Lope Story (09)


Lope Story (09)
Texte paru le 2018-07-21 par Luc Tulède   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Lope Story (série)


Chapitre 10


Stéphane comme convenu prit sa douche rapidement. Contrairement à moi, il sentait bon le savon frais, une douce odeur associée à celle du miel comme peuvent la dégager les jeunes chairs. Moi au contraire, je sentais le sexe à plein nez, mon corps ayant probablement libéré de lourdes charges de phéromones pendant nos ébats. Il était beau comme un dieu dans son pantalon beige et sa chemise bleu ciel largement ouverte laissant deviner le haut de ses pectoraux. Une vraie gravure de mode. Quant à moi, serré dans mon jean avec ma grosse bosse – je n’avais pas débandé – et mon tee-shirt, je faisais pâle figure. Mais bon ! C’était son choix et je me devais de le respecter. Sa volonté de puissance passait aussi par là, il voulait être le plus beau et se montrer dans toute sa magnificence. La situation l’amusait.

– Ne fais pas cette tête, ma petite chérie. Tu es très belle comme ça et hyper bandante avec ton gros paquet. Tu vas en exciter plus d’un ce soir.

Et il me roula un patin, histoire de me redonner confiance. Une fois dans la rue, et pendant une partie du trajet, il me tâta le cul et alla jusqu’à passer sa main sous mon pantalon pour m’introduire un doigt dans la pastille.

– Hum, je vois que c’est tout humide encore là dessous. Entre ta mouille et mon jus, tu n’es pas prêt d’être au sec. Hum, tu m’excites, tu m’excites !

Et il partit d’un grand éclat de rire. Profitant d’une porte cochère proche, il m’attira dans l’encoignure la plus sombre, me fit m’agenouiller, sortit sa queue toute molle et me l’enfourna dans la bouche.

– Vas-y ! Suce mon sucre d’orge qu’il reprenne belle allure !

En moins de temps qu’il faut pour le dire, sa queue se redressa et je me pris encore ses 20 cm de chair turgescente dans la gueule. Ce type avait une santé extraordinaire, digne des plus grandes pornstars. Il avait déjà déchargé deux fois et était prêt à recommencer une troisième. Quel queutard ce Stéphane ! Pendant au moins cinq bonnes minutes, je lui astiquais le dard avec ma bouche à bite et il y prenait un réel plaisir.

– Hum, oui vas-y bien à fond comme tu sais si bien faire, ma petite pute. Hum ! Je sens que je t’en remettrais bien un petit coup là tout de suite. Retourne-toi et baisse ton froc.

– Mais, quelqu’un peut arriver et nous surprendre.

– Tais-toi et obéis. Je veux ta chatte tout de suite. Règle n° 3, tu t’en souviens.

– Oui Maître, je m’en souviens.

– Allez, exécution et fissa !

Je m’exécutais, me cambrais, et d’un coup il m’encula. Pas besoin de lubrifiant, son sperme déjà présent servait d’ersatz. Une fois de plus, je crus que j’allais jouir sans me toucher, mais résistais par tous les moyens par respect pour la règle n° 1. Très vite, je sentis qu’il allait juter pour la troisième fois, le lieu, le frisson de l’interdit aidant à augmenter son excitation. Et une nouvelle fois, il me lâcha sa purée dans le fion. Et c’est à ce moment précis que je fus pris aussi de spasmes, je venais de jouir du cul sans éjaculation. Encore une nouvelle expérience, une expérience délicieuse qui m’électrisa au point de presque perdre connaissance. Je lui en étais encore plus reconnaissant. Il venait de me dévoiler un autre aspect de ma sexualité. C’était énorme.

– Tu viens de jouir du cul ou je me trompe ?

– Non Maître, j’ai bien joui du cul comme jamais avant.

– Ce n’est que la troisième fois que tu te fais enculer, m’aurais-tu menti ?

– Non Maître, vous êtes le premier.

– Je l’espère bien sinon gare à toi. Alors comme ça, tu as joui de ta chatte de mec. T’es vraiment une excellente vaginale toi. Et tu n’as pas lâché la mayonnaise en vrai ? Montre-moi ta queue que je vérifie.

– Non en effet, tu bandes encore comme un taureau et même si tu as le bout du gland bien humide, je constate que tu n’as pas giclé. C’est très bien. Rhabille-toi. On y va.

Bien sûr, je bandais encore pire qu’avant. Ma bite coincée dans mon jean me faisait mal. Même si j’avais joui du cul comme une femme jouit de son vagin, j’aurais été prêt à tout pour me faire gicler le poireau et me décharger d’une tension qui devenait presque insupportable. Toutes les bites de la ville auraient pu m’enculer, tellement mon désir de queue était exacerbé par la privation que Stéphane m’imposait sciemment. Il savait pertinemment que mon manque de jouissance me soumettait à une frustration qui me rendrait réceptif et docile à toutes les soumissions.

Enfin et sans fait marquant, nous arrivâmes au restaurant. Stéphane, en Maître, choisit lui-même une table, une table légèrement à l’écart afin de faciliter nos échanges sans oreille indiscrète. Je vis au regard de certains clients que mon paquet ne les laissait pas indifférents, j’eus même droit à un sourire et au clin d’œil d’un monsieur d’une quarantaine d’années qui dînait seul. Stéphane avait peut-être raison : mon allure et ma bite voyante sous le jean attiraient les convoitises. Je le lui dis et cela le fit sourire.

– Si tu veux, on peut l’inviter.

– Mais ça ne va pas. Je ne le connais pas ce bonhomme.

– Et alors, qu’est-ce que ça peut te faire ? Une bite c’est une bite et quelle que soit son âge, elle fera toujours du bien à une salope dans ton genre. Tu aurais préféré que ce soit un petit jeune, bien gaulé et very cute c’est ça ?

– Non plus. Un autre soir peut-être, si vous voulez bien, mais pas ce soir, j’ai déjà eu ma dose d’expériences nouvelles.

– De toute façon, ce n’est pas toi qui décides, mais pour ce soir, je te comprends, d’autant plus que la soirée est loin d’être terminée et comme demain, c’est samedi et que ni toi ni moi n’avons cours, nous avons toute la nuit devant nous.

Cette dernière phrase était lourde de sous-entendus. Que mijotait-il encore ? Quelles expériences voulait-il me faire vivre ? Je l’apprendrais assez tôt. Très vite, il passa commande et insista pour être servi rapidement. Je sentais qu’il voulait promptement continuer notre petite aventure en dehors du restaurant. Je ne me trompais pas. Avant d’être servi, je lui demandais l’autorisation d’aller aux toilettes, non seulement pour me rafraîchir, mais pour essayer aussi de réajuster ma queue qui ne débandait toujours pas. Une fois encore, mon paquet attira les regards, et plus particulièrement ceux de deux mecs installés près des toilettes, deux mecs d’une trentaine d’années environ, plutôt beaux gosses. À peine étais-je entré que l’un des deux faisait irruption dans le local, se dirigea vers l’urinoir, attendant probablement que je le suive pour un jeu de mate-zizi. J’avais toujours détesté ce genre de jeu et fui avec opiniâtreté tous les endroits glauques, sordides et nauséabonds le permettant. Je n’allais pas commencer aujourd’hui. Au contraire, je m’enfermais dans une cabine pour remettre tout mon attirail en place ou le repositionner de façon plus supportable. Le mec dut être désappointé devant cette attitude, interprétable comme un refus, voire un rejet. Quand j’en ressortis, il était toujours là ; patient et obstiné le mec, me dis-je en moi-même. Il me zyeutait avec insistance dans le miroir face aux lavabos. J’étais gêné comme une pucelle. Que me voulait-il encore celui-là ? J’avais eu ma dose pour ce soir. Soudain, il m’apostropha.

– Plutôt mignon comme garçon et bien pourvu apparemment, son regard se fixant sur mon entrejambe.

– Euh… oui… quoi ?

– Je disais que tu es plutôt mignon comme garçon.

– Oui merci et alors ?

– Alors rien, je voulais juste te le dire.

– Bon ben très bien, vous me l’avez dit. Alors, laissez-moi tranquille maintenant.

– Ça va, ça va. Je voulais juste être sympathique avec toi et te faire comprendre que si tu as envie de jouer, on est là pour ça.

– Jouer ? Jouer à quoi ?

– Tu ne devines pas ?

– Mais qu’est-ce qui vous fait penser que j’ai envie de jouer avec vous ? Et qu’est-ce qui vous fait penser que je suis pédé ?

– Oh la la, mon grand. Faut pas être grand devin pour savoir que tu en es. Nous les pédés, on a un sixième sens pour ça. On les voit de loin les copines. Et puis on t’a vu arriver avec ton copain, et à votre air de connivence, on a tout de suite compris que vous en étiez.

– C’est si voyant que cela ? fis-je tout penaud, surpris par une telle remarque.

Moi d’habitude si discret, comment était-ce possible ? me dis-je intérieurement. Avais-je donc changé autant en l’espace de quelques heures ? Mon statut de lope se lisait-il sur mon visage comme sur un livre ouvert ? Décidément, cette soirée serait mémorable et j’en garderais un vif souvenir toute ma vie. Non seulement, j’avais perdu ma virginité, m’étais fait enculer trois fois, avais sucé comme un damné une queue divine, m’étais fait engrosser deux fois, et voilà qu’un autre mec me proposait de jouer avec lui ou eux. Quelle serait la suite ? Mon appréhension monta d’un cran et me fit débander immédiatement. Mon interlocuteur le remarqua.

– Mais non ne t’inquiète pas, il n’y a que nous qui voyons ce genre de choses. Une majorité de gens passent à côté sans rien remarquer.

– Ah ! Vous me rassurez un peu. J’avais peur que ça se lise sur mon visage que j’étais un…

– Un quoi ? Vas-y, n’aie pas peur, dis-moi tout. Je ne le répéterai à personne.

– Un pédé comme vous l’avez supposé vous-même.

– J’avais donc raison. Je ne me trompe jamais, dit-il sur un air triomphant et sûr de lui.

– Vous aviez peut-être raison, mais ce n’est pas suffisant pour aborder les gens comme ça et leur poser la question aussi directement. C’est gênant.

– Gênant, tu parles ! Nous formons une petite communauté qui se serre les coudes et quand un pédé peut librement se livrer et parler de ses goûts sans risquer d’être jugé, crois-moi il se sent libéré d’un poids.

Il n’avait pas tort en effet. Pouvoir parler librement de ces choses-là avec ses coreligionnaires devait libérer la parole et atténuer le sentiment de solitude. Je me sentis tout de suite plus à l’aise.

– Vous avez peut-être raison.

– Un peu que j’ai raison. La preuve, je te sens un peu soulagé par ton aveu, et il se rapprocha de moi.

– Oui c’est vrai, je le reconnais.

– Tu vois, j’ai raison.

En disant cela, il risqua une de ses mains sur mon cul appétissant. En temps normal, j’aurais immédiatement protesté et fui sans demander mon reste. Là, je ne le fis pas. Maintenant que j’avais connu les joies du sexe et que la porte avait commencé à s’entrouvrir sur un monde dont je venais d’explorer quelques pratiques, je me sentais plus apte à accepter ce type d’offrande. Au contraire, je lui souris et cambrais légèrement les reins pour appuyer sa caresse et le provoquer.

– Je vois que notre jeune éphèbe est beaucoup plus détendu. Tu sais, mon jeune ami, excuse-moi si je te choque, mais j’ai comme l’impression que tu es un peu salope sur les bords. Je me trompe ?

Le mot me choqua dans la bouche d’un inconnu, mais au point où j’en étais, au diable les pudeurs de jeune fille effarouchée ! Seul un léger remords me traversa l’esprit : que penserait Stéphane s’il me voyait ainsi, me laisser tripoter par un inconnu ? Peut-être qu’il aimerait ? N’avait-il pas évoqué déjà la possibilité de me faire niquer par d’autres et par tout un régiment ? Cette réminiscence fit immédiatement disparaître tout remords.

– Non en effet, je crois que oui, vous avez raison.

– Mais tu n’oses pas employer le mot. Allez dis-le moi de vive voix. Tu es… tu es ?

– Je suis une… une…

– Une salope…

– Oui c’est ça une grosse salope, si ça peut vous faire plaisir. Maintenant, faut que j’y aille.

– À la bonne heure, c’est tout ce que l’on aime et faut pas avoir peur des mots cochons, ça met du piment dans les relations. Attends un peu, j’ai une dernière question à te poser. T’es exclusivement passif alors ? me demanda-t-il en me retenant d’une poigne ferme.

– Oui, je crois.

– Tu crois ou tu en es sûr ?

– Je n’ai pas encore essayé de l’autre côté, fis-je en rougissant.

– Un petit puceau de la bite, mais pas du cul de toute évidence ! Hum, de mieux en mieux. On pourra y remédier, si tu te montres gentil. Donc, tu ne sais pas encore si tu es exclusivement passif ?

– Non, mais je crois que oui quand même. C’est le rôle qui m’a toujours le plus excité.

– Ce que tu n’oses pas me dire, c’est que quand tu te masturbes, c’est toujours toi le passif ?

– Oui c’est ça.

– Alors, ne cherche pas plus loin, mon mignon. Ta vocation est claire et nette. Faudra venir nous voir un de ces jours, tu verras on s’amusera bien.

– Mais je ne peux pas…

– Pourquoi tu ne pourrais pas ?

– Parce que… parce que je ne suis pas libre.

– Ah oui ! Je comprends. Tu es une petite allumeuse qui se laisse tripoter le cul, mais veux rester fidèle à son copain. On peut s’arranger avec lui peut-être ?

– Peut-être, je ne sais pas.

– Tu ne sais pas, mais si tu n’essaies pas, tu ne le sauras pas. Bon, je te donne ma carte, demande-lui de venir nous voir, on discutera avec lui.

– Je ne sais pas si je peux. Il est un peu autoritaire et j’ai peur que ça ne lui plaise pas trop, répondis-je persuadé du contraire.

– Autoritaire dis-tu ?

– Oui autoritaire, très autoritaire.

– Tu veux dire que tu es sa chose et que tu lui appartiens ?

– Oui c’est un peu ça.

– Je vois. Mais c’est absolument génial ! Faut qu’il vienne nous voir.

– Mais je ne sais pas…

– Ta ta ta. On verra ça avec lui et si ça pose problème, nous n’insisterons pas. OK ?

– OK.

– Bon, sur ce, je te laisse. Je m’appelle Philippe et toi ?

– Luc

– Luc OK. L’anagramme de cul, tout un programme, me lança-t-il avec un clin d’œil. J’espère que je peux compter sur toi ? Hum ! T’es si mignon et ton copain aussi, ce serait dommage de passer à côté de si belles et jeunes recrues.

Pendant toute notre discussion, j’avais eu le temps de l’observer. C’était un beau gosse d’un âge que je situerai entre 28 et 32 ans, bien proportionné, plutôt fin dans sa musculature, un peu comme celle des danseurs classiques. 1m83/84, légèrement plus grand que moi, brun aux yeux bleus, des traits fins, un visage bien équilibré sans défaut majeur, vraiment tout pour plaire et surtout un joli petit cul, un joli petit cul de baiseur. Ce garçon chaleureux avait quelque chose qui m’attirait irrésistiblement. Était-ce un Maître lui aussi ou pratiquait-il une sexualité plus normale ? J’étais bien incapable de le dire, mais il m’attirait, c’est certain.