prêt.

— Pas de problème, chaque chose en son temps.

Il défit le lit et m'invita à m'étendre à côté de lui. Je pus enfin l'admirer à mon aise. Je me sentais un peu maladroit. Je le caressais tout doucement. Il était étendu sur le ventre. Je lui flattais les fesses. J'écoutai alors mon envie et l'embrassai partout, je le massais tout doucement. Il avait l'air bien, détendu. Je le poussai un peu pour qu'il se retourne sur le dos.

Quel bel engin qui montait vers le ciel. Je le regardais de plus près. Je déposai quelques baisers tout le long de son membre vigoureux. Je lui caressais les boules. Je les embrassais. Je les mettais complètement dans ma bouche. Je léchais son pénis de haut en bas. J'aimais ça. Je recommençais à donner des signes d'excitation. Je tentai une première fellation. C'était bon mais j'hésitais. J'étais à nouveau bandé comme un étalon. Ça faisait longtemps que je n'avais pas bandé si rapidement après avoir joui.

— Je ne m'y connais pas beaucoup, dis-moi quoi faire pour te faire plaisir. J'aimerais tant te faire jouir moi aussi.

Il reprit ma queue en main.

— Comme je peux voir, tu reprends de la vie. Je crois que tu es prêt de nouveau pour l'action.

Il glissa un condom sur mon pénis. Il s'étendit sur le dos et me demanda de me placer à genoux entre ses jambes. Il glissa un oreiller sous ses fesses. Il appuya ses jambes sur mes épaules.

— Si tu veux me faire jouir, prends-moi.

— Tu veux que je t'en...

— Chut!... Ne dit rien et défonce-moi.

De le voir ainsi prêt à me recevoir, je bandais encore plus. Je le pénétrai doucement. C'était chaud et bien serré. Je me sentais très bien. J'allais et venais ainsi tout doucement. Je n'osais le brusquer.

— Allez vas-y plus rapidement. Je sens ta queue me défoncer. C'est bon. Elle est grosse et c'est ce que j'aime.

Je me faisais aller les fesses de plus en plus vite. J'entrepris de le crosser. Je ne m'étais jamais imaginé dans cette position. Ha! que c'était cochon. Je me bougeais le cul, je lui enfonçais mon dard jusqu'au fond, pour qu'il sente mes couilles lui frapper les fesses. Je le crossais et lui poignais les couilles. Je le crossais de plus en plus vite. Je le sentais sur le point d'éclater. Je me mis à ralentir. Je voulais faire durer ce plaisir le plus longtemps possible.

— Non n'arrête pas, continue. Fais-moi exploser.

Je repris plus rapidement. Je le sentais se raidir. Je continuais mon va-et-vient. Il se cambra soudainement et je le vis décharger toute sa réserve de sperme sur son ventre. Certains jets allèrent s'échoir sur son visage. Il s'ouvrit même la bouche pour goûter au passage ce qu'il pouvait. Cette vision déclencha en moi un état second. Je me ruai sur son cul, je ne pus arrêter mes mouvements, je jouissais à mon tour. Je lui déchargeai tout ce que j'avais dans le cul.

Je n'en pouvais plus. Je me retirai et m'étendis sur lui. Je sentis tout son jus se répandre entre nous. Je le regardai dans les yeux et l'embrassai.

— Merci.

— T'as pas à dire merci.

On a prit une douche, j'ai bu une bière et je l'ai laissé. Fier d'avoir eu cette première expérience avec lui.

Le lendemain matin au bureau, je demandai à ma secrétaire de faire venir Jean Michel à mon bureau et lui demander d'apporter ces objectifs annuels pour une révision. Je demandai également de prévoir une heure de travail en l'avisant que je ne voulais pas être dérangé.

À son arrivée.

— Salut pa... Pierre. Mais que ce passe-t-il? C'est pas le temps de réviser les objectifs!

Je ne le laissai pas parler. Je refermai la porte dernière lui et le frenchai comme ça faisait longtemps que je n'avais pas frencher. Je dois avouer que l'on a pas parlé beaucoup d'objectifs dans l'heure qui a suivi.

Par bonheur, ma secrétaire a démissionné deux mois après cet événement. Par souci d'efficacité, son poste a été changé en adjoint administratif au lieu de secrétaire. Et devinez qui a eu une promo?...

Je suis persuadé maintenant que le démon du midi... ça existe, croyez-moi sur parole.