Le tuyau du pompier (1)


Le tuyau du pompier (1)
Texte paru le 2002-10-05 par Charles   Drapeau-be.svg
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Template-Books.pngSérie : Le tuyau du pompier

Je dédie ce récit à Julien P. Il se reconnaîtra.

Quelle chance y avait-il que ce beau mâle - pompier de surcroît! - soit pédé? Ludovic soupira. Chaque dimanche matin, le pompier venait à la boulangerie, en face de chez Ludo, pour acheter des baguettes. Dans sa tenue réglementaire, il avait l’air d’un dieu: épaules larges, belle bosse à l’avant et cul rebondi. Ludo ne faisait jamais la grasse matinée le dimanche; il attendait patiemment que le type apparaisse et il le matait à travers sa fenêtre. Un jour, il avait même prit des photos. Elles n’étaient pas très bonnes mais c’était mieux que rien. Il s’était bien un peu renseigné sur l’équipe de pompiers de la ville, espérant obtenir des informations sur son idole... Il alla même traîner dans le quartier de la caserne. Un peu enhardi, il questionna la boulangère. Il s’appelait Marc et était divorcé: la vie de femme de pompier n’est pas folichonne lui avait dit la boulangère. Il arrive que les épouses de pompiers ne supportent plus la vie instable de leur compagnon. Ludo en savait très peu sur son idole et il désespérait d’un jour en apprendre plus et surtout de pouvoir rencontrer son Marc. Si seulement ce mâle pouvait être gay, pensait Ludo à voix haute en épiant derrière sa fenêtre!

Une après-midi de décembre, alors qu’il rentrait chez lui, il l’aperçut! SON Marc, en tenue de pompier, en grande conversation avec une de ses voisines. La pièce tomba assez vite... Décembre... le calendrier des pompiers!!! Mince, pensa Ludo, c’est lui qui, cette année, vend les calendriers dans notre quartier... Il s’empressa de rentrer chez lui pour se mettre en tenue: T-shirt et short moulants. Il laissa traîner deux ou trois revues gays et, plein d’audace, posa son gode Stryker sur la table basse du salon. Ludo se rendit à la salle de bain pour rendre son conduit tout propre. Il ne fallait rien laisser de côté... On ne savait pas ce qu'il pourrait se passer... Il avait à peine terminé ses préparatifs lorsque la sonnerie retentit. Il était fébrile, tellement excité...

— Bonjour, je suis pompier volontaire et, comme chaque année, je me permets de venir vous solliciter... Voici le calendrier 2002!

— Entrez, je vous en prie!

— Je ne voudrais pas vous déranger!

Deux phrases, un regard, c’était suffisant pour mettre Ludo dans tous ses états. Il avait une érection terrible qu’il essaya de masquer machinalement.

— Il n’y a pas de dérangement! Asseyez-vous deux minutes, je vais chercher mon portefeuille! Vous prendrez bien un verre ou une boisson chaude!?

— À vrai dire, un verre d’eau me ferait plaisir. À force de parler, j’ai tendance à...

— Aucun problème...

Ludo avait quitté la pièce en espérant que son pompier le regardait. De la cuisine, il lui fit la conversation...

— J’espère que les gens sont sympathiques.

— Ils le sont généralement, oui. On est souvent mieux accueillis que les policiers.

— Ah bon!

— Le prestige de l’uniforme et le sens du devoir sans doute! Enfin, je veux dire que notre métier à toujours été mieux considéré que celui de... flic!

Ludo revint avec un verre d’eau qu’il posa sur la table basse.

— Et puis notre calendrier est original! Il a du succès.

— Tant mieux!

— Je pense qu’il vous plaira.

Marc montra les revues gays et lui sourit.

— Immanquablement, il devra vous plaire... si j’en juge par vos lectures.

Le pompier jeta un calendrier sur la table, à côté du gode, et lança à Ludo:

— Regardez donc le mois de juin!

Ludovic se sentit rougir. Il avait tout fait pour provoquer cette situation et, maintenant, il se demandait s’il avait bien fait. Ce beau mâle allait peut-être se foutre de lui...

— Allez... Juin!

Ludovic feuilleta le calendrier et aperçut au passage des photos d’hommes nus. Il arriva au 6ème mois...

— Ben, merde! C’est... C’est?

— C’est moi!

Marc lui souriait de toutes ses dents blanches et bien alignées. Le pompier saisit le gode.

— Vous me trouvez comment?

— Ben...

— Allez, soyez franc!

— Superbe!

— Je pense que cette photo fera un bel effet sur le mur de votre cuisine, non?

— Je...

— Ou alors sur le mur de votre chambre!

— Peut-être, oui!

— Et vous pourrez vous servir de ça (il leva le gode) tout en me matant. Vous avez l’habitude, non?

— Vous... vous savez?

— Comment ne pas le savoir? Chaque dimanche, un rideau se lève sur mon passage. Et puis, il faut éviter de poser des questions à la boulangère, elle parle trop...

— Je suis désolé. Si j’ai pu vous...

— Ne me dites pas que vous n’avez que cette chose (il posa le gode bien droit sur le calendrier.) pour... éteindre votre... feu?!

Ludovic sentait son cœur battre la chamade. Ce mec était un génie du suspens. Il restait si ambigu et mystérieux qu’il n’était toujours pas possible de savoir ce qu’il voulait... Si c’était casser du pédé, Ludovic était prêt à subir. Venant de lui, tout était bon.

— Je suis sûr que tu n’as envie que d’une chose!

— Oui, une chose longue et dure...

— Je peux t’assurer que pour être dure, elle l’est! Question longueur, je n’ai aucune référence et aucune prétention.

— Moi, j’ai des références! Je voudrais juger sur pièce...

Ludo planta ses yeux dans ceux du mec et ôta son short. Sa bite était gonflée mais pendait encore entre ses cuisses. Il jeta le short à côté du pompier et se tourna pour lui montrer ses jolies fesses. Pas un mot! Il respirait fort, très fort... Lorsqu’il se retourna, Marc avait ramassé le short qu’il portait sensuellement à son visage tout en se caressant à travers le pantalon.

— Enlève aussi le haut!

Il s’exécuta. Sa bite rebondit sur son ventre.

— Ça a l’air te te faire un fameux effet! Tu dois vraiment être un bon coup...

Ludo se mit à caresser son corps et à se montrer sur toutes ses faces.

— Et si tu t’occupais un peu de moi, histoire de voir si la photo reflète bien la réalité?! Non?

Ludo s’est agenouillé entre les cuisses ouvertes du pompier et s’est mis à frotter la bosse proéminente avec son visage puis ses mains. Le mec avait jeté la tête en arrière et gémissait doucement tout en encourageant Ludo. Au bout d’un quart d’heure, bien chauffé, Marc s’est levé et a dit à Ludovic.

— C’est tout pour maintenant! Je reviendrai ce soir, à dix heures, et pour toute la nuit. Je te veux nu, à genoux et bien cambré sur cette table. Tu prépares les préservatifs, ton gode et tout ce qui pourra me servir à te larver... Parce que c’est ça qui te branche, non? Un mâle qui te domine? Dix heures et tu laisses la porte ouverte. Ah oui, bande-toi les yeux, mec!

— Oui...

— Alors à ce soir!

Et il est sorti, laissant Ludo tout penaud. Celui-ci n’en pouvait plus. Son érection lui faisait mal mais il résista à la masturbation. Si vraiment Marc revenait à dix heures, il voulait garder toutes ses forces et son sperme pour leur rencontre.

La fin de journée fut difficile. L’angoisse, la crainte, la honte se mêlaient dans la tête de Ludo. Avait-il eu raison d’allumer le pompier? Reviendrait-il? Et si oui, serait-il seul?

À dix heures moins dix, Ludo avait préparé sur un drap: poppers, gel, préservatif, godes (trois), pinces à seins, cockrings et paddle. Il s’était installé, nu, à quatre pattes sur la table recouverte d’une toile, offrant son cul à toute personne entrant dans le living. L’attente lui parut une éternité. Chaque minuscule bruit le faisait frémir. Avec son bandeau sur les yeux, il lui était impossible de voir l’heure.

La porte de l’entrée grinca. Il essaya de repérer le bruit des pas. Rien. Quinze à vingt secondes et la porte se referma. Enfin, il entend des pas sur le parquet du living... Pas un mot. Il n’ose rien dire.

— Mmmm, je vois que tu as du matos! Excellent! C’est comme ça qu’on voit qu’on a affaire à une bonne salope. Tu pensais que je ne reviendrais pas, hein? C'est maintenant que les choses vont être amusantes. Imagine ce que je vais pourvoir te faire!

Le bruit des mouvements de Marc semblait indiquer qu'il enlevait ses vêtements ou du moins une partie. Malgré sa façon cool d’aborder les choses et parler beaucoup, il semblait maladroit. Il avait sûrement peu pratiqué ce genre de plan... avec un homme.

— Intéressant... Que la fête commence!

Le traitement commença par quelques bonnes claques assénées sur la croupe offerte puis Marc palpa les couilles et la bite de sa «chose» par derrière. Marc était silencieux et Ludo geignait (parfois de plaisir et parfois de douleur).

— Je sais ce que tu attends avec impatience. Tu rêves depuis si longtemps d’emboucher le tuyau du pompier! C’est ça qui te fais envie, hein?

Marc se positionna devant Ludo et lui poussa sa bite dans la gueule. La tige était grosse et longue mais l’esclave constata vite qu’elle était délicieuse à téter. Fou d’excitation dans cette position offerte, Ludo suçait l’engin avec passion. Il s'amusait avec la langue sur le frein tout en avalant complètement le sexe. Il adorait la sensation douce du gland bien dur tout au fond de sa gorge. La queue était si longue qu’une fois sur deux elle butait au fond de sa gorge à lui arracher des haut-le-cœur. Peu importe, il en voulait plus encore! Il salivait beaucoup sur le sexe afin de le rendre plus glissant. Son Maître avait l’air d’apprécier car il gémissait à son tour et ajoutait ses commentaires vicieux, rendant la situation plus excitante encore. Marc s’était pris au jeu de la domination et il attrapa sa lope par les cheveux pour la forcer à avaler à fond.

Soudain, Ludo sentit qu'on lui écartait les jambes et qu’on palpait son cul offert. Il y avait un second mec avec Marc.

— Comme tu peux le constater, petite pute, je t’ai amené un pote. Puisque tu aimes les pompiers, tu vas être servi. Nous sommes comme les scouts: toujours prêts. J’avais pensé qu’avec une bonne salope comme toi, il fallait être plusieurs...

Il avait dit «plusieurs»... Il n’avait pas dit «il fallait être deux». Ludo se demanda si son esprit s’embuait ou bien s’il pressentait certaines choses. Les jambes écartées, il sentit une chose dure qui glissait dans la raie de ses fesses. Un délice!

- Tu vas être comblé. Deux trous occupés en même temps. La caserne est là  pour éteindre TON incendie. Et, tu peux t’en rendre compte, nous sommes  experts en tuyaux. Vas-y, Pierre, il n’attend que ça! 

Et Pierre (que Ludo ne voyait pas mais qu’il voulait imaginer aussi séduisant que Marc) s’occupa de son petit trou plissé. Il dut s'y reprendre à plusieurs fois pour entrer dans l’anneau serré perdu au milieu sa raie poilue. Pour un enculé de longue date, Ludo avait gardé un anus bien serré et ça n’était pas pour déplaire à ses «messieurs les baiseurs». L’engin qui semblait de bonne taille sondait la raie culière de l’esclave de service.

C'était dur et glissant et cela faisait envie. La maladresse et l'inexpérience de Pierre - il devait être hétéro et s’occupait pour la première fois du cul d’un mec! - avaient un côté émouvant et excitant.

— Regarde-le se tortiller! disait Marc. Il n’en peut plus d’attendre ton gourdin entre ses fesses.

L'excitation de Ludovic ne cessait de croître à un point qu’il devait dingue. Il se sentait comme une chienne en chaleur. Marc avait raison. Il voulait être pénétré et en force.

Après des préliminaires trop longs à son goût, il fut récompensé. Il cria lorsque le gland dur força son cul gourmand. La pénétration de cette chose rigide dans son sphincter comblait l’animal qui était en lui. La saison du rut commençait!

D’un côté, Marc ramonait sa bouche jusqu’à la glotte en ahanant comme un bûcheron. De l’autre, Pierre le saillait en cadence. Ce dernier s’enhardissait et prenait un pied pas possible. À quatre pattes depuis trente minutes, Ludo montrait des signes de fatigue et Marc ordonna un changement de position: Ludo sur le dos, accueillit Marc dans sa chatte de mec et Pierre dans sa bouche. Obéissant, Ludo s'exécuta. Et ce fut terrible! Ludo, mieux installé, commença à prendre un pied terrible; ces deux sexes durs qui rentraient et sortaient dans ses trous...! Il était agité dans tous les sens. Les deux dominateurs mirent quelques minutes pour trouver un rythme et accorder leurs «violons». Pour Pierre, c’était de nouvelles sensations plus jouissives les unes que les autres. Il découvrait le bonheur de baiser une personne de son sexe. La baise entre mecs n’avait rien de repoussant, bien au contraire. Sa femme ne l’avait jamais sucé de cette manière. De l’autre côté, le gland dur de Marc tapait à chaque poussée dans le cul de Ludo. La séance se prolongea pendant au moins quarante minutes. Marc soufflait de plus en plus et la lope sentait que sa cadence ralentissait, qu'il s'enfonçait moins loin en lui.

— Vas-y défonce-moi, mon petit pompier! Va au fond! Baise-moi, pompier!

À suivre...








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