Lope Story (22)


Lope Story (22)
Texte paru le 2018-04-29 par Luc Tulède   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Lope Story (série)


Chapitre 23

La douche me fit un bien incroyable et me remit les idées bien en place sans pour autant diminuer mes envies et mes ardeurs de jeune chien fou. Je venais de vivre les expériences sexuelles les plus folles, mais je sentais bien que mon corps en demandait encore. Étais-je donc à ce point pervers, dépravé ou obsédé ou voulais-je seulement rattraper le temps perdu ? Perdre sa virginité à 18 ans n’était pas une preuve de retard. C’était à l’époque dans la moyenne d’âge des premiers rapports sexuels. Non, le problème n’était pas là, mais plutôt dans le fait que Stéphane avait réveillé en moi une étincelle qui n’était pas prête de s’éteindre. J’avais été, jusqu’à hier soir, un obsédé sexuel qui s’ignorait. Maintenant, je le savais et n’en avais aucune honte. J’étais comme j’étais, un point c’est tout. J’avais finalement eu la chance de tomber sur un mec comme Stéphane, prêt à toutes les aventures, et à me partager sans réserve. C’était le pied. J’étais heureux, j’aimais Stéphane, mon beau Stéphane. Nous allions encore vivre de belles choses ensemble, j’en étais certain.

Quand je revins dans la salle à manger, les hanches ceintes d’une serviette de toilette, je vis que Stéphane s’était rhabillé de pied en cape. Se tournant vers moi, il me hurla "Règle n° 5 ! Tu as encore oublié !" Aussitôt, il m’arracha la serviette et je me retrouvai nu comme un ver. Dans un geste-réflexe de jeune fille, je portai mes mains vers mon sexe pour le cacher ce qui le fit éclater de rire.

– Qu’est-ce que tu as à cacher, ma jolie ? Enlève-moi tes mains immédiatement. Nous sommes maintenant en Phase On, dois-je te le rappeler ?

– Euh… non Maître, lui répondis-je tout penaud.

– Bon, ça ira pour cette fois, mais va falloir que tu te rentres chacune des règles dans la tête ou dans le cul si tu préfères. Ici comme ailleurs, pas de dérogation.

– Bien Maître, je suis d’accord avec vous.

– À la bonne heure. Maintenant, viens t’asseoir et manger quelque chose, tu l’as bien mérité. Combien de fois t’es-tu fait saillir depuis hier soir ? me demanda-t-il à brûle-pourpoint.

– Je ne sais pas Maître, je ne compte plus, répondis-je après avoir légèrement tressailli au mot de "saillie".

– Ne prends pas ton air de jeune effarouché. Tu dois apprendre à tout entendre et le mot "saillie" doit désormais faire partie de ton vocabulaire. Pour en revenir à ma demande, j’aimerais tout consigner sur un carnet pour voir ton évolution de petite lope. Pendant que tu manges, essaie de te rappeler et compte-les.

Son ton contrastait totalement avec l’intermède du matin. Le Stéphane dominateur était de retour, j’espérais que l’autre réapparaîtrait bientôt. J’avais tellement envie qu’il me fasse l’amour plutôt que de me baiser comme une chienne en chaleur. Tout en mangeant ce que Philippe nous avait gentiment préparé, j’essayais de me remettre en mémoire tous les évènements depuis hier soir et de comptabiliser le nombre de saillies pour reprendre le terme de Stéphane. Puis Philippe vint nous retrouver apportant un plat de pâtes. Je le regardais avec envie, mais attendais que l’on me donne l’ordre de me servir. Mon regard insistant sur le plat n’échappa pas à Stéphane.

– Tu crois que tu l’as mérité ? dit-il en éclatant de rire.

– Je ne sais pas Maître, c’est à vous de me le dire.

– Oui je crois qu’il l’a largement mérité, lança Philippe venant à ma rescousse. Il faut qu’il reprenne des forces, il euh… elle va en avoir besoin.

– Avant je veux qu’elle me fasse le décompte des fois où elle s’est fait enculer. J’en ai besoin pour tenir son carnet de notes, répondit Stéphane en s’esclaffant.

– Un carnet de notes ? reprit Philippe

– Oui un carnet de notes. J’ai toujours fait ça avec tous mes soumis. Ça les motive. Il y a des points à gagner et quand elle arrive à un niveau supérieur, elle reçoit un cadeau.

– Un cadeau de quelle nature ?

– Pas un cadeau de quelle nature, un cadeau en nature tout simplement, déclara Stéphane prit d’un énorme fou rire communicatif.

Même moi, je fus pris d’un fou rire. Mon Stéphane avait vraiment une imagination incroyable et un talent certain dans l’art de dominer. J’étais fier de lui, fier de lui appartenir.

– Non, trêve de plaisanterie. Quel type de cadeau ? Ça m’intéresse de le savoir, reprit Philippe avec peine, toujours secoué par son fou rire.

– Une saillie de plus, elles aiment ça en général, ou une tournante, ou je leur demande de réfléchir à un scénario qui leur plairait. Si tu savais à quel point elles sont débordantes d’imagination dès qu’il s’agit de se faire piner.

– Tu es vraiment incroyable comme mec ! fit Philippe. Si ta petite soumise est rare, tu l’es aussi. À vous deux, vous formez un couple de spécimens exceptionnels de la race humaine. Et quel genre de scénario aiment-elles ?

– Non pas maintenant et pas devant elle. Je ne veux pas lui dévoiler les scénarios des autres, non seulement parce que j’en mets certains à exécution comme le coup du sex-shop et que je préfère garder l’effet de surprise, mais aussi parce que je souhaite qu’elle en trouve elle-même avec sa petite imagination de fille délurée.

– OK tu m’en diras plus quand nous serons en privé.

– Oui. Bon ma petite pute, si tu veux bouffer les pâtes, tu dois me présenter ton bilan comptable. J’attends.

– Euh oui et bien je dirais 13 saillies, dont 3 doubles.

– OK, note-le quelque part dans ta mémoire et combien de fois tu t’es fait engrosser ?

– Vous voulez dire combien de fois on m’a juté dedans ?

– Oui c’est ça, répondit Stéphane. En d’autres termes, combien de fois tu as goûté au jus de mec et fait décharger dans la chatte sans capote ?

Philippe se marrait comme un malade. La scène l’amusait terriblement. Jamais, il n’avait vu ça, il nous trouvait impayables. Il faut dire que ça l’était. Plus jamais, je ne rencontrerais un maître aussi perfectionniste que Stéphane. Tous ceux qui viendraient après auraient du mal à souffrir la comparaison.

– À part vous, Maître. Il n’y a eu personne d’autre, enfin je crois. Ah si, il y a le mec hier soir avant de rentrer et un autre, mais je ne sais pas qui c’était, j’avais les yeux bandés… Si je fais le décompte, j’arrive à 7 fois, 3 dans le cul, 4 dans la bouche.

– Il y en a qui ont de la chance, balança Philippe en regardant Stéphane.

– Oui c’est mon privilège de maître, mon cher ami. Bon ! Si je fais la synthèse, ça nous fait 13 saillies et 7 fécondations. C’est plutôt un commencement prometteur et un bon score pour quelqu’un qui a débuté hier soir. Si je fais un calcul rapide : début à 18 heures, il est midi, ça nous fait un total de 18 heures moins 6 heures de sommeil égal 12 heures, si je divise 20 par 12, on obtient un score de 1,6 par heure. C’est vraiment très bien pour un début. C’est digne des meilleures tapineuses. Tu es d’accord Philippe ?

– Je le présume, n’ayant jamais fait ce genre de calcul, mais c’est vrai que ramené à une journée de 10 heures, ça ferait 15 passes par jour. Ce serait une bonne gagneuse. Avec elle, tu pourrais te faire des couilles en or.

– Pourquoi 10 heures seulement ? Non, une journée c’est 24 heures, ça ferait plutôt un minimum de 30. Hé mec ! Faut penser rentabilité et productivité. On n’est pas dans la fonction publique. Faut que ça rapporte.

– Et à ton avis, ça rapporterait combien ?

– Vu la beauté de la poupée, on pourrait mettre la pipe à 20 euros (NDLA : à l’époque, nous étions encore en francs, mais pour rendre les chiffres compréhensibles, ils ont été transcrits en monnaie actuelle) et 40 pour la totale, ce qui fait une moyenne de 30 par passe. Donc, si je calcule bien : 30 x 30 = 900, 900 euros par jour. Ramené à un mois de 20 jours de travail, ça ferait 18’000 euros. Waouh ! La vache ! À ce compte-là, pas besoin de chercher un taf.

– Mais à elle, tu lui donnerais quelque chose ?

– Faut voir, c’est à réfléchir.

Et ils repartirent en fou rire. Je ne disais rien, mais trouvais tout cela un peu sordide, bien qu’un petit picotement au niveau de l’anus me prouva le contraire. J’étais vraiment devenu un gros vicieux. Toutefois, j’espérais que ce n’était toujours qu’un jeu et qu’il n’y avait, derrière tout ce déballage comptable, aucune idée pernicieuse.

– Bon, tu peux te prendre des pâtes. Tu l’as bien mérité, ma petite chérie et pour tes efforts, tu auras droit à une récompense, me déclara Stéphane en faisant un clin d’œil à Philippe.

Il se tramait encore quelque chose derrière mon dos. Enfin, c’est une façon de parler, car j’aimais bien tout ce qui se trouvait derrière mon dos, surtout depuis hier soir.