Le sable, la mer, mon cousin et moi

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Numéro 77

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 77
Date de parution originale: Juillet 1996

Date de publication/archivage: 2014-09-15

Auteur: Marc
Titre: Le sable, la mer, mon cousin et moi
Rubrique: Garçons de plage

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Au début de l’été, j’avais la bourse sinistrée; depuis ça ne s’est pas arrangé... Vous avez tous compris que je parle de mon porte-monnaie, pas de la belle paire qui me décore si joliment l'entre-cuisses. De ce côté-là, merci, ça serait plutôt le trop-plein. Alors pour les vacances, j’ai adopté un profil bas: pas de destinations exotiques cette année, mon petit Marc, me suis-je dit, ni de baise au bord d’un lagon. Je me contenterai de l'appartement de mon oncle sur la côte languedocienne. C’est vrai que le béton, ça ne vaut pas les palmiers, mais c’est gratos! Plus ou moins résigné, je suis parti là-bas début juillet sans espérer revivre les fabuleuses partouzes de l’année dernière en Grèce. Bien sûr, je connais dans les alentours quelques dunes et autres repaires où on peut s’érecter le gourdin, histoire d’éviter l’ankylose, mais j’avais prévenu ma bite qu’on allait sans doute moins s’éclater ce coup-ci.

Les premiers jours se sont passés peinards. Seul extra, une virée dans un bar où j’ai levé un beau moustachu qui m’a emmené chez lui... Souvenir d’une baise virile sans lendemain, car le type attendait bobonne.

Le samedi suivant, arrivée de mon cousin Nicolas; ça faisait une paye que je ne l’avais pas vu. Vachement séduisant le bougre: vingt-deux ans, 1m75, châtain, cheveux en brosse, belles épaules, taille 38, cul rebondi dans son 501 et la grappe appétissante sous la braguette râpée.

J’ai beau avoir un faible pour les beaux hercules velus de trente/quarante piges, sauter un plus jeune aussi vigoureux que Nicolas, putain, ça serait pas pour me déplaire! Pur fantasme pour l’instant, faute d’avoir la moindre information sur les préférences sexuelles du beau cousin. Et quand on sait que la proportion de pédés atteint au mieux 10% de la population mâle, j’ai neuf chances (ou malchances) sur dix de ne jamais l’attirer dans mes filets.

Pourtant, je me rends compte que Nicolas m’observe avec intérêt. J’en devine la raison: en huit ans de musculation intense, j’ai acquis un look bodybuildé qui ne passe pas inaperçu, surtout quand on vit en slip l’essentiel de la journée. Je sais que tout le monde n’apprécie pas, mais lui oui, et c’est ce qui va nous rapprocher. Au début, j’ignore si ses questions se limitent à des considérations purement sportives, mais je comprends assez vite qu’autre chose l’attire.

J’en ai la confirmation un matin où nous partons faire une virée en VTT. Nicolas s’arrête à hauteur de ces fameuses dunes, flanque son vélo dans un fourré et me propose d’aller y faire une virée à pied. En tant qu’habitué du coin, il ne peut pas ignorer ce qui s’y passe. On croise quelques mecs: je surprends Nicolas en train de se palper les roustons au travers du short cycliste. J’en fais autant. Nos plantureuses matraques sont comprimées dans le nylon.

— Dis-donc, Marc, t’es vachement monté, me dit-il; t’as des burnes énormes; quand t’es en slip, ça te fait une boule de pétanque.

— Tâte, si tu aimes.

Je n’ai pas à le lui dire deux fois; ce petit salaud s’est jeté sur mon nœud comme la vérole sur le bas clergé, pour se livrer à une succion-absorption et au bécotage de mes précieux joujoux virils à travers le nylon. Pendant ce temps-là ses doigts chatouillaient mes tétons velus. Bon Dieu, quelle mise en condition! J’ai relevé Nicolas, je l’ai retourné et je lui ai baladé mon gland sur le pourtour du fion pour lui faire évaluer mon vigoureux argument.

— Tu la veux ma queue?

— Oui, Marc, je veux que tu me baises...

Je me suis enfoncé jusqu’à mi-pine; Nicolas a poussé un cri, puis il m’a dit d’y aller à fond. Au deuxième coup, nos couilles ont servi d’amortisseurs et ce fut le début d’une baise géante. Un mec qui matait le spectacle de loin s’est joint à nous, et a positionné son zob au ras des moustaches de Nicolas. Cette petite pute de mes deux a enfourné le bite du visiteur jusqu’aux glaouis. Chahuté qu’il était par les coups de boutoir de ses deux enculeurs, Nicolas était secoué comme une barrasse dans la tempête. Quel pied!

Vous pensez bien que ça a duré pendant toutes les vacances. L’oncle et la tante avaient l’air ravi de nous voir devenus inséparables. Comme je les aime bien, je ne me vois pas leur dire la vérité: deux pédés dans la famille, ils seraient capables d’en péter une durite! En tout cas, merci Tonton! Quelle bonne idée tu as eu de m’inviter chez toi en cette période de basses eaux financières. Si je suis toujours raide, il y a de grandes chances que je revienne chez toi, sinon je repartirai sous des cieux plus exotiques, mains dans les deux cas, je crois que ce sera en présence de Nicolas. Ma bite, elle, n’arrête pas de me dire qu'elle me trouve drôlement pessimiste, car elle s’est autant explosée que l’année dernière...

Marc, 28 ans