L’infirmier du camp religieux (07)


L’infirmier du camp religieux (07)
Texte paru le 2018-08-16 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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'''L'extinction des feux'''


Baptiste, enlève ton sous-vêtement et présente-le au père Paul.


— C’est Clément, entends-je.

J’ouvre la porte, il a l’air surpris de me voir presque nu. Il regarde mon boxer, avec ses traces de sperme qui ont traversé le tissu blanc.

— Oh ! me dit-il, je suis désolé de vous avoir dérangé, je vais revenir plus tard.

— Pas de souci, j’avais terminé. Entrez, qu’y a-t-il ?

— Je voulais vous rappeler que c’est bientôt 22 heures et que vous devez aussi être présent pour l’extinction des feux. Les prêtres sont déjà partis, nous sommes seuls.

— C’est exact, j’avais oublié. Un instant.

J’ouvre mon armoire et je prends un boxer propre, je me change en ne présentant que mes fesses au séminariste, puis je me rhabille. Je remets mon tee-shirt et mes pantalons blancs d’infirmier. Nous nous rendons ensuite dans le dortoir des ados. Ils sont tous dans le même, cinq lits alignés de chaque côté. La porte n’est pas fermée. Ils sont pour la plupart déjà couchés sur leurs lits, en sous-vêtements, absorbés par leur smartphone. Il fait chaud, malgré la fenêtre ouverte. Clément leur dit :

— Bonsoir messieurs, c’est l’heure de vous coucher. Je vous rappelle qu’il est interdit de dormir nu et de se toucher.

Personne ne réagit, à part Kévin qui est sur le premier lit, à droite en entrant :

— Mon père, il fait chaud sous la couette, ce serait plus agréable d’être nu.

— Ce sont les ordres, répond le séminariste.

— Ne garde que la housse de la couette, dis-je, tu auras moins chaud.

— C’est une bonne idée, merci.

Kévin commence à se déshabiller et je peux à nouveau admirer son magnifique corps. Les autres l’imitent, tout ce petit monde finit par se coucher. Je remarque qu’ils gardent leur téléphone à portée de main, ils vont certainement se cacher sous le drap pour regarder des vidéos pornos et se branler malgré l’interdiction. Ce n’est pas mon problème, d’un point de vue médical c’est très bon pour la prostate. Tous les prêtres de leur fraternité doivent avoir des prostatites, et ceux qui n’en ont pas doivent être suspects.

Clément dit une prière, nous éteignons les néons, allumons une veilleuse et quittons la chambre après leur avoir souhaité une bonne nuit, nous laissons la porte ouverte.

— Voulez-vous boire encore quelque chose ? me demande Clément.

— Je n’ai rien acheté, réponds-je.

— J’ai de la bière, je vous en offre une.

— Ce n’est pas de refus, merci.

Nous nous rendons à la cuisine, le séminariste prend deux bouteilles dans le frigo et nous nous asseyons au réfectoire.

— À la vôtre ! me dit Clément.

— À la vôtre ! réponds-je. Puis-je vous tutoyer ?

— Certainement, mais pas devant les prêtres. Ce n’est pas autorisé.

— J’espère ne pas m’emmêler les pinceaux, d’accord. Il faudra me dire ce qui est autorisé dans votre communauté.

— Servir Dieu est autorisé, c’est l’essentiel. Le reste n’est que futilité.

— Et quelle est la récompense au bout ?

— La vie éternelle.

Je préfère jouir des plaisirs de la vie tout de suite plutôt que pour l’éternité. Je m’abstiens toutefois de le contredire.

— Es-tu satisfait de ta première journée, me demande ensuite Clément.

— Oui, tout s’est bien déroulé. Je n’avais jamais eu l’occasion de soigner des jeunes hommes, et ça me plaît beaucoup.

— Je te comprends.

— Toi aussi tu auras l’occasion de les mater, lors de l’examen de chasteté à 6h15 tous les matins. C’est quoi, ça ?

— Je ne sais pas.

— Tu n’es jamais venu à ce camp quand tu étais jeune ?

— Non, je ne faisais pas partie de leur communauté.

— Et avant qu’ils t’acceptent comme séminariste, tu n’as pas dû montrer patte blanche, ou autre chose ?

— Non, je ne vois pas ce que tu veux dire.

Je n’insiste pas.

— Tu me raconteras ce qui se passe quand je n’assiste pas ? continué-je.

— Oui, d’accord. Je t’enverrai des courriels, c’est plus discret.

— Je ferai la même chose.

— Et le secret médical ?

— Et le secret de la confession ?

Il a accepté bien rapidement, est-ce pour assurer ses arrières ? Je trouve son attitude de plus en plus bizarre. Nous retournons inspecter le dortoir, tout semble calme, aucun bruit, aucun mouvement suspect. Dommage.

Nous allons nous coucher, je m’endors rapidement.


'''Le réveil'''


La sonnerie de mon phone à la pomme me réveille à 5h30. Pas de temps à perdre. Je sors directement de la chambre pour aller pisser, il n’y a même pas de lavabo dans la cellule. Je croise évidemment Clément qui a eu la même idée que moi (je ne sais pas si vous l’avez remarqué, dans les récits érotiques il y a toujours des évènements qui se produisent exactement au bon moment, Clément aurait pu sortir une minute plus vite ou plus tard, non, c’est exactement au même moment). Je suis à poil alors que lui a mis une chemise de nuit blanche qui descend jusqu’aux pieds. Je me demande comment il va pisser, je remarque qu’il y a une ouverture fermée par un bouton à la hauteur où se situe normalement l’organe destiné à cet usage (ou à d’autres, mais pas pour le séminariste). Il n’y a par contre rien à l’arrière qui me permettrait de le sodomiser. Il jette un coup d’œil appuyé à mon érection matinale, avant de faire le signe de la croix.

— Bonjour, lui dis-je, as-tu bien dormi ?

— Bonjour, pas très bien, j’ai eu des pensées…

— Lubriques ?

Il refait le signe de la croix. Je le suis aux toilettes. Les urinoirs ont des séparations de deux mètres de haut sur un mètre de large. Pas possible de voir son voisin. Les douches sont aussi individuelles dans des cabines. Je laisse le rideau ouvert. Je retourne dans ma chambre pour m’habiller. Je ne remets pas mon uniforme blanc, plutôt des jeans et un tee-shirt noir. Clément est en soutane, comme d’habitude. Nous nous rendons au dortoir. J’allume la lumière et je dis d’une voix forte :

— Bonjour messieurs, il est six heures. Allez pisser, dans dix minutes tout le monde en slip au pied du lit.

Quelques récalcitrants, évidemment, dont Florian. Je le découvre, il est nu comme un ver, comme il me l’avait dit, et il bande, exposant son zizi petit et courbe à la concupiscence de l’assemblée. Il met sa main devant pour le cacher, ce qui est facile vu sa taille. Les autres se dépêchent de se lever, ne voulant pas subir la même humiliation. J’ai trouvé le truc pour accélérer le réveil. Dix minutes plus tard, les novices sont prêts pour l’inspection. Clément leur récite le rosaire, ce qui remet toutes les protubérances à leur taille normale. Les deux prêtres entrent à 6h15.

— Bonjour messieurs, dit le père Laurent, je vois que vous êtes ponctuels. J’espère qu’il en sera ainsi tous les jours.

Les deux prêtres passent en revue les ados, s’arrêtant plus longuement devant les nouveaux.

— Ce matin, dit ensuite le père Laurent, ce sera à Baptiste de se confesser. Suis-nous.

Les trois hommes sortent, suivis de leur chouchou. Je reste seul avec les huit autres (Julien n’est pas revenu, il doit toujours être en train de soigner sa chtouille). Je me réjouis d’avance du mail de Clément. Je réfléchis à la suite du programme, ah oui, je dois les examiner derrière le paravent qui se trouve dans un coin de la pièce. Je décide de faire une entorse au règlement, je suis seul avec eux. Et Baptiste n’est pas là pour me dénoncer.

— Voilà, dis-je. Je vais contrôler si vous n’êtes pas malades. Je vais passer vers chacun de vous, vous pourrez me dire si vous avez quelque chose. Je vous demanderais de baisser ensuite rapidement votre caleçon, puis vous pourrez aller vous doucher.

Personne ne réagit, ils me semblent bien amorphes ces jeunes. Je commence par le deuxième lit à gauche en entrant, le premier est celui de Baptiste qui est parti avec les prêtres. C’est Louis, j’inspecte son corps de la tête aux pieds. Je lui fais signe de descendre son boxer, il obéit. Je lui dis, assez fort pour que les autres entendent :

— J’aimerais que vous exposiez votre gland et l’ouverture du méat urétral. Un de vos congénères a une MST, et c’est contagieux.

Louis obtempère, je ne veux pas me salir les doigts en le faisant moi-même, je n’ai pas pris de gants. Je passe aux suivants. Mon corps cache en partie l’examen pour les autres. Il n’y a que les voisins qui peuvent en profiter. Certains gardent stoïquement la tête droite, alors que d’autres ne se gênent pas de la tourner à droite et à gauche pour mater leurs voisins. Aucun ne refuse, mais je vois bien au regard narquois de l’un ou de l’autre qu’il n’en pense pas moins que j’abuse quelque peu de mon autorité. Je n’en ai cure. Je me demande juste combien de temps il faudra pour que le père Laurent l’apprenne et me fasse une remarque. Je quitte la chambre pendant qu’ils vont prendre leur douche, aucun intérêt puisqu’elles ne sont pas collectives, sinon j’aurais vérifié qu’ils se lavent bien partout, en particulier Corentin.

Pendant ce temps, Baptiste est avec les prêtres. J’ai reçu le courriel de Clément plus tard, je vous le dévoile dès maintenant afin de respecter la chronologie. Je décline toute responsabilité quant à son contenu qui ne reflète que l’opinion du séminariste et pas la mienne.


'''Première épître de Clément à Jean'''


Cher ami infirmier,

Comme je te l’avais promis, je te raconte notre entretien avec Baptiste. Je ne sais pas ce que tu en penseras, il m’a laissé un petit goût amer dans la bouche. Est-ce vraiment de cette manière qu’on gère des adolescents ?

À côté de la salle où nous avons nos bureaux, il y a une autre salle. Je suppose que tu l’as visitée pendant que nous étions à l’office ce matin, si ce n’est pas le cas, je te la décris brièvement. Elle s’appelle salle du « Jugement », tout un programme, et elle ressemble effectivement à un tribunal : une estrade surélevée où trônent les prêtres derrière une table, une chaise au milieu pour le jeune qui vient se confesser. Un Christ en croix au-dessus de Laurent qui s’est évidemment assis au centre, Paul à sa gauche et moi à sa droite. Je devais prendre des notes pour le procès-verbal.

Baptiste s’est aussi assis en entrant et il s’est fait immédiatement remettre à l’ordre par Laurent :

— Baptiste, tu n’es pas ici pour la première fois, tu devrais savoir qu’on reste debout jusqu’à ce que je donne l’ordre de s’asseoir.

— Oui, mon père, a-t-il répondu en baissant la tête, et il s’est relevé.

C’était assez gênant de le voir presque nu devant nous, vêtu seulement de son sous-vêtement blanc. Ce qui est normal à l’infirmerie ou dans le dortoir m’a paru assez incongru dans cette salle. Laurent a continué :

— Nous sommes réunis ce matin au nom du Seigneur, afin de vérifier que Son fils Baptiste respecte Ses enseignements concernant la Chasteté qu’Il impose à nous tous. Seigneur Dieu, inspire-nous dans nos décisions. Amen. Baptiste, enlève ton sous-vêtement et présente-le au père Paul. Ensuite, reste debout, les bras croisés dans le dos.

Baptiste a baissé son boxer et l’a posé sur la table devant Paul qui l’a pris et l’a longuement examiné. Il a ensuite dit :

— Il y a des traces suspectes de semence.

— Baptiste, a dit Laurent, je suis profondément déçu. Qu’as-tu a dire pour ta défense ?

— Mon père, je suis confus, mais c’est le père Paul qui m’a dit de faire des exercices pour assouplir mon prépuce, et il arrive que du liquide séminal soit émis.

Laurent s’est tourné vers Paul :

— Père Paul, est-ce exact ? Vous ne m’aviez jamais parlé de ceci.

— Je suis confus, mon père. J’ai dû oublier de vous en parler. C’est exact. J’ai toute confiance en Baptiste, il ne ment jamais.

— Je vous prie à l’avenir de respecter la voie hiérarchique pour ce genre de requêtes.

— Bien, mon père.

J’ai remarqué qu’ils se vouvoyaient, alors que d’habitude nous nous tutoyons. Ensuite, Laurent a parlé de toi :

— Baptiste, parle-nous de l’infirmier Jean. Tu nous as déjà dit hier qu’il t’avait baissé ton slip.

— Pardonnez-moi de vous interrompre, a dit Baptiste, je l’ai baissé moi-même.

— Pas d’importance. T’a-t-il demandé de te masturber devant lui, pour contrôler si tu décalottes bien ?

— Non, je lui ai spontanément montré, il ne m’a même pas touché.

— Et tu n’es pas masturbé toi-même ?

— Non, mon père.

— Parfait.

Laurent s’est penché vers Paul et ils ont chuchoté quelque chose que je n’ai pas compris. Laurent a ensuite dit :

— Baptiste, nous savons que ton comportement a toujours été exemplaire ces dernières années et que tu nous as toujours informé des péchés des autres. Le Seigneur sait reconnaître les mérites de Ses serviteurs et leur pardonne leurs fautes. Comme c’est un problème médical, Il t’autorise à te toucher, pardon à faire des exercices pour assouplir ton prépuce. Il te demande cependant de réciter à chaque fois un Pater et deux Ave afin de purifier ton âme.

— Bien, mon père.

— Le père Paul va encore examiner ton sexe afin de déterminer combien de temps cette grâce de notre Seigneur sera valable.

— Pas de souci, mon père.

Ce ne devait pas être la première fois que Paul « examinait » Baptiste, il s’est laissé faire sans réagir. Je dois avouer que cela m’a aussi troublé, même excité. Je pense que je ne vais pas le mentionner lors de ma prochaine confession. C’était le Seigneur qui nous inspirait et je ne me sens pas coupable.

Paul a redonné son boxer à Baptiste après lui avoir essuyé le gland avec un mouchoir en papier. Il a ensuite nettoyé le sol. Laurent nous a donné l’absolution et nous sommes sortis. Il m’a ensuite dit :

— Ce n’est pas nécessaire de mentionner la dernière partie de la confession dans le procès-verbal, cela restera entre Dieu et nous.

— Bien, mon père, lui ai-je répondu.

Tu n’es pas Dieu, je suis quand même soulagé de t’avoir raconté ça.

Bien à toi. Clément


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