Les vrais mâles

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Numéro 11

Texte d'archive:


Archivé de: Confessions Gay – Numéro 11
Date de parution originale: inconnue

Date de publication/archivage: 2017-08-23

Auteur: Stéphane
Titre: Les vrais mâles
Rubrique:

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Quand on pense pédé, on imagine trop souvent un jeune mec qui vit en ville, et qui sort beaucoup le soir, en espérant tirer son coup avant l’aube. C’est vrai que ceux-là se voient plus, parce qu’ils affichent ouvertement leurs goûts. Pourtant, il existe aussi des homos des champs, des mecs de la campagne qui s’aiment entre eux. C’est peut-être une évidence pour vous, pour moi c’est une découverte récente, et je ne me lasse pas d’en goûter les plaisirs.

C’est grâce à mon travail que j’ai fait cette découverte. Quand j’ai appris que je changeais de secteur pour me retrouver en milieu rural, je n’étais pas trop content. Je ne travaille pas pour chercher des mecs, quand même, j’avoue que j’aime bien croiser de jolis mâles durant ma journée de travail. Même si je ne couche pas avec eux, ils me permettent d’alimenter ma petite boîte à fantasme. Le premier mois, je n’ai pas changé d’avis sur les gens de la campagne. Ils me semblaient vraiment ploucs, et pas sexy pour un sou. Et puis je suis tombé sur Jean-Jacques. Il travaille dans le milieu agricole et vit dans une ancienne ferme magnifiquement réaménagée. Nous avions un peu sympathisé, il m’a proposé de passer boire l’apéritif du soir chez lui. Je pensais le trouver avec femme et enfants, sans compter l’immanquable clébard. Surprise : lorsque Jean-Jacques est venu m’ouvrir la porte, il était accompagné d’un beau mec particulièrement mignon. Et pas de doute, ils vivaient en couple, puisque Jean-Jacques m’a dit : “Je te présente mon ami. J’espère que cela ne te choque pas. À mon avis, je crois même que tu préfères ça. Je me trompe ?” J'ai salué sa perspicacité, et quand il a posé sa main sur mon épaule pour m’inviter à entrer dans le salon, je me suis dit que la soirée risquait d’être plus chaude que prévu.

Et en effet, à peine mon verre en main, je me suis entendu demander : “Tu aimes faire l’amour en trio ?” Ce n’est pas mon quotidien, j’ai souvent connu cette configuration amoureuse, et presque toujours avec succès. Techniquement, c’est un peu plus compliqué. La règle est qu’il faut partager équitablement le plaisir, je sais aussi que se retrouver à trois rend la baise plus ardente, le désir de chacun stimulant celui des deux autres. C’est une sorte de petite compétition, pour savoir qui va assurer le mieux. Et puis ces deux mecs étaient mignons. Alors j’ai évidemment répondu par l’affirmative. On a trinqué au plaisir que nous allions prendre entre nous. Mes deux amis m’ont expliqué qu’ils aimaient bien rencontrer d’autres hommes, et qu’ils choppaient souvent des mâles par Minitel ou par petites annonces. J’étais tombé tout cuit, Jean-Jacques ayant tout de suite deviné que je pouvais être intéressé par la chose. Et comment !

Pour me choyer en tant qu’invité, Luc, l’ami de Jean-Jacques, est venu se placer à mes pieds, et il a délicatement sorti mon sexe de mon caleçon pour l’engouffrer aussitôt dans sa bouche. La pipe paysanne n’a rien de rustre. En tout cas pas avec Luc, qui pompait avec un raffinement étonnant. Je le regardais creuser les joues et retrousser les lèvres pour mieux s’emparer de mon chibre. Jean-Jacques regardait la scène en y prenant visiblement du plaisir. Il a sorti sa queue, et j’ai pu voir qu’il possédait un beau gourdin que j’aurais volontiers enfilé dans ma bouche. Il s’est branlé tout seul pendant quelques minutes, puis il est venu se placer au-dessus de moi, cuisses écartées. Je l’ai pompé tout en me faisant pomper. Délicieuse configuration du plaisir. Quelques minutes, j’ai poussé la logique à son terme, en enculant Luc pendant que Jean-Jacques me ramonait le boyau. Prendre et être pris, telle n’était pas la question, mais bien l’évidence. Mes couilles étaient déjà proches de la température d’ébullition. Elles ballottaient dans tous les sens, entre celles de Jean-Jacques et le cul de Luc. Avant de jouir, j’ai eu une petite pensée de remerciement pour mon patron qui m’avait imposé cette mutation. Je trouvais de plus en plus de charme à mon nouveau secteur d’activité.

Toute ma soirée chez mes amis s’est déroulée de manière délicieuse. On a bien bouffé, bien bu, bien ri, et surtout bien baisé. Comme il était tard, j’ai dormi chez eux, seul dans une chambre pendant qu’ils rejoignaient la leur. J’allais m’endormir, quand j'ai eu l'oreille attirée par un gémissement. Le lit grinçait. Jean-Jacques et Luc s’envoyaient encore en l’air, en couple cette fois. Ils étaient vraiment chauds ces deux-là ! J’ai eu envie d’aller gratter à leur porte, je me suis dit qu’ils avaient droit à un peu d’intimité et que ma présence aurait été mal séante.

De toute façon, j’ai eu l’occasion de les revoir. Jean-Jacques m’avait dit que j’étais toujours le bienvenu chez eux, alors un jour, comme je passais à proximité, je suis allé les voir. Plus exactement, je suis tombé sur Luc seul. Jean-Jacques était parti pour deux jours. Je pensais que Luc se montrerait fidèle à son ami, quand il m’a pris par la main pour me faire entrer, j’ai commencé à en douter. Et en effet, il est tombé à mes genoux dès que j'ai franchi la porte. Tout en ouvrant ma braguette, il m’a dit : “Normalement, je ne fais jamais ça sans Jean-Jacques, j’ai vraiment trop adoré ta queue pour me montrer raisonnable.” Et puis il m’a sucé jusqu’à ce que je lui envoie la sauce dans la bouche. Il pensait peut-être en rester là, j’avais encore envie, et je l’ai coincé contre moi en le forçant un peu. Je sentais qu’il était proche de l'abandon, j’ai dû lui faire un peu violence, et cela a rendu notre étreinte encore meilleure. Je parle pour moi, mais aussi pour lui visiblement, car au moment de partir, il m’a demandé : “Tu peux revenir demain ? Jean-Jacques sera encore absent.” Je suis repassé en effet, et mes petites visites en douce pour baiser le beau Luc sont devenues régulières. Et puis aussi, de temps en temps, je passe pour baiser en trio, avec son mec officiel. Je sais que ce n’est pas très moral, c’est trop sexy pour que je m’en passe. En tout cas, je sais où se trouvent les vrais mâles à présent, et ce n’est pas là que j’avais pensé les trouver.

Stéphane, 26 ans.