Lope Story (24)


Lope Story (24)
Texte paru le 2018-04-30 par Luc Tulède   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Lope Story (série)

Chapitre 25

Dans ma tenue de jeune fille, j’étais mignonne comme un cœur. Avant de partir, Stéphane avait eu la présence d’esprit ou la délicatesse de me remettre un plug. Sa présence, m’avait-il dit, devait me rappeler mon statut de lope soumise ainsi que mon appartenance, le plug ayant pour vocation d’être le succédané de sa propre bite. Visiblement, cela l’excitait au plus haut point.

Une fois dans la rue, par une très belle journée d’automne ensoleillée et une chaleur printanière, il me prit par l’épaule comme un couple d’amoureux. Le fait d’être en fille lui permettait plus facilement ce type de comportement sans que cela ne choque les passants.

– Tu vois, c’est bien quand tu es en fille. On peut faire plus de choses dans la rue.

– Oui Maître.

– On repasse en Phase Off, ma puce, sinon on ne sera pas crédible.

Aussitôt, je lui pris la taille ce qui lui plut. Il osa un baiser dans le cou. C’est vrai que c’était bien comme ça. Je finissais par apprécier cette tenue qui nous offrait plus de liberté.

– Hum ! me chuchota-t-il dans l’oreille. Je viens juste de te baiser, mais j’ai encore hyper envie de toi. Tu la sens ma bite dans ton cul avec ton plug ?

– Oui, mon chéri, je la sens. Mais je préférerais que ce soit la tienne qui y soit. Je l’adore, tu sais.

– Oui je sais. Tu l’auras autant de fois que tu la voudras.

– Hum oui ! Quand tu veux, où tu veux, fis-je en posant ma tête sur son épaule. Tu peux faire ce que tu désires de moi. Je suis prêt à tout.

– Vraiment à tout ?

– Oui à tout.

– Très bien. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, me dit-il en m’envoyant un sourire ravageur à faire tomber en pâmoison toutes les vieilles filles frigides.

– Est-ce que je peux te poser une question ?

– Oui bien sûr, tu es libre.

– Pourquoi tu fais toutes ces photos ?

– Ça, tu l’apprendras plus tard, pour l’instant, je ne peux rien te dire, c’est un secret.

C’était un secret bien gardé et je n’en sus rien, encore la stratégie du mystère. Nous marchâmes collés l’un à l’autre jusqu’à l’arrêt de bus. L’attente ne fut pas longue. Le bus était à moitié rempli. L’œil toujours aux aguets pour toutes les bonnes opportunités, tel un prédateur à la recherche de sa proie, Stéphane nous emmena au fond du bus où il avait repéré deux places vides face à deux jeunes mecs isolés du reste des passagers, apparemment d’origine nord-africaine, l’un était mignon et l’autre assez quelconque. Par contre, on sentait sous leurs tee-shirts des corps musculeux et bien proportionnés, et sous les jeans de belles paires de balloches pleines à craquer. Ils me dévisagèrent de bas en haut comme le font les mecs avides de chair fraîche. Heureusement, ma petite jupette me permettait de cacher mes attributs et de préserver la supercherie sur mon sexe réel. Je leur plaisais bien. Stéphane s’en rendit compte et, plutôt que de s’en offusquer, comme un homme jaloux de ses prérogatives de mâle sur sa femelle, il leur sourit à son tour en signe de compréhension, tout en me soufflant à l’oreille, Phase On. Puis la conversation s’engagea comme si je n’existais pas.

– Salut les gars, ça va ? fit Stéphane.

– Oui ça va, répondit l’un d’eux.

– Et où allez-vous comme ça ?

– On va à Mériadeck faire quelques courses, et vous ?

– On descend comme vous au même arrêt, mais pas pour faire des courses. J’emmène ma copine visiter Bordeaux.

Et ils me zyeutèrent une nouvelle fois, le regard plein de concupiscence. Je ne sais pas ce que Stéphane avait en tête, mais ça sentait l’entourloupe à plein nez. Étant en Phase On et prêt à tout comme je m’y étais engagé, je me tus.

– Elle est plutôt mignonne vot’ copine. Bonjour Mam’zelle. Vous vous appelez comment ?

– Lucie, intervint Stéphane. Elle ne peut pas te répondre, elle est muette. Par contre, elle n’est pas sourde, elle entend parfaitement.

J’acquiesçai de la tête et leur adressais mon plus beau sourire, ébahi intérieurement par la présence d’esprit et l’imagination de Stéphane.

– C’est vrai qu’elle est superbe ma petite Lucie, et pas farouche pour deux sous, leur dit Stéphane en leur adressant un clin d’œil et en m’attirant à lui.

Les deux copains se regardèrent d’un air amusé, quoiqu’interrogateur. Certains auraient pu se sentir gênés par l’allusion qui fleurait à plein nez l’invitation.

– Et vous entendez quoi par "pas farouche", lui demanda l’un des deux en lui renvoyant son clin d’œil ?

– Pas la peine de vous faire un dessin, vous avez compris ce que j’voulais dire.

Ils se regardèrent de nouveau, n’en croyant pas leurs oreilles.

– Vous voulez dire qu’elle est facile et se laisse faire ? Mais avec vous, c’est normal, vous êtes son copain et bien que j’sois pas pédé, j’peux vous dire que c’est normal que vous ayez du succès avec les filles.

– Merci, c’est gentil. Comment ?

– Moi, c’est Amir et lui Farid.

– Content de faire votre connaissance Amir et Farid. Moi, c’est Stéphane.

Et il leur tendit la main en signe d’amitié. De mon côté, bien que légèrement anxieux de la tournure des évènements, mais confiant dans mon maître, je m’étais amusé à coller une de mes mains sur le haut de sa cuisse. Le geste n’échappa pas à nos deux amis.

– Ah oui, c’est vrai qu’elle a pas l’air farouche Mam’zelle Lucie, fit Farid en pointant son regard sur ma main.

– Ça non, j’peux te le garantir.

Il se tourna vers moi et me chuchota à l’oreille de dire oui avec la tête et de leur sourire sans rien me dire d’autre.

– Elle est d’accord.

– D’accord pour quoi ?

– Pour s’amuser avec vous si vous le voulez.

Les deux mecs se regardèrent avec des yeux de merlan frit, interloqués par cette proposition inattendue, puis discutèrent entre eux à voix basse sans que nous comprenions leur échange.

– Excusez-nous, mais ça sent pas bon vot’ truc. C’est une pute ou vous êtes pédé ? C’est nous que vous voulez en fait pour nous mater ? C’est ça ?

– Mais pas du tout et calmez-vous les gars ! Vous m’avez bien vu ? Tu trouves que j’ai une allure de pédé ?

– Non c’est vrai, fit Amir. Désolé de l’avoir pensé. Alors, c’est elle qu’est une pute ?

– Mais pas du tout non plus. C’est une fille hyper sympa et mignonne comme tout. Il lui manque juste la parole.

La remarque était d’une incroyable cocasserie. On aurait dit une mémère parlant de son toutou préféré, ou plutôt en l’occurrence de sa chienne préférée, ce que j’étais devenu en quelque sorte. Impayable Stéphane !

– Ça fait combien de temps que l’on est ensemble, ma p’tite puce ? Un ou deux ans ?

De la main, je mimais 18 mois. Ce geste faillit nous faire nous esclaffer de rire. Mon consentement à son délire le rendait fou de joie.

– 1 an et demi exactement. Et j’peux te garantir que c’est pas une pute. Pour qui m’prenez-vous ? Un maquereau ? reprit-il en essayant de garder son sérieux.

– Non M’sieur Stéphane. Mais bon, c’est drôle votre affaire et pas courant.

– Elle adore prendre du bon temps et elle aime le sexe, mais comme elle ne peut pas le demander, vu son handicap, et bien si j’peux la rendre heureuse, je le fais. Alors, c’est oui ou c’est non ?

– Ben euh, moi je s’rais pas contre, et toi Farid ?

– Moi non plus.

– OK super, ça marche. Vous allez voir, c’est une experte en…et il mima une pipe. Comme elle ne peut pas parler, elle a trouvé une autre utilité à sa bouche pour notre plus grand bonheur. Par contre, elle n’aime pas trop les mauvaises odeurs, si vous voyez ce que j’veux dire.

– Oh, pas de problème, on a pris une douche avant de partir.

– C’est génial. Je vous propose que vous fassiez ce que vous avez à faire et on se retrouve vers 19 heures au jardin de Mériadeck. On trouvera bien un endroit tranquille. Ça vous va ?

– OK, ça marche.

– Ça marche aussi pour toi ma p’tite puce ?

Je fis un grand signe de tête en guise d’assentiment et frappai mes deux paumes pour leur signifier ma joie.

– Vous voyez ! Vous n’auriez pas pu la rendre plus heureuse. Elle adore ça donner du plaisir aux autres, et surtout aux mecs. C’est notre Sainte-Verge à nous.

Je ne sais pas si nos deux acolytes comprirent le calembour, mais personnellement, j’étais au bord du fou rire et Stéphane pas loin. Garder notre sérieux fut une épreuve difficile. Heureusement, quelques secondes après, nous arrivions à notre destination et descendîmes tous ensemble. Les garçons partirent en nous faisant un petit signe de la main tandis que Stéphane m’embrassait goulûment au vu et au su de tout le monde. Quand ils se furent éloignés, nous prîmes la direction du centre médical.

– Tu as vraiment été géniale, ma p’tite salope, sur ce coup-là. Tu es véritablement irremplaçable. Putain, qu’est-ce que je t’aime, toi. T’es la meilleure de toutes.

Il fallait vraiment que je sois une salope née ou être follement amoureux pour accepter tout ça. Malgré l’appréhension, je dois avouer que cette situation me faisait encore mouiller, preuve que mon corps et secondairement mon esprit étaient tout acquis à ce genre de scénario.

– Je t’avais dit qu’en gonzesse, tu ferais un tabac. Pas manqué ! Ils te bouffent tous la chatte du regard.

– Oui Maître, tout ce que voulez. Mais on va faire comment quand ils vont s’apercevoir que je suis un mec et pas une nana ?

– T’occupes pas de ça, ma p’tite chérie. J’ai bien préparé le terrain, tu l’as vu. Tu vas juste les sucer, je m’occuperais de l’autre côté, ils n’y verront rien.

C’est ainsi main dans la main que nous arrivâmes au centre médical. Aussitôt entrés, nous étions pris en charge et ressortîmes 20 minutes après avec un nouveau rendez-vous 6 semaines plus tard pour une autre prise de sang. Quant aux résultats, ils nous seraient transmis par courrier s’ils étaient négatifs ou par téléphone s’ils étaient positifs. Bien sûr, nous ne reçûmes jamais de coup de fil, ni cette fois-ci ni la fois suivante, uniquement des lettres validant notre excellent état de santé.