Le tuteur et son pupille (10)


Le tuteur et son pupille (10)
Texte paru le 2021-03-18 par Jerome3140   Drapeau-be.svg
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Template-Books.pngSérie : Le tuteur et son pupille


Partie 10 – Les années fac et l’épilogue.


Mais ni Dimitri ni surtout moi n’en avions fini avec Antoine, notre Maître. Une fois les vacances, Dimitri, comme récompense de ses parents est parti en vacances à l’étranger avec une organisation pour ados.

Par contre, moi, j’ai dû travailler pour ramener un peu d’argent au foyer, comme disait Antoine.

Il m’a à nouveau fait embaucher chez un paysan du village voisin pour ramasser les fruits et nettoyer l’étable. J’étais embauché avec Cyril, un petit con de rouquin, qui était dans ma classe et qui avait raté son bac d’ailleurs.

On ne s’entendait pas à la base, et puis du coup en faisant le même boulot on est devenu copain. Il ne savait pas grand-chose de ce que j’avais vécu et que je vivais encore. Il savait juste, parce qu’en classe, c’était un secret de polichinelle que je recevais une éducation très stricte.

Je ne lui en dirai jamais plus d’ailleurs, bien qu’il a souvent essayé de me tirer les vers du nez. Pourtant, je pense qu’il se doutait de quelque chose pour ce qui concernait mon amitié pour Dimitri. Parce que plus d’une fois sous la chaleur et son excitation il a tenté de mettre sa main dans ma culotte, mais j’ai pu résister.

Bref cet été-là, il faisait très chaud et en fin d’après-midi, notre travail étant terminé, il me proposa une baignade dans le canal.

Antoine me croyant au boulot jusqu’à 17 h, j’ai accepté et on s’est baigné tous les deux dans cette eau crade, mais bien rafraîchissante, lui complètement à poil et moi en slip pour ne pas l’exciter plus, mais aussi pour cacher mon pubis rasé.

Quand je suis rentré à la maison, mon slip trempé à la main, mon Maître était effrayé parce que je puais la vase à des kilomètres à la ronde.

Je savais qu’il allait me donner une fameuse raclée, mais d’abord, à mon grand étonnement, il me fit couler dans la salle de bain de la chambre d’amis un bain très chaud. C’était mon premier bain et le seul bain que je prendrai durant toutes les années vécues sous le toit de mon Maître.

Au moment où mon Maître me donnait l’ordre de grimper dans le bain il m’a dit :

— Tu ne crois pas que j’y ai mis du bain moussant pour toi !

Et joignant le geste à la parole il a ajouté :

— Pour toi, une bonne dose de Javel pour te désinfecter.

Et c’est à la brosse à chiendent qu’il m’a lavé en m’obligeant à plusieurs reprises de me mettre la tête sous l’eau.

Une fois désinfecté, il m’a tiré par l’oreille jusque dans la buanderie pour me doucher traditionnellement à l’eau glacée et une fois séché j’ai reçu, couché sur la table de la buanderie, 50 coups de cravache sur les fesses et les cuisses et 10 coups de canne sur la plante de mes pieds parce que je n’étais pas rentré immédiatement à la maison.

— Tu es bien propre et désinfecté, mon petit Pierre !

Il m’a poussé à genoux pour lui sucer le dard et dès qu’il était dur il s’est enfoncé brutalement en moi en répétant :

— Un crétin propre, c’est très excitant à enculer.

En guise de repas je me suis payé deux heures de piquet à genoux, les mains sur la tête sur ma règle enfer, suivi d’une punition écrite jusqu’à 21 heures, heure où il m’a enfermé dans le cagibi alors que j’étais mort de faim après une journée de travail dans les champs.

J’étais, en fait majeure, j’avais mon bac en main et pourtant toute ma vie dépendait de mon maître. Je ne possédais pas de portable, pas d’ordinateur, je n’avais même pas d’argent de poche, ni de compte en banque. Comme frusques, je n’avais même pas de pantalon long, même pas un jean ! Aucun vêtement que les jeunes de mon âge portaient. J’étais totalement dépendant de lui, j’étais son esclave.

Un moment très pénible fut cette fête du 14 juillet. Comme Antoine n’avait trouvé personne pour me baby-sitter, j’ai dû l’accompagner, lui et ses amis, au bal des pompiers. La honte totale : Antoine m’a endimanché – culotte extra courte et chemise flanelle, blazer, chaussures parfaitement cirées et imbibé d’eau de Cologne bon marché. La honte ! Surtout qu’il y avait plein de garçons et de filles de mon école, de ma classe qui me connaissaient.

Eux faisaient la fête, moi j’ai dû rester gentiment assis sur ma chaise les mains déposées sur mes cuisses. Je n’ai pas pu bouger de toute la soirée et alors qu’Antoine et ses amis s’enfilaient les verres de bière, je n’ai eu droit qu’une menthe à l’eau que j’ai dû boire à la paille. Vers la fin de la fête, il m’a offert une gaufre, comme récompense pour la mention de mon bac.

Heureusement, cette nuit-là, vers 2 heures du matin, mon maître est venu me chercher dans mon cagibi parce que Mathias avait une folle envie de jouer avec mon corps et ce n’est que vers 5 heures du matin que mon maître m’a ramené dans ma taule les fesses rouges, le cul en feu et les entrailles bien remplies. Mais au moins, mes couilles avaient été vidées plus d’une fois.


Une semaine avant la rentrée à la fac, Dimitri a fait sa réapparition chez nous.

Il a pu s’inscrire à la fac de médecine avec le consentement de son père pour autant que chaque week-end et durant toutes les périodes de suspension des cours, il accepte l’autorité absolue d’Antoine.

En d’autres mots, dès le vendredi soir jusqu’au lundi matin, nous serions à nouveau à deux dans notre cagibi à subir les foudres de notre maître.

Si Dimitri n’avait pas accepté les conditions de son père celui-ci lui aurait coupé tout soutien financier et il aurait dû chercher du boulot et quitter la maison paternelle pour la fin de l’année. Mon ami n’avait donc pas le choix.

Quand Antoine est allé trouver une chambre pour Dimitri j’ai pu accompagner. Nous étions, Dimitri et moi en courte culotte et la chemise blanche boutonnée complètement, assis, bien sûr sur la banquette arrière de sa voiture.

Dans tout ce que l’on a visité, Antoine a choisi la chambre la plus simple, la plus petite, la moins confortable et quand Dimitri, lui-même, a dû signer le contrat de location, il avait les larmes aux yeux.

Durant cette semaine avant la rentré à la fac, Antoine comme toujours a exigé que nous fassions des révisions et que nos notes devaient être supérieures à 18/20.

Dimitri et moi nous trouvions cela impossible. Les mots fous, scandaleux, complètement givré ont été lancés et notre maître a décrété que nous nous rebellions.

Durant une semaine, nous avons porté nos bracelets aux poignets et aux mollets toute la journée et sommes restés à poil toute cette semaine. Le matin, après la douche, le midi avant le déjeuner, l’après-midi vers 16 heures, nous recevions attaché chacun à un trapèze dans la salle de torture, nous recevions 15 coups de fouet chacun et le soir avant le coucher la ration était double : 30 coups sous prétexte que nous avions plus de huit heures pour récupérer.

Après chaque coup qu’il nous envoyait nous devions dire de façon bien audible :

— Maître, merci de me ramener dans le droit chemin après ma rébellion.

Si notre maître était satisfait, il comptait un, puis il nous assénait le coup suivant et s’il estimait que l’on n’avait pas bien articulé ou que nos pleurs et larmes avaient étouffé la phrase, il répétait le chiffre précédent et le coup suivant arrivait déjà avec l’obligation de répéter la phrase correctement en bien audible.

Je me souviens qu’à un moment j’ai répété 6 fois la phrase avant que notre maître ne passe de 6 à 7 dans ses comptes et cette fois-là, d’après les comptes que Dimitri avaient tenus que j’avais encaissé 46 coups au lieu des 15 coups de fouet règlementaires.

Quand j’y repense avec le recul, nous étions une sorte de chaire à punition malgré que nous étions tous deux majeures, mais totalement soumis et esclave à cause de notre dépendance financière : moi je n’avais pas un sous et Dimitri n’en avait pas plus puisque c’est Antoine qui lui donnait chaque semaine la somme d’argent avec laquelle il devait survivre.


À partir de la fac, les règles imposées par mon maître n’ont que peu changé. Et dans la fameuse grille horaire très peu de choses ont changées du fait qu’à la fac, il n’y a pas d’horaires des cours aussi fixe.

Mais Antoine a vite trouvé la solution. Il me déposait à 8.15 heures chaque matin à la fac et venait me reprendre en fin d’après-midi à 17 heures et je devais bien sûr m’asseoir à l’arrière comme doivent le faire tous les petits garçons.

Quand je n’avais pas cours, je devais aller travailler, étudier à la bibliothèque et grâce à un ami de Mathias – Éric que j’appelais l’espion et qui travaillait à la bibliothèque de l’unif – mon maître était au courant de tout : horaire des cours, travaux pratiques et aussi des moments où je devais me trouver à la bibliothèque.

Une fois par jour, mon maître envoyait un texto à l’espion Éric pour savoir si j’étais bien à la bibliothèque et que j’avais mon nez dans mes bouquins. Et les premiers temps, je me suis souvent fait punir malgré que parfois, j’en suis certain, je me trouvais quand même où je devais me trouver.

Mon Maître avait plus confiance en son espion qu’en moi. La punition était terrible parce que mon maître considérait que j’abusais de sa confiance dès que je n’étais pas sous son contrôle personnel. Ce qui se traduisait par une visite à la salle de torture, être hissé sur la pointe des pieds, une centaine de coups de fouet ou de cravache. Ensuite, il me laissait attaché au trapèze, les pieds touchant à peine le sol jusqu’au coucher.

Comme cela arrivait le premier mois presque journellement, j’ai pris le risque de contacter l’espion et je suis devenu son amant secret. Je lui offre ma bouche et mon cul et comme presque tous les amis de Mathias, il aimait cela.

Depuis lors ce n’est qu’une fois par mois qu’Éric, avec mon accord, répondait négativement à un texto d’Antoine. Mais est-ce vraiment une première victoire ?


Le train qui ramenait Dimitri de sa ville universitaire arrivait en gare le vendredi à 19.03 heures et Antoine et moi, allions le chercher à la gare. Je savais que Dimitri avait décidé dès son entrée en fac de porter des frusques normales hors de la vue de notre maître. Et je le comprends et je l’enviais.

Ce premier week-end, il s’était changé dans le train et quand nous l’avons vu sur le quai de la gare, il portait l’uniforme imposé par notre maître. Mais apparemment Dimitri ne s’attendait pas à ce que toutes les règles du temps du lycée soient encore en vigueur.

Aussi, en arrivant à la maison, nous avons tous deux du nous déshabiller complètement dans le bureau d’Antoine et subir l’inspection corporelle. Pendant ce temps, notre maître retournait le sac de sport de mon ami pour y trouver des fringues neuves : un jeans Diesel, un polo Lacoste, des baskets, des chaussettes Nike et un caleçon HOM.

— Mais qu’est-ce que c’est que toutes ces pièces d’habillement interdites. Tu te fous franchement de moi. Tu es comme ton frère, dès que j’ai le dos tourné, tu ne respectes plus les consignes. Et où as-tu été cherché ce fric ?

Séance tenante, il nous a amené tous les deux dans la salle de torture. Moi j’ai dû me mettre à genoux sur ma règle après avoir mis les bracelets aux poignets et chevilles de Dimitri. Notre maître l’a hissé tellement fortement que ses pieds ne touchaient plus le sol et l’interrogatoire a commencé.

— D’où vient l’argent, Dimitri ?

Mais mon ami ne dit rien et déjà le premier coup de ceinture s’abat sur lui et le fait tourner sur lui-même.

— Je répète une dernière fois. D’où vient l’argent, Dimitri ?

Dimitri reste muet et là, c’est un déluge de coups que tout son corps encaisse parce que maintenant il ressemble à une vraie girouette. Il pleure, il crie et enfin notre maître entend les mots qu’il veut entendre :

— Arrêtez Maître, je vous en supplie, je vais vous dire d’où vient l’argent.

Dimitri de devoir avouer qu’il a ouvert un compte en banque avec l’argent qu’il avait reçu de ses grands-parents pour avoir décroché son bac.

Mais s’il pensait en avoir fini, mon ami se trompait. Notre maître a actionné la poulie jusqu’à ce que ses pieds touchent à peine le sol.

Puis j’ai dû attacher ses chevilles à la barre en métal et dès qu’il était presque écartelé, notre maître lui a administré 100 coups de fouet de dressage d’une seule traite.

Dimitri pleurait, criait, se tordait, suppliait notre maître. Après le centième coup j’ai vu notre maître échangé son fouet contre la canne et déjà Dimitri suppliait :

— Non, pitié, Maître, je ne le ferai plus, je vous donnerai ma carte de banque et mes chèques.

Mais notre maître n’a pas réagi et les fesses et les cuisses de Dimitri ont été lacérées de 50 coups de canne.

Mon ami n’en pouvait plus, la morve coulait sur sa poitrine qui était aussi mouillées par toutes les larmes qu’il avait laissées échapper. Cette fois, Dimitri ne bandait plus, non, il s’était, je ne sais pourquoi, pissé dessus.

Notre Maître l’a laissé, attaché, ainsi jusqu’au coucher, mais avant cela il l’a encore devant mes yeux enculé jusqu’à ce que Dimitri se mettent à bander et quand notre maître s’est vidé en lui, au même moment, malgré toute sa douleur, mon ami a craché son jus.

Quand notre maître en avait fini, il a quitté la pièce en m’ordonnant de nettoyer les dégâts causés par Dimitri et je dois avouer que je me suis permis de lui nettoyer la queue que j’ai sucée assez longtemps. Il bandait à nouveau, mais hélas il n’avait plus la force de jouir dans ma bouche.

Le lendemain matin, Dimitri a dû remettre sa carte de banque et ses chèques qu’il avait cachés dans la doublure de son sac de sport et après contact avec la banque notre maître lui a fait signer un papier par lequel il accepte que son compte soit cogérer par lui-même et notre maître et que sans l’accord de notre maître aucun retrait ne pouvait être opéré sur le compte.

Quant aux vêtements de Dimitri, Antoine a obligé Dimitri de les mettre et ensuite, avec une paire de ciseaux, il les a mis en pièce sur le corps même de Dimitri. C’était excitant à voir parce que cela ressemblait à un striptease SM et aussi bien Antoine, Dimitri et moi-même avions la trique.

Ensuite, Antoine a mis le feu à ce qui restait des vêtements et pour le reste de la journée il nous a enfermés dans notre cagibi sous prétexte qu’il ne pouvait plus nous voir à cause de notre manque de loyauté.

C’était le premier moment où je me retrouvais avec Dimitri et nous nous sommes embrassés longtemps et nous nous sommes enculés chacun deux ou trois fois et nous en avions tous deux besoins. Et pourtant, j’ose l’avouer ; à deux reprises, j’ai pensé à l’espion Éric qui encule avec douceur.


Quand Dimitri et moi sommes entrés en fac, Antoine lui décrochait son diplôme de fin d’études qu’il avait obtenu en six ans ; il faut dire qu’il a tout appris par lui-même sans l’aide de personne.

Il a directement ouvert une société de conseil juridique et expertise comptable dans les traces de ce que faisait son père et le mien. Comme la réputation de notre famille le précédait, très rapidement il eut vite une belle clientèle.

Je devais être rentré de la fac au plus tard à 17.30 heures. Après l’inspection corporelle et la fouille de mon cartable, je devais faire mes révisions jusqu’à 18.30 heures, mais quand il recevait des clients le soir, mon maître me lavait juste après l’inspection et je devais faire mes révisions en pyjama ou tout nu, selon son humeur.

À chaque fois qu’il recevait des clients en soirée, après la fermeture des bureaux, je devais, vêtu de mon pyjama, aller dans son bureau pour saluer le client d’un bonsoir Monsieur sur un ton respectueux et enfantin.

Et quand il quittait les lieux, je devais lui dire sur le même ton :

— Au revoir Monsieur, bonne soirée Monsieur.

Parfois, à la fin du rendez-vous, mon maître invitait ses clients à passer au salon pour prendre l’apéritif et même parfois les garder à dîner. Il recevait des patrons de société et moi je devais être en pyjama, propre et sentant le frais comme doit l’être un petit garçon.

Ces jours de réception donc, j’étais lavé avant, j’étais en pyjama et je devais saluer le client. Ma tête devait rouge de honte !

Malgré mes 20 ans, je ressemblais encore toujours à un petit garçon, à un jeune ado ayant poussé trop vite. Un jour Mathias a demandé à sa mère quel âge elle me donnait et après m’avoir dévisagé, scruté longuement elle a répondu :

— Il ne doit pas être loin de ses 14 ans.

J’allais en avoir 21 !

À ses clients, il me présentait comme son pupille et montrait une grande fierté d’avoir la fonction de tuteur. Ensuite il me demandait sèchement de servir l’apéritif et à la moindre faute, à la moindre remarque il faisait un commentaire désobligeant par rapport à mon soi-disant jeune âge.

Ensuite mon maître me faisait manger en cuisine où je devais attendre ses éventuels ordres. Puis, vers 20.45 heures il s’excusait auprès de ses client me faisait venir au salon et me prenait pas l’épaule en disant :

— Viens mon petit Pierre, on va se laver les dents et se préparer pour une bonne nuit.

Ensuite, souvent torse nu, je devais encore prendre congé de ses clients, de ses invités. À moitié nu : encore la honte !

Invariablement mon maître ajoutait :

— Oui je souhaite qu’il se couche tôt il y a école demain.

Les gens trouvaient tout cela parfait.

Mais dès que nous étions hors de la vue de ses invités, il me prenait par l’oreille en me disant :

— Toi, mon coco, demain tu vas me le payer !

Une fois dans la buanderie il me foutait déjà quelques paires de claques, m’ordonnait de me foutre à poil, puis il m’enfermait dans mon cagibi et éteignait aussitôt la lumière.

Et le lendemain pour sûr, je me retrouvais attaché au trapèze et il me punissait durement au motif d’insolence et d’impolitesse envers ses clients importants.

Comme cette fois ou par malheur/erreur j’ai salué un jeune homme assez efféminé accompagné d’un de ses associés je présume, en lui disant :

— Bonsoir madame.

Suivi directement du rectificatif :

— Bonsoir monsieur.

Mais la faute était commise. Mon Maître s’est levé d’un bloc, m’a giflé devant tout le monde et m’a obligé de m’excuser. Le gars essayait d’apaiser le couac en disant que je n’étais pas le premier. Mais mon Maître insistait et à genoux, en pyjama, j’ai dû m’excuser auprès du client.

Après avoir servi l’apéritif, cette fois-là, dans le séjour où se trouvait ses clients, j’ai dû rester à genoux, les mains sur la tête et le nez au mur jusqu’à l’heure de leur départ.

Cette nuit-là, mon Maître m’a sorti de mon cagibi pour me tanner le cul avec sa ceinture dans la buanderie et alors que je tenais à peine debout, il m’a fait coucher sur la table et il m’a enculé longuement et quand il était prêt à jouir, il m’a foutu à genoux et m’a fait avaler tout son nectar.

C’est vrai que parfois j’ai fait des bourdes, mais pour mon Maître, durant toutes mes années de fac, je n’avais jamais le bon ton quand j’étais en contact avec ses clients.

Je n’ai jamais compris ce qu’il me reprochait. Peut-être était-ce à cause de la honte que je me payais à chaque fois et que à cause de cela, mon comportement lui paraissait anormal et pas assez infantile.


Bien que nous ayons assez de travail pour nos études, notre maître trouvait que nous devions soigner notre culture générale et aussi notre physique. Comme à la fac, il n’y avait plus de cours de musique, plus de sport, plus de cours d’orthographe française ni de poésie, notre maître allait dans ces domaines pourvoir à notre éducation.

Dès le mois de novembre, nous avions nos week-ends encore plus chargés, car le samedi après le rasage, la tonte et la douche notre maître nous imposait 90 minutes de cours piano à chacun. D’abord Dimitri puis moi. Et quand l’un pianotait, l’autre révisait ses cours.

Le samedi après-midi était réservé aux corvées, à la dictée et en fin d’après-midi, notre maître nous annonçait la poésie que nous devions pouvoir réciter par cœur le dimanche à 18 heures.

Le dimanche matin, après le petit déj, notre Maître nous faisait courir ½ heure dans le jardin. Il exigeait que nous fassions 120 tours de ce petit jardin, mais jamais nous n’y sommes parvenus ; ce qui signifiait que d’office nous étions punis.

Ensuite, jusqu’à midi ou presque nous pouvions pieds nus utiliser sa salle de gym/torture et tous les instruments étaient à notre disposition et nous devions faire des abdos, des sit-ups, des tractions avant, des tractions arrière, des étirements et j’en passe.

Cela se terminait immanquablement pour Dimitri et moi attachés au trapèze parce que notre maître faisait nos comptes : assiduité au piano, fautes dans la dictée, pas assez de petits tours de jardin sans oublier une première audition du poème qui devait presque être parfait.

Je ne pense pas qu’une seule fois, durant tout ce temps, nous ayons eu chacun moins de 100 coups à encaisser, mais c’était notre destin, je crois.

De ce fait, nous connaissions presque toujours parfaitement la poésie du dimanche soir puisque notre maître nous infligeait au moins deux heures de piquet qui nous permettait de réciter plus d’une fois la poésie et souvent une punition écrite où nous devions écrire entre 5 et 10 fois ladite poésie.

C’est tellement vrai que je ne me souviens pas d’une correction reçue le dimanche soir avant que nous mettions à 20.17 heures Dimitri sur son train. Moi, presque toujours j’étais en pyjama et notre maître m’obligeait d’accompagner mon frère jusque sur le quai. La honte encore une fois de plus.


Puis, il y a eu pour Antoine, la gifle magistrale à laquelle il ne s’attendait pas du tout.

En effet, dès sa 3è année en fac, Dimitri s’est arrangé avec son père pour ne plus être si souvent sous la coupe d’Antoine. C’est vrai qu’il avait de très bons rapports et se trouvait parmi les meilleurs éléments de son année d’étude.

Juste avant les vacances de Noël, Dimitri et son père ont rendu visite à Antoine. J’étais présent, puni, mais présent. Mon frère n’était fringué qu’avec des vêtements de marques, les cheveux au vent et parfumé par excès – son côté rebelle évidemment.

— Monsieur Antoine, durant toutes ces années, j’ai apprécié l’aide que vous avez prodigué à mon fils pour ses études. Sans vous, il ne serait pas dans sa 3è année de médecine.

Mon Maître jubilait ; cela se voyait.

— Je pense que le temps est venu qu’il vole de ses propres ailes et donc, je viens vous signaler que dès aujourd’hui, il n’obéira plus à vos consignes.

Sur ce, le père de Dimitri, est tout simplement parti et c’est Dimitri, très sûr de lui, qui a exigé qu’Antoine lui rende tout ce qu’il lui avait confisqué ainsi que sa carte de banque et son chéquier.

Une fois tout réglé, Dimitri est venu vers moi qui étais toujours à genoux sur la règle, mains sur la tête. Il m’a embrassé longuement sur la bouche et m’a dit :

— Courage, Pierre. D’une façon ou d’une autre je resterai en contact avec toi.


Pour mon premier pantalon long j’ai dû attendre les examens de bachelier. (Bac+3)

J’avais supplié mon maître pour ne pas devoir passer les examens oraux en courte culotte comme par le passé surtout que je savais que dans le jury, il y avait un de ses clients.

Vêtu d’une culotte courte il m’a emmené dans une boutique où mon maître a choisi un pantalon sans demander une seule fois mon avis. Non cela n’avait rien d’un pantalon à la mode ; il était en gabardine dans les tons gris clairs. Mais j’étais aux anges !

Mais quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai dû mettre les vêtements que mon maître avait préparés pour le premier jour des examens. Pas de pantalon long !

— Maître, vous m’aviez promis que je pourrais mettre des pantalons longs pour les examens !

Lui dis-je les larmes aux yeux.

— Pour les examens oraux, je suis d’accord, mais aujourd’hui et demain tu n’as que des épreuves écrites. Tu mettras, comme d’habitude, tes culottes courtes.

La discussion était close.

Mon maître a tenu parole et pour tous les examens oraux, je portais mes pantalons longs. Ce que j’ai honte à dire, c’est quand mon maître venait me rechercher à la fac en voiture, il m’obligeait, moi, assis sur les sièges arrière comme d’habitude, il m’obligeait d’ôter mes pantalons et de mettre mes culottes courtes avant que l’on soit à la maison ou que l’on fasse l’une ou l’autre course.

En définitive, dans la même boutique, il m’a, quelques mois plus tard, acheté le même pantalon en gabardine beige parce que je devais faire un stage en entreprise et plus précisément chez un de ses clients les plus importants. Je devais être représentatif.

À part mes 3 semaines de stage, mes journées d’examens oraux et les jours de proclamation, je n’ai jamais, au grand jamais, pu porter un pantalon long.


Épilogue.


J’ai terminé mes études avec la plus grande distinction. Je dois avouer que c’est grâce à la prise en main de mon maître que je suis diplômé.

Dimitri, a terminé sa 5è année de médecine en même temps que je terminais mes études d’économie et de commerce. Depuis qu’il avait quitté l’emprise d’Antoine, nous nous sommes encore revus très régulièrement. Nous nous sommes créés des petits rendez-vous amoureux, mais parfois aussi des sessions maître/esclave, dans l’enceinte de ma fac, avec la complicité d’Éric et de certains de ses amis qui occupaient une chambre près de l’unif.

Heureusement pour moi, Antoine ne l’a jamais su !

Dimitri a alors quitté la région pour faire une spécialisation à plus de 800 km d’ici et maintenant il vit avec une fille que je n’ai pas encore rencontrée. Les rares fois qu’il revient ici nous passons de bons moments ensembles au lit.

Mathias vient de casser avec Antoine... malheureusement. Philippe, Franck et Sébastien, je ne les vois plus depuis un certain temps. Antoine est donc célibataire pour le moment et je sais de bonne source que certains parents ont pris contact avec lui pour s’occuper de l’éducation de leur fils.

Moi, une fois mon diplôme en main, mon tuteur m’a donné deux mois pour me trouver du boulot et pour déménager. J’habite maintenant un petit meublé et je travaille comme conseil comptable en attendant mieux.

Pour l’instant, je vis seul et je suis à la recherche de mon identité. J’ai approché plusieurs filles, mais cela ne m’excite pas et donc je pense que je peux dire maintenant que je suis homo.

Ce sont surtout que des garçons comme Dimitri, Franck et même Sébastien qui me trottent trop souvent dans la tête. Hélas, devrais-je dire, c’est avec Éric, l’espion, régulièrement et parfois avec Cyril, le petit rouquin - qui est, en définitive arrivé à ses fins - que je me vide les couilles.

Ce qui est certain, c’est que ce qui me manque le plus ce sont les punitions physiques, qui m’ont tellement fait souffrir, qui m’ont tellement fait pleurer. Un comble, non ?


Fin…